Hormis une tentative bien peu fructueuse dans des conditions climatiques difficiles, un petit mois auparavant, cette superbe journée a marqué, en effet, le retour du secrétaire dans le peloton. Mare du mulot, vive le vélo !
En ce samedi 5 avril, les conditions étaient très favorables : vent quasi absent, fraîcheur matinale insensible, soleil voilé… c’est toujours mieux que nos roues ! St Menet, l’un des 4 points cardinaux, 15 cyclotouristes en tenues variées : long, court, corsaire, c’est le printemps ! Ça papote, la joie de se retrouver pour pédaler ensemble… enfin, en plusieurs paquets, bien entendu, et l’allure du gruppetto me conviendra parfaitement. En plus de retrouver mes camarades habituels, j’ai fait la connaissance de Manuela, notre jeune et nouvelle recrue. Bienvenue… et longue vie dans notre section, Manuela !
Environnement enchanteur grâce aux pluies de l’hiver et du début du printemps qui ont incroyablement verdi la Provence… de quoi s’extasier de paysages maintes fois contemplés !
Gémenos, Café de la Pipe, l’un de nos QG indétrônables. Arrivée à 16 avec le renfort de l’ami Yves sur la belle terrasse couverte. Cacophonie joyeuse qui ne dérangera aucunement deux dames qui buvaient tranquillement leur café : elles nous diront adorer l’exubérance des sportifs et nous demanderont le déroulement de notre journée. D’ailleurs, ne conviendrait-il-pas d’en parler ? Traversée de la Sainte Baume pour la sortie à la journée et retour par Nans-les-Pins pour la matinée… Autrement dit : Espigoulier pour tout le monde !
Et dans la Vallée de St-Pons resplendissante, herbe débordant sur la chaussée, myriade de fleurs de tous coloris, nous bavardons encore avant d’attaquer le plat de résistance de la journée. Et chacun de se régaler dans cette montée mythique – « un Espigoulier» sinon rien » ai-je déjà écrit dans un passé assez lointain !– exacerbée par une nature sublimée.
Certes, d’aucuns souffriront peut-être, mais pas moi, trop content de pouvoir contempler le décor majestueux sur un tout petit braquet (26x21), un peu derrière mais quelle importance ? Pas d’affolement, Jipi, bois un coup en haut de chaque courte descente, c’est déjà bien d’être là, cela faisait si longtemps ! Et, cerise sur le gâteau, terminer l’ascension avec les derniers me paraissait une pure utopie !
Regroupement général au sommet, scénario habituel de contemplation de ce panorama magnifique même avec un peu de brume, rigolades, félicitations, papotages, désaltération, grignotage… sans oublier la sempiternelle photo de groupe !
Yves, Noël, Denis, Gérard, Joël, Michel, Anne, Serge, Jack, Nadine, Thierry, Manuela, Jacques (Photo de Paulo)
Qui fait quoi ? Qui va où ? C’est maintenant que les décisions se prennent ! A priori, la sortie A se déroulera de nouveau en petit comité. Pour l’heure, nous attaquons tous la descente vers la Coutronne puis la traversée du plateau de la Sainte Baume. Petite remontée pour changer de département. Nous roulons dans le Var, à présent. Route toujours magnifique qui resplendit sous un soleil bien présent malgré son voile. Plein d’eau à l’Hostellerie puisque la fontaine du Plan d’Aups a été supprimée il y a déjà un petit moment…
Carrefour des Trois Chênes, bien connu des randonneurs pédestres, à l’intersection des routes de Nans et de Mazaugues. Ici sonne la cloche de la séparation, la sortie B filant vers Nans et la Traversée de la Sainte Baume vers Mazaugues.
Bien content d’avoir pu suivre le groupe, tout au moins ses derniers éléments, je me contenterai de la B, rentrant à Marseille mon grand plaisir qui ne diminuera pas d’un iota… même si je ne verrai plus dégun, comme on dit chez nous ! Le problème de la dernière heure, où ça roule à tout berzingue est une constante qui n’est pas prête de s’éteindre ! Pas grave, l’essentiel étant d’avoir retrouvé le peloton ; pourvu que ça dure… à la prochaine !