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La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille

20 juin 2020 Serres (05) : Préparation cyclomontagnarde Jura 2020

26 Juin 2020, 18:37pm

Publié par Denis

Après deux mois de confinement dus au Covid-19, plus ou moins respectés, et une reprise sportive depuis le 14 mai pour nous rendre dans le Jura début juillet, Pierre nous propose une sortie montagneuse depuis Serres (05). Sans se bousculer, 1 H 45 de route pour se rendre sur le lieu du départ, prévu à 8 H 30.

Photo de Joël

Photo de Joël

Nous sommes 9 à avoir répondu présent à cette invitation, un bon groupe. La feuille de route annonce 120 kms et environ 2 000 m de dénivelé avec 5 cols programmés. Température fraîche (10°) au départ donc manchettes ou coupe-vents sont de sortie. Quelques hectomètres en ville et nous voici déjà en pleine campagne sur une route bien arborée par des genêts en fleur. Nous sommes au pied du Col de Carabès (1 261 m) pas encore ensoleillé et sur un bitume parfait nous allons escalader les 10,5 kms à 6,3% de moyenne, évidemment en plusieurs groupes les plus costauds ouvrant la route mais en allure cyclotouriste nous profitons de la forêt et du paysage. Nous sommes encore fringants. Une belle descente pour rejoindre Valdrôme puis Beaurières avant d’attaquer toujours sur un asphalte parfait le Col de Cabre (1 180 m), 9,5 kms à 4,4%. Les moutons accompagnés du berger et de son chien  paissent en bordure de route, d’autres sont bien plus haut dans la montagne. Voilà deux cols dans notre escarcelle mais, non répertorié sur le road-book, se présente le Col de la Haute-Beaume (1 267 m), 3,6 kms à 7,6% de moyenne ce qui implique des passages à deux chiffres ; le 30X28 quand il veut tenir s’avère nécessaire. Nous arrivons, par des routes toujours aussi calmes et parfumées par les foins coupés, à La Faurie où nous retrouvons les véhicules et camping-cars car c’est le début des vacances pour certains heureux du «déconfinement». La pause repas est prévue à Veynes que nous atteignons vers 12 H 30. Une bien longue pause car fermés depuis 3 mois la reprise devant les fourneaux s’avère délicate. La deuxième partie paraît sur le papier bien plus facile, une fausse impression.

Photo de Béatrice

Photo de Béatrice

Cette pause déjeuner bien trop longue et le soleil bien présent mais non caniculaire, nous voilà partis vers le Col d’Espréaux (1 142 m), 6 kms à 5,1%. Vous connaissez ? Non ? Pourtant, le TDF l’a emprunté pour une arrivée à Laragne. D’ailleurs, ayant plu à Jacques S., il souhaitait le gravir ce qui est fait. Le petit vent contraire du matin nous pousse en poupe pour arriver à son pied. Sur la digestion nous l’attaquons gentiment, la pente s’avère douce avec quelques passages plus ardus. Il n’a pas la réputation des cols des Alpes du Sud, tels Allos, Cayolle, Restefond-Bonnette, Vars et d’autres… mais mérite d’être connu. Depuis le sommet nous nous laissons glisser dans un paysage minéral vers Barcillonnette, empruntons une voie à grande circulation (ce n’est pas l’A7) pour rejoindre Ventavon en oubliant le détour par Monêtier-Allemont car le premier groupe est pressé de se confronter au dernier col de la sortie, le Col de Faye (934 m) qui selon Pierre est une formalité. Comme dirait un des nôtres, c’est une «vacherie». Il faut user de nos forces restantes, mettre tout à gauche pour atteindre Faye puis en traversant une belle forêt accéder au sommet du col. Nous sommes venus en préparation à notre cyclomontagnarde jurassienne donc il faut en baver si nous voulons être prêts pour la Mout-Mout de l’année. En matinée, nous avons suivi le circuit du Haut-Buëch, bien balisé et l’après-midi celui de «l’Amour» ? À vérifier. Je peux également signaler que nous sommes au pays de la pomme, vu les nombreux vergers traversés.

