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La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille

Les Alpilles

5 Avril 2009, 20:32pm

Publié par Daniel

Il en va sans doute des randonnées comme des peuples : les randonnées heureuses n'ont pas d'histoires (je mets un s). Pour moi, ce fut une journée où j'ai été content de tout, même de ce que vous m'avez laissé chez la boulangère. J'ai donc relu ce que j'avais écrit l'an dernier (quelques lignes seulement) dans la Roue papier. Et c'était mi-figue.
Il est vrai que nous étions arrivés (Anne et moi) à 7h30 et quelques et que tout le monde était dans les starting-block et peu disposé à nous laisser le temps de nous préparer. Cette année, aucun souci, on avait tous droit à un quart d'heure de plus. Je ne dirai pas qui est arrivé le premier à Lançon le matin très tôt, mais j'ai vu arriver tout le monde. Et tout le monde a pu boire son café ou autre chose... Le démarrage parfait.
La suite aussi.
Pour gagner du temps et de l'énergie, je me cite : "Le record : je crois que 21 participants ont été dénombrés par l’un des nombreux chefs de cette expédition de 135 kilomètres.
.. Agréables paysages, agréable  dénivelée, agréables camarades et agréable conclusion devant un verre."
Citation de la Roue n° 123 corrigée : J'ai mis 21 à la place de 23 (succès confirmé par beau temps), et j'ai enlevé le vinaigre.
Encore une randonnée heureuse et je ferme le blog (évidemment, je rigole).


Il y a donc un album de plus : Alpilles.

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Le regard déplacé

3 Avril 2009, 14:43pm

Publié par Daniel

Il ne s’agit pas de ce regard qui s’égare où il ne devrait pas, mais du regard toujours porté plus loin par un corps sans cesse en mouvement. Et c’est le principe vélosophique de base énoncé par Didier Tronchet dans son Petit Traité de Vélosophie : « tout corps placé sur un vélo voit son regard sur le monde déplacé ».

Je sais que DT vise surtout un déplacement « intérieur » : par la magie du pédalage, le cycliste s’ouvre au monde et bascule dans l’humanité, et même dans la bonté, alors que, dans sa bagnole, le même homme est conforté dans son égoïsme et ses instincts de prédateur. Je ne déteste pas les développements moralistes autour de cette idée, je crois moi aussi que si l’on veut vraiment sauver le monde (et les villes), on est bien plus près de la solution avec le vélo qu’avec la bagnole. Mais j’ai envie de m’arrêter sur une image (Eh oui, de temps en temps, le cyclo renonce à sa mobilité), ou plutôt d’un rapprochement avec la technique cinématographique. Le cycliste, c’est vrai, bénéficie d’un effet de travelling de longue durée (bien plus long que celui de J-L Godard dans week-end), associé à une vision panoramique imprenable et sans bord : « Le travelling sur deux-roues nous offre une image fugitive mais pas volatile, suggestive sans être appuyée. Quelque part entre le clip épileptique automobile et le plan-séquence pépère, un poil soporifique, du piéton. » Une précision, comme on le constate à chaque sortie, le 360 ° degrés a ses limites dans notre peloton. Qui a dit que c’est dû à l’état de nos vieilles vertèbres ?

Je reconnais que j’ai souvent eu cette impression d’être dans un film, avec ces vues que nous offrent certaines routes et que le déplacement du vélo renouvelle constamment. Mais pas en ville. Il est vrai que DT se promène surtout à Paris, dans un décor prestigieux et fortement chargé d’histoire. Personnellement, je suis bien plus en phase avec le monde dans un décor non-urbanisé. Même si c’est apparemment contradictoire, je suis plus proche du sentiment « océanique » en grimpant une petite route des Baronnies qu’en descendant vers la mer par La Viste. Mais, au décor près, tout ce qu’il dit est vrai. Allons même au-delà : comme au cinéma, le vélo embellit la vie et surtout le décor. Montez les cols en bagnole et la montagne vous paraîtra sans relief.

