Les douze des Alpilles…
Un vocable de plus associé à ce chiffre*… à l’instar des Apôtres, des mois de l’année, des coups de minuit, etc. Et, vu l’ambiance du jour, on pourrait franchement y ajouter les joyeux drilles !
En ce samedi 16 avril, veille de Pâques, douze cyclos prennent la direction du nord – donc pas du tout celles des cloches ! – pour rejoindre Lançon où d’habitude on se gèle, copieusement ! Ce ne sera pas le cas ce matin, même si Jipi a bâché comme St Georges et si le vent annoncé se fait tout de même bien sentir. Est-ce bien la peine de dire qu’à Lançon nous allons nous lancer – pardon ! – sur le magnifique parcours de la Randonnée des Alpilles… tellement prisée des troupes que nous l’avons reportée après une tentative rendue impossible par une météo maussade ? Sûrement pas !
Toile céleste magnifique, elle le sera toute la journée. Départ 8 heures… à cause de quelques retardataires, il y en a souvent, jamais les mêmes, ça tourne ! Et ce qui va surtout tourner, ce sont les jambes ! Mais tranquillement : je l’ai dit, il ne fait pas froid. Nouveauté du jour : café pris à Pélissane et non pas avant le départ à Lançon, à cause de la fermeture de notre établissement habituel.
Je ne vais pas, une nouvelle fois, vous conter par le menu cette classique qui est l’une de nos plus belles. Par contre, on est vraiment dans la saison idéale pour cet opus : l’herbe fournie, la feuille des arbres au vert très frais, le jaune du colza et des boutons d’or. Un régal oculaire qui sera égalé par celui des sensations dans ce groupe vraiment sympathique, attentionné. Le seul bémol à ce bonheur incommensurable sera le vent, vraiment gênant après Eyguières où, 2ème nouveauté, nous ne nous arrêterons pas à notre traditionnel «QG». Malgré la forme olympique d’Éole, nous roulons correctement… mais Jipi de souffrir dans une longue descente ! Bah, ne nous plaignons pas, il fait trop beau et nous sommes si bien ensemble ! Ces couleurs superbes ne nous empêchent pas, hélas, de constater une sècheresse criante… qui expliquera le tarissement de plusieurs de nos fontaines. Il va faire soif… mais, à St Rémy, où nous arrivons en empruntant entièrement la longue piste cyclable, une gentille barmaid nous remplira gentiment nos bidons.
C’est donc parti pour le clou du spectacle : la montée du Val d’Enfer – pour moi une route paradisiaque, trouvez l’erreur ! – la photo de groupe en son sommet puis le passage sous les Baux de Provence.
Midi à Mouriès : ça c’était avant ! Maintenant c’est midi et demi à Maussane ! On ne peut pas être et avoir été ! Ok, mais le repas sur la grande place de Maussane reste un grand moment de liberté, de partage, de convivialité, le tout dans une animation toujours importante et joyeuse. De plus, quelques modifications dans la feuille de route ont placé Mouriès hors parcours… alors n’en parlons plus et régalons-nous sur ces petites routes superbes au sud du Massif des Alpilles !
On l’aura dit, même en se coupant en plusieurs groupes, ce qui est bien pour notre sécurité sur les grandes artères de l’après-midi, personne n’est isolé et tout le monde profite d’un bon vent arrière, très efficace même s’il est moins puissant que ce matin. Maintenant, cette randonnée extraordinaire s’achève par la visite de Cornillon-Confoux avec ses ruelles carrelées, ses trompe-l’œil admirables et son chemin de ronde dont la vue sur l’Etang de Berre vous coupe le souffle.
Nous ne raterons la petite route de la coopérative et terminerons cette belle journée par le pot de l’amitié, à Lançon, sous un soleil généreux qui ne nous a pourtant pas trop fait souffrir de la chaleur… je pense qu’Éole doit y être pour quelque chose !
* : au cinéma, ce chiffre concerne aussi les salopards… rien à voir avec nous !
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