Photo de Jacques

Photo de Jacques

Nous arrivons au terme de cette agréable sortie qui nous fait sortir de nos circuits habituels autour de Marseille. Une dizaine de kms pour rejoindre Serres que nous avalons sans encombre, après avoir accompli 130 kms environ et 2 285 m D+. Nous ne pouvons nous séparer sans prendre la fameuse BBF ou autre boisson, offerte par notre seule féminine cette fois-ci : Béatrice. Merci Béa et bon anniversaire.

Dans quelques jours, nous verrons si cette rando avec dénivelé aura porté ses fruits.

Au compteur personnel : 127, 4 kms, 2 284 D+, 18,3 km/h

 

9 participants : Pierre, Patrick G., Christian P., René, Joël, Jacques S., Béatrice, Paulo, Denis

Photo de Paulo

Photo de Paulo

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Les chemins sans issue ne mènent nulle part !

7 Juin 2020, 14:16pm

Publié par Jipi

Grand soleil. Petite fraîcheur matinale. Bon vent d’ouest. Tout est réuni pour une merveilleuse journée de vélo, ou de bicyclette, selon les cas ! Et longue. 12 partants et une partante de Bougainville… Les différents wagons, accrochés en cour de route par des «mécaniciens » assez experts, feront monter le nombre de passagers du Train Bleu à 21.

Que la nature est belle, en ce si beau printemps ! Magnifique travail d’un mois de mai qui a si vite passé ! Si je disais un mot sur les réjouissances du jour ? Il en est temps, en effet ! En ce samedi 6 juin, le calendrier a prévu de faire trianguler ses ouailles, petitement ; autrement dit : le Petit ou Mini Triangle figure au programme !

Les chemins sans issue ne mènent nulle part !

Et c’est parti ! La campagne aixoise respire la verdure et le coquelicot. Nous, la joie de recevoir un si bon air et de pédaler. Eguilles, village perché qui surveille la plaine. Pause-café.

Pas très clair, le chemin à suivre, beaucoup de routes menant à Puyricard, très connu pour sa chocolaterie, mais nous n’y perdrons pas notre latin ! Arrive le rond-point de la séparation. À ce sujet, je voudrais bien avoir des échos de la sortie «B» car elle paraît assez inédite et emprunte de fort jolies petites routes ; autrement dit : quelques commentaires seraient bienvenus ! Les guillemets concernent le nombre de participants car, sur le 21 présents, nous allons ne nous retrouver qu’à 6 pour le «Tour» ! Nous n’aurons donc pas la quantité, certes, mais la qualité est là, assurément !

Joli petit hameau de Couteron, bien calme que nous traversons… tout comme St Canadet, caché dans les bois qui descendent dans la Plaine de la Durance, où nous attend un tronçon, assez court heureusement, sur des artères inintéressantes et voiturées.

A Pertuis, l’on se perd, c’est bien connu… mais les éclaireurs du groupe ne commettront aucune erreur ! Et de commencer notre splendide balade en pays du Luberon… Sortie un peu pentue de la ville à travers bois et vignes. Plus trop de voitures, il fait bon rouler ; ça nous change de chez nous !

Château d’Ansouis, bien vaillant au-dessus de son village et de son vignoble, traversée des champs qui vont buter, au Nord, contre la verte muraille du Mourre Nègre (1 125 m). Blés déjà bien jaunes, vignes au vert très frais du printemps, genêts empreints d’une euphorie générale, coquelicots en fête, une myriade de fleurs en pleine cérémonie : c’est trop beau ! Passage en sous-bois pour nous reposer d’un soleil généreux mais dont nous ne souffrirons jamais grâce au vent qui, sans trop nous barrer la route, nous assurera une aération bien efficace !

