Le Mont Ventoux 2025
Cette année, on a décidé de remettre au goût du jour, une classique dans notre belle Provence : le mont Ventoux ! Voici plusieurs années qu’on le boudait, l’anomalie est réparée :
Après avoir soumis au vote le coté par lequel on monterait, Sault a recueilli la majorité ; mais peu de cyclos ont décidé de le défier, de tenter l’aventure ; Section vieillissante ? Peur du géant de la Provence ? Manque d’envie de se lever tôt pour être au départ à 8 heures ? Probablement un peu de tout ça : toujours est-il que nous nous sommes retrouvés à quatre seulement : Paulo, Noël, Joël, et moi-même : mais j’avoue que je n’en mène pas large, la dernière fois que je m’y suis attaqué, j’avais jeté l’éponge à mi-pente…
Si on pensait être les seuls, c’est raté ! Le parking est pratiquement plein à 7h30 : ça arrive de plusieurs régions, même de l’étranger.
Nos vélos prêts, un café pour se donner du courage, et en avant ; pas le temps de s’échauffer, on entre tout de suite dans le vif du sujet : c’est parti pour une grimpette de 20 kilomètres jusqu’au Chalet-Reynard : la pente n’est pas très raide, on évolue à la fraiche souvent sous les arbres, les genêts sont au top de leur floraison, un enchantement pour les yeux et les narines, pour le moment tout va bien : Paulo en profite même pour faire un brin de causette avec un groupe d’italiens, et mine de rien, on arrive au Chalet-Reynard sans trop forcer ! Mais on sait très bien que c’est à partir de là que les choses se gâtent : six kilomètres pour arriver au col des tempêtes, mais la pente se fait plus raide, le souffle plus court, les plaisanteries de plus en plus rares, comme la végétation, mais pas les vélos : quel monde ! A deux kilomètres du col, plus d’arbres, plus d’herbes, que de la pierre ; on a le sommet en point de mire, mais jamais on n’y arrive ! On dépasse la stèle de Tom Simpson non sans un petit frisson, et enfin on y est : 1911 mètres ! Dommage que l’atmosphère soit voilée, mais tant pis : on ne boude pas notre plaisir : on l’a fait.
Après la photo traditionnelle sous l’arche pour immortaliser la chose, on dévale sur Malaucène pour une pause repas bien méritée.
Après s’être restaurés, on repart, et on est loin d’en avoir fini : la chaleur commence à se faire sentir, et on attaque par le col de la Madeleine, heureusement sans commune mesure avec son homologue des Alpes, tant par la longueur, que le pourcentage, puis direction Ville sur Auzon et les gorges de la Nesque : là, ça commence à tirer, du moins pour moi : plus de villages pour se ravitailler en eau et se rafraîchir aux fontaines, la chaleur devient pesante : les quelques rares endroits à l’ombre sont mis à profit pour récupérer et faire baisser la température corporelle, mais c’est long : dix huit kilomètres de montée, certes au pourcentage modéré, mais quand même !
Et enfin, retour au point de départ à Sault après une ultime côte, la boucle est bouclée, ravis de l’avoir faite : bonne préparation pour la GM 2025 dans le Vercors, qui s’annonce particulièrement corsée, comme d’habitude.
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