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La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille

De retour dans le Haut-Var : un petit tour et puis s’en vont…

10 Septembre 2018, 00:01am

Publié par Jipi

Depuis 2015, notre calendrier nous propose d’effectuer un Tour dans le Haut-Var, au départ de St-Maximin et de sa fière Basilique, visible à de nombreux kilomètres à la ronde, à chaque fois sur des parcours différents mais, cette année, nous nous lancerons sur les traces de nos vaillants prédécesseurs de l’édition 2016.

Donc, en ce samedi 8 septembre, sous un ciel très clément mais une température bien fraîche au départ – 12° sur les thermomètres des voitures – 12 volontaires démarrent du parking… pour aller boire le café, offert par René, sur la grande place toute proche, en grand travaux de réfection…

Le vrai départ s’opère vers 8 H 15. Je ne vais pas détailler ce merveilleux parcours car Denis s’en est donné à cœur joie dans son long récit de l’époque. Le long du toboggan, aux pentes jamais effrayantes, à travers les somptueux bois de chênes-verts dont le Var sait si bien nous régaler, les vestes et manchons vont tomber et, bientôt, nous visiterons le vieux village d’Esparron, surveillé par son château.

Cotignac

Cotignac

La suite est un ravissement, ô combien varié, à travers les bois de chênes et de résineux, les prés et les cultures, les vignes, entrecoupés des fameux villages du Haut-Var : La Verdière, où Louis et Michel nous rejoignent, Montmeyan, Régusse, sans oublier Moissac-Bellevue qui contemple l’horizon depuis son piédestal végétal. Bien sûr, le Var n’est jamais plat, même si l’ensemble s’avère plutôt roulant, et le peloton s’étire dans chaque bosse mais les regroupements sont bien respectés ; un groupe bien agréable,

faut-il dire !

Aups, véritable porte des Gorges du Verdon, grouille toujours d’un flot important de touristes… surtout en ce jour de marché ! À partir d’ici, nous allons perdre de l’altitude, même si des bosses se présentent encore devant nous mais nous parviendrons bien vite à la jolie Villecroze avec sa fontaine et ses rues médiévales puis surtout Salernes,

capitale de la tommette rouge des maisons provençales, où nous arrivons peu après douze heures. Grande fête au village, drapeaux français partout, vaste estrade où dansent de petits anges mais bruit assourdissant du public et de la musique. Certains ne se sentent pas de déjeuner dans un tel brouhaha ! Bon, ça tergiverse pas mal ; on connaît ! Le pluriel commence à deux et les décisions se prennent en nombre impair… mais c’est difficile à partir de trois ! Cela étant, la très grande majorité du groupe déjeunera ensemble dans un restaurant de la place, un peu en retrait de la foule et le vacarme ne sera pas si terrible que cela…                  

L'Argens (photos de Jacques)

Je profite de cette pause méridienne pour dire à Denis que mon compteur marque bien les 75 kms du roadbook et que, pour connaître la raison des inscriptions républicaines sur de nombreuses églises varoises, dont celle de Salernes, il lui suffit de consulter Internet où il trouvera toutes les réponses à ses questions…

 

Et la route de reprendre ses droits, vers 13 heures 30, délai raisonnable, dira-t-on ! Et l’enchantement de continuer dans les bois du Var, les bosses aussi, longues et souples, toujours avec une circulation inexistante, autre point remarquable de la journée, sans compter l’excellent état des routes secondaires dans ce département. Sillans-la-cascade : souvent «Sillans-sans-la-Cascade» chez les cyclos… Eh bien, cette fois-ci, sous l’égide d’Anne qui saura nous motiver, la quasi-totalité des maillots bleus et blancs iront se mêler aux vêtements bien plus bigarrés d’une foule compacte qui contemple cet élégant saut de 42 mètres de la Bresque sur une paroi, recouverte de végétation, qui forme à ses pieds un bassin aux eaux vert clair de toute beauté. Photo de groupe méritée… Pour une fois que l’on a su descendre de nos vélos !

 

 

Photo de Paulo

De retour dans le Haut-Var : un petit tour et puis s’en vont…

Certains prendront ici le raccourci proposé par le programme, les autres se régaleront à foncer sur Cotignac, remarquable au pied de sa falaise ocrée, puis visiter le charmant village de Correns, traversé par l’Argens et 100% bio, avant d’applaudir le Vallon Sourn où l’Argens, toujours lui, fait serpenter ses eaux brunes, calmes, entre d’impressionnantes falaises calcaires : paradis du kayak, de la marche et de la grimpe ; reposant !