Je me suis toujours demandé, en rentrant d’une sortie, ce qu’il m’en restait, à part les chiffres du compteur (kilométrage, dénivelée, voire vitesse moyenne). Et je me suis toujours heurté à quelque chose de presque informulable. Il y a bien la fatigue et ses manifestations progressives (du soir au matin), la soif, la faim, l’envie de dormir, car mon vélo c’est du sport. Il y a bien ce bain d’être, pardon, ce bien-être planant, dû sans doute à l’endorphine, parfois aussi aux données compteur. Il y a bien cette satisfaction, proche de l’orgueil, de la randonnée accomplie. Il y a bien cette certitude d’être pour un moment sorti de la médiocrité de la vie. Mais il y a surtout ces bouts de film, ces rushes, qui flottent dans mes souvenirs jusqu’à la prochaine traversée du même décor. Mais il y a enfin cette mystique du vélo, qui forcément existe, puisque j’ai presque trouvé la formule de l’informulable. Je parlais d’une harmonie entre la machine, le corps et le décor, et je lis dans le Petit Traité : « L’esprit vélo dans son rapport avec la nature c’est la recherche tranquille de cette fraction d’éternité où machine, homme et environnement ne font plus qu’un ; ce petit orgasme cosmique, cette fiction (à cet instant infiniment réelle) que nous faisons partie d’un grand ensemble vivant ». C’est aussi, précisément, ce que Romain Rolland (qui ne faisait pas de vélo) appelait le « sentiment océanique », peut-être en souvenir des poissons que nous fûmes (nous, les vivants), il y a des milliards d’années.

Alors, grand merci à DT de m’avoir beaucoup aidé à comprendre ma mystique. Mais alors (derechef), subsiste un mystère : pourquoi diable ne s’intéresse-t-il à aucun moment au seul sport qui ait su sortir de ses statuts et de son esprit la compétition ? Pourquoi ne dit-il pas un mot du cyclotourisme ?

J’attends naïvement une réponse. Et je ne suis pas rancunier : je conseille à tout le monde cette lecture raffermissante.

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PRS (6) : Le Poisson d'Avril

30 Mars 2009, 21:26pm

Publié par Daniel

                                           Le grand arbre de Morières-le-Cap

Le dessin du dernier parcours m'avait donné l'idée, mais il y avait quelque chose qui n'allait pas au niveau de la queue. Je suis donc parti par la Gineste, ce lundi matin, chose dont j'ai horreur. Après, j'ai monté les Fours à Chaux pour redescendre sur Aubagne, ce qui est idiot. Mais je voulais bien marquer le bord inférieur de la queue.
Ensuite, j'ai entrepris de tracer le contour dorsal. J'ai donc fait une nouvelle chose dont j'ai horreur : monter l'Espigoulier après avoir monté la Gineste. En haut, je n'avais plus qu'à poursuivre : Plan-d'Aups, Mazaugues, La Roquebrussane, Garéoult, Rocbaron, les hauteurs de Puget-Ville. De là, j'ai fait une descente douce sur Cuers, par une vraiment jolie route parcourue par beaucoup de cyclos, du type naufragés du temps, comme moi. Et j'ai mangé à Cuers, après un effort de 106 km, sur une terrasse de snack agréable devant la mairie. La bouffe était hélas moins agréable que la terrasse, et le service très lent. Je suis resté 1h30 à Cuers, mais j'ai su éviter les frites.
Ah oui, Cuers.

Après manger, je n'étais pas vraiment dans la merde puisque Cuers est bien plus près de Marseille que Collobrières, mais j'avais une décision violente à prendre pour arrondir le ventre de mon parcours : faire l'ascension du Siou Blanc  par Solliès-Toucas. Que les libéraux me pardonnent, je ne veux pas faire de l'ombre à leur triomphe si modeste, mais j'avais quelque chose de très précis à faire. Et quel dommage qu'ils n'aient pas pris de photos pour nous convaincre de leur courage. Je peux leur prêter celle-là ou celle-là.

