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La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille

Mon(t) Ventoux par Malaucène

24 Juin 2019, 20:24pm

Publié par Nadine

Il n’est pas de coutume de reprendre des échanges de mails pour écrire un article mais il serait dommage de ne pas les diffuser car ils traduisent au plus juste l’intensité de l’aventure, ainsi que les émotions ressenties et partagées par les 11 participants de la cuvée 2019.

 

« Un grand moment de vélo ensemble. Décidemment le géant de Provence ne se laisse pas vaincre aisément. La démonstration en a encore été faite et la face par Malaucène est ardue. 11 valeureux cyclos qui portent haut (c'est le cas de le dire) les couleurs du club, c'est bien. Vivement les Vosges., merci aux photographes et un grand bravo particulier à notre Jojo. Chapeau monsieur je vous admire. Pierre »

 

Réponse de Joël, notre trésorier :

« A chaque fois que vous complimentez ce cher Jo, voire aussi Jojo, j'ai le cœur qui bat un peu plus vite, je pense pendant une demie seconde que c'est à mon endroit ??

Ayant été moi-même habitué à porter ce pseudo dès le plus jeune âge.

Ceci étant dit je me joins au concert de louanges et d'admiration à l'égard de notre ami Jo et lui laisse bien sûr l'exclusivité de ce ....  Raccourci ! »

 

Et enfin notre Jojo de sa plus belle plume :

« Merci  ......Joël de ton message touchant et  très sympa, , Pierrot, bravo  pour ta pugnacité persévérante  dans cette dure  Montée,  Gégé  .....exemplaire  doyen, inépuisable dans la bosse,  chapeau les  "frères Jacques" aussi aériens dans la grimpée  que  locomotives  dans la plaine,  et mon Denis  aussi imperturbable  dans le coup de pédale que  dans ses commentaires avertis malgré le manque d'oxygène à 1910 mètres ,  merci à tous les amis de vos  compliments qui sont partagés sincèrement avec  tous les acteurs de cette belle journée,  agrémentée  de diverses  péripéties , sans quoi tout serait fade et  monotone  sans les anecdotes qui s'y rattachent.

J'ai apprécié mon 49,9 qui m 'a bien aidé pour juger lors de cette ascension, de la condition physique de l'élite de la section avec une mention pour notre féminine Nadine, exemplaire d’aisance dans la régularité de son pédalage pour gravir ce sommet de légende.

Plus de peur que de mal pour notre kamikaze Jean Marc qui a bien surmonté lors du retour son salto avant dans le fossé, super l’artiste, quand à Patrick à la lecture de son SMS, j’ai vu qu'il avait bien contenu sa crise "de Foi" passagère et que tout est rentré "dans les ordres". Plus de peur que de mal, Bonne récupération mon Patrick.

Quant à l'assistance Renault, elle a été parfaite et menée de main de maître sous l'égide de notre ami René.

 Hélas il y a toujours un petit bémol, la BonneBièreFraîche traditionnelle de fin de sortie à PERNES LES FONTAINES n’a pu être partagée because l’éclatement des troupes consécutifs aux divers aléas. 

Conclusion : Difficile de boire une bière.......dans une ville d’eau ????après avoir monté le Ventoux.»

.

 

Que faut-il ajouter à ces quelques savoureuses remarques qui résument si bien cette journée du 22 juin ?

 

            C’est avec un enthousiasme franc que nous avons démarré la sortie. Le départ est rigoureusement respecté à 8 heures de Pernes sachant que la montée par Malaucène est peu abritée et risque de devenir encore plus pénible avec la chaleur. Nous sommes 11 participants, la plupart récidivent, vu leur ancienneté au club, ils connaissent la montée sauf Denis, Jacques S et moi qui allons découvrir la grimpette par Malaucène.

L’air est léger, pas un souffle de vent, nous apprécions tous la splendeur d’un matin baigné de lumière et si paisible. Pour nous mettre en jambes, nous prenons plaisir à rouler de concert en direction du col de la

Madeleine (version light) en passant par Mazan. Le café à Bédoin est le bienvenu en cette heure matinale. Il

règne déjà dans le village une réelle effervescence, un brouhaha engendré par d’innombrables (2600) cyclistes descendus du Nord (Hollandais et belges) pour la fameuse cyclosportive « la Cannibale ». Nous retrouverons cette foule indisciplinée au sommet du Ventoux, elle nous empêchera d’ailleurs de prendre la traditionnelle photo devant le panneau bien écorché du « géant ».