Il ne nous reste plus qu’à remonter facilement à Barjols puis apprécier la petite route menant à Bras, bosselée mais ravissante au bord d’un torrent et très ombragée – n’oublions pas que la fraîcheur matinale s’est très vite évaporée et que de nombreuses fontaines ont été assaillies ! – pour clore cette ravissante journée, de 141 kms de routes tranquilles et 1 450 m de dénivelée, par l’indispensable pot de l’amitié. Excellent cru 2018, vive le 2019… ça tombe bien, nous sommes en période de vendanges !

Les participants : Anne, Bernard, Gérard, Louis, Jean-Louis, Noël, Michel Ga, René, Michel GU, Joël, Paulo, Jacques S, Dominique et Jipi.

 

Symphonie varoise

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Le Chemin des écoliers…

4 Septembre 2018, 18:30pm

Publié par Jipi

En ces temps de rentrée scolaire, «le chemin des écoliers» nous fera penser à l’école buissonnière, nous faisant un peu oublier la reprise, la routine, les tracas, les soucis, la grisaille, les météos maussades qui nous cloueront sur le canapé, devant un mauvais film… Ce récit nous replongera au cœur de ce bel été, en suivant les pérégrinations d’un «fada» qui a mis 10 jours pour rallier Quillan et la «Mout-Mout», alors que tout le monde a mis 4 H 30, en voiture ou en train… Bonne lecture, mais n’oubliez pas de l'enregistrer sur votre ordinateur avant, surtout si vous voulez le déguster tranquillement, au coin de l’âtre !

 

Les photos

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Semaine Fédérale dans les Vosges

22 Août 2018, 10:31am

Publié par Alain

Je suis arrivé à Epinal  le 4 aout, où j'ai posé mes bagages, dans un collège de filles (où il n' y avait pas de fillesEmojiEmojiEmoji).
Propre et 3 par chambre Emoji
Mais nous avons subi la canicule, chaleur jour et nuit, je ne vous dis pasEmojiEmojiEmoji, mais bien sur vous connaissez cette difficulté .
Alors balades et découvertes de la région , vers Bains les Bains, ville thermale, ensuite direction Emojicolline de Sion, sa Basilique
Notre Dame perchée à 540m, vallée des lacs, les crêtes  vosgiennes, lac de Gérardmer...les montagnes diverses, cols etc...EmojiEmoji
 
Bons repas le soir, mais sous cette chaleur, boissons un peu juste en fraîcheur(Emoji EmojiEmoji un rêve)
 
Puis au milieu de la semaine changement de temps,Emojicela nous a permis de respirer.
 
Six jours de montées, pas beaucoup de repos, mais grâce au club Marseillais , j'étais mieux préparéEmojiEmojiEmoji que d'habitude.
 
Comme toutes les sorties, la joie d'avoir participé, est très agréable bien sur Emoji
 
Vive les prochaines EmojiEmojiEmojiEmojiEmoji
 
 
Semaine Fédérale dans les Vosges
Semaine Fédérale dans les Vosges
Semaine Fédérale dans les Vosges

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Un enfer pavé de bonnes attentions ou Paris-Roubaix cyclo avec le sourire

18 Août 2018, 10:45am

Publié par Dominique

Paris-Roubaix, la reine des classiques du nord, l'image d'un peloton lancé à toute blinde dans la trouée de Wallers-Arenberg, les chutes, les bras qui vibrent, les groupes qui s'égrainent au fil des secteurs pavés pour qu'au bout de l'enfer quelques-uns se disputent la victoire dans l'antique vélodrome de Roubaix. Parfois, un solitaire qui a tout fait exploser s'impose en empereur du cyclisme : Moser, De Vlaeminck, Hinault, Museeuw, Boonen, Cancellara. Que des grands noms mais parfois un outsider. Qui n'a pas vibré, au sens propre comme au figuré, devant la bravoure des coursiers ? Affalés sur la pelouse du vélodrome, ils chassent la poussière sous le gant de toilette d'un soigneur attentionné avant de soulever en trophée un pavé de plusieurs kilos malgré des bras bien secoués qui implorent un repos mérité…

 

Eh bien, tout un chacun peut vivre une version un peu plus soft de la course en prenant part à la version cyclo FFCT ou, la veille de la course, à la version cyclosportive. Nous avions opté, Michel et moi, pour la version FFCT qui propose un 210 km avec 50 km de pavés et un 120 km avec 35 km de « concassage » de bras et de mains ; la deuxième option nous a paru bien suffisante. Ce parcours a en outre l'avantage de partir de Wallers-Arenberg, accessible depuis Lille en à peine trois quarts d'heure de voiture.

