Carcès vu par un néophyte
J'ai roulé environ 190km, incroyable, je n'en reviens pas
, car je découvre la possibilité de faire plus que d'habitude,
Il faut bien reprendre la route du retour, et ça monte, et ça monte, chaleur,
Puisque nous sommes des cyclotouristes, notre activité est un subtil compromis entre le sport et la convivialité. Donc de la randonnée, petite, grande et très grande, de la culture sans excés et de la bou..., pardon gastronomie, avec excès.
J'ai roulé environ 190km, incroyable, je n'en reviens pas
, car je découvre la possibilité de faire plus que d'habitude,
Carcès, une autre belle longue sortie plate qui a ses lettres de noblesse.
Après le café de Cuges, certains bifurquèrent au carrefour de Signe pour une sortie plus courte et plus ou moins pentue avec une excuse plus ou moins en béton*.
Revoir le lac est toujours un moment magique, le temps semble s’arrêter tant le peloton ralentit pour mieux admirer ses miroitantes eaux calmes.
Comme il faisait bon pique-niquer dans le parc du Complexe Sportif Municipal de Carcès à l’ombre du cerisier !
Enchainer avec les bosses de Bras sous un soleil ardent pouvait paraitre inquiétant, mais un petit air rafraîchissant nous a enveloppés tout au long de ces plaisants toboggans**.
Sifflotant ou suants mais sereins, nous nous séparâmes à Moulin, Aubagne ou Saint-Menet (et même avant pour le régional de l’étape), mais tous unis par un même idéal : la Douche.
2 féminines 0 narrateur ? 1 néophyte 8 cyclotouristes
* Je rigole, il ne manquerait plus que ça d’avoir besoin de produire une excuse pour choisir la sortie qui nous convient.
** Bon, certains les trouvent moyennement plaisants.
Désolée d’avoir eu recours à ces grosses ficelles, c’était pour pallier mon manque d’inspiration.
Pour de plus amples informations sur le circuit, relisez les articles précédents en commençant par Carcès 2017
Et qui sait peut-être quelqu'un nous contera-t'il sa version des faits ?
C'est un charmant village de 2 842 habitants, se situant à une douzaine de kilomètres de Narbonne. Il est quadrillé de 2 canaux et 2 rivières :
1) le Canal du Midi, que tout le monde connait.
2) Le Canal de jonction qui est alimenté par le Canal du Midi, à 1,5 km au nord, et traverse Sallèles d'Aude, bordé de pins parasols et de platanes, avec quelques écluses pour la navigation de tourisme. Il va se jeter dans l'Aude, tout à côté, puis repart à l'opposé, sous le nom de Canal de la Robine, rive droite de l'Aude vers Narbonne, qui fut jadis un port romain, et rejoint la Méditerranée à Port la Nouvelle.
3) L'Aude qui prend sa source au dessus de Quillan (pays de Noël).
4) La Cesse, passant sous le pont-canal du Midi, que nous retrouverons à Minerve, et qui se jette dans l'Aude.
Arrivée le mardi 22 Mai aux Volets Bleus. Nous déposons nos affaires dans nos chambres respectives, dans cette vaste demeure bourgeoise qui a appartenu à un ancien négociant en vin, transformée en maison d'hôtes. Les chambres sont très spacieuses, avec cheminée, l'escalier en décoration marbrée.
Les propriétaires, d'origine anglaise, vivant depuis 18 ans en France, nous ont agréablement surpris, par leur gentillesse, leur dévouement. Toujours attentionnés, pour que nous ne manquions de rien. De plus, la cuisine était une affaire personnelle du couple, d'où l'expression qu'ils étaient "au four et au moulin". Des repas bien préparés par leur soin et du vin à volonté, d'une cave "Château Lalaurie", du village voisin Ouveillan. Rosé et rouge, très appréciés de nous tous, et où certains, le jour du départ, feront un détour.
Comme prévu, le soleil était au rendez-vous, agrémenté d'une légère brise.
9 participants, Henri nous ayant rejoint en voiture de Gruissan où il logeait chez sa sœur Jeannette, et nous a fait le plaisir d'effectuer les 3 jours de la sortie avec nous.
Nous voilà partis vers 10 h 50 vers St Marcel, plus loin après St Nazaire d'Aude, nous avons longé le Canal du Midi, à partir de Ventenac en Minervois, Paraza, Roubia, Argens-Minervois, où les bateaux de croisière ont remplacé les péniches d'antan. Jolis villages surplombant le canal, avec des ponts anciens pour y accéder, furent un ravissement pour les yeux.
Il est évident que le paysage des vignobles du Minervois ne nous quittera pas pendant ce séjour, sauf le 2e jour, vers les plages, où nous traverserons le montagne de la Clape entre Narbonne et la Méditerranée. Les vins de la Clape ont obtenu tout récemment l' AOP "Appellation d'Origine Protégée", synonyme de qualité.
Chemin faisant, nous quittons le Canal du Midi vers Olonzac où nous avions décidé de déjeuner, au restaurant la Citadelle, sur la place ombragée et très calme du même nom, avec une paella qui nous attendait...
Après cet intermède appétissant, direction le village de Beaufort, rien à voir avec le fromage. Après les villages d'Aigne et Aigues-Vives, le col de l'Endure, 146 m, diable, une formalité. Direction Mailhac où son maire, un dénommé Schivardi, vous rappellera peut-être les présidentielles de 2007.
Aïe !!! Voilà que se profile le village de Pouzols, dont la cave se trouve sur notre chemin, et connu de certains et des vacanciers aussi, car bien située sur la D5. Arrêt et dégustation oblige, une bouteille dans le sac à dos, allez, ça peut se faire... Certains y reviendront le jour du départ.
Nous prendrons ensuite une toute petite route, isolée dans les vignes vers Ste Valière, Ginestas et Mirepeisset où la Cesse, par une retenue d'eau artificielle, La Garenne, permet aux baigneurs vacanciers du camping, de passer du bon temps dans un parc très boisé. Avec les copains lorsque j'étais ado, nous faisions des concours de plongeons... souvenirs, souvenirs... Plus que 6 kms et avec 60 kms au compteur, nous terminons cette première journée.