De retour sur la route du Camp, j'ai moi aussi bénéficié d'un vent d'est, mais plutôt inattendu, car le matin, un reliquat de Mistral m'avait franchement défavorisé dans la montée de l'Espigoulier. Ainsi poussé par le vent, c'est avec un moral d'acier que j'ai attaqué le col des Bastides pour bien finaliser l'effet tortellini de la queue, avec, à nouveau, une descente sur Aubagne, et un come back par la délicieuse vallée de l'Huveaune.

190 km, 2600 m de dénivelée, de l'horreur et de la violence (contre moi), tout ça pour quoi ?
Pour faire, avec mon vélo, un dessin inepte et mal foutu, de poisson. J'ai toujours été nul en dessin.


En fait, on dirait plutôt un cachalot à fleur d'air. Et puis c'était le 30 mars.
Même si cela ne dit rien à personne, ce parcours devrait plutôt s'appeler le cachalot de mars.

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Trois gouttes d’eau… et les cyclos rentrent au dodo !

28 Mars 2009, 18:38pm

Publié par Jean-Pierre


Hier, la météo jouait au yoyo … Ce matin c’est le moral des cyclos qui fait de même ! Malgré tout, une grosse quinzaine ou petite vingtaine de « bleu et blancs » fendent une grisaille tristounette au départ de St-Menet, en ce samedi 28 mars. Si le SIOU BLANC est au programme, le «Tour», à écouter le peuple pédalant, est plus dans l’eau que dans l’air… Autrement dit, ça sent plus le chou blanc que le SIOU BLANC !

Les premières gouttes nous aspergent, certes avec parcimonie, avant le café… Bon anniversaire, Max !


Le CAMP se monte sagement, sous une humidité s’intensifiant quelque peu mais sans atteindre des proportions inquiétantes, en tout cas pour ma part. Le vent d’est souffle depuis le départ mais demeure très modeste.

Pour autant, en haut du CAMP, au carrefour fatidique, une large majorité tourne à droite, signe d’une rentrée rapide. Seul quelques «intrépides» se rangent du «bon» côté de la route… Mais avec le dessein de faire le «tour du CAMP». Je leur emboîte la roue mais un tout petit arrêt me largue corps et biens et, au nouveau carrefour fatidique : dégun = Sœur Anne !

Seul un coup de fusil pouvant me stopper lors d’une belle sortie, surtout après un réveil aux aurores, je décide donc de la jouer solo !

Toujours pas favorable, le vent ne gêne pas trop, pas plus que la pluie, et le plateau du CAMP sera à moi, si les paysages printaniers ne ressortent pas comme jeudi, lors de la sortie «pieds paquets».


Après plusieurs hésitations, je renoncerai définitivement à m’attaquer au SIOU BLANC en voyant la route qui y mène complètement détrempée. Dès lors, je me laisse doucement glisser vers SIGNES le long du LATAY, puis suit la verte et fraîche vallée du GAPEAU ; aux flots noirs ourlés de blancs remous.

Pause boulangerie à MEOUNES, retour à SIGNES par le retour des BATELIERES qui me surprend par une jolie mais assez rude remontée.

Il ne pleut plus depuis un bon moment et le vent de dos m’autorise une nouvelle traversée du plateau à vive allure. Mes «immenses talents» de descendeur apprécieront grandement les asphaltes quasiment secs du CAMP et du Col de l’ANGE !

De retour à Marseille avant 13 H 30, je suis ravi de cette belle balade de 120 kilomètres, certes facile, et même pas mouillé, même si une petite bruine a daigné m’accompagner dans la vallée de l’HUVEAUNE.