 

Michel avait retenu sur Airbnb à La Madeleine un appartement fort agréable. Séquence souvenir pour moi puisque j'ai passé trois ans, dans les années quatre-vingt, dans cette banlieue plutôt coquette et proche du centre ville de Lille. Un peu de gymnastique intellectuelle nous avait permis d'échafauder une logistique sans faille pour récupérer le lundi matin, grâce au TER et avec une petite demi-heure de vélo, le fourgon laissé à Arenberg le dimanche matin, au départ de la rando, tout en nous avançant pour le trajet de retour (1 100 km de Marseille à Lille et idem au retour, quand même). Un peu de blablacar au passage, pour se donner une bonne conscience écologique tout en rendant service à des passagers plus ou moins jeunes, c'est toujours ça de pris et une légère baisse du ratio kg de CO2 par passager… Que Giovanni veuille bien nous absoudre.

 

Ayant fait le trajet Chapareillan ou Marseille/Lille le vendredi, le samedi a été consacré à une visite assez complète du centre ville de Lille, agrémentée de deux concerts attrapés au passage comme de vrais ballons d'oxygène culturel avant un dimanche présumé de brutes. L'occasion aussi de déguster une carbonnade flamande, spécialité locale, et de constater comment une rue (celle de Gand) a pu changer de physionomie, passant en trente ans d'un repaire sordide des turpitudes humaines à une foison de restos bobos et de façades réhabilitées : étonnant ! Il a même fini par faire beau en fin de journée, une fois les nuages bas matinaux dissipés… vers 18 heures, habitude météorologique tout à fait classique en ces lieux.

Au vélodrome de Roubaix, avec le sonneur de cloche

Au vélodrome de Roubaix, avec le sonneur de cloche

Carbonnade flamande

Carbonnade flamande

Nous voilà donc le dimanche matin à Arenberg, juste à l'entrée du premier secteur pavé (pour nous), la Drève des Boules d'Hérin, plus connue sous le nom de Trouée d'Arenberg. Techniquement, il convient de préciser la nature de nos montures respectives : pour Michel, un VTT tout suspendu avec blocage des suspensions pour les sections asphaltées majoritaires et des pneus peu cramponnés de un pouce et demi ; pour moi, un ancien VTT en acier, sans suspensions, remonté récemment en gravel avec un cintre de route et la même dimension de pneus, qui s'est avérée tout à fait opérante sur les pavés comme sur les sentes des bas-côtés.

Interdiction d'emprunter le sentier sous peine d'excommunication !

Interdiction d'emprunter le sentier sous peine d'excommunication !

Sous les pavés, la mine...

Sous les pavés, la mine...

A peine le temps de s'échauffer et ratatatata-ratatata, bienvenue en enfer ! Ça secoue, ça vibre, mais ça passe très bien. 2,4 km plus loin, on ne fait pas comme Johann Museeuw, tombé dans le virage juste à la sortie, le genou en compote et au bord de l'amputation, mais on s'arrête pour la photo souvenir ; on est loin, donc on profite ! Un peu plus loin, il nous faut une petite erreur d'itinéraire pour comprendre qu'il va falloir être vigilant au balisage, un peu baveux sur les bords, pour rejoindre le vélodrome de Roubaix sans faire tout le tour du Hainaut, du Pévèle et du Mélantois réunis ! Il fait sec mais gris, c'est normal.

 

Et ça continue à travers champs, hameaux et villages aux noms mythiques pour les inconditionnels : Hornaing, Sars-et-Rosières, Warlaing, le pont Gibus pour un clin d'œil à Gilbert Duclos-Lassalle, deux fois vainqueur avec une fourche de VTT Rock Shox, en vogue à l'époque, curieusement abandonnée ensuite par les coursiers revenus au cadre classique, formule un peu souple (le Specialized Roubaix par exemple). On passe, après un clin d'œil à Marc Madiot à l'entrée de son secteur, à Orchies, un peu endormie en ce dimanche matin, pour reprendre la suite des réjouissances trépidantes avec les pavés de l'Abattoir puis du Nouveau Monde.

Salut Marc ! (Madiot)

Salut Marc ! (Madiot)

Vous avez dit : dix joints ?

Vous avez dit : dix joints ?