Denis, Jipi, Joël, Patrick, Anne, Noël

Denis, Jipi, Joël, Patrick, Anne, Noël

Arrêt au bord de l’Etang de la Bonde. Nous y dérangerons un brave pêcheur pour obtenir notre photo de groupe ! Quittons ces eaux si calmes, dans leur écrin boisé, pour continuer notre régal, à travers bois, cultures et vignes, sur un parcours bien roulant s’il n’est pas plat. La Motte d’Aigues, St Martin de la Brasque, bons petits villages où il doit faire si bon vivre. Encore une courte bosse dans ce Luberon verdoyant puis une longue descente nous dépose au pied de Grambois, autre village perché. Grimpée d’un kilomètre. Sortez les «triples», pour ceux qui les ont ! Face à nous, les fières demeures du bourg nous sourient dans le soleil.

11 H 57 : la «micheline bleue » a 3 minutes d’avance sur l’horaire ! Jolie bourgade médiévale très bien restaurée avec sa mairie et sa fontaine. Et, surtout sa grande place avec vue sur les bois et les vignes. Terrasse accueillante, tenanciers charmants, boulangerie bien achalandée. La très bonne ambiance qui émanait de nos machines se retrouve autour des tables : le régal continue en savourant nos sandwiches ou en dégustant bières ou petit rosé, peu sucré et très fruité ! Nous ne savons pas, à l’heure ou j’écris ces lignes, si ce nectar provenait des vignes de Grambois ou de la Tour d’Aigues… question gravissime !

Et la route reprend, cette fois-ci sous une chaleur un peu sensible, par deux côtes assez sévères sous les bois. Pas de voitures, vue sur la Plaine de la Durance, en contrebas ; qu’est-ce qu’on est bien ! Bientôt, Mirabeau nous salue de son fier château surveillant les habitations lovées à son pied. Et la descente de continuer, jusqu’à la Durance et ses routes, bien sûr plus encombrées… mais nous n’y «commettrons» que quelques kilomètres.

Vent un peu gênant sur le Pont Mirabeau… où coule la Durance, pas la Seine ! Jolie remontée du cours d’eau jusqu’à St-Paul-lèz-Durance. Dernière portion spécifique de cette classique, la petite route qui va nous conduire à Rians n’a rien à envier aux précédentes. Très peu d’autos, une nature à l’état brut, bois et rochers mélangés pour le bonheur du cyclo, mais bien plus sèche que le vert Luberon. Le pays de Durance après le Luberon : ce tour est magnifique, conservons-le, en l’état !

Après Rians - où nous quitte Patrick pour s’en aller vers Vaugines - la suite est si connue que je pourrais arrêter là mon récit… Mais je dois juste décrire l’anecdote qui a engendré le titre de cet article ! En effet, après Trets, un accident de la circulation a coupé le groupe en deux, Joël, Noël et Jipi devant attendre un petit quart d’heure que la maréchaussée daigne bien les laisser passer. Impatients, nos trois lascars décident d’emprunter un petit chemin goudronné… toujours vu mais jamais emprunté ! Il est l’heure de succomber à notre curiosité ! Sur un asphalte impeccable, cette petite artère boisée mène à une voie sans issue (panneau à l’appui) : on verra bien ! Evidemment, si l’on entend la route très proche, nous débouchons sur un champ, une maison et un chemin bétonné… qui ne part pas dans la bonne direction ! «Veni, vidi»… mais pas «vici»!

Tout rentrera dans l’ordre ensuite, dernière séparation au Logis Neuf, et tout le monde regagnera ses pénates, content, je pense, d’avoir vécu une bien belle journée sur ce parcours magnifique qui visite le Pays d’Aix, le Luberon, le Val Durance. Ne manquez pas les prochaines éditions : vous ne serez pas déçus.

J’allais oublier de parler chiffres ! 172 kms au départ du centre-ville, 1 978 m de dénivelée positive sur mon compteur : du solide, tout de même, mais très réalisable !

 

Mini ou moyen ?

Les chemins sans issue ne mènent nulle part !

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