Je regrette que personne n’ait jugé bon de m’accompagner, car je vous jure que cette matinée avait du bon, malgré tout. Si d’aucuns penseront que j’ai roulé à l’audace… moi je dirais plutôt que j’ai roulé à l’AUDAX, mon compteur affichant une moyenne de 22,5 kms lors de sa rentrée au bercail !

Bonne semaine à toutes et tous, à jeudi ou samedi !

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Il y a des jeudis pas comme les autres

27 Mars 2009, 13:18pm

Publié par Thierry & Daniel

Par exemple, il y a des jeudis où l'on roule. La photo ci-dessous le prouve. J'en profite pour saluer l'effort de Thierry pour se transformer en photographe du mouvement, même encore un peu cabossé, pour avoir voulu plaquer une bagnole samedi dernier.


Mais surtout, il y a un jeudi dans l'année où on se met à table pour manger des pieds-paquets, sous la houlette de notre grand maître de la convivialité, Henri. Les pieds-paquets ne sont même pas obligatoires, puisque deux d'entre nous les ont troqués contre un gros steak. Personnellement, je n'ai aucun problème (bien au contraire) avec ce plat local qui ressemble étrangement aux tripes à la mode de Caen.


Bon, ci-dessus, c'était l'incontournable (mais de moins en moins gras) pâté.

Thierry nous dit ceci :

Voici quelques photos de cette sortie pieds et paquets. Sur la route, la reprise n'a pas été si simple que ca pour moi,les douleurs sont encore bien présentes, mais patience, encore quelques jours et cela ne sera plus qu'un souvenir. A table, en revanche, il n'y a eu aucune désadaptation de ma part, la reprise a été naturelle. Un grand merci a henri.

Ces photos, mélangées aux miennes, sont à parcourir dans l'album éponyme. Bon trip(e) photographique, et à demain, car MétéoFrance a changé d'avis : demain, il fait presque beau !

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PRS (5) : Notre-Dame des Anges (Maures)

24 Mars 2009, 18:05pm

Publié par Daniel


Ce n'est pas la première fois que j'y monte, mais c'est la première fois en partant de Marseille. On peut comprendre pourquoi : c'est un peu long.
Je vous donne les mensurations du parcours, non pas pour faire le malin, ni pour vous donner envie (je n'y crois plus), mais pour info : 217 km et 2300 m de dénivelée.


Je voulais à tout prix manger à Collobrières, c'est-à-dire après l'ascension. Comme cela fait 117 km, il faut partir très tôt, minimum 7h00. Ayant un peu tergiversé, je ne suis parti qu'à 7h20 et je me suis retrouvé à table à 13h10, au restaurant bien sûr (et seul client). Il faut dire qu'en haut, après avoir pris les photos, je me suis lancé dans la descente en oubliant mes lunettes. 1,5 km à remonter. 2 km de plus, elles restaient là-haut. Quand je vous dis que c'est pénible les photos... Trop de photos tue le cyclo.


J'ai beaucoup aimé l'aller : cela commence comme le tour des Batelières, avec un passage par les bosses de Mazaugues, cela se poursuit comme pour aller au lac de Carcès mais, à Garéoult, on monte à Rocbaron, puis on plonge pendant 5 km sur Puget-Ville, avant de prendre les charmantes petites routes qui mènent à l'entrée de Pignans. La montée ressemble assez à l'Espigoulier (même longueur, même dénivelée, même altitude), les 4 premiers km sont un peu plus durs que le reste. Le décor est par contre beaucoup plus forestier. La descente sur Collobrières ne permet pas de rattrapper la moyenne : virages très secs, revêtement pénible et parfois gravillonneux.




  Après manger, je ne dirais pas comme à Barjols, il y a 15 jours, que j'étais dans la merde. Mais bon, je suis reparti à 13h55 et il me restait 100 bornes à faire. Je ne sais pas à quelle heure sonne l'angelus, mais j'ai dû passer l'heure de la prière : 18h15 à la maison.

Comme c'est bon deux jours de repos, après toute une journée d'auto-destruction !