Mercredi, le soleil toujours présent, l'absence de vent, nous repartons vers les plages. Direction Cuxac d'Aude, Narbonne, où ce pays de rugby n'est plus ce qu'il a été, faute de moyens financiers. Nous rejoignons Henri à Moujan, il était venu à notre rencontre depuis Gruissan et nous repartons vers cette même station de Gruissan, où domine du haut de son rocher, la Tour Barberousse, qui servait à surveiller les pirates sarrasins arrivant par la mer. Son maire est un certain joueur de rugby surnommé "le petit prince du rugby", international ayant joué à Narbonne et Toulouse : Didier Codorniou.
Henri nous fit l'honneur de nous promener longuement dans ce village du bord de mer qui a beaucoup changé.
Priorité au café chez des amis de Julie et Didier.
Ensuite l'apéro chez Jeannette, la gentille sœur d'Henri, dont nous avons eu le plaisir de goûter la Carthagène et ce fut le coup de foudre pour ce vin doux, avec des gâteaux secs, je ne vous dis que ça !
Repas dans le vieux village de Gruissan, et nous repartons vers Narbonne-Plage et St Pierre la Mer.
Cette mer calme, couleur émeraude, que Charles Trenet, originaire de Narbonne, a immortalisée, ces plages, 12 à 15 kms de sable fin, un plaisir pour les baigneurs.
En suivant l'étang de Pissevaches, direction les Cabanes de Fleury, embouchure de l'Aude. Retournons sur Fleury, Salles. Avant Coursan, Henri nous quitte pour retourner à Gruissan, rejoindre les chalets sur pilotis (surélévation à l'époque pour éviter les inondations des grands coups de mer de l'hiver qui isolaient le village, pendant plusieurs jours, de toute communication.
Ensuite le tourisme de masse a modifié l'aspect naturel, digues en protection, immeubles et maisons en dur, le paysage en a été transformé.
Nous traversons Coursan, Cuxac et un crochet par Ouveillan où nous faisons connaissance de ce bon vin de la cave Lalaurie dont certains emporteront quelques bouteilles chez eux.
Avec 100 kms au compteur, et sur un air de vacances d'été, nous arrivons à Sallèles d'Aude.
Jeudi, toujours le beau temps après dissipation de la brume matinale, dernier jour, avec l'incontournable cité médiévale de Minerve, cité cathare, érigée par les Vicomtes de Minerve, qui tout de même, est habitée depuis la préhistoire, sur un surplomb rocheux.
En 1210, Simon de Montfort, chef militaire de la croisade contre l'hérésie cathare, fait assiéger la ville. Bombardés, assoiffés, les Parfaits (nom donné aux Cathares) refusent d'abjurer leur foi et sont condamnés au bûcher.
Les catapultes, de l'autre côté du canyon, existent pour les yeux des touristes.
Les Romains ont planté les premières vignes et depuis des siècles, le Minervois produit des vins charpentés, ronds et fruités, se bonifiant au long des années.
Le village est niché entre vallons verdoyants et garrigues, vignes, oliveraies et châtaigniers. Il est entouré de 2 canyons, celui de la rivière Brian et de la Cesse ( l'été, en période de sécheresse, en certains endroits, elle cesse de couler, d'où son nom la Cesse).
Après ce rappel historique, nous partons de Sallèles d'Aude vers St Marcel, direction Bize-Minervois, pays de Madame, où nous souhaitons prendre notre café matinal après la visite du village, point de bars ouverts. Village suivant, Agel, idem, enfin, à Aigues-Vives, un aimable villageois nous indique le Café Central, ouf... sauvés !!!
Après cette pause café, direction La Caunette et Minerve, visite touristique oblige. Nous retournons sur La Caunette où un resto sympa nous tend les bras et ses plats. Après avoir repris des forces, il le fallait, une quinzaine de kilomètres nous attendait, avec un parcours sauvage, désertique, une route étroite et moyennement entretenue, vers Vialanove et un petit col d'un chevron, avec une descente d'un revêtement refait à neuf, vers le hameau de St Martial... un plaisir !!! Un coin où il ne ferait pas bon de tomber en panne, quelle que soit sa monture (bon, il y a les portables...). Nous continuons notre périple vers St Jean Minervois avec son remarquable muscat, pas d'arrêt, toujours ces paysages boisés, ces forêts et ces vignobles. Après le village de Cruzy, nous nous dirigeons vers Montouliers accroché au flanc de la montagne et le village de mon enfance Argeliers où nous souhaitons prendre une bonne bière, pas de chance, le seul bar et le seul restaurant étaient fermés. Un coup d'œil à la maison familiale, qui ne l'est plus depuis longtemps et nous repartons sur Sallèles d'Aude et au bar du village, nous buvons cette bière et ce Perrier pour sceller ce séjour déjà terminé.
90 kms effectués ce dernier jour.
Total du séjour : 250 kms.
Pour information, Henri aura effectué 270 kms (macarel !!!) (expression de chez nous).
Un paysage de vignobles, du Minervois et de la Clape, qui a écrit et obtenu ses lettres de noblesse, bien méritées.
Veuillez m'excuser de la longueur du texte, qui j'espère ne vous aura pas ennuyés et MERCI à tous les participants irréprochables :
Julie et Didier T. - Alain B. - Noël S. - Bernard D. - Gérard M. - Jean-Louis J. - Yves O. et Henri R.
Cette sortie était un hommage à notre ami Jean-Louis Glaudel, qui voulait y retourner.
Amitiés à tous.
Dans quelques jours apparaitra au calendrier le mot « été » mais nous sommes en droit de nous demander où est passé le printemps. D’épisode orageux en épisode orageux les WEnd défilent et il faut trouver le bon créneau même en semaine pour pratiquer notre sport favori.
