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La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille

Requiem pour les « longues distances »…

29 Septembre 2019, 09:12am

Publié par Jipi

J’ai mis des guillemets à longues distances parce que placer des sorties de 130, 140 kilomètres dans cette catégorie verrait nos anciens s’étouffer de rire !

En effet, après le TSV du 31 août à 6 cyclos, une sortie traditionnelle de 130 kms, nous avons connu, en ce samedi 28 septembre, la même faiblesse de notre effectif sur le très beau parcours du Haut-Var, au départ de Saint-Maximin, avec donc de nouveau six participants, les mêmes à 66,66%. C’est bien peu et c’est regrettable…

Mais je ne vais pas me lamenter tout au long de mon récit ; ce serait bien dommage car nous nous sommes régalés pendant cette belle journée de soleil, de cyclotourisme et d’amitié, un peu ventée… mais pas trop !

7h45 à St-Maximin. Personne en retard, les visages pas trop endormis par une nuit forcément assez courte, la bonne humeur déjà bien présente… elle ne faiblira pas ! Café sur la belle place rénovée de cette bonne bourgade varoise dont l’imposante basilique s’aperçoit à des kilomètres à la ronde. Départ tous en manches longues car l’air est bien frisquet au «petit» matin. D’un avis général, ce parcours est moins beau que celui d’Esparron du Verdon, un peu plus voituré mais plus facile… ou moins difficile, c’est comme on voudra !

Cotignac

Cotignac

Magnifiques plateaux boisés du Haut-Var, le matin, résineux et chênes pubescents à la feuille encore bien verte. Quelques premières teintes automnales pour agrémenter la palette de coloris. Esparron-de-Pallières où il se trouve toujours quelqu’un pour prendre la direction de La Verdière… mais à 6 il n’y a pas de panique ! Montées et descentes souples, très peu de voitures pour l’instant, c’est un régal que nous partageons dans la bonne humeur, goulûment !

La Verdière, où les deux cyclos partis de Barjols nous rejoignent, Montmeyan, Régusse, Moissac-Bellevue qui nous domine depuis son mignon village perché au-dessus des vignes, Aups et sa grosse bourgade touristique grouillante de monde en ce jour de marché, Villecroze et ses rues moyenâgeuses, Salernes et ses tomettes : ces villages du Haut-Var possèdent un tel cachet que nous ne nous lassons jamais de les traverser !

Midi, à Salernes : même troquet que l’an dernier… mais tous ensemble cette fois ; d’accord, à 6 c’est plus facile ! Couple de propriétaires sympa, tapenade et croûtons offerts, assiettes correctement garnies, les chaudières seront bien remplies et les niveaux refaits au top !

A peine plus d’une heure d’arrêt : autre avantage du petit nombre ! Au niveau du vent, nous devons avoir mangé notre pain blanc mais nous ne souffrirons pas trop de la soufflerie éolienne, pourtant constante. Toujours des bosses et des descentes, le Var n’est pas plat mais il est boisé, très boisé, et la sylve nous enchante jusqu’à Sillans-la-Cascade. Pas de descente à la cascade, cette année. Le groupe perd une unité qui choisit le raccourci officiel et les cinq restants vont se régaler à parcourir le vignoble varois, admirer Cotignac qui étale ses toits contre une austère paroi ocre surmontée d’un château en ruines, faire le plein d’eau à la fontaine de Correns, un village 100% bio, rouler doucement le long du Vallon Sourn qui écoule les eaux brunes de l’Argens entre deux belles falaises de couleur claire.

Requiem pour les « longues distances »…

Un parcours plutôt montant, composé à moitié de vignes et de bois, nous voit arriver à Barjols, autre place importante du Haut-Var, et pittoresque elle aussi avec son village adossé à une paroi pour se protéger du vent du nord. BBF sur une terrasse à l’ombre, offerte par la section – tradition oblige ! Dernier moment de bonheur à cinq, deux d’entre nous regagnant ici leur véhicule…

C’est donc à trois que nous terminons cette superbe randonnée. Entente parfaite comme elle le fut tout au long de la journée. Vent finalement pas trop gênant – en tout cas on a vu bien pire ! – peu de voitures sur la nationale et dernière route pittoresque, boisée, pour rejoindre Bras. Final un peu plus voituré et venté mais en restant bien groupés l’exercice tiendra davantage de la formalité que du martyre !

17h15 environ au parking. Très belle sortie de 141 kms selon le road book et 1 400 m de dénivelée selon le Garmin de Denis. Dommage pour les absents… Espérons que la dernière sortie de la saison à la journée, dans 2 semaines au Coudon, saura chatouiller un peu plus l’intérêt de nos sociétaires pour les Grands rendez-vous !

Les Six : Anne, Michel GA, Bernard, Jean-Louis, Denis et Jipi.

 

De retour dans le Haut-Var : un petit tour et puis s’en vont…

 

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Le Siou Blanc depuis Signes (à l’envers ou tourne à gauche)

16 Septembre 2019, 21:44pm

Publié par Denis

   Voilà bien 48h que nous sommes rentrés de cette randonnée et aucun commentaire  n’a paru sur notre « blog » et je sais que certains sont impatients de lire le récit de cette belle sortie. Donc je vais écrire quelques lignes car de nombreux écrits ont été commis depuis 2009, création du blog, par Daniel, Jipi, Anne et moi-même. Je ne vous décrirai pas le parcours car Jipi l’a si bien fait en  Avril 2016 lors de notre pique-nique organisé par notre président Paulo secondé par Daniel lors de cette même balade effectuée depuis Solliès Toucas.