A jeudi.




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Vers l'Etang

22 Mars 2009, 21:39pm

Publié par Jean R & Alain



Nous sommes sept au départ de Pélissane sous un petit vent qui nous glace le visage et les mains, zéro sur le thermomètre de la voiture.

Jusqu’à Berre vent favorable, les routes sont peu fréquentées et agréables, à St Chamas une boucle sur une petite route touristique, puis, l’atmosphère s’étant une peu réchauffée,  café au soleil dans la rue principale, non loin de l’aqueduc, c’est jour de marché.

Après St Chamas nous rejoignons la route qui longe l’étang jusqu’à Berre, puis  tour de l’étang de l’Olivier et pause pendant que Patrick P. change sa chambre à air aidé de Max, Michel G. a des nausées, il ne se sent pas bien.

Après cette pause forcée on attaque 20 kilomètres de ligne droite avec le vent de face, Michel est de plus en plus mal.

Vers midi Michel A. appelle l’épicerie d’Aureille pour demander au patron de nous attendre, les premiers y arrivent vers midi quarante. Nous déjeunons au café ou les autochtones boivent bruyamment leurs pastis. Michel ne mange pas, après le repas il rentrera directement à Pélissane.

Après le repas nous attaquons le contrefort des Alpilles, le vent est moins gênant, il deviendra favorable passé le pas de la Figuière. Descente sur Eyguières, la route est agréable et sans voiture.

A Alleins nous prenons la route des calvaires après un briefing de Max sur ces fameux 12 calvaires espacés de 100 mètres, soit 11 intervalles et donc 1100 mètres au total. La route grimpe sur 5 kilomètres, puis descente sur Aurons et Pélissane ou Michel nous attend dans sa voiture.

 

Tout le monde est content de sa journée, c’était une première, deviendra-t-elle une classique ?

 

 Jean R.




1° à Pélissanne et 7 ... intrépides se sont lancés sur les routes du parcours proposé par Michel A. J'ai noté l'absence de nombreux coursiers adeptes de ce genre d'épreuve. Dès le départ on a failli perdre 2 participants. La pause café s'est déroulée dans St Chamas et Michel G. s'est senti pris de nausée, sans doute causée par le froid. Dans la plaine de La Crau, par moment, face au mistral, on se sentait scotché à l'asphalte. A Aureille, village étape, nous nous sommes approvisionnés dans une épicerie restée ouverte jusqu'à 12h45 (coup de bigo de Michel à l'épicière). Il en connaît du monde ce Michel... A table, au bistrot, un bruit a circulé : Michel G. était inquiet pour l'OM d'où son embarras gastrique. Retour dans la fraîcheur, le vent, mais avec du soleil par Roquemartine. Après une séance photo, dans la montée du Calvaire d'Alleins, comme à mon habitude, j'ai été décroché et loin derrière. Mais ce fut une belle journée pour moi.

Alain

 

 

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Appel

22 Mars 2009, 15:39pm

Publié par Anne

N’ayant pu participer à la sortie de Michel au départ de Pelissanne pour cause d’anniversaire, je lance un appel aux 7 qui y étaient (j’ai les noms, information radiophonique) pour qu’ils nous donnent des nouvelles sur le blog.

Pour une autre vingtaine, le parcours était assez classique (mais une excellente pause au milieu d’une belle série de sorties à la journée). Les Termes, Trets et retour par le Petit Galibier (Pas de la Couelle pour les cartographistes). La Radio a poursuivi par les Boyers et le Pigeonnier. Certains ont même fait courir des rumeurs de Sainte-Baume mais on ne sait pas ce qu’ils sont devenus. Pour moi, 93 km, idéal pour se ressourcer et aborder les 150 km du Sioux Blanc en toute sérénité.

A vous les 7.

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CAUME… D’HAB !