Ce dernier est agrémenté sur ses côtés de confortables sentes que je « ride » allègrement dans la roue de sympathiques Turinois, ce qui me vaut ensuite les railleries de Monseigneur qui considère gentiment que venir de Marseille pour escamoter les pavés, c'est de la triche. Je lui fais observer qu'en quarante ans de spectacle télévisuel sur cette course, j'ai souvent vu les pros opter pour la terre battue quand le temps est sec, ce qui est le cas aujourd'hui. J'ai au moins l'excuse de ne pas avoir de suspensions, et qu'on ne croie pas que le bas-côté soit de tout repos, car il demande de la vigilance et de l'adresse quand la configuration du secteur oblige à remonter sur le bombé. Nous arrivons sur ces considérations au ravitaillement de Faumont, dans une zone où le tracé FFCT prend ses libertés avec celui de la course, sans doute pour trouver le gymnase adéquat. Rien de presse, alors on tchatche et on casse la croûte. Ça repart avec le soleil qui perce aux alentours de midi : exceptionnel ! Il ne nous quittera plus jusqu'à Roubaix.

Here comes the sun

Here comes the sun

Et voici le secteur pavé souvent stratégique de Mons-en-Pévèle, agrémenté de quelques montées et descentes, plus quelques virages où il faut faire preuve de circonspection. On se souvient que Fabian Cancellara, maillot de champion de Suisse sur le dos, s'était envolé juste avant, sur un tronçon asphalté, sans lever le cul de la selle et dans une accélération qui avait alimenté une suspicion de moteur électrique bien planqué. Mystère. Mais voici que se profile une petite montée bien cassante où ce même Fabian a fait plus récemment un travers rendu célèbre par la prouesse technique de Peter Sagan sautant allègrement par-dessus « l'helvète on the ground »[1] et continuant tranquillement son chemin de l'autre côté. Curieusement, me voici dans ce secteur avec un anglophone revêtu du même maillot helvétique, mais il tient debout, celui-là.

 

[1]    Allusion au Velvet Underground de Lou Reed et Andy Warhol

De jolis petits villages

De jolis petits villages

La suite est un peu plus facile jusqu'à Bouvines avec des secteurs moins longs tels que le Pont-Thibault, le Moulin de Vertain. Les hameaux et villages traversés sont parfois assez pittoresques sous le soleil : belles maisons de brique, des fleurs partout. Où est donc passé l'enfer ? Arrive Bouvines, lieu de bataille historique mais aujourd'hui ravito à 32 km de l'arrivée. Michel retrouve d'anciens potes de l'Oise et je me fais poser par l'assistance médicale sur les paumes des mains, un peu échauffées malgré les gants, des compresses de gaze fixées par du sparadrap tout autour, formule qui s'avérera efficace par la suite. Un autre participant a moins de chance : des énormes ampoules aux mains, je me demande comment il va finir...

 

A Cysoing, on entre dans la dernière portion stratégique de l'itinéraire : le pavé de la Vache Bleue (race locale), Bourghelles, Wannehain, et Camphin-en-Pévèle. Là démarre le sommet des pavés, l'oeuvre absolue, le champ de bataille héroïque : le secteur de l'Arbre. Haut du pavé hérissé comme le dos d'un stégosaure, bas-côtés défoncés ; accroche-toi le cycliste, la rédemption est au bout, le café de l'Arbre ! Finalement, on y arrive sans trop de mal et on serait presque déçu que les deux derniers secteurs restants soient nettement plus faciles. Enfin pas tant que cela pour le dernier à Hem, les nids de poule s'y disputant avec les pavés disjoints. Jusque là, on n'a eu aucun souci, ni physique, ni technique, zéro crevaison : vive les « gros » pneus gonflés à 4 bars, qui ne sont pas si pénibles que ça à emmener sur l'asphalte. Pas comme les gros pneus crantés sur les VTT de certains participants, peu efficaces en dehors des pavés...

En vue du célèbre café de l'Arbre...

En vue du célèbre café de l'Arbre...

On y est !

On y est !

Nous arrivons maintenant dans les faubourgs de Roubaix, un dernier faux-plat montant (où avait démarré opportunément Servais Knaven, un outsider, parti chercher une belle victoire au nez et à la barbe des favoris), une légère descente, un vrai billard, et voici le seul, l'unique, l'authentique : le vélodrome. Youpi, on y est, la cloche à l'entrée, un petit paquet de spectateurs, quelques encouragements et on se paie le luxe d'un sprint sur la ligne, bord opposé !

Autant de vainqueurs que de participants !

Autant de vainqueurs que de participants !

On fait moins les marioles dans le virage...

On fait moins les marioles dans le virage...

Bon, ben, finalement, on y est arrivé sans coup férir, c'est cool. Direction la buvette, bière locale et frites bien méritées. Michel va chercher son pavé-souvenir qu'il va falloir rapporter à notre logement distant d'une douzaine de kilomètres que nous allons bien sûr faire à vélo sur une piste cyclable presque plate, entre tram et boulevard dans la torpeur d'un dimanche après-midi. Récupération idéale.