Ce 2 Juin nous est proposé d’aller visiter ou revisiter les Gorges du Verdon, une des plus belles sorties à notre calendrier. Si je ne prends que la dernière décénie, 2009-2018, ce n’est que la troisième fois que nous partons de Moustiers, les autres départs se faisant de Montagnac. Kilométrage différent, 92 ou 113 depuis Moustiers ou 140 depuis Montagnac.
Les prévisions météo ne sont pas folichonnes et vont entrainer des désistements. Certains d’entre nous préfèrent rester à Marseille pour le parcours B. Nous sommes quand même 9 à faire le déplacement et cet effort sera récompensé car le beau temps nous accompagnera toute la journée même si parfois de gros nuages porteurs de pluie viennent cacher le soleil. Pas une goutte de pluie sur nos têtes.
Je ne vais pas vous compter dans le détail ce magnifique parcours qui au départ de Moustiers vous voit passer à Aiguines après avoir fait tourner les jambes engourdies après 1h30 de voiture. Une belle grimpette de 6 bornes sur une route granuleuse mais déserte à cette heure matinale et nous faisons la pause-café car il n’est plus possible de stationner dans Moustiers, les parkings sont devenus payants, il faut stationner gratuitement à environ une demie lieue (2km) du centre ville. Je dois en être à mon 6ème CR dans cette décénie et si vous êtes curieux vous pouvez consulter notre blog et vous lirez dans le détail les merveilleux points de vue sur le Verdon et ses gorges. Deux petits nouveaux vont les parcourir pour la première fois, Joël pourtant un ancien du club et Alain M. récent sociétaire mais un assidu aux GRV (grands rendez vous).
Viennoiseries offertes par René, le café par Jack, quelques photos et nous nous mettons en route pour le col d’Illoire (964m), nous enchaînons par le col de Vaumale (1201m). Peu de voitures et encore moins de motos, ce qui n’est pas toujours le cas. Route propre, peu de cailloux tombés de la falaise. Nous faisons halte à certains points de vue pour que notre Arageois (ARRAS) s’émerveille de la beauté du canyon, les autres aussi sauf les blasés… pas de nom. Descente, remontée, nous passons la Falaise des Cavaliers, halte obligatoire au Tunnel de Fayet pour traditionnelles photos prises par Jacques S. qui utilise son appareil photo et non le smartphone. Vitesse grand V pour atteindre le Pont de l’Artuby, arrêt obligatoire et pas de saut à l’élastique ce jour.
Notre dernière randonnée dans les gorges du Verdon remonte à 2015 et nous avions déjeuné après le très beau village de Trigance au restaurant « Lou Cafouchou » et cela n’avait pas laissé indifférente notre seule féminine de ce jour, Béatrice. Consultation faite et votée à l’unanimité, nous allons renouveler cette pause méridienne. Rendez-vous est pris pour midi avec l’hôtelier pour que nous soit servi le plus rapidement possible un plat du jour avec entrée ou dessert. La remontée vers le plateau sous un ciel voilé et sans vent se fait facilement après le passage aux balcons de la Mescla. Belle descente vers Trigance, recommandation de mettre tout à gauche car une courte pente à 15% peut surprendre avant d’atteindre le point de vue magnifique sur le village et son château (photos). Nous traversons le paisible lieu, saluons quelques autochtones avant de descendre vers le restaurant. Sauf erreur, le pont qui enjambe le Verdon a été refait sans les subventions de qui vous savez. Nous n’allons pas perdre de temps car la table est dressée en terrasse et en 2015 je n’ai pas laissé indifférente notre aimable serveuse car elle s’est souvenue de moi, portrait fait et grossi par mes prétendus amis… Au menu pour faire vite : Choucroute ou entrecôte et dessert après l’apéritif avec vins, rouge et rosé. Au cas où vous vous y rendriez pas de CB et les prix comme à Aiguines, Moustiers sont touristiques.
La pause n’a duré qu’une heure quinze café compris. En légère descente, nous partons vers Pont des Soleils et nous allons remonter le Verdon rive droite. Le ciel s’obscurcit, un coup de vent, ça passe ou pas, ça passera la pluie n’est pas pour nous cette année. Nous atteignons le Point Sublime mais pas de candidat pour à pieds se rendre au point de vue. Nous allons vers La Palud sur Verdon et nous devons opter pour le parcours 1 : direct Palud-Moustiers ou le parcours 2 : avec passage aux crêtes ou balcons, une boucle de 21 kms et des passages oscillant de 10 à 15% par endroits. Nous perdons 1/3 de l’effectif : Gérard, pas encore nommé à des obligations familiales rentre suivi par Noël qui n’aurait pas les bons braquets alors qu’au siècle dernier Jack m’y a fait passer avec un 30X23 alors que cette année avec quelques années de plus le 30X28 tout en haut (1313M) me fut fort utile et également accompagnés par Alain M. Ce sera pour une prochaine édition. Le ciel est clair, les nuages bien hauts, ça devrait le faire. En montant comme en descendant nous ferons tous les arrêts aux points de vue, nous n’y passons pas tous les jours et encore moins tous les ans. Descente abrupte mais en sens unique jusqu’au Belvédère de la Maline et remontée oubliée dans ma petite tête pour atteindre La Palud. Nous sommes 3 à la fontaine, René, Jack et moi où nous faisons le plein des bidons, Jacques, Joël et Béa sont derrière et comme le monde est petit Béa rencontra un ami. Un peu de parlotte et voilà comment le groupe se scinde en deux. René prend la tête toujours aussi costaud dans le col d’Ayens (1032m), je saute avant le sommet et je m’arrête pour téléphoner aux retardataires sans succès. Je me fais plaisir dans une belle descente sans trop de circulation tout en restant prudent, je passe le col de l’Olivier (711m) et René attend, surprise. Belle vue sur le lac de Sainte Croix et ses eaux émeraudes. Toujours pas nos couleurs en vue et deux cyclos arrivant ne les ont pas rencontrés. Nous poursuivons en descente avant la bifurcation pour rentrer vers Moustiers. La bosse pour rentrer au village fait mal aux cuisses, Jack nous attend, nous retrouvons Alain et Noël et direction le café pour terminer cette belle journée de 113 km et 2440m de D+ par une très bonne BBF que j’offre volontiers car c’est bientôt mon anniversaire. Ici les liquides se payent en liquide et il me faut courir « à vélo » à La Poste chercher ce fameux liquide. Le temps d’un AR (aller-retour) le trio retardataire arrive. Tout le monde est ravi de cette journée. Nous récupérons nos voitures, chargeons nos montures et comme Vinon/Verdon festoie nous devons passer par Manosque . Nous arrivons à Marseille avec Jacques M à 19h30, Noël venu avec René également, les quartiers Sud je ne sais pas et Jacques S. était à Moustiers le vendredi et devait y rester ou dans les environs pour rouler dans cette belle contrée le dimanche.
