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La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille

Un Ventoux, sinon rien !

21 Juin 2021, 20:30pm

Publié par Paulo

Nous voilà donc à 8h00, sur le parking des platanes à Carpentras.

Une belle journée s’annonce avec une météo plutôt agréable, petite brise et soleil légèrement voilé.

Surprise, nous sommes au même endroit de rdv que nos collègues de l’Asptt Carpentras, qui s’apprêtent à partir. Après les échanges de politesses, nous décidons sur leur conseil, de modifier (déjà) le parcours. Nous passerons par les Gorges de la Nesque, fraichement remises à niveau et goudronnées de frais pour le Tour de France. « Vous ne le regretterez pas » nous ont-ils dit !

Et ce fut vrai. Un vrai billard qui nous a donné la sensation de ne pas toucher terre tellement il est lisse…

Photo de Joël

Photo de Joël

L’ascension jusqu’au belvédère faite, une photo du cortège de vieilles anglaises, des MG, qui nous ont doublé dans un panache de dioxyde de carbone, et on plonge immédiatement vers Sault.

Arrivée 10h45 au village, grignotage et plein des bidons. Et nous voilà sur les 1ères pentes du Géant.

On sait bien que l’ascension sera longue et chacun prend son rythme. Je ne me souvenais pas que la route soit si étroite, et il faut faire attention au trafic. La pente s’affirme au fil des kms et mes jambes me le confirment. Je perds le contact avec les copains et je commence à monter quelques signes de fatigue.

Regroupement au Chalet Reynard (j’arrive dernier, un peu en vrac). Je n’arrive pas à avaler mon petit morceau de gâteau, une boule dans la gorge m’empêche de m’alimenter. Le liquide passe mais la nausée est présente.

J’insiste pour poursuivre et le petit train bleu repart. Encore 6 km et je serai en haut ! Malheureusement, je jette l’éponge à 2 km du sommet, pas très loin de la stèle Simpson. Plus de force, plus de jambes, je décide de faire demi-tour, direction Bédouin puis Carpentras.

Je m’arrête au Chalet pour reprendre des forces en sirotant un Coca. Là me rejoindrons Gérard et Denis, les autres ayant plongés sur Malaucène. Cette pause m’aura fait du bien et j’ai pu rallier le point de départ sans soucis.

Hypoglycémie sûrement, mais pas que… Je soupçonne le cachet de sels minéraux que j’ai mis dans mon bidon le matin, de m’avoir provoqué cette « boule » dans l’estomac. Enfin je promets de ne plus en prendre surtout quand ils sont vieux de plusieurs années… tube oublié au fond d’un placard L.

Photo de Béatrice

Photo de Béatrice

Tout est bien qui finit bien, nous avons bu le pot de l’amitié tous les 6, en échangeant notre ressenti de la journée. Je remercie les copains pour leur patience et pour m’avoir attendu (si longtemps).

Je reste sur la frustration de ne pas être allé au bout et je reviendrai sûrement pour oublier mon échec. Je ne parle pas de revanche parce que je sais que le Ventoux est plus fort que moi.

Pour finir, je ferai comme Denis, voici mes chiffres :  105 km  -  1780D+  -  18,2 km/h.

 

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Mont Faron-Col du Corps de Garde

16 Juin 2021, 18:50pm

Publié par Denis

Ô mon Faron ô ô je pourrais vous le chanter mais je vais en rester là. Cette randonnée de 150 km avec un dénivelé conséquent > 2000 selon votre point de départ concluait notre saison sportive. Cette année qui n’est pas comme les autre ni même celle de l’an dernier elle est inscrite au calendrier des GRV à la mi juin.

Fin Sept ou début Oct le départ était plus tardif, 7h45 ou 8h00 selon la date mais cette année c’est à 7h00 que nous avons RDV à St Menet. Comme la température a fait un pas de géant en peu de temps pour atteindre un sommet presque estival c’est mieux ainsi pour rouler une grande partie de la sortie au frais ou presque.