 

Et nous revoici dans l'appartement pour une bonne bouffe de « conquérants de l'inutile ». On se promet de revenir pour le Tour des Flandres cyclo l'an prochain, histoire de tâter cette fois du pavé en pente de l'autre côté de la frontière belge mais à deux pas de là : Paterberg, Taaienberg, Vieux-Quaremont, Koppenberg, etc., par-delà la frontière un peu artificielle de la compétition. Exotique. Le vélo, c'est d'abord une culture et une histoire qu'il faut honorer. Honorons, honorons le choix de si belles[1]... classiques cyclistes.

 

[1]    Citation détournée d'un air de l'opéra Atys de Jean-Baptiste Lully...

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Tour des Monges 2018

12 Août 2018, 18:47pm

Publié par Anne

Pour notre équipage, premier ralliement avec Joël et Dominique à 5h50. Puis nous retrouvons Jacques, et même la team Paulo-Noël sur le deuxième point de ralliement. Nous en profitons pour mettre en place une répartition homogène des passagers. Et nous arrivons tous les six à l’heure dite à Volonne, où les trois autres participants nous attendent déjà, fin prêts pour le café.

Tour des Monges 2018
Tour des Monges 2018

Nous prenons la route et nous voilà bientôt en contrebas de la majestueuse citadelle de Sisteron qui fut l’objet d’excellents weekends en 1994, en 1995 et plus récemment en 2013.

Nibles, Clamensane, Bayons (je ne fais que recopier le parcours car je n’ai rien retenu) et voici les fameux tourniquets, plus impressionnants que redoutables. Le sommet du col des Sagnes se prête à une photo de groupe - ou presque car nous ne sommes pas parvenus à arrêter le couple de cyclo qui nous aurait fourni une photo exhaustive. Il n’y aura pas d’autres occasions car Nadine, Jack et Louis nous quittent pour un itinéraire bis.

Noël, Paulo, Joël, Louis, Dominique, Nadine, Jack, Jacques

Noël, Paulo, Joël, Louis, Dominique, Nadine, Jack, Jacques

C’est donc désormais à 6 que nous poursuivons notre route par Turriers, le Col des Garcinets (le revêtement ne s’est pas amélioré) et Selonnet, où nous faisons notre pause repas chez le Poète, sous les agréables ombrages de la terrasse bien connue des anciens participants. Ayant goûté aux différents plats, je suis en mesure de recommander cet établissement.

Reste à gravir le redoutable col du Fanget dont le seul nom fait trembler tous ceux qui l’évoquent. Ma participation aux Monges est ancienne et il ne m’évoque rien. Mais j’en garde désormais un excellent souvenir, peut-être grâce aux frites.

Nous sommes au kilomètre 91 et les 57 restant ne seront pratiquement plus que de la descente ! Qui plus est dans de magnifiques paysages souvent ombragés composés en grande partie de clues. Il faut dire que depuis le matin, nous n’avons parcouru que des routes tranquilles dans des paysages de montagne tout aussi magnifiques. Mais tout cela a déjà été brillamment décrit dans l’abondante littérature qu’a su générer ce tour des Monges : Denis a fait des recherches et il a retrouvé pas moins de 5 comptes-rendus, de Daniel, Olivier, Nadine, Jipi et lui-même, écrits non respectivement en 2010, 2011, 2012, 2014 et 2016. C’est dire si c’est une classique de notre club.

Après ce 148km/1800m pas du tout caniculaire, nous nous installons sous les platanes pour siroter le bien nommé pot de l’amitié. Chapeau bas à ceux qui ont ensuite enduré au volant les 130 km qui nous séparent de Marseille. Personnellement, j’ai eu le temps de faire plusieurs siestes.

 

Les photos de Jacques

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Aller à la «Mout-Mout» à bicyclette*…

12 Août 2018, 12:15pm

Publié par Jipi

Il y a 20 ans – nous sommes en plein dans les anniversaires, cette année ! – Pierre et Michel créèrent leur fameuse «Gauthier-Moutin», notre cyclo-montagnarde maison. Avec le retrait de Michel de l’organisation de cette manifestation annuelle, elle est devenue la «Mout-Mout». Pour la 18ème édition, Pierre à mis le cap sur Quillan et les cols de l’Aude, de l’Ariège et des P.O.