111km/ 113km selon les compteurs 2440 D+ en 5h 50’ pour moi.
Participants : Béatrice-Gérard-Noël-René-Joël-Alain-Jacques M (Jack)- Jacques S-Denis.
L’année 1898, notre pays était partagé entre les Dreyfusards et les anti, E Zola publie une lettre ouverte au président Félix Faure dans le journal l’AURORE dont le titre « J’Accuse » est soufflé par G. Clémenceau. L’auteur dénonçait par sa grandiloquence les travers du pays, son antisémitisme comme la justice.
C’est également la naissance de Joseph Kessel dont le « Chant des partisans » continue de nous rassembler, de nous unir. Découvertes scientifiques également de Pierre et Marie Curie, la loi sur les accidents du travail et la protection du salarié mais c’est aussi l’année de naissance du premier club de l’ASPTT « l’Union cycliste des Postes et des Télégraphes de Gironde ».
Deux ans après la restauration des JO, la naissance de l’ASPTT, accolée aux vertus fondamentales du sport : donner, recevoir, partager et échanger, a porté les germes d’une institution capable de traverser toutes les modes, toutes les époques pendant 120 ans.
C’est donc avec une grande fierté que le département de la Haute Vienne nous accueille pour fêter « les 120 ans de sport by ASPTT » et le rassemblement des Nationaux 2018. Le club omnisport ASPTT Limoges aux côtés de l’ASPTT omnisport vont de main de maître organiser cette grosse manifestation car il va falloir gérer 1500 sportifs dans diverses disciplines, Badminton, Bowling, Cyclotourisme, Golf, Pétanque, Randonnée pédestre.
L’ASPTT Marseille est représentée par le Golf, la pétanque évidemment et les cyclotouristes. Nous avons fait ce long déplacement au nombre de 7. C’est un bon chiffre quand on sait que nous sommes 47 licenciés ! Notre président Paulo a donc organisé comme vous le savez certainement si vous participez aux réunions mensuelles ce long voyage avec la location d’un mini bus avec cinq participants, Nadine et Jack M.-Patrick P.-Denis (c moi) et Paulo. Jacques S. et Edgar S. se sont déplacés individuellement.
Le plus difficile fut de s’extirper de Marseille le jeudi 24 Mai car suite à deux accidents la ville est paralysée. Patrick n’a jamais pu arriver chez Paulo et pourtant ils habitent dans le même arrondissement. Sacré Marseille. Donc c’est non sans peine que nous partons avec une bonne heure de retard. Par l’A75, nous arrivons à l’aire du Caylar pour déjeuner vers 13h et par le viaduc de Millau sur de belles routes nous nous enfonçons dans la France profonde. Nous atteignons Limoges vers 18h. Très bon accueil, beau temps, température printanière. Toutes les manifestations, tous les départs vélo se feront du Parc des Expositions où nous dînerons tous les jours. Nous rejoindrons notre hôtel en fin de soirée car nous devons défiler en compagnie de toutes les délégations, toutes les régions. Daniel Savy est présent et mène la région PACA et JPierre Givone est l’animateur pour faire rentrer toutes les délégations avec un mot de bienvenue à chacune. 1300 personnes le premier jour, 1500 le samedi avec le badminton et le bowling. Là il faut assurer et dans la salle de restauration tout est parfaitement ordonnancé. Bravo aux 120 bénévoles qui ont réglé ce grandiose ballet. Nous sommes aux côtés des golfeurs ASPTT Marseille, des Cyclos Gapençais et de Carpentras.
Le dîner nous est servi par de très jeunes serveurs, en école hôtelière ou faisant partie du service traiteur. Aucun couac, un excellent repas accompagné d’un bon vin de Corrèze très apprécié par Patrick. C’est aux alentours de 23h que nous rejoignons l’hôtel tout proche de la majestueuse gare de Limoges que nous visiterons le vendredi ainsi que le centre-ville.
Vendredi 25 Mai : Le petit déjeuner est servi à l’hôtel où se trouvent d’autres cyclistes ainsi que des randonneurs. Les vélos sont parqués au palais, c’est logique pour une petite reine et nous allons nous élancer sur les routes limousines pour un parcours de 120 km (125 à l’arrivée) et 1900 D+ (1730 au Garmin). Seulement 3 petits kilomètres pour s’échapper sur de petites routes sentant bon la campagne avec des signaleurs à chaque carrefour et des automobilistes patients car au départ sur 3 parcours différents en kms 525 cyclos se sont élancés. Imaginez les longues files. La majorité roule en club, comme nous d’ailleurs et selon les difficultés et les arrêts on se double, on se redouble, les clubs d’Agen, La Rochelle, Lille, Bergerac, Albi, Orléans seront nos compagnons sur certaines portions du parcours. Je n’ai aucun parcours en poche mais il est impossible de se perdre car le
trajet est bien fléché. Pour le prix comme l’aurait dit feu Léon nous avons choisi le plus grand, ce sera le rouge. Journée dominée par le vert, prairies, cultures car les blés ne sont pas encore murs, fougères majestueuses, acacias en fleurs, pelouses autour de luxuriantes demeures et de nombreux étangs mais un véritable toboggan, monte, descend, des pentes assez courtes où il faut jouer du dérailleur. Aucune voiture ou si peu et si vous vous faites renverser ce sera par un vélo vous dépassant sans se manifester. Les routes au très bon revêtement serpentent au milieu de luxuriantes forêts et nous sommes accompagnés par les chants d’oiseaux et le cri-cri des grillons. Aucune pollution, que du bonheur.