Voilà c’est parti pour Aubagne-Gemenos-Col de l’Ange et ensuite prendre un petit café et viennoiserie à Cuges. Il nous est offert comme le veut maintenant la tradition par notre doyen du jour Jean Rev. Toujours sur son vélo même s’il a opté pour un VAE. Merci Jean au nom de tous. Un Aubagnais en la personne de Guy T.  s’est joint au groupe et sera peut-être une prochaine recrue, un ex 1ère  cat qui courut en son temps avec Marcel T. et bien d’autres de l’ASPTT, donc ce n’est pas un perdreau de l’année. Bienvenue si toutefois…

Mont Faron-Col du Corps de Garde

Nous étions 18 à la pause café et nous voilà partis vers le Camp où les deux parcours, A et B  doivent se séparer : tour du circuit du Castellet ou Faron/Garde. L’option Brûlat-Vallée du silence-Beausset non retenue, nous sommes 9 pour le grand parcours, hasard ou pas 50% de l’effectif présent. Passage devant le circuit où les moteurs tournent déjà à plein régime en attendant le Grand Prix de France  le 20 Juin. Descente vers Le Beausset, plein des bidons et descente un peu au frais des Gorges d’Ollioules la bosse pour quitter le village avant de tourner à gauche pour rejoindre Toulon. Routes ou rues n’ont rien à envier à nos routes ou rues marseillaises, bosses et creux  sont à éviter. Voici le restaurant « Le Baou » où nous déjeunons parfois et bientôt la forte pente qui nous amène au pied du Faron se présente. Son pourcentage nous fait mettre tout à gauche et c’est parti pour les 6 ou 7km d’ascension sur une route dont le revêtement est plus que mauvais. Les septuagénaires ferment la marche, Paulo s’est échappé lors d’une pause sanitaire, Nadine et Jacques pause à l’ombre pour croquer une barre de céréales, chacun monte à sa main car il fait déjà assez chaud. Les avaleurs de bitume sont bien devant et ouvrent la route où quelques voitures  de touristes montent pour admirer la rade ou le zoo ou le mémorial. Plus de trafic qu’en Sept ou Oct d’après moi. Rassemblement au sommet, traversée du plateau avant de descendre vers Toulon tout en s’arrêtant à plusieurs reprises pour admirer la rade, ses bateaux et la belle bleue. Il est décidé de franchir le col du Corps de Garde avant de déjeuner mais faute de trouver une fontaine nous achetons des bouteilles d’eau fraiche à l’épicerie.

Photos de Béatrice

Photos de Béatrice

Comme pour la grimpée du Faron, les groupes sont à l’identique. Le bitume est parfait sur les 6 km qui nous mènent au sommet et au pied du Mont Caume.  Rassemblement, descente vers Le Broussan, coup d’œil à la carte du restaurant mais les premiers continuent, les autres suivent. Les deux Jacques nous font passer par Evenos, une première pour tous je crois mais nous sommes informés qu’une descente à 17% ou 18% nous attend. Heureux les possesseurs de freins à disques, les autres auront les jantes brûlantes. Pas d’incident, pas de crevaison et nous arrivons sur la grande route des gorges. Bientôt 13h il est temps de casser la croûte et la belle boulangerie où nous avions déjeuné lors d’une sortie « corps de garde » nous attendait. Chacun y trouvera ce dont il a besoin pour son estomac qui crie famine et de quoi se désaltérer. En terrasse ou à l’intérieur, cette pause méridienne est la bienvenue. Café offert par Gérard nous avons encore quelques kilomètres à parcourir. Direction St A. d’Evenos, son boulodrome, sa fontaine et par la petite route traversant le vignoble, nous atteignons le Beausset. Nous voici au pied de la dernière difficulté de la sortie, une grimpée vers le circuit du Castellet ou Paul Ricard (à consommer avec modération), un vrai petit col sans ombre, ses virages et surtout la cohabitation avec les motards et voitures qui se croient encore sur le circuit. Le soleil brille mais un petit vent s’est levé ce qui rend l’atmosphère respirable. Au Beausset, Joël et son complice Jacques nous ont quittés pour bénéficier de l’ombre et fraicheur de la vallée du Silence puis Brûlat, bord de mer ? pour rejoindre Marseille ? Nous le saurons lors d’une prochaine rencontre. Pour éviter le vent, nous n’allons pas vers le Grand Caunet mais optons pour une descente directe vers Cuges. Bernard venant du Var récupère son véhicule, à bonne allure nous dévalons vers OK Coral qui a ouvert ses portes, passons Cuges et le revers du col de l’Ange se profile. Attente au sommet laissant partir le convoi des gens du voyage pour nous diriger vers Gemenos, Aubagne où Gérard nous abandonne et rejoindre le point de départ St Menet. Béa, Jack et Nadine y ont leurs véhicules, il ne reste plus à Paulo et moi-même qu’à passer la dernière bosse du jour : La Valentine où la circulation vers 16h est pour une fois est assez fluide. A noter car c’est si rare… Nous nous séparons au sommet et je file paisiblement vers La Rose. La randonnée s’est bien déroulée même si le parcours n’est pas des plus facile car mon compteur personnel, chacun le sien, annonce 151 Kms  2086 D+ en 8h de selle. La prochaine sortie devrait nous conduire vers un autre mont : le Mont Ventoux. Allez, osez, venez nombreux avant que le poids des ans vous en empêche.

