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La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille

Jeudi de rêve

27 Mars 2020, 20:31pm

Publié par Jo

En ce premier jeudi de Printemps 26 mars 2020, la température était encore un peu fraîche au rendez vous de  Saint Menet, où nos cyclos irréductibles avaient bravé les interdits malgré le confinement imposé pour éradiquer et vaincre l’invisible  mais ravageuse « bébête ».
Le départ, donné à 10h00 sonnantes de Privilège  (sic* Jipi ) nous a permis de dérouiller nos articulations, laissées quelques temps au repos, pour rejoindre Moulin de Redon, afin de récupérer le reste de la troupe et pour certain l’occasion d’effectuer un arrêt technique au bloc sanitaire de la place municipale pour éventuellement, déposer ou prendre,,,, du liquide.
Malgré les buissons en fleurs  et les platanes bourgeonnants, l’ambiance était tristounette, car en guise de bisous ou d’accolades, seul un coup de coude amical et à distance réglementaire permettait de nous saluer réciproquement.
Même le piaillement et les cris stridents des élèves dans la cour de récréation qui nous encourageaient lors de notre passage, ne résonnaient plus, pour briser le silence inhabituel de ce petit village.
La traversée de Saint Zach puis  la montée de la Sambuc n’aura jamais été aussi sereine tant le passage des voitures ou des camions se faisait à  allure modérée dans un espacement considérable, nous permettant de cheminer en  totale sécurité.
Arrivés au cœur de Nans, nous déposons nos montures ça et là, contre les barrières ou les énormes platanes et entrons dans la boulangerie, seul commerce du village ouvert  en ces circonstances particulières.
Au passage du groupe bleu, tel une nuée de sauterelles dans un champ de blés murs, l’étal des sandwichs de l’établissement s’est  retrouvé , copie conforme, à l’image des rayons de pâtes et de PQ d’Auchan, ou de  Carrefour dès l’annonce faite par la presse pour le  confinement général, complètement rasé.
Hélas, pour partager cette pause méridienne habituellement très conviviale, point de bistrot ou de troquet ouvert, point de table aux  terrasses vides, c’est donc sur les bancs de la belle promenade,  orpheline  de  la foule colorée habituelle  que la croûte fût cassée, arrosée sobrement bien entendu et c’est à souligner, avec l’eau de nos gourdes fraîchement remplies à l’entrée du village.
Malgré la distance respectée entre les convives sur les bancs ensoleillés de cette place triste et déserte, quelques paroles  furent échangées, sans que le ton ni les décibels ne brisent la quiétude de l’allée, situation vraiment exceptionnelle pour un jeudi.
 
Vélos enfourchés et casques sur la tête, la lecture de la température clémente relevée sur la croix verte de la pharmacie fît l’unanimité  pour que l’ensemble choisisse de continuer par la Sainte Baume histoire d’allonger  agréablement la balade.
L’ascension s’est faite groupée mais dès les premiers virages l’étirement naturel a permis aux moins rapides d’admirer paisiblement les couleurs printanières de la garrigue et de humer le doux parfum des différentes fleurs irisées, perçant au travers de l’épais  tapis de verdure.
Le plein des bidons effectué à la fontaine du plan d’Aups, nous nous élançons dans la longue descente sinueuse qui mène à Auriol propice aux funambules et aux virtuoses des enfilades, permettant une  relance ludique et grisante à souhait.
Arrivés au rond point d’Auriol, retour au calme dans un regroupement général pour  la séparation  habituelle selon nos chemins de retour respectifs.
Tout à coup un son musical  me fait sursauter, la sonnerie de mon mobile...
J’ouvre les yeux, et me retrouve sous la couette  dans mon lit, il est 9 heures du matin.
Cette sortie d’un jeudi traditionnel n’avait été qu’un rêve éveillé.
Un rêve occasionné peut-être par la lecture attentionnée de tous vos différents mails soulignant que les sorties  hebdomadaires  à vélo nous manquaient sérieusement.
Aussi, comme à toute chose malheur est bon, cela m’aura donné l’occasion, pour pallier ce cloisonnement, de  rassembler ainsi mes rêveuses pensées afin d’alimenter, en ces moments de disette, notre cher blog et d’avoir vécu, en votre agréable compagnie, cette  évasion virtuelle d’un Jeudi imaginaire sur ces belles routes de Provence qui, je le souhaite sincèrement, se concrétisera rapidement dès la fin de ce confinement.
Amitiés sportives
Jo

PS : participants : tous les adhérents
Photos : le flash n’a pas fonctionné dans la nuit, images sous exposées

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14/3/2020 Le Col du Corps de Garde avant le confinement

22 Mars 2020, 20:43pm

Publié par Denis

Car depuis cette date suite à l’épidémie de coronavirus nous sommes confinés et interdiction de sortir sauf pour quelques cas urgents. Voilà, nous sommes à l’arrêt en souhaitant qu’il soit le plus court possible mais j’ai peu d’espoir. Il faudra revoir le calendrier des sorties pour que la reprise soit la plus douce possible.