Evidemment, toute manifestation est soumise à des contrôles et le premier avec ravitaillement se situe au lac de St Pardoux. Un peu d’embouteillage pour accéder au tampon et surtout à tout ce qui peut recharger les batteries pas encore trop entamées : fruits secs, banane, orange, pâtes de fruit, etc… et jus de fruit, coca inévitable, eaux. Jacques S joue au reporter et les abonnés « strava » ont visionné les photos en priorité. Nous parcourons les routes du Haut Limousin nommé par les organisateurs « Les Monts d’Ambrazac ». Un deuxième contrôle à St Laurent les Eglises pour éviter la triche avant d’atteindre Ambazac (90km) pour pause repas. Arrêt apéro offert par Edgar avant de s’installer au gymnase pour un plateau repas bien garni. Nous ne sommes pas les derniers à nous installer mais peu s’en faut. Avec le café offert par notre président pris à proximité, une bonne heure de pause. Le soleil est à son zénith, 14h, mais seulement 30km à parcourir pour regagner le Palais des expos. Circuit toujours aussi vallonné mais les nuages arrivés subrepticement atténuent la chaleur. Edgar fait un peu l’élastique dans les bosses mais en bon descendeur revient aussi vite dans les roues. C’est groupé que nous atteignons le point ultime et les Marseillais pour avoir fait vibrer les français avec l’OM sont chaleureusement accueillis. Vélos parqués avec toutes les autres ASPTT (belle organisation), nous rejoindrons notre hôtel et le dîner étant prévu à 19h30 nous aurons le temps de visiter la Gare, rentrer dans la vieille ville avec ses maisons à colombage, visiter la cathédrale St Etienne, prendre une très bonne BBF offerte par Patrick mis à l’amende pour retard au départ (jeudi).
Le repas au menu différent est à l’identique de celui de la veille, excellent. Nous pouvons rentrer nous reposer à l’hôtel IBIS Gare mais avec Patrick puisqu’il n’y a aucun pont à proximité (Max) nous irons prendre une mousse digestive au bar voisin où la langue française n’est usitée que par nous deux.
Samedi 26 Mai : Comme pour le 1er jour je n’ai aucun parcours en poche, seul Paulo le détient. Dénommé « Pays d’Oradour » il se doit d’être moins difficile que la veille, plus roulant. Nous partons sous un beau soleil et c’est au milieu d’un énorme peloton que nous sortons de Limoges avec toujours des signaleurs aux carrefours, sécurité oblige. Si la campagne est toujours aussi verte, il y a moins de bois, moins d’étangs, beaucoup plus de cultures soit en prairies soit avec des semences, blés, orge, maïs à peine semé. Bien moins pentu puisque la première heure nous parcourons 25 km. Nous traversons la rivière Vienne que nous longeons rive droite et la route s’élève par paliers. Toujours les grillons et le chant des oiseaux. Des moutons et des vaches limousines et leurs veaux paissent dans de gras pâturages au calme. Premier contrôle/ravito à St Martin de Jussac. Nous y retrouvons Montpellier, Agen, Périgueux et bien d’autres ASPTT. Le passage au pointage s’effectue plus rapidement et nous ne nous attardons pas trop. Nous partons sur des routes toujours aussi désertes, des chemins ruraux à travers champs donc moins entretenus mais praticables tout de même. Deuxième contrôle à Mortemart, village médiéval avec son château, sa halle, son église, ses couvents. Petite pause, plein des bidons et nous allons emprunter un axe plus fréquenté pour rejoindre Cieux, 2ème contrôle. De longues lignes droites en toboggan, je roule avec Edgar qui enroule bien son braquet. Trois cyclos dont une stéphanoise nous doublent et nous prenons les roues. Edgar retrouve ses 20 ans et se croit en compet. Ça va bon train jusqu’à la bosse qui désorganise le groupe. Edgar revient dans la descente avant un tourne droite . Une source et son bassin sont les bienvenus pour se rafraichir et la bosse suivante à 8 et parfois 9% fait lever le fessier de la selle. Nous approchons d’Oradour pour la pause repas. Les vélos sont rangés à l’ombre, nous pointons et prenons le plateau repas toujours aussi bien garni que la veille. Nous avons la visite de Daniel Savy et de JPierre Givone qui nous remercient chaleureusement pour notre participation. En tant qu’ancien de notre section cyclo il immortalisera sur la pellicule ces retrouvailles.
Repas terminé, nous sommes presque les derniers à lever le camp. Nous allons visiter le Centre de mémoire d’Oradour/Glane. Sous un chaud soleil et religieusement, nous arpentons la rue principale jusqu’à l’église. Sur chaque maison sont gravés sur une plaque le nom de l’habitant et son métier exercé. La ville est restée dans son jus avec carcasses de voitures calcinées, lits d’enfants, machines à coudre, etc… Nous y restons une bonne heure. Avant de terminer le circuit cycliste nous prenons le café à Oradour où les festivités se préparent pour la fête votive.
Connaissant le mémorial, Edgar est parti en solo rejoindre Limoges. Enfin, jamais seul vu le grand nombre de cyclistes, il trouvera un groupe qui l’amènera pour 15h30 au terminus.