       Je peux l’avouer, pour moi c’est une première par ce versant ainsi que pour Eric qui en tant que nouvel adhérent n’a jamais posé ses roues sur cette route, enfin une route forestière avec ses bosses, ses trous, ses pierres déposées sur les bas côtés par les orages peu fréquents cette année de sècheresse ou par les sangliers qui eux sont bien nombreux. Jusqu’au 20/09 elle est fermée à la circulation sauf pour les chasseurs. D’ailleurs ce sont les seuls véhicules que nous verrons plus un chien égaré mais sous « GPS » et la voiture des gendarmes proche de Solliès pour ????

Photo de Béatrice

Photo de Béatrice

        La journée avait mal débuté pour moi car pour 3 ou 4 petites minutes de retard j’ai manqué le départ de St Menet, que voulez-vous l’heure c’est l’heure et l’attente n’est plus trop dans certains gênes. Mon retard est abondé par une crevaison roue arrière au niveau de notre « Légion » et Alain J plus en retard que moi me seconde pour la réparation. Par téléphone (merci le portable) nous informons certain(e)s de ma mésaventure. Nous filons bon train pour rejoindre la pause-café à Cuges où bien attablés ils sont une bonne vingtaine à nous attendre si je peux m’exprimer ainsi. Nous allons poursuivre tous ensemble au nombre de 22 vers Le Camp , puis vers le circuit du Castellet (parcours B) où séparation faite, au nombre de 9 les « Siou Blanc » vont filer vers Signes où très impatient nous attend notre Bernard au plus riche palmarès du club, PBP, Bx-Paris, Diagonales, etc… et on peut y joindre les SI (semaines itinérantes). Une bonne cuvée 2019. Finie la circulation automobile, à nous les grands espaces, il fait beau, soleil voilé, pas de vent une belle journée s’annonce. Mais pour l’avoir parcouru en sens inverse à de nombreuses reprises ce ne sera pas la Crau, ce ne sera pas tout plat mais à mon humble avis c’est bien moins difficile que l’ascension depuis Solliès, je n’ai pas à utiliser mon triple plateau, sont-ce les bienfaits de notre stage en altitude (comme les pros) lors de notre séjour sur invitation de René ? Les montagnes russes se passent groupé avec toujours l’œil bien ouvert car les pièges comme déjà dit sont nombreux, en grimpant va encore mais dans les descentes, « méfi » comme on dit à Marseille. Environ 30km pour la jonction Signes-Solliès, un bon bol d’air au calme. Eric apprécie, ce qui ne sera plus le cas de Solliès à Belgentier, nationale très fréquentée mais vous connaissez n’est-ce pas ? Nous avons tourné les jambes et la montre a fait tourner ses aiguilles. Presque 1000 m D+ à Solliès Toucas. Il est presque midi (11h45’) à Belgentier nous décidons de déjeuner dans ce bourg surtout que la boulangerie est bien achalandée. Seul René préfère filer à Signes. Bonne route car après notre pause repas il nous faudra 45’ pour y accéder. Les niveaux faits en terrasse d’un bar accueillant, nous remettons en route vers 13h.  Encore quelques kilomètres sur la grande route avant d’attaquer la vallée du Gapeau direction Signes. Bernard nous quitte pour filer vers Méounes, notre peloton s’est réduit à 8 unités. Comme c’est l’heure du déjeuner, la circulation est bien plus calme Nous traversons Signes nationalement connue maintenant suite au drame survenu (décès du maire) pour faire le plein des bidons, la courte bosse se passe assez bien et rejoindre Le Camp sans vent dans le nez est une formalité. Pour éviter les véhicules, nous décidons de rejoindre le Grand Caunet par les Bastides puis La Bedoule par Fontblanche où nos routes vont se séparer entre gens du Sud qui vont grimper la Gineste et gens du Nord qui vont rejoindre St Menet, Gérard nous quittant à Aubagne. Eric retrouve sa voiture et est très enchanté d’avoir parcouru plus de 120km même si certaines bosses ont été difficiles à digérer. Mais Paris ne s’est pas fait en un jour et un cyclo touriste au long cours ne peut se faire qu’en faisant de nombreuses sorties en augmentant chaque fois le kilométrage, à condition de savoir gérer sa vitesse. Jacques S. nous invite Noël et moi-même à grimper La Valentine par la petite route (vous suivez ?) pour arriver aux 3 Lucs et rejoindre La Rose, quartier Nord. Nous lâchons Jacques impatient d’aller voir La Vuelta (Tour d’Espagne) et avec Noël nous ne pouvons terminer cette très belle journée comme le veut la tradition que par une BBF aux Chutes Lavie, ce que nous faisons volontiers.  

Le Siou Blanc depuis Signes (à l’envers ou tourne à gauche)

Les 10 du « Siou Blanc » : Anne-Béatrice-Joël-René-Gérard-Eric-Noël-Jacques-Bernard-Denis

Parcours perso :    147,4 km   1663 D+     7h05’ de selle    20,8 km/h 

 

Un «dimanche» à la campagne…

 

Le Siou Blanc par le nord-ouest

 

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