Heureusement pour nous, l’option Malaucène n’a pas été retenue par l’organisation de la Cannibale.

 

Un peu avant 10h, nous sommes au pied du monument et à partir de là en limitation de vitesse. Il va falloir encaisser des pentes de plus en plus longues et assassines. Sur la route, en plus des bornes, sont affichés les pourcentages 11%, 12% puis 13% neutralisant imperceptiblement l’étincelle que nous avions au départ. Les kilomètres deviennent interminables et le moral est progressivement entamé. Il s’agit là de mon ressenti lors de l’ascension mais je pense qu’il a été partagé par d’autres que moi. Evidemment un groupe composé des 4J (Jacques S, Jacques M, Joël, Jean M) ainsi que de Patrick, René et Denis sont certainement moins malmenés dans l’effort que la garde arrière avec Gégé, Pierre, Jojo et moi. Qu’importe ! la raison n’a plus sa place, l’important est de relever le défi que chacun de nous s’est imposé.

Après une pluie de grêlons, d’infranchissables sections ardues comme le précise Pierre, le tant redouté Mont Chauve sera vaincu. Fatigue et bonheur se mélangent dans une telle confusion qu’il est difficile d’émerger dans la réalité du lieu après tant d’efforts.

Le froid nous prend, nous descendons par Sault (avec ou sans coupe-vent, je ne cite personne !) croisant sur notre passage des hordes de cyclos sur lesquels nous jetons un œil malicieux et presque sadique, en pensant très fort « ils vont en baver les bougres ». La pluie s’invite sur quelques kilomètres, nous avons hâte de nous réchauffer et de nous restaurer. L’astre Ventoux disparait dans la frénésie de la descente et le soleil réapparait.

 

Nous affrontons le tumulte du restaurant bondé de Sault, de manière efficace, nous serons servis rapidement d’un plat unique et copieux (plus ou moins bien digéré, je ne cite encore personne !). Malgré le bruit incessant, les conversations fusent dans la bonne humeur générale.

 

 

Quelques kilomètres nous séparent des Gorges de la Nesque, nous flirtons désormais avec une petite route tranquille entre Sault et Monieux avant d’entamer la montée vers les Gorges. Telles les fois précédentes, nous

marquons la pause au belvédère et admirons cet espace sans limites avec ses parois rocheuses, abruptes et sauvages. Les cochons nous accueillent comme souvent à cet endroit. Malgré les difficultés de la matinée, le pédalage est souple et rythmé, le papotage est décontracté, joyeux et apaisé, c’est l’heure de la sieste. Les hollandais s’en sont allés ou presque. (Et aucune hollandaise à l’horizon !)

 

La journée n’est pas encore terminée, il faut rejoindre Pernes les Fontaines. Un chemin de croix pour qui a pris froid et une chute pour qui est distrait. Notre Jojo l’a écrit dans son mail, je ne reviens pas sur ces accidents de parcours heureusement sans gravité mais bien ennuyeux pour qui les subit.

 

La fin de la sortie vers 18h a pris la forme d’un puzzle, le groupe a éclaté nous privant d’échanges toujours enjoués à chaud. Nous nous rattraperons au prochain Ventoux par Bédoin quand nous aurons digéré celui-ci. Je suis partante et j’espère que Jojo sera également de la partie.

 

Merci au groupe, c’était une expérience forte, nous avons déployé énormément d’énergie, et certains ont très probablement douté sur les pentes les plus raides, de leurs capacités. Nous avons ri, nous étions émus et fébriles en arrivant au sommet. Quelle explosion de joie de partager un moment unique !

 

Une nouvelle fois, ténacité et passion commune nous ont emportés dans une formidable aventure humaine. En effet le Ventoux se mérite au mental.

 

 

 

Photos de Nadine et Jack

Photos de Nadine et Jack

Les participants : Pierre, Jojo, Nadine, Jacques M, Gérard, Denis, René, Patrick G, Jacques S, Jean Marc et Joël

 

Les photos de Jacques S.

 

Les photos de Nadine et Jack

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Un petit 150 Km ça vous dit….

18 Juin 2019, 18:03pm

Publié par Denis

Sauf erreur, c’est la deuxième fois que nous sommes invités par les concepteurs du calendrier a faire un 150 kms., la première était début avril 2016, et oui déjà 3 ans. Le lieu du RDV n’a pas changé, place Bougainville, seulement l’heure de mise en route : 7h. Il faut se lever tôt mais que ne ferions nous pas pour notre petite reine.