Ceci dit, cette sortie à la journée préparée par notre ami Jean-Pierre s’est déroulée idéalement grâce à la météo printanière, printemps qui a déjà pointé son nez. Le ciel est bleu et le vent souffle très légèrement en matinée. Mais avant d’arriver à son pied (du col) nous devons grimper quelques bosses et certain(e)s ont peur d’y arriver un peu râpé(e)s.

Photo de Jacques S.

Photo de Jacques S.

Dans l’ordre, vous devez monter le col de la Gineste, Belle Fille, puis vous installer au nombre de 19 en terrasse à La Ciotat en bord de mer pour déguster un bon café et croquer quelques viennoiseries. Le vingtième nous rejoindra plus tard. La dispersion se fait en petits groupes avec ceux qui rejoignent leur domicile directement  en passant par Ceyreste et le Grand Caunet. Pierre nous accompagne jusqu’à St Cyr et pense rentrer depuis le Brûlat et un groupe de quatre (Nad-Jack-Julie-Didier) veut éviter les montées de la Madrague, du Castellet médiéval et du Vieux Beausset mais il en gravira d’autres. Les 8 autres (Anne-René-Joël-Jacques-Paulo-Noël-Patrick G-Denis) en attendant le renfort du treizième (Bernard) vers Le Beausset vont essayer de faire au complet le parcours proposé par Jipi qui nous a fait faux bond craignant le Covid 19. Donc sans le concepteur ce groupe sans carte et GPS commettra une erreur d’aiguillage et n’atteindra pas Le Castellet et encore moins le premier passage au Beausset où Bernard devait s’impatienter. Malgré  cet imprévu, nous arrivons à La Cadière d’Azur et nous empruntons une toute petite route à travers le vignoble AOC Bandol, une route assez pentue avec des passages au pourcentage élevé méritant l’utilisation du triple plateau. Mais nous sommes en pleine nature et très peu fréquentée. A une bifurcation se présente à nous un mur d’au moins 20% et sur notre droite une route bien plus plane. Un cycliste l’emprunte pourquoi pas nous ? Elle doit bien déboucher à St Anne, on verra bien. Nous ne verrons pas Notre Dame du Beausset, tant pis. Seul Jacques en bon grimpeur s’y aventurera sans voir NDame. Après quelques kilomètres en descente, nous arrivons enfin à St Anne d’Evenos. Coup de fil à Bernard qui nous rejoint, message à l’autre groupe qui est déjà à Toulon. Nous descendons dans la fraîcheur les gorges d’ Ollioules, passons sur la grand route cette charmante cité avant de bifurquer sur notre gauche en direction de Toulon pour se pauser au pied du Col de Garde. Le premier groupe s’est installé au restaurant du Baou (ex Drop pour les anciens) que nous fréquentons assez souvent quand nos randonnées à la journée y passent vers midi (Faron-Col de garde) pour reprendre quelques forces. Le deuxième groupe préfère casse croûter su la place. Le premier bien plus rapide finit et repart avant nous après nous avoir salués, le deuxième prend un café au bistro pour avaler ensuite les cinq kilomètres d’ascension du fameux Col. Photo souvenir au sommet avec le panneau du Mont Caume dans notre dos. Il nous attend. Quand ?

14/3/2020          Le Col du Corps de Garde avant le confinement

Belle descente vers St Anne en passant par le Broussan et si le compteur indique pour moi 62 km/h, c’est que la pente est bien abrupte. Je l’ai évidemment grimpée il y a bien longtemps pour aller monter le Faron, c’était dans un autre siècle, n’est-ce pas Bernard ? Nous remplissons nos bidons à la fontaine et à travers vignes nous arrivons au Beausset et voici les six ou sept kilomètres de montée pour atteindre le circuit du Castellet. Les plus en forme ouvrent la route, les autres font pour le mieux. Pensais notre président à l’avant et bien non, il fermait la marche, un petit coup de buis. Toujours pas de 1er groupe. Au Camp idem et nos routes vont se séparer : 4 vers Gd Caunet pour s’offrir malgré le vent qui a forci la Gineste, 4 par Cuges et col de l’Ange. Bernard récupère sa voiture venant de son Var natal.  Descente, OK Coral, Cuges, revers du col et miracle voici le 1er groupe qui arrive du Gd Caunet renforcé par Jacques S. Nous déclinons l’invitation de Nadine à prendre un verre à Gemenos et nous préférons rentrer direct. Ce sera pour des jours meilleurs. Gemenos, Aubagne, St-Menet, vous connaissez la route. Anne rentre en solo, et à 3, vent dans le nez, nous grimpons La Valentine, sa circulation et ses ronds-points. Paulo finit seul car avec Noël, nous faisons une halte à Bouticycle pour un problème de saut de chaîne. Les 3 Lucs, La Rose, la BBF traditionnelle en tête à tête à St Just et rentrée au domicile sans savoir encore que cet endroit deviendrait notre lieu de confinement. Une semaine déjà au moment où j’écris ces lignes et nous ne voyons pas le bout du tunnel. Quand pourrons-nous enfourcher notre petite reine pour nous évader ? Dieu seul le sait. Avez vous des contacts avec lui ?