C’est à partir de là, après le café, que le GPS de Jack bien paramétré paraît-il va nous faire tourner en bourrique. Nous devions passer derrière le mémorial et nous sommes partis dans un autre sens. Le GPS nous a conduits sur un chemin de terre, dans des habitations, un cul de sac. Arrêt, retour sur nos pas sans retrouver le parcours officiel du retour. J’entends notre ami Jipi dire : je crains le pire. Rien ne vaut « l’ami-chelin », une bonne carte Michelin ou autre pour trouver la bonne route. Nous empruntons le circuit de l’aller mais si nous tournons en rond les aiguilles tournent aussi et nous devions rentrer pour 16h30. Jacques S. rentre seul et se mouillera un tout petit peu en faisant plus de kms que prévu. Quant à nous, toujours au GPS, nous essayons de faire au plus court en longeant la Vienne. Ce n’est pas tout à fait plat, le ciel se charge de gros nuages noirs, quelques gouttes. Aïe ça se corse. Nous sommes bien en direction de Limoges mais peut-être pas du bon côté. Par chance, nous tombons sur un cyclo qui rentre de sa rando et il va nous accompagner un bon bout de chemin nous lâchant au niveau de l’aéroport. Feu tricolore, grande descente, belle grimpette derrière, Nadine en a plein les bottes et pas qu’elle, Patrick rame un peu, Paulo est ennuyé car peut-être que nos kms ne seront pas comptabilisés. Je lui dis que vu notre effectif nous ne serions pas les premiers à moins d’une big magouille. Nous redemandons notre chemin à un Limougeaud et au plus court une rampe à 10% pour rejoindre le grand boulevard, un genre de périph. Enfin nous pointons nos roues au Palais des Expos. Il est 18h. Cette fois nous sommes bien les derniers à moins que quelques-uns comme la veille ne se soient perdus, rapatriés par l’organisation. Nous rendons nos cartes, nous serons pris en compte et nous finirons 34ème je crois, une place honorable. Edgar est rajeuni de 7ans, moi-même également, des erreurs se sont glissées dans le décompte, nous ne portons pas réclamation.
Résultat : 145 km pour 120 prévus et 1680 D+ en 6h50’
RDV à 19h pour remise des récompenses. Il faut faire fissa-fissa. Direction l’hôtel, douche express, retour dans les temps impartis. C’est l’ASPTT Orléans qui est N°1 suivie de l’ASPTT Lille.
Passage à la buvette après achat des madeleines « Bijou » et place au dîner festif.
Soirée Cabaret : Après les discours des officiels, M. le Maire, le Président Général des ASPTT, Président Général de l’ASPTT Limoges présentés par JP Givone, la présence de notre POUPOU national, Raymond Poulidor invité d’honneur qui eut une standing ovation. Il remit le prix à notre ASPTT Golf vainqueur du circuit.
L’animation cabaret fut un succès et le repas digne d’un 3 *** bien arrosé avec des vins en provenance du Tarn, de Corrèze et le champagne.
En apéritif un Kir pétillant châtaigne accompagné de deux amuses bouche.
Menu : Pressé de queue de bœuf au foie gras magret séché
Grenadin de veau de lait braisé au cidre et pommes
Tome limousine et pavé corrézien jeunes pousses de salade
Tarte Tatin aux Pommes AOP au caramel de beurre salé
Buffet de café.
Après ça on peut aller se coucher. Fin des « hostilités » à minuit…
Dimanche 27/5 : Ce n’est pas sans une pointe de nostalgie que nous allons quitter le Limousin, tellement l’accueil fut chaleureux et combien il est plus agréable de rouler sur des routes peu fréquentées par les automobiles. Revenir pour pédaler entre Obi-Aubagne, La Viste, Les Termes, rien de bien réjouissant. Et pourtant il nous faut rentrer. Nous récupérons nos montures au Palais des Expos, Jack les range avec minutie dans le Van, Jacques S. s’en va continuer ses vacances en Charente, Edgar est parti depuis notre hôtel. Le retour se fait aussi bien qu’à l’aller avec cette fois pause méridienne à Pont de Salars. Revenir dans la capitale phocéenne me met le moral dans les chaussettes et je serai peu bavard car de plus j’ai la voix cassée car la soirée cabaret fut très bruyante et hausser la voix était plus que nécessaire.
A 17h30 nous arrivons à bon port. Nous nous quittons avec regrets. Les prochains circuits prévus sont l’ADS en 3jrs et la Mout-Mout. Continuez à rouler pour peaufiner votre forme.
Les 7 participants aux 120 ans de Sport by ASPTT :
Edgar Sirjean-Nadine et Jacques Martinez-Patrick Paulin-Jacques Sola-Pierre-Paul Rimini-Denis Berthomieu.
Les photos de Nadine et de Jacques
En effet, après le raccourcissement du Triangle pour des raisons climatiques, la semaine dernière, l’on pouvait vraisemblablement penser que personne, lors de nos randonnées de cette année, n’inscrirait un «2» comme chiffre des centaines, pour reprendre l’article d’Anne sur ce Triangle écorné… C’était sans compter Jipi, l’un des «derniers des Mohicans» des longues distances de notre section, qui rejoignit à vélo le rendez-vous de la sortie du jour et en revint de la même manière, affichant à l’arrivée une mine ravie… et 210 kms sur son compteur !
Revenons donc aux festivités de ce samedi 26, le dernier d’un mois de mai tellement pourri qu’on se languit qu’il finisse ! Ne nous plaignons pas, si le soleil fut voilé toute la journée, les conditions furent idéales pour la pratique de notre sport : température très agréable – nous n’avons jamais souffert de la chaleur – et un vent favorable sur la majorité du parcours, notamment le trajet retour, qui se pratiqua en «hissant la grand-voile» ! Mais je ne vous ai pas encore dit de quelle classique il s’agissait : l’une de nos plus récentes, puisqu’elle n’a que sept ans d’âge, mais néanmoins incontournable : Notre-Dame des Anges.
Photo de Joël
Outre Jipi, arrivé pile poil à l’heure au Col de l’Ange (7 H 15), Pierre, Anne Jean-Marc, Joël et Alain se joindront à lui pour former une bien belle équipe. Six participants pour cette si belle randonnée peut paraître un score décevant mais une partie des cyclos roule dans les alentours de Limoges et une autre se remet d’un séjour dans l’Aude.
