Sud Luberon
Une nouveauté au calendrier de nos GRV (grands RDV) mais comme notre responsable des parcours a un faible pour ne pas dire plus pour les longues distances comme le Triangle Provençal de l’ami Pierre F. (235 km) celui-ci au départ de Marseille AR annonce 180 km tout de même. Mais, il y a toujours un « mais » il est possible d’écourter au départ de Calas (13) réduisant la randonnée de 40 km.
Au RDV de Bougainville à 7h nous nous retrouvons une douzaine et certaines têtes ne sont pas des adeptes aux sorties à la journée. Traditionnel parcours pour rejoindre Calas en montant La Viste, passer Septèmes et Plan de Campagne puis empruntant la piste cyclable, à 8h nous rejoignons le lieu de rencontre pour prendre le petit noir et nous doublons le nombre des participants car c’est un peloton de 23 qui s’élance en plusieurs groupes, enfin je crois, vers Eguilles. Rassemblement au sommet et 5 nous quittent pour aller vers les 4 Termes ? St Cannat ? Le saurons-nous ? Le circuit B, oui il y a hebdomadairement un parcours A (long) et un B (plus court), devait avec le circuit du Sud Luberon poursuivre jusqu’à Rognes. Là 3 des 18 restants nous quittent et plus loin 2 autres quitteront le gros de la troupe. Vous suivez ? Le peloton « Sud Luberon » est au nombre de 13. Chiffre chance ou superstition ? Voilà c’est parti sous un ciel laiteux, sans vent et une température printanière vers le bassin de St Christophe, nous passons la Durance pour atteindre Cadenet (84). Jusqu’au « tambour d’Arcole » je pense que tout le monde connaît au moins ceux qui ont participé à la remise du Livre d’Or des FS PTT par l’ASPTT Carpentras, sinon allez visiter le blog. Encore quelques tours de roue pour rejoindre Lourmarin traversé sans encombre et voici la SURPRISE, la route qui parcourt sa combe (de Lourmarin) et qui monte vers le col du Pointu est bitumée à neuf depuis peu. Une merveille d’y cycler. Mais nous n’irons pas jusqu’au sommet, nous devons passer par Buoux, connu pour son fort et pour ses falaises à escalader. C’est une première pour moi et d’autres certainement. Une bonne grimpée pour arriver au village et les bidons remplis à la fontaine, ça continue pour arriver à l’intersection avec la D 943. Rassemblement et nous repartons pour cette fois retrouver le fameux col du Pointu mais nous n’irons pas directement à Lourmarin (2ème passage), nous quittons la grande route pour nous enfoncer dans la
campagne croisant un énorme borie photographié par notre président. Quelques kilomètres au calme, nous croisons la route menant à la forêt des cèdres, une belle descente et cette fois-ci sur la belle route nous arrivons à Lourmarin. Bientôt midi et 93 Km au compteur, il est temps de casser la croûte car nos estomacs crient famine. Nous traversons pédestrement la ville, les restaurants ont dressé leurs tables en terrasse mais nous ne souhaitons pas cette fois ci faire un repas « fourchettes » car le chemin pour certains est encore long. Donc sus à la boulangerie et non sur la boulangère qui après achats nous enverra très aimablement vers la maison mère où nous pourrons nous attabler tout en respectant les restrictions sanitaires. Le soleil est au rendez-vous et il fait bien chaud même sous les parasols. Nous consommons au plus vite notre casse-croûte et ce n’est pas mon fort, le café nous est offert par Yves et à 13 h c’est reparti pour la deuxième manche qui ne sera pas la plus facile. Je pars pour une grande partie du parcours vers l’inconnu. Gérard, Michel et Yves nous quittent pour rentrer au plus court, nous restons à 10. En cette période de pourcentage vous pouvez calculer ou faire calculer enfants ou petits enfants des « pertes » tout au long du circuit. Direction Lauris et les panneaux de la DDE ne fleurissent pas à chaque intersection. Anne nous dirige à la perfection sauf que nous allons emprunter un CV (chemin) en très mauvais état que Jipi et Julie évitent pour aller direct à Merindol. Quant à nous nous y arriverons également sans embûche.
Un petit détour dans la ville pour cause de marché peut-être. A la sortie nous attendons les deux de la voie directe puis direction Mallemort et Charleval par une route très calme et touristique. Jean-Pierre notre baroudeur nous prévient qu’une belle ascension nous attend pour l’avoir gravie. Avant, nous faisons une halte fontaine car il fait toujours assez chaud mais un petit vent nous rafraichit quand nous roulons. Direction Lambesc que nous connaissons mais avant il faut franchir le « Col » de Sèze ou plutôt le plateau de Sèze sur un beau revêtement dû au passage du TDF ? et ombragé. Les 2,7 km annoncés sur mon Garmin vont nous paraître bien plus longs car la vitesse tombe à 6 ou 7 km/h mais il y a des ruptures de pente qui permettent de récupérer. Pas d’attente au sommet pourtant bien matérialisé par une ligne GPM, une belle vue bien dégagée vers la plaine, une bonne descente et regroupement à l’entrée de Lambesc. Pour rejoindre Calas, il reste encore 30 bornes et la montée des 4 Termes de Coudoux. Petit vent en poupe, les jambes tournent très bien pour certains, moins bien pour d’autres. Nous sommes 3 en serre file et au sommet, nous pouvons admirer l’Etang de Berre. La fontaine de Coudoux est la bienvenue. Pour la capitale phocéenne encore 40 bornes, ça peut se faire, un an auparavant nous en avons parcouru 170 sur le parcours du Petit Luberon, ce n’est pas un an de plus… Les premiers coupent facilement la D10, les derniers attendent, vu le flux continu de véhicules. Comme l’écurie n’est plus très loin pour rejoindre Calas, personne ne tourne la tête et je suis abandonné à mon triste sort avec Jipi qui préfère être « micheline » que « TGV ». En binôme, nous parcourrons les dix derniers kilomètres de Roquefavour à Calas, même la dernière bosse vent au dos nous paraît facile. Nous retrouvons le groupe, pas au bistrot cette fois. Les « 140 » sont rendus, 50% du Sud Luberon, les autres 50% vont continuer pour atteindre les 180 du circuit malgré la proposition de René pour nous ramener. Jipi préfère les deux bosses passant par Plan de Campagne et Septèmes les 4 autres (Anne-Jacques-Joël-Denis) optent pour le traditionnel parcours Cabries-La Malle-Septèmes. Je suis surpris par le peu de circulation automobile, le groupe se sépare encore en deux, quartiers Nord, quartiers Sud à St Antoine. Comme me le disait la veille notre ami Jean R, il ne reste plus qu’à se laisser glisser ou presque. Le finirai seul car Jacques veut faire 200 bornes au compteur. Ce nouveau parcours très beau et pittoresque même si nous en connaissons une grande partie arrive à son terme. Pour moi les nouveautés : Buoux-Plateau de Sèze et les villages de Mérindol-Mallemort-Charleval.
Pour votre narrateur : 182 km 2060 D+ 9h10’ de selle 19,9 Km/h
Les 140 km : Béatrice-Julie-Didier-René-Paulo
Les 180 km : Anne-Joël-Jacques-Jipi-Denis
Les 13 autres : Yves-Michel-Gérard (Lourmarin/casse croûte) Christian M-JeanR-Henri-Alain M-Serge (Eguilles) Daniel-Louis-Noël ? + Patrick G-Christian P à Rognes.