Si nos fidèles lecteurs ont déjà lu et vu les péripéties de cet opus ô combien réussi, ce petit article se fixe pour but de résumer les tribulations cyclotouristiques d’un Jipi toujours en quête d’un voyage à bicyclette dans cette période de l’année…

Et donc, comme il y a deux ans vers la Maurienne, il rejoignit le lieu de rendez-vous par la force de ses mollets… et sûrement pas par le chemin le plus court ! Son périple, du mardi 26 juin au jeudi 5 juillet se composa en trois parties distinctes, à «géométrie variable» :

  • D’abord en solo pour rejoindre le Gîte des Granges où nous fûmes si royalement accueillis au mois de mai puis son ami Jean-Claude ACHARD à Montbrun-les-Bains, entre Ventoux et Lure.
  • Ensuite, JC lui fit décrire des zigzags dans plusieurs directions (Baronnies, Drôme provençale, Ardèche) sur la «Route du S.E.L.» et vers un «Warm Shower» (accueil cyclo) près d’Alès.
  • Enfin, le 6ème jour, l’ami Achard s’en retourna vers chez lui et Jipi mis le cap au nord, d’abord, vers la vallée du Lot, traversa un causse, descendit un peu la vallée du Tarn, grimpa les Monts Lacaune, fit étape à St-Affrique puis Mazamet, escalada un peu la Montagne Noire, avant de rejoindre le Canal du Midi, à Carcassonne, et l’Aude, qu’il ne lâchera que pour s’extraire un peu de la nationale…

Ainsi arriva-t-il à Quillan bien à l’heure pour le rendez-vous de la M-M… et aussi heureux qu’Ulysse d’un si beau voyage qu’il vous racontera en détails un peu plus tard dans ces pages ! En attendant, il vous offre son "petit" diaporama

 

* : à fredonner sur l’air de «la Bicyclette» rendue célèbre par Yves Montand…

Aller à la «Mout-Mout» à bicyclette*…

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Alpes de Soleil en trois jours

8 Août 2018, 11:44am

Publié par Jipi

Tout vient à point à qui sait attendre… En effet, la Sœur Anne  - pas notre rédactrice en chef ! – a déjà longuement patienté avant de voire éclore le récit complet de nos humides et froides aventures sur les pentes de Lure ! Depuis, la belle-sœur de la Barbe Bleue a passé des jours et des nuits à guetter, du haut de sa tour, le moindre parchemin… Et, un beau soir d’un mois d’août caniculaire, le voilà qui arrive, contant les aventure d’une section qui a dignement fêté ses 50 ans ! J'espère que le plaisir sera au rendez-vous… mais n’oubliez pas d'enregistrer cet opus sur votre ordinateur si vous voulez le lire en plusieurs fois.

... manque Thierry qui était de corvée de camionette cette après-midi là
... manque Thierry qui était de corvée de camionette cette après-midi là
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... manque Thierry qui était de corvée de camionette cette après-midi là
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... manque Thierry qui était de corvée de camionette cette après-midi là
... manque Thierry qui était de corvée de camionette cette après-midi là

... manque Thierry qui était de corvée de camionette cette après-midi là

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Tour de Lure… à reprogrammer !

15 Juillet 2018, 17:24pm

Publié par Jipi

Jipi a pas mal de retard dans ses écrits… c’est comme sur la route, on va dire, principalement dans les descentes ! Après les articles savoureux sur les routes pittoresques et surchauffées de l’Aude, de l’Ariège et des P.O., voici mon récit complet sur nos aventures dans la Montagne de Lure, à travers les brumes d’un printemps qui a mis bien du temps à éclore. Bonne lecture – une fois que vous aurez enregistré sur votre ordinateur le fichier PDF pour ne pas nuire au bon fonctionnement du blog -  et à bientôt sur ces pages pour mes prochains opus… et sur les routes, accessoirement !

Tour de Lure… à reprogrammer !

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"J'ai mis un pied dans la légende " par Paulo et message de Pierre

9 Juillet 2018, 18:47pm

Publié par Paulo

En 2018, après plus de 10 années passées à vos côtés, j’ai mis un pied dans la légende.

 

Il m’a fallu attendre la 18eme édition de la GM (Grande Montagne) pour que je fasse la coche sur le cadre de mon vélo.

Porté pâle pour l’édition précédente (Savoie), j’attendais les Pyrénées avec impatience et un peu de fébrilité.

 

Nous voilà donc sur les terres de Noël S, bien logés, avec une météo plus que radieuse.

Je ne vous ferais pas le compte rendu touristique de ce séjour, nos collègues le feront bien mieux que moi.

Au menu du 1er jour le col de Pailhères et col de Chioula. Cela ne vous dit rien ? A moi non plus jusqu'à me présenter à leur pied.

 

"J'ai mis un pied dans la légende " par Paulo et message de Pierre

Pailhères, 2001m d’altitude, 17 km de montée à 8.5 % en moyenne, 1500m de D+ .......  classé hors catégorie !

