Puisque nous sommes des cyclotouristes, notre activité est un subtil compromis entre le sport et la convivialité. Donc de la randonnée, petite, grande et très grande, de la culture sans excés et de la bou..., pardon gastronomie, avec excès.
Nous y voilà, enfin et encore, car la fenêtre pendant laquelle on peut s’adonner aux sorties à la journée si chères à mon cœur devient un peu plus étroite chaque année. A moins de ne pas craindre la pluie ou les chaleurs excessives. Mais ça, « c’était avant ».
18 avril - le Siou Blanc
Il faisait beau et nous en avons doublement profité, avec l’ascension de ce massif sauvage (5 par Sollies et 3 par Signe) et le magnifique pique-nique, préparé par Georges et Paulo - et Nathalie pour l’excellente salade de riz. Une organisation parfaite, à un petit détail prêt, un léger retard de nos deux organisateurs pour le café, car ils ont dû faire un deuxième service suite à mes allers-retours pour localiser le lieu du pique-nique que j’avais pourtant déjà pratiqué trois fois…
Ce pique-nique en est à sa 4e édition, qu’il y en ait bien d’autres !
25 avril - pas de Gorges du Verdon
Aucun suffrage sur Framadate mais le temps est encore splendide, pas un temps à faire 90km. Alors, mon billet aller-retour pour les Arcs-Draguignan en poche, je traverse pinèdes, bois de chênes, forêts parfumées et vertes prairies, le plateau de garigue rocailleuse du col du Bel Homme (souvenirs…), de vastes panoramas de collines sauvages, les charmants villages de Callas, Bargemon, Comps-sur-Artuby, Montferrat et en point d’orgue la montagne de Lachens avec ses 1714m et ses paysages alpins. Un condensé de vacances !
Un joli circuit ressorti des archives en 2022 et qui nous rappelle de bons souvenirs du Haut Var. Il emprunte entre autres de charmantes petites routes, Puys de Rians et les bois de chêne entre Esparron et Seillons…
Contre toute attente, sur les 14 cyclos attablés à Trets, ce ne sont pas moins de 8 qui optent pour le grand circuit. Noël toujours partant, Denis se laisse convaincre par ses amis en tandem, Michel hésite mais on sent que c’est gagné…
Un vent de face inattendu nous contrarie avant Pourrières mais heureusement pas trop longtemps. Petit à petit le ciel se dégage et nous voilà au soleil !
Après Rians, une partie du peloton se laisse entrainer sur une voie bien cabossée qui finit par un chemin sans asphalte. Nous arrivons tant bien que mal à Esparron-de-Pallières où commence la partie la plus sauvage de la balade.
Seillons, puis Saint-Maximin où nous retrouvons René et Bertrand qui ont suivi la route goudronnée. Ils ont déjà fait leurs courses et je me joins à eux tandis que les autres se dirigent vers un Restaurant en se promettant de ne pas prendre entrée-plat-dessert. Mais notre casse-croute terminé, la team Fourchettes en est encore à la tapenade et c’est en plusieurs pelotons que se feront les 60 km qui nous séparent de Marseille.
Tout d’abord les Batelières, le 28 mars, n’ont été honorées que par deux cyclos, à cause du vent.
Et puis le 4 avril, le Tour du Grand Lubéron n’a recueilli qu’un suffrage, à cause… mais de quoi d’ailleurs ?
Les Batelières
Une grande classique de 130 km. La journée s’annonce assez calme, surtout loin du littoral, mais le retour sur Marseille risque d’être très agité avec des rafales prévues à 70km/h.
Certain(e)s hésitent, se décident puis se rétractent, finalement il ne reste que Denis et Noël pour les Batelières, quatre optent pour la montée de la Sainte-Baume par Nans. Gros dilemme : prendre le risque des rafales ou me contenter de 85 km ? N’arrivant pas à me décider, je coupe la poire en deux et ce sera la Sainte-Baume par Rougier (j’avais même envisagé la montée par Mazaugues, mais pas trop longtemps).
Mais revenons aux Batelières. J’ai su par Denis que le vent s’est bien conformé aux prévisions et nous avons reçu un visuel par Noël.
Peut-être en apprendrons-nous plus dans un commentaire…
Enfin un temps splendide, température, ensoleillement, absence de vent, le météo nous promet une journée idéale pour cycler, une des premières de la saison et ça tombe à pic car le programme est lui aussi très prometteur : le col dei Masco, Vachères, Opédette, Auribeau, Saignon, Buoux… de quoi rêver ! Et hélas ce ne fut qu’un rêve, car une seule inscrite et me voilà à nouveau devant un dilemme : remplacer 140 km en Lubéron par 85 km en pays d’Aubagne ou me faire trimbaler toute seule par ma voiture pour rouler toute seule dans le Luberon ? Heureusement, j’ai trouvé une gare bien située avec un bon horaire et le train à lui seul a su motiver le déplacement.
Le TER à peine entré en gare, quatre cyclotes suspendent leur vélo aux quatre crochets du wagon, puis une cinquième avec tente et sacoches trouve une petite place pour le sien et au fil des arrêts, d'autres vélos viennent se serrer près des portes. C'est dire s'il fait beau !
Meyrargues et nous voilà partis mon vélo et moi pour une belle balade de souvenir et de découverte. Cap sur Pertuis et Villelaure par les voies communales et la piste cyclable, puis de paisibles routes bucoliques nous conduisent à Ansouis et Cucuron, deux perles du Luberon parmi tant d'autres. Mais la Combe de Lourmarin qui nous élève vers le Pointu et tout ce qui s’en suit ! Cette année ce sera Buoux, toujours, Buoux la Magnifique, et la découverte de Sivergues où la route prend fin mais qui vaut plus que largement le détour. Encore un petit crochet pour aller contempler Bonnieux et son remarquable panorama, vieilles tuiles et Mont Ventoux, puis retour à Marseille par la voie classique.
J’entends dire maintenant que le terme « cyclotourisme » décrit mal notre activité, c’est assez vrai mais tellement dommage.