J’arrive pile-poil à l’heure, retardé par une benne à ordures et c’est un groupe de douze cyclos qui va s’élancer pour l’ascension de La Viste, une bonne mise en jambes, un bon échauffement. Quel plaisir de retrouver Christian M qui reprend tout doucement après ses ennuis de santé et Anne qui dut s’arrêter quelque temps pour un mal au genou.  Le ciel est couvert mais la température est douce et la météo ne prévoit pas de pluie en Provence. La journée doit être excellente si les jambes veulent bien tourner.

Quand nous nous dirigeons vers Plan de Campagne-Calas, le peloton se renforce habituellement de quelques unités avec ceux qui se sont avancés en voiture mais aucune présence au point de rencontre. Peut-être à la pause-café ? Seulement 2 cyclos, Yves et Louis. Mais que deviennent ceux qui habituellement grossissent notre peloton bleu et blanc ? Bientôt un séjour dans les Vosges est prévu et il faudrait pour les engagés faire quelques bornes et du dénivelé pour posséder un peu de foncier. Ca les regarde.

Un petit 150 Km ça vous dit….

Café pris en terrasse pas trop bruyante vu le petit groupe,  c’est parti direction Eguilles. 13 du club plus Nicolas étudiant dans notre cité qui vient pour la troisième fois rouler en notre compagnie. En bon randonneur, il écarquille ses yeux car sans notre agréable compagnie, il n’aurait peut-être jamais parcouru ces routes. Nous arrivons à Eguilles, bien perché sur son rocher, et les premiers sont déjà autour de la fontaine (robinet) pour un ravitaillement en eau, pourtant il ne fait pas encore très chaud. Nous repartons vers Rognes avec toujours un œil sur notre étudiant car il ne faudrait pas qu’il s’égare sur les nombreux ronds-points. Le vent soufflait très fort la veille et les platanes bordant la route des deux côtés ont été élagués, feuilles et

branches jonchent la chaussée. Prudence. Les plus véloces partis à en éclaireurs attendent les attardés et les pauses « pipi » à l’entrée de Rognes. Conciliabule, discussion, qui part pour la journée, qui rentre ? Finalement trois rentrent, Daniel, Anne

(reprise) et Nicolas. Il manque Louis, bien plus attardé suite à une crevaison. Comme Christian est rentré depuis Eguilles, nous sommes 9 à nous diriger vers Le Puy Sainte Réparade. Une bosse au départ puis une belle descente au bas de laquelle en voilà 3 autres qui quittent le groupe : Joël, JMarc, Patrick G. Nous ne sommes plus que 6 pour la sortie à la journée et par rapport à 2016,  50% de perte puisque nous étions 12. Sur ces routes chargées en véhicules, il est facile de rouler par paires, les GPS à l’avant pour nous guider et nous allons emprunter des chemins parallèles aux grands axes pour rejoindre Peyrolles et ensuite Jouques. C’est un régal, n’est-ce pas Yves, enchanté d’être venu sur le grand parcours ? Nous nous ravitaillons en eau aux belles fontaines de Jouques et à nouveau une belle route hors circulation pour rejoindre Rians. Il est encore tôt pour casser la croûte et nous décidons de rejoindre Pourrières en passant par les côtes des Puits de Rians. Période estivale,  le restaurant a repris du service et nous nous régalerons d’un bon steak ou d’une salade composée. Service rapide et café pris, pour continuer notre balade bucolique nous passons par Puyloubier, Rousset à travers vignes. Ces routes sont bien connues car nous les empruntons surtout le jeudi. Après Peynier le célèbre « Jaillet » nous attend mais comme il fait toujours aussi beau ce n’est qu’une formalité. Nadine et Jack  nous quittent au sommet, il en reste encore 4 : Paulo, Yves, Jacques S et moi-même pour grimper la dernière difficulté du jour, le revers du Terme de Peypin. Yves est chez lui, il n’en reste plus que 3 pour le podium. Interpellé par deux cyclistes au sommet du Terme je suis obligé de m’arrêter pour tailler une « bavette ». Jacques a filé car il ne veut pas rater à la télé l’étape du Dauphiné Libéré et c’est en compagnie de Paulo que nous arrivons à La Rose. Voilà accompli ce 150 km auquel il faudra y trouver un nom… Retour domicile sans ennui et même assez tôt pour voir sous des trombes d’eau nos cyclistes professionnels terminer l’étape reine de ce tour du Dauphiné remportée par un disciple de l’ex Sky , Poels (NL-Ineos).