 

Les 9 cités : Béatrice-Nadine-Jack-Bernard-Gérard –Joël-Jacques-Paulo-Denis  

 

Une sortie vers le Mont FARON très ventée

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Le Triangle Provençal, encore une fois

12 Juin 2021, 15:44pm

Publié par Anne

Il y avait quelques temps que j’y pensais mais en sachant bien, au fond, que je ne le ferais pas. Peur de la chaleur, de l’ennui, de ne pas y arriver, plein de peurs irrationnelles. Et puis tout à coup l’envie a pris le dessus et j’ai décollé le 12 juin à 6 heures. Toujours avec la peur d’avoir trop chaud car la météo annonçait 29° avec un ressenti de 33. Au contraire, le petit vent pas du tout gênant était raffraîchissant et lorsque la chaleur a commencé a devenir un peu désagréable, le ciel s’est couvert.

 

Ne pas y arriver : le précédent d’il y a 6 ans était rassurant, mais 6 ans tout de même. Et bien, je suis rentrée plus tôt cette fois, un peu avant 19 heures. Il faut dire que j’étais aussi partie un peu plus tôt et que j’avais si bien révisé le parcours que je n’ai pas eu besoin de sortir de carte. J’ai juste hésité après le Pointu pour trouver le chemin vicinal qui rejoint Auribeau sans passer par Saignon - Auribeau et ses alentours, la partie la plus planante du circuit. Et avant Céreste, j’ai évité deux fois le retour vers la route pour rester sur la voie recommandée aux cyclistes, tout en me demandant avec quelque inquiétude où elle menait. Juste à la sortie de Céreste, heureusement.

 

Comme la dernière fois, aucune impatience, juste une prise de conscience à Vinon qu’il restait encore beaucoup de route (facilement mesurable au nombre de rations alimentaires en attente dans ma sacoche). Mais ce n’est pas mal puisque la dernière fois, cette prise de conscience s’était faite en haut du Montfuron.

 

A l’arrivée, juste un peu plus de fatigue qu’en 2015, quelques douleurs classiques au réveil et à partir de là, la Grande Forme, pour plusieurs jours. Contente de constater que c’était encore possible. Mais le plus surprenant, c’est que pendant ces 13 heures (dont 40 mn d’arrêt), je suis arrivée à ne penser à rien. Et à me consacrer enfin totalement, après une dizaines de visites, à la contemplation des paysages qui font de ces 226 km presqu’autant de fêtes.

 

 

 

 

 

 

Peur de la grand randonnée ?
Try the handle of the road
It opens, do not be afraid
LC

 

 

Le Triangle Provençal

 

 

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