Il m’a fallu pas moins de la  matinée pour en arriver à bout !! et encore la matinée, il était bien 12h30 quand j’ai déchaussé.

Que dire à part c’est long ! Mais que la montagne est belle, route en lacets dans les arbres avec pour spectatrices les vaches broutant en bord de route.

 

La coupure du repas fut faite dans une auberge trouvée sur la descente. Joli compromis, puisque nous avons eu des sandwichs à l’assiette, avec couverts et serviette.

Photos de Jack

Photos de Jack

L’apm col de Chioula ; sommet à 1430m , avec un passage à 11% sur la fin. Là encore le serpent bleu s’est ettttiré, arrivée en ordre dispersé et retour en 2 groupes. Les fous du foot sont partis

presto devant pour ne pas rater le coup d’envoi. Ce retour fut très agréable, car très roulant jusqu'à l’hôtel.

Belles descentes aux courbes bien rondes et plats légèrement descendant, ont arrondi notre moyenne horaire.

"J'ai mis un pied dans la légende " par Paulo et message de Pierre
"J'ai mis un pied dans la légende " par Paulo et message de Pierre

Le Deuxième Jour, col de Jau à la fraicheur matinale. Très agréable route peu fréquentée, noyée dans la verdure.

Altitude 1500m sur 13 km. Pourcentage moyen de 6 avec un maxima à 8.5%. De la rigolade diront certains, mais les cols de la veille se ressentent un peu dans les muscles....

De belles vachettes d’un brun foncé et à frange étaient là pour nous regarder passer, très curieuses. Photos au sommet et descente vertigineuse vers Mosset, où nous avons mangé dans un bar de pays.

Viande bio de porcs locaux, avec vue imprenable sur le mont Canigou.

L’apm fut rude sous le soleil, pour la montée du Roque Jalère : Altitude 991m, 12km de montée. Je le confesse je me suis arrêté me mettre à l’abri d’un arbre pour reprendre mon souffle et baisser la température.

Retour vallonné avec 3 «petits cols » pour un retour tardif à l’hôtel ; pratiquement 19h.

 

Photos de Paulo

Photos de Paulo

3eme jour, matinée raccourcie pour ne pas louper l’heure du repas. Visite de Rennes le Château, perchée à 420m.

Evocation du mystère de l’abbé Saunière et visite de l’église. Traversée de Bugarach, mondialement connu pour le Pech de Bugarach (je ne parle pas de Jo mais de cette roche qui est le point culminant des Corbieres) et de tous les gens qui y sont venus en 2012 pour ne pas mourir, car la fin du monde était prévue le 12 décembre 2012 .... sauf là !

Matinée très agréable, toujours sous le soleil, sur des routes vides qui nous étaient réservées.

Jipi, Pierre, Christian, Alain, Béatrice, Noël, Nadine, Jean-Marc, Jack, Jacques, Joël, Anne, Paulo, P.

Jipi, Pierre, Christian, Alain, Béatrice, Noël, Nadine, Jean-Marc, Jack, Jacques, Joël, Anne, Paulo, P.

Je remercie Pierre M pour cette belle organisation, et tous les participants pour leur bonne humeur et le partage de ces 3 jours. La plus belle des organisations n’est rien si elle n’est pas partagée en nombre.

Date est prise pour l’année prochaine, direction les Vosges . Cela sera l’occasion pour moi de mettre le deuxième pied dans la légende et de devenir un vrai cyclo de l’Asptt Marseille.

 

Mention spéciale à Noël, pour son accompagnement sur ce séjour. Il a été un excellent guide.

 

Petit mot enfin pour la logistique. Nous avons très vite pris nos quartiers et nos aises dans cet hôtel, où la gentillesse et l’accueil étaient à la hauteur de la cuisine.

Les repas servis nous faisaient vite oublier les efforts de la journée, et rien n’a manqué à table.

 

J’espère que les récits de mes compagnons feront des émules pour faire vivre la GM !

 

 

Les photos de Jipi

 

Les photos de Jack

 

Haute Vallée de l'Aude, les Marches de l'Espagne

 

 

 

Bonjour à tous,

 

Juste un petit texte pour remercier et féliciter tous les participants de cette 18° édition de la GM (mais 20 ans et ça s'est fêté pendant ces 3 jours). La cyclo montagnarde estivale de l'ASPTT a connu une participation importante.