 

Les chiffres : 139,8 km    1965 D+   7h04’  19,8 km/h  pour moi

Les participants 13 : Nadine et Jack   Julie et Didier  Anne-René-Joël-Patrick G-Jacques S-Bernard-Noël-Paulo-Denis

 

Ces quelques lignes ne sont pas pour les participants mais pour les anciens, les empêchés, ceux qui n’osent pas se lancer sur de longues distances.

 

Rando dans le Var… peloton épars !

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Tour des Batelières 2020

8 Mars 2020, 22:07pm

Publié par Jo

Comme aurait dit G. Brassens ... "Heureux qui comme Ulysse" j’ai fait... les Batelières… après 10 ans d’absence.
En ce joli matin d’hiver ensoleillé, le départ de nos 18 cyclos était donné par un starter de luxe, Christian Patrice venu en voiture à St Menet nous souhaiter une bonne randonnée.
Arrivés à l’entrée d’Auriol, la terrasse du café nous attendait, car notre ami Christian Martinez nous a offert le petit noir pour fêter son anniversaire, c’est à dire 2 fois mon chiffre porte bonheur… Pour les curieux, c’est le chiffre qui termine mon année de naissance.  
(Et oui, désigné d’office pour faire l’article… on m’a dit : si tu es à cours d’inspiration, tu « meubles »... mais……… j’en conviens, ce n’est pas  aussi « commode » que ça).
Ensuite arrivés au carrefour du petit Galibier où 4 cyclos ont bifurqué, c’est un groupe, parti « comme à 14 » en direction de Rougiers qui s’est étiré dans un train régulier jusqu’à l’intersection de Mazaugues où Michel G qui retournait sur Marseille nous a souhaité bonne continuation.
Au travers de cette campagne verdoyante,  bosselée  et calme à souhait,  nos « bateleurs » ont  ainsi traversé  les villages de Mazaugues  et de la Roquebrussanne pour se regrouper en haut de la bosse.
Dans la longue descente qui suivit, le silence fut troublé par un spectacle inattendu et stupéfiant.  Une  foultitude interminable de 5 à 600 motards (chiffre confirmé après consultation auprès des copains cyclos)  remontait, disciplinée et en file indienne sur plusieurs kilomètres.  Certainement une concentration de Bikers en : Harley Davidson Yam, Kawa, Suzuki, Ducati et autres Trikes, Roadster Customs Cruisers Spyder Trails, et j’en passe car je n’avais pas mis mon collyre pour tout détailler.
 
Photo de Jack

Photo de Jack

Arrivés à Méounes avec une avance conséquente sur l’horaire,  grâce à la constance, l’élégance et la performance de nos féminines Anne, Julie et Nadine, et la bienveillance de notre Président Paulo,  nous décidons d’attaquer directement la bosse pour aller dévaliser les diverses boulangeries de Signes afin de nous restaurer.
Daniel F. nous ayant quitté prématurément, évita, aux superstitieux, (pas de nom Bernard) d'être 13  à table pour le casse croûte.
C’est  sur la traditionnelle place du marché, ensoleillée à souhait, dominée par son ancienne cabine téléphonique rouge style londonien, transformée pour la circonstance en bibliothèque,  jouxtant  les fauteuils blancs qui nous tendaient les bras, que fut fut prise une collégiale et amicale collation.
Afin d’éviter que les moteurs ne chauffent de trop,  les liquides de refroidissement ont été vérifiés, voire complétés au bar de la place.
Pour terminer les dialogues sans temps morts de ce moment convivial, les cafés nous ont été offerts gracieusement par notre ami Jacques Sola.
La digestion s’est réalisée tranquillement dans la longue montée qui mène au carrefour du  camp du Castellet,  et pour  esquiver  les barrages dans  le Grand Caunet causés par le  rallye de la Sainte Baume,  l’option retour sur Marseille s’est faite par Cuges les pins, Gémenos, Aubagne, et Obi pour la photo de groupe.
 
Photo de Julie

Photo de Julie

Cela faisait exactement 8 ans (1er mars 2012) que Jacques M. m’avait remis  en selle sur son  tamdem après mon accident,  aussi  je  remercie encore une fois  tous les membres de la section  de m’avoir donné la force  par votre patience, de continuer à partager  avec vous ces moments de vélos et d’amitiés inoubliables.
A bientôt sur la route
JO
 
Participants à la sortie :
Christian M. Michel G. Jean M. Jipi  Serge R
Anne Julie Nadine Bernard Daniel Denis Gérard Jacques M. Jacques S. Joël Louis G. Paulo Jo
 

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