16 Mars 2009, 12:08pm

Publié par Jean-Pierre Busti

Ce titre vaut pour le club mais pas pour moi. En effet, à l’instar de quelques autres «aventuriers» du jour, je me lance pour la première fois à l’assaut de la plus haute des trois forteresses qui gardent jalousement la magnifique rade, quasi fermée, de TOULON : le MONT CAUME et ses 804 mètres.

Après une longue et pénible période de mistral acharné, endiablé, l’aube de ce samedi 14 mars laisse présager une journée printanière… Elle le sera ! Comme tous les samedis, une nuée de maillots bleu et blanc convergent vers leur lieu de rassemblement, ST MENET en l’occurrence. Un soleil déjà bien rayonnant encourage les sourires lors de ces sympathiques et hebdomadaires retrouvailles.

Et le «train bleu» de démarrer, fort d’une trentaine d’éléments. Si tous n’accompliront pas «le Tour» en son entier, la clémence céleste et les papotages du début de parcours n’engendrent pas une allure d’enfer et il est bon, ainsi, de se laisser glisser tendrement vers AUBAGNE, sous l’œil complice du GARLABAN, fière tour rocheuse dominant l’HUVEAUNE.

GEMENOS sourit sous la Ste BAUME, lorsque la cohorte cycliste sillonne ses petites routes fleurant bon les jardins fraîchement remués. Le vallon descendant du COL DE L’ANGE est encore dans l’ombre mais les cyclos n’éprouvent pas la moindre fraîcheur, le temps se voulant leur allié, aujourd’hui. Devant, bien sûr quelques escarmouches doivent éclater dans la bonne humeur, mais le gros de la troupe pense aux 140 kms de la balade et monte en humant les senteurs provençales.

Premier regroupement en haut de la bosse avant de plonger vers la traditionnelle pause-café de CUGES. Occupation, certes pacifique et limitée dans le temps, de la terrasse qui revêt des couleurs olympiennes ! La patronne a l’habitude et personne ne sera oublié ! Des petits groupes s’échelonnent dans la sylvestre et douce montée du CAMP. Devant, OK CORALL oblige, nos «indiens» doivent se lancer quelques flèches ! A l’arrière, ce n’est rien que du bonheur, la joie de pédaler, de vivre d’agréables moments ensemble et d’admirer la Ste BAUME, dont la barrière de lapiaz domine la forêt à main gauche.

Le carrefour du CAMP DU CASTELLET marque les premières séparations, bonne journée à tous ! «Ceux du Tour» et quelques acolytes foncent tête baissée vers LE BEAUSSET, où les derniers «dissidents» laisseront les participants à la «sortie officielle» se concentrer vers leurs objectifs… Qui ne devraient plus tarder à se profiler à l’horizon ! Un horizon par ailleurs magnifique, étincelant.

A Ste ANNE D’EVENOS, le peloton tourne à gauche, plateaux et pignons également ! Une belle pinède se faufile sous les GRES de Ste ANNE, falaises bariolées et très tourmentées. Un frais torrent distille une douce température mais de sèches rampes vont réchauffer le cyclo, sévèrement. N’empêche, les petits braquets nous aident à ne point trop souffrir et à nous régaler de ces paysages divins, faits de couleurs minérales et de verdure intense.

Après l’embranchement d’EVENOS, dont nous ne voyons malheureusement pas le château – il faut savoir en laisser pour les autres ! – une courte descente domine les superbes gorges du DESTEL, haut lieu de la randonnée pédestre.

Le petit village de BROUSSAN semble posé sur la prairie, en haut des gorges. Petit coup d’œil au menu du restaurant… Certains auraient-ils déjà faim ? Toute de pierres blanches, la petite église demande la photo…

Et les «bleu et blanc» filent déjà vers le Col du Corps de Garde qui commande l’accès vers TOULON, entre le BAOU DE QUATRE OURO et le MONT CAUME. Cette douce remontée forestière, ô combien agréable, est abordée avec prudence par toute la gent roulante car, ensuite, ça va chauffer… A tous les sens du terme !