Comme pour le Triangle, même si l’on a doublé l’effectif, l’entente sera superbe tout au long de cette bien belle journée. Le temps et les paysages resplendissants de ce printemps si humide compteront pour beaucoup, il est vrai, dans cette réussite. Je ne vous raconterai pas toute la balade en détail car cela a déjà été relaté souventes fois mais la traversée du Plateau du Camp, verdoyant et portant de tels stigmates des derniers orages que l’on pourrait croire à des rizières, par endroits, le café si agréable sur la belle place de Signes, la verte vallée de l’Issole nous feront oublier la soixantaine de kilomètres nécessaire pour atteindre Pignans, le pied de l’objectif du jour, la grimpée vers N.D. des Anges, 11 bornes pour 610 mètres de dénivelée.
Les trois premiers kilomètres ne montant guère, vous pouvez imaginer la suite… Mais quelle beauté sylvestre, partagée entre châtaigniers et chênes-lièges au tronc noir dénudé, qui nous offrira des vues magnifiques sur la plaine. Beaucoup de cyclistes nous doubleront, notamment un groupe important de cyclos allemands – je compte sur Anne pour le nom de la région ou ville que j’ai oublié* ! Chacun montera à son train et n’oubliera pas d’honorer la magnifique fontaine, juste avant l’arrivée, à l’eau si fraîche ; un régal de plus !
Ça y est, le signal immense qui nous narguait depuis Pignans se dresse à nos côtés, le cloitre, très bien entretenu, de N.D des Anges (780 mètres indique son perron) le jouxte et un belvédère, sur l’ensemble de ce massif si boisé des Maures et la Grande Bleue, nous attend pour cet instant de bonheur si mérité… et la traditionnelle photo de groupe. Anne en fera une autre, à un point de vue d’une route grandiose taillée dans les schistes. Nous avons évité le Vallon de Vaudrèches et sa chaussée trouée, défoncée, pour un itinéraire plus long mais qui devait nous faire rouler sur une départementale… hélas en réfection car en bien piteux état ! Enfin, à travers cet univers forestier grandiose, patience et prudence nous déposeront vers treize heures à Collobrières, bourg élégant au bord du Réal Collobrier et capitale de la châtaigne.
*Bade-Würtemberg
Belle tablée à l’ombre d’un établissement bien sympathique et à la chère savoureuse. Oublier de déguster ici une glace à la châtaigne serait aussi incongru que de ne point savourer d’aligot en Aveyron… Nous ne commettrons point pareil «crime» !
Grand vent de dos à travers le vignoble pour rejoindre la verte vallée du Gapeau en traversant les villages de Pierrefeu et Cuers, à l’entrée duquel Anne perça à l’arrière. Réparation à trois rondement menée ! Eole avec nous, la remontée du Gapeau fut un nouveau régal, notamment dans sa partie haute sur une route déserte. Signes nous apporta son eau fraîche avant les dernières remontées pour terminer cette superbe escapade de 160 kilomètres (156 officiellement) et 1 500 mètres de dénivelée. 18 heures marqueront la fin de cette belle épopée, sauf pour Jipi qui ralliera son domicile sur sa bicyclette… toujours aidé par le dieu du vent ! Je pense que ma coéquipière et mes quatre coéquipiers seront aussi satisfaits que moi de cette nouvelle édition… Je conclurai mon récit par un fait notoire : cette sortie fut une découverte pour quatre cyclos sur six !
Nombre de Personnes Par Voiture : 3 !!
Cette année, tous les espoirs étaient permis car il était programmé avant la canicule. Mais c’était sans compter les spécificités du printemps 2018…
Et de surcroît, tous nos bons rouleurs avaient une bonne excuse : voyage, performance artistique, coup de fatigue, oubli du K-way, etc. Mais aussi j’ai comme l’impression que les pourcentages à deux chiffres sont plus prisés par mes camarades que deux comme chiffre des centaines du kilométrage.
Et pourtant, « Les kilomètres ça veux pas dire grand chose ! Tout le monde peut le faire alors que le dénivelé c’est beaucoup plus fatiguant et ça prend du temps si tu es pas entraîné tu vas pas très loin ». Parole de cyclosportif.
Ouvrez le tableau « Présence GRV » élaboré par Daniel F. et Jean R., filtrez l’année et le nom de la sortie pour afficher l’année 1993 et la sortie « Triangle Provençal », puis placez délicatement la formule « NBVAL » sous la liste des participants. Vous verrez alors surgir sous vos yeux stupéfaits… 25 ! Lumière des Jours Enfuis.
Mais revenons à l’an 2018. Menaces d’orage de Manosque à Rians et seulement deux candidats : je décide avec Jipi de me cantonner à un aller-retour jusqu’à Auribeau. Mais finalement, sous l’impulsion de Patrick G., après Buoux, le Pointu et Auribeau, perles du Lubéron, nous poussons jusqu’à Céreste où nous arrivons juste à la bonne heure pour manger, agréablement installés à l’ombre des platanes. Car il fait encore soleil. Une heure plus tard, nous quittons notre bar et le parcours du Triangle pour rejoindre Vitrolles par une très agréable et très sauvage petite route dont je n’avais pas le souvenir. Le temps se couvre, l’orage gronde, même très fort. Mais la pluie se limitera à quelques gouttes, même pas mis le K-way.
Grambois, la Tour d’Aigues, Pertuis. Tiens, comme le fait remarquer Jipi, ça fait 3 fois en quelques semaines. Puis nous tirons tout droit vers Aix car nous faisons la course avec les nuages. Et c’est nous qui avons gagné.
Finalement, pas loin de 190 km. Et merci à mes deux coéquipiers pour leur aimable compagnie.
Parcours et hébergement totalement inédits pour le premier itinérant de l’année. Ce fut une réussite, totale, même si nous avons dû réviser notre objectif à la baisse, pour des raisons climatiques… Mais les 12 participants ont tous gravi la Montagne de Lure et la seule averse à déplorer fut brève, si elle fut intense, alors que, dans le même temps, des trombes d’eau s’abattaient sur Marseille ! Cette nouvelle belle page de notre section, qui souffle cette année ses 50 bougies, vous sera contée en détail ultérieurement…
Sachez seulement qu’il a fait très beau sur notre route le samedi 12 mai lors de la première étape, de 115 kilomètres, qui nous amena de nos pénates au sublime gîte équestre Les Granges, au Rocher d’Ongles, au pied de la Montagne de Lure et où règne une ambiance indicible, via un parcours bucolique à travers les petites routes du Grand Luberon.