 

Une randonnée assez facile à mon goût surtout si la météo est avec nous, pas de vent, pas de canicule : au compteur 147 km   1450 D+   6h45’   21,8 km /h.

Mince GG pour faire un 150 j’aurais dû tourner dans le quartier. 

Photos de Jack et Nadine

Photos de Jack et Nadine

Les 6 : Nadine-Jack-Yves-Paulo-Jacques S-Denis

 

Les 8 déjà cités : Anne-Daniel-Nicolas (nouveau)-Louis-Joël-J Marc-Patrick G et Christian M

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Les Six Routes de la Sainte-Baume

2 Juin 2019, 08:30am

Publié par Jipi

Je pense avoir déjà «pondu» un article portant ce titre mais il s’agissait d’errance solitaire, pas d’un Grand Rendez-vous inscrit au calendrier, comme c’était le cas aujourd’hui, samedi 1er juin.

Après 2 samedis à la météo incertaine qui ont vu leurs deux sorties à la journée annulées, des conditions idéales étaient réunies pour nous offrir une splendide journée de plein air et d’aventures. Pour autant, dégustant leur café gentiment offert par l’ami Jean R pour fêter son anniversaire un peu en avance - lundi et 83 printemps, bravo Jean ! - seuls 17 cyclos occupèrent la terrasse du Bar de la Pipe, à Gémenos, pour beaucoup encore en manches longues car, à l’ombre et au petit matin, la chaleur ne se faisait pas encore sentir…

Et c’est parti pour la première montée d’un itinéraire, tracé par votre serviteur, dont le but consistait à parcourir toutes les routes goudronnées du massif de la Sainte-Baume, ouvertes à la circulation publique, au nombre de six, trois à grimper, trois à dévaler – bon, Jipi dévaler, ça va en faire rigoler quelques-uns !

Nous voici dans le cadre majestueux, à la fois minéral et sylvestre, de l’Espigoulier : Crêtes de la Galère, Dents de Roque Forcade, Pic de Bertagne ; on ne s’en lasse jamais, surtout sous ce ciel de carte postale, vraiment. On monte en solo ou par petits groupes, chacun son allure, c’est le top ; on discute et on rigole, en plus ! Voici le sommet, 723 m, avec sa vue féérique sur Marseille. Patrick H. en termine avec le premier «Espigoulier par Gémenos» de sa jeune carrière… sous nos applaudissements !

Les Six Routes de la Sainte-Baume

Jusqu’ici, aucune défection, tout va bien. Superbe traversée d’un plateau encore très vert, un pur régal. Sempiternel arrêt à la fontaine du Plan d’Aups et coup d’œil au site de l’Hostellerie où de nombreuses voitures signalent que les randonneurs pédestres doivent être déjà bien nombreux à sillonner les merveilleux sentiers de l’endroit…

Le carrefour de Nans marque le premier aiguillage mais un peloton encore bien étoffé file vers Mazaugues, d’abord en faux-plat montant à travers une sylve superbe, sous la muraille puissante de la Sainte-Baume, pour atteindre le point culminant des routes goudronnées du massif à 745 m d’altitude, exceptée «la Boule», bien sûr. Ensuite, c’est la descente magnifique avec une vue à couper le souffle ; les yeux exercés de Jipi détailleront même les antennes de la Montagne de la Loube, au-dessus de la Roquebrussane, mais il ne le dira à personne car dans les descentes il n’a pas souvent de compagne ou compagnon…

Nous avons perdu encore un élément au carrefour de la route de Rougiers et, au terme d’un faux-plat très roulant, le carrefour de Mazaugues abrite un regroupement coutumier. Nous sommes encore bien nombreux mais, obligé de laisser partir le groupe pour des besoins bassement physiologiques, il me semble que je ne verrai plus au moins deux de nos cyclos…

J’escaladerai donc en solo de belles bosses boisées pour rejoindre la grande route où quelques-uns m’ont gentiment attendu. Tout petit tronçon de nationale, parcouru à vive allure par ces conditions optimales (vent très peu sensible). Scène cocasse à la fontaine de Rougiers où seuls les grands peuvent s’abreuver à l’eau bien fraîche, pas les petits ! Les autochtones s’en amusent, ravis ! Arrivé dans le dernier contingent, je constate que pas mal d’entre nous ont déjà démarré l’acte II de ces nouvelles aventures… ou pas ! En effet, je suis bien incapable de connaître le nombre exact de nos troupes à cet instant précis !