Dernier regroupement, recommandations des habitués aux néophytes et une petite route asphaltée, granuleuse, va avaler nos cyclotouristes sur un peu plus de cinq kilomètres et 414 mètres de dénivelée. Une belle pente, en définitive, pour clore cette idyllique matinée !

Entre deux ahanements et à travers garrigue et chênes kermès, auréolés des premières fleurs, le superbe panorama se dévoile au fur et à mesure de notre lente ascension. Las, une brume épaisse empêche une jouissance totale mais la rade impériale, la grande bleue, le FARON, le COUDON et consort composent tout de même un extraordinaire tableau !

Sur une fière barre rocheuse, les antennes se rapprochent et, les uns après les autres, seize cyclos – dont une cyclote - poseront leur machine sur le sommet caillouteux, dénudé et apprécieront le bonheur d’une intense domination après leur merveilleuse chevauchée.

Après la traditionnelle «photo de famille», les candidats au retour s’étalent sur le ruban grumeleux, pour certains à très faible vitesse ! Deux tours de roues de plus et la vague bleu et blanc envahit le restaurant, submergeant au passage un couple de touristes qui déjeunait tranquillement… L’emploi de l’imparfait est ici vraiment parfait ! Bah, nous faisons du bruit mais toujours dans une humeur bon enfant ! Sandwiches, plats chauds, salades : il y en aura pour tous les goûts !

Ainsi repus, nous rebroussons notre chemin de l’aller, toujours sous un soleil radieux. Francs-tireurs impénitents, Claude et moi faussons compagnie au groupe pour descendre dans les paysages rutilants de la VALLEE DU SILENCE, puis nous attaquer aux sévères pentes du BRULAT : une montée courte mais intense.

Sur la route du Gd CAUNET, se reforme un peloton allégé de quelques unités, les rentrées des promenades se faisant souvent au gré de chacun, chacune. Dernière pause au Gd CAUNET, à côté des chevaux, puis une ultime descente nous rafraîchit sous la sylve et nous offre encore de belles vues sur la Ste BAUME. Peu avant le COL DE L’ANGE, les mêmes troublions quitteront le groupe pour rentrer par des routes moins fréquentées… Si, certes, elles sont plus sportives !

Même si je suis mal placé pour en parler, je pense que cette «cuvée MT CAUME 2009» a été excellente ! Pour ma part, j’ai été ravi de cette inoubliable sortie, tant au niveau paysages qu’au niveau humain, surpris de la relative facilité de l’entreprise malgré mon faible kilométrage à ce moment de la saison… Et je comprends aisément l’engouement pour ces sorties au long cours… D’ailleurs, j’attends la prochaine avec impatience !

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Quatrième édition du Mont Caume

15 Mars 2009, 17:00pm

Publié par Anne

                                                             801 mètres au-dessus de la rade

Cette année, le vent était doux et l’air aussi. Nous sommes 16 à avoir gravi les 4 km qui mènent à la forteresse. L’ascension est dure mais la vue splendide sur Toulon et sa rade en vaut la peine. D’ailleurs les gorges du Destel qui précèdent le col du Corps de Garde sont également  spectaculaires. Cette année, innovation pour le casse-croute que nous avons pris à l’auberge du Broussan, suite à un long contentieux avec le tenancier moustachu et rébarbatif de notre ancienne crémerie de Toulon. Contact avait été pris avec un grand altruisme par Noël qui ne participait pas à la sortie ; commande passée dès le café à Cuges, selon un protocole parait-il bien rodé le jeudi. Mais hélas, cette année, le plat du jour n’était pas les pieds-paquets. Quant aux 3€50 manquants et non élucidés, toute ressemblance avec un plat de frite serait purement fortuite (il y a des témoins). Malgré ces légères ingambies, même le retour par le camp (que deux d’entre nous ont évité grâce au Brulat, plus intense mais tellement plus court) fut agréable.

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