Repas royal… «chez» Picasso !
Repas royal : on verra plus tard ! Picasso ? Vauvenargues, bien sûr… et Tour de la Sainte-Victoire (TSV), antihoraire bien entendu !
Tout le monde aura compris qu’en ce samedi 27 mars, après les nouveautés de la fin de l’hiver et du tout début du printemps, le temps des classiques est revenu ! La Rose, Le Logis-Neuf, La Bourdonnière, Le Terme de Peypin : des wagons s’accrochent à chaque aiguillage et un train bleu de 18 éléments va s’élancer vers Trets.
Après les averses nocturnes et les bancs de brouillard annoncés, la journée s’annonce belle, peu ventée pour l’instant. Une crevaison, déjà, avec abandon de la victime ; ça arrive ! Conséquence de la couverture nuageuse durant la nuit : pour la première fois en ces heures si matinales nous ne sentons aucune froidure… et personne ne s’en plaindra, évidemment !
Trets. Grand soleil, bonheur partagé du café et de la viennoiserie ; tout va bien ! Couvert remis guère après ; la sortie B devait nous quitter ici mais je pense que personne n’aura gravi le Pas de la Couelle comme indiqué sur le calendrier ! On avance vers Pourrières. La Sainte-Victoire, à main gauche, s’est empanachée sur toute sa longueur d’un somptueux ourlet d’ouate immaculée : grandiose !
Pourrières : température superbe dans ce beau village provençal. Plein d’eau en haut du village, comme d’habitude ! Plaisir du cadre sauvage des 17 Tournants, arpentés par d’autres cyclos. Regroupement au sommet avant d’attaquer la longue montée vers le Col des Portes. Route tranquille, boisée, sauvage, magnifique. C’est le premier TSV pour l’un d’entre nous : il va se régaler ! Nouvelle crevaison, phénomène normal après les averses. Des ailes ont poussé derrière la randonneuse à Jipi : déçue d’avoir, l’an dernier, traîné un boulet toute la journée durant, elle va prendre sa revanche… et Jipi parviendra à la suivre !
Col des Portes (631 m), entre la Citadelle et le Pic des Mouches : haut lieu du cyclotourisme et de la randonnée pédestre. Endroit superbe qui nous ouvre la vallée de Vauvenargues. L’heure a tourné et Aix, lieu «normal» de la pause méridienne, paraît bien lointain ! Enfin, régalons-nous dans ce cadre merveilleux. Vers Vauvenargues, troisième crevaison… et première étape d’un triptyque dont l’acteur se serait volontiers passé !
Le temps de la réparation, midi ne va plus tarder et décision est prise de déjeuner à Vauvenargues. Superette bien achalandée. Croze-Hermitage, foie gras et fromage de chèvre : buffet royal dressé dans un petit coin de paradis, face à l’église avec vue sur la face nord de la Sainte-Victoire et le château de Picasso ! Les 10 convives seront ravis… tant pis pour le onzième qui a foncé vers Aix… et même Châteauneuf-le-Rouge apprendra-t-on plus tard ! Ce moment si convivial s’avèrera assez perturbé pour le malheureux du jour qui doit réparer de nouveau…
On repart… mais le trio de queue s’arrêtera bien vite ! En effet, troisième acte du triptyque ! Cette fois, nous trouverons le vrai coupable : le pneu, qui est coupé juste au-dessus de la jante. Les Audois disent : «on met oun pétas»… en français, je ne sais pas comment on dit mais le petit morceau de pneu apposé par-dessus la chambre à air va tenir tout le reste de la balade ! L’enveloppe de rechange, envoyée par Anne dans le maillot de Denis, ne servira donc pas mais quel beau moment d’entraide !
Et le ravissement continue. Il fait presque chaud ; le vent n’a été sensible qu’un court moment et après Aix il sera plutôt favorable. Cadre magique du Tholonet avec ses platanes séculaires, apprécié le temps d’un café. Derniers coups d’œil sur la Sainte-Victoire que nous allons quitter. La bosse de Beaurecueil, côté dur, et le peloton de s’étirer ; normal ! Chateauneuf-le-Rouge avec son château qui sert de mairie, l’un des derniers regroupements du jour… la fin de cette belle journée approche. Le «Revers des Terme » sera une formalité ! Tant pis s’il est un peu tard, au diable la montre ! N’avons-nous pas passé une belle journée ? Les péripéties de notre aventure nous auront fait découvrir un nouvel endroit pour déjeuner… Qui aurait pensé que nous mangerions à Vauvenargues, un jour ? Personne, bien entendu, et c’est pour cela qu’il ne faut pas hésiter à «refaire» les classiques même si on les connaît par cœur : rien n’est jamais pareil !
En résumé, un septième samedi à la journée réussi. 11 participants dont deux féminines, 130 kms et un peu plus de 1 600 m de dénivelée positive. Et le couvert sera remis samedi prochain dans les Alpilles… venez nombreuses, nombreux !