Mais qu’importe, il n’est pas encore onze heures, nous avons tous bien roulé et les tout petits braquets vont se mettre en action pour nous extirper de ce beau et fier village provençal. Mais la montée se calmera bien vite pour nous laisser apprécier cette magnifique artère qui serpente sous une forêt arborant aussi bien feuillus que résineux et très peu fréquentée par la gent automobile. Toujours un plaisir de laisser aller sa machine – j’exagère un peu car ça grimpe, tout de même ! – sous ces ombrages bienfaiteurs en contemplant la muraille de la Sainte-Baume, face à nous. Regroupement traditionnel au carrefour de la route Mazaugues – Plan d’Aups. Sommes-nous déjà passés par là ce matin, diraient certains ? Je plaisante ! Il est grand temps de nous compter, sérieusement : 11 dont 2 cyclotes. Nous réservons notre repas à Nans…

En voiture, camarades ! Après la remontée, très calme, vers le point culminant, nous nous régalerons des scènes sylvestres de toute beauté accordées ici par Dame Nature, au faîte de son art, une palette extraordinaire de tons de verts s’écrasant contre la grisaille austère d’un immense mur minéral. C’est beau, c’est grand… et c’est chez nous, en plus !

La descente vers Nans est plus sauvage, composée d’essences purement méditerranéennes, contrairement au plateau, bien plus contrasté ; belles vues sur la Sainte-Victoire, face à nous. Depuis ce matin, bien sûr nous avons vu beaucoup de cyclistes. Il y avait aussi, dans la descente vers Mazaugues, des repérages pour un rallye automobile mais nous n’en avons ressenti aucune gêne.

Nans-les-Pins, l’un de nos QG des jeudis, son grand cours rectangulaire et ses troquets. Jipi, le dernier et ce n’est pas un scoop, arrivera à «Catherine» - midi six ! Je crois que personne ne s’attendait à être ici vers midi, ce qui est de très bon augure pour la suite… En attendant, nous nous installons tous au même établissement, fourchette pour toutes et tous… et ça s’est un scoop, un vrai ! Une horde de motards, en nombre bien plus important que le nôtre, instaurent une ambiance bien bruyante… mais ils se calmeront et pour ce qui est du nombre de décibels, je crois que nous n’aurons rien à leur envier ! Magret de canard pour tout le monde… ce doit être la journée mondiale de l’unité, aujourd’hui, non ?

1 H 30 d’arrêt dans ces conditions : c’est ma foi fort acceptable. Et d’entamer l’acte III de ce scénario à Jipi… par une descente ! Eh oui, nous devons dévaler la Sambuc pour atteindre la jolie bourgade de Saint-Zacharie dont, pour une fois, nous parcourrons les jolies ruelles aux nombreuses fontaines au lieu de rester sur l’artère principale. Nous perdons Jean-Marc qui préfère rentrer ; bon retour et merci pour ta compagnie !

Dernière grimpée, et non des moindres : la sainte Baume par St Zacharie, assurément la plus dure pour beaucoup d’entre nous. Mais elle est magnifique. Petite route au revêtement souvent impeccable, dans l’ensemble très boisée mais au profil des plus bizarres : 4 secteurs très durs entrecoupés de faux-plats et descentes. Un peu le coup de grâce pour tout le monde mais quelle joie sur le beau plateau du Plan d’Aups : nous l’avons fait ! Denis me dit qu’il ne pensait pas faire cela un jour. Béatrice me parlera d’un très beau parcours et Gérard constatera que l’on peut faire beaucoup de bornes près de chez nous en toute sécurité car, si l’on en a marre, on peut couper à sa guise. Je crois que cette idée qui paraissait un peu saugrenue aura contenté tous les participants de cet «opéra comique», en trois actes, car l’on a aussi beaucoup rigolé ; une bien belle équipe…

Maintenant il ne nous reste plus qu’à descendre le versant d’Auriol, la sixième route, et rentrer chez nous, nous dispersant au fur et à mesure selon nos habitations respectives. A noter que Joël, encore un peu en manque de dénivelée, s’offrira une Gineste en solo pour achever cette journée magnifique... Je terminerai en parlant de la chaleur qui ne nous a finalement pas trop gênés, grâce au vent de l’après-midi et aux nombreux ombrages de ces si belles routes – je pourrais aussi écrire : «de ces six belles routes» ! 153 kms et 2 000 à 2 100 m de dénivelée, tout de même !

Les Onze : Béatrice, Nadine, Jacques M., Noël, Denis, Joël, Gérard, Yves, René, Jipi et Jean-Marc.

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