Puisque nous sommes des cyclotouristes, notre activité est un subtil compromis entre le sport et la convivialité. Donc de la randonnée, petite, grande et très grande, de la culture sans excés et de la bou..., pardon gastronomie, avec excès.
L’intention de réaliser cette belle échappée remonte à 2016. Une partie de lego à Cuges et un dos d’âne croisé à Aubagne nous ont empêchés d’accomplir le périple en 2017. L’idée de départ était d’emprunter la Via Rhôna pour nous rendre sur les bords du lac Léman, le contourner et revenir en suivant la même voie. Nous avons eu pleinement le temps de murir notre projet. 5 jours avant notre départ, Jack le redéfinissait et l’adaptait au temps imparti pour une concrétisation enfin en 2018.
La Via Rhôna (signalétique France) appelée Eurovélo17 ou Rhône Cycle Route (signalétique Suisse) est un parcours au fil du Rhône sur la partie française, du Léman à la Méditerranée, le Rhône étant le fil conducteur durant 780 kms. Forçant son passage entre Alpes et Jura, grossi des eaux de la Saône, le grand Rhône offre sur tout son cours un passionnant travelling.
Rouler en bordure du Rhône puis de l’Isère comme nous l’avons fait durant pratiquement 7 jours, c’est prendre le temps des pauses en bordure des chemins, de traverser les villages qui jalonnent le parcours et d’admirer les panoramas grandioses, riches en couleurs.
Extraire de ma mémoire les lignes qui vont suivre n’est pas un exercice facile. J’ai suivi les conseils de notre écrivain quasi permanent de la section (notre ami, Jipi !) en prenant des notes chaque soir. Il suffit maintenant de planter le décor pour retranscrire la beauté des lieux traversés, évoquer les rencontres, mettre un peu de poésie et vous faire vivre ces moments de liberté, plus modestement vous donner l’envie d’une balade le long des pistes cyclables.
Nous avons très exactement parcouru en 6,5 jours 797kms, gravi 4522m de dénivelé, traversé 7 départements : le Rhône, l’Ain, La Haute Savoie, La Savoie, l’Isère, l’Ardèche et la Drôme. Nous avons « enduré » 2 heures de pluie et roulé VTT sur certains passages de la Via Rhôna.
Nous retenons que les voies vertes sont attrayantes, tout en contrastes, évitent les grandes routes et les zones dangereuses. Il n’y a aucun stress et vous pouvez savourer librement le paysage tout en appuyant sur les pédales.
Nous étions 9 au RdV au bac de Barcarin pour cette année ne faire que de la piste comme prévu. Les moustiques se sont mis à l’abri et ce qui pique ce matin c’est un bon Mistral. Café offert par Stéphane, cousin de Thierry, l’un si ce n’est le plus assidu à cette sortie. Départ classique sans passage par Beauduc d’où l’arrivée vers 11h15 aux Saintes Maries. Passage obligé à l’église Notre-Dame de la Mer et sa crypte aujourd’hui ventilée puis direction la boulangerie habituelle. Repas précoce sur la plage où malgré le vent la chaleur est encore là. Julie ne sortira son maillot du sac cette fois-ci, peut-être pour s’éviter le rafraîchissement garanti en sortie d’eau par ce vent assez fort.
A 13h on repart après un café offert par Didier, pour théoriquement faire la boucle par Beauduc et les phares. Mais ce matin le cafetier nous a dit que les tempêtes hivernales avaient endommagé la digue du bord de mer et que sans doute le passage serait compromis. On ne se dégonfle pas, tant et si bien qu’au lieu de rester sur la piste, on s’aventure en bout de plage de Beauduc sur le sable. Bien mal nous en a pris car celui-ci à peine compacté par le sel et quelques roues de véhicules, s’il tient pour la plupart d’entre nous, ne résiste pas au poids et à la conduite peu aérienne de Christian et à ses pneus mal adaptés à cette surface. Sa patience et ses passages à pieds à pousser son enclume le dissuaderont de prolonger l’aventure vers les marais. Une escale aux Sablons et une discussion avec un autochtone finiront de nous convaincre à ne pas nous hasarder au-delà. Retour sur la piste habituelle mais l’idée d’aller rendre visite au phare de Faraman n’est pas abandonnée pour autant. Et