Las, le ciel pleurait beaucoup le jour suivant, comme partout dans le Sud et notamment à Marseille, mais nous aurons la chance de rallier le Sommet routier de la Montagne de Lure, quasiment secs, certes par un froid de canard et une humidité qui en aura surpris plus d’un, plus d’une ! L’averse citée en intro ne nous atteindra qu’à quelques encablures du gîte… mais tombera assez fort pour que personne n’y parvienne sans se mouiller copieusement !
Lundi 13 mai, le soleil domine mais un froid vif règne encore. Nouvelle belle étape de 130 kilomètres sur des routes, souvent petites et ravissantes, sur lesquelles nous n’avons pas l’habitude de cycler, jusqu’à la rive gauche de la Durance où là, bien entendu, il n’y a plus beaucoup d’espace asphalté inconnu de notre peloton ! Jean-Claude Achard, que l’on ne présente plus, a partagé avec nous une grande partie de la journée. Après Vinon, le ciel s’est bâché, la température ne s’est jamais trop réchauffée et nous avons rejoint Marseille dans une fraîcheur bien bizarre pour un mois de mai !
Je terminerai en remerciant très chaleureusement Nathalie, qui nous a assuré une intendance au top… avec une gentillesse pour le moins équivalente !
Une très belle aventure vient de s’achever, donc… Nous attendons vivement les suivantes et elles ne vont pas tarder !
Les effectifs : Nathalie, Béatrice, Nadine, Anne, Denis, Jacques S., Joël, Jean-Marc, René, Jacques M., Alain, Paulo et Jipi. Sans oublier l’ami ACHARD.
1er Mai 2018 : Concentration à Riboux organisé par le SC Toulon
15 cyclos se sont présentés à Riboux pour une concentration organisée par le SC Toulon. De nombreux clubs varois mais peu des BdRh. Certains d’entre nous ont poursuivi jusqu’au bout du chemin goudronné, une première fois pour certains, pour d’autres augmenter leur quota kilométriques. Le retour s’est effectué en plusieurs groupes.
Données personnelles : 91 km 840 D+ 4h40’
Photos de l'ASCM Toulon Cyclotourisme
8 Mai 2018 : Commémoration de la Victoire 45
17 cyclos ont roulé sur le parcours proposé au calendrier. Pause café au « café de la gare « à Trets offert par notre ami Olivier qui fêtait ainsi son retour parmi nous. Souhaitons de le voir plus souvent. Retour également de Jimy, jeune papa qui doit assurer les biberons nocturnes et arrivée parmi nous de deux recrues, Dominique et Antonio. Nous leur souhaitons une bonne intégration dans notre peloton hétérogène.
Données personnelles : 91km 1040 D+ 4h35’
10 Mai 2018 : Souvenir Pantanella à Roquefavour
Un tout petit groupe à la prise de service à Bougainville mais après l’ascension de la Viste, normal c’est la fête de l’Ascension, le peloton s’étoffe et grossira beaucoup plus à Calas lors de la traditionnelle pause café. 18 cyclos pointeront à Roquefavour au souvenir PANTANELLA organisé par l’Excelsior Club Marseille, le plus ancien club FFCT de Marseille. Une organisation au Top.
Puisqu’il faut grimper nous monterons à Ventabren, nous poursuivrons par les 4 Termes de Coudoux et certains rentreront par le Vallon Dol.
Une matinée vélo qui s’est bien déroulée et par chance le vent nous donna un coup de pouce pour rentrer.
Données personnelles : 95 km 1080 D+ 4h25’
C’est la troisième édition de ce très beau circuit proposé par Jipi. Pour tout savoir sur les deux premières éditions et pour le descriptif du parcours, cliquez sur le lien en bas de cette page (et même en bas de la page qui s’affichera, si vous voulez (re)vivre le coup de tonnerre de 2014).
Au café de la Ciotat, encore assez peu de partants car la météo nous a promis la pluie à partir de 11h40. Mais des hésitants finissent d’hésiter, des contre deviennent pour, et c’est finalement à 15 que nous partons pour le grand tour.
La traversée de Sanary est semée d'embuches mais heureusement, avec courage et détermination, nous saurons les éviter. Courses au Brusc, car il s’agit d’acheminer le pique-nique jusqu’au sommet dans les sacs à dos. Certains font leurs courses collectivement et, après une dure ascension, le rouge et le rosé, il ne sera plus question d'individualisme ni d'individualistes.
Il y a d’ailleurs de quoi se sentir serein dans ce lieu qui offre pratiquement 360° de Méditerranée, avec ses plages et ses îles. Il faut reconnaître que la mer c’est beau, surtout vue de loin. Et tout ça sous un soleil presque radieux ! Mais la sortie n’est pas encore finie…
Après avoir visité les quartiers les plus pittoresques de la Seyne-sur-Mer, nous longeons encore un peu la côte, puis nous rejoignons les terres via le Plan du Castellet. C’est alors que René et Jipi optent pour un retour par Saint-Cyr ou le Brulat. Au Beausset, suite à une recherche infructueuse de fontaine, nous sommes cinq à rejoindre le Brulat par des voies détournés. Il est sévère, mais bien préférable à l’interminable ascension du Camp (opinion personnelle).
Arrivés au sommet, Béa, Jean-Marc et Joël succombent à l’appel de la Gineste tandis que mes jambes m’enjoignent d’attendre avec Denis ceux du Camp. Enfin, voilà la pluie tant annoncée, heureusement elle nous rattrape lors de la traversée de Cuges et de ses auvents. Mais la situation semble se rétablir assez rapidement et, une fois sortie de Cuges, pratiquement plus une goutte de pluie sur ma route et même pour ainsi dire du soleil.
Les 15 : Yves, René, Paulo, Patrick G., Noël, Nadine, Joël, Jipi, Jean-Marc, Jacques S., Jacques M., Gérard, Denis, Béa, Anne