 

Les Pyrénées (3° GM dans ce massif) resteront j'espère un bon souvenir pour chacun. Pour rassurer Thierry, l'esprit de groupe est toujours là, dans les temps forts et les temps faibles de ces randonnées aux dénivelés significatifs. Un bravo particulier à tous les "bizuts" de la GM et une mention spéciale à JP qui a réalisé 13 jours de vélo, dont 3 avec nous. Et il était encore fringant le bougre, chapeau monsieur Busti ! Un prix particulier à décerner à nos 3 féminines, Anne, Béatrice et Nadine. C'était une grande première et j'ose espérer qu'elle reviendront, mais on est encore loin de la parité (faisons des émules). Pour les autres, circulez, il n'y a rien à voir, vous avez assumé comme d'hab. !!! Donc un bravo collectif à partager, pas de bobo, pas de chute, pas de crevaison, juste une pédale qui casse, heureusement remplacée par Christian un ancien de l'ASPTT qui a roulé avec nous, merci à lui.

 

3 belles randonnées, dans 3 départements, Ariège avec les cols de Pailhères et Chioula, Pyrénées Orientales avec les cols de Jau et Roque Jalère (rebaptisé Roque Galère par d'aucuns qui ont connu un coup de chaud), Aude avec la montée sur Rennes le Château, avec des paysages différents, montagnards, méditerranéens, des points de vue variés, une vallée de l'Aude fraîche et ombragée. A mes compteurs, nous avons parcouru 292 km avec 5 430 m de dénivelé. Une belle et bonne édition 2018, un bon cru en quelque sorte, qui a bien "vieilli".

 

Allez, continuons à perpétrer nos grandes sorties, pour le plus grand bonheur des adeptes - accrocs - passionnés de la petite reine. Et maintenant, place au Tour de France.

 

Amitiés à tous.

 

Pierre

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Le Deuxième Jour

9 Juillet 2018, 17:32pm

Publié par Anne

Tout au long de la matinée, nous avons bénéficié d’une agréable fraicheur, à commencer par de charmantes gorges aux noms charmants : défilé de la Pierre Lys, Trou du Curé (selon Noël, le régional du weekend) et Gorges de l'Aude.

Puis col de Jau ponctué d’un menhir et de vaches particulièrement chevelues. Un arrêt pour les photographier, et voilà que la meneuse du groupe traverse la route droit vers moi. Nous nous figeons, les yeux dans les yeux et le temps s'arrête, comme à Rennes-le-Château. Heureusement, Nadine vient débloquer la situation en traversant le troupeau à vive allure. Comment cela va-t-il finir, je suis effrayée. Heureusement, l'animal aussi : il s'enfuit tout tremblant. L'ascension peut reprendre, toujours en bonne compagnie et nous conduit à un sommet avec tout ce qu’il faut d’alpages et de forêts. Pas vu le temps passer.

Le Deuxième Jour

A l’heure du repas, nous avons la chance de nous trouver précisément à Mosset, village qui ne manque pas d’atouts : une fontaine fraîche joliment décorée par les enfants de l’école communale, une cactée fascinante et surtout un bistrot de village bio qui de plus propose une savoureuse alternative végétale au plat du jour très chargé en cochon.

Après le repas, changement radical : le paysage devient méditerranéen, le climat aussi mais sans l'influence adoucissante de la mer. Dans ces conditions, plus d’un aura vu un G à la place du J du col de Roque Jalère (excellent calembour de Moutmout). Mais heureusement pour moi, c’est l’heure de la digestion ; montée en bonne compagnie, pas vu le temps passer.

Le Deuxième Jour

Puis sonne l’heure redoutée du dilemme : d’un côté trois bosses modérées, de l’autre le col d'Aussières en 13km de route plus bucolique. Je choisis les trois bosses et pars aussitôt pour les 13km. Solidarité du groupuscule qui tout au long de cette ascension saura adapter son allure pour permettre à chacun de ses membres de monter en bonne compagnie.

Après la descente et une très longue attente, il faut se rendre à l’évidence : la prudence bien connue de Jipi ne peut expliquer un retard aussi conséquent. Nous apprendrons bien plus tard, lorsque la communication téléphonique sera rétablie, qu’il a cassé une pédale (le retard étant dû à des tentatives infructueuses de réparation). Cela ne l’empêchera pas de parcourir les kilomètres restants en s’aidant de l’axe resté en place et lui ménagera par la suite une belle surprise qu’il vous racontera lui-même.

Mais le point culminant de la journée est encore à venir : c’est le Cassoulet, dont Denis a reçu plusieurs photos. Sans parler de la fête celtique qui a vu bon nombre de nos vaillants cyclos effectuer des bonds endiablés sur la piste de danse jusqu’à point d’heure, après deux jours à plus de 2500m de dénivelée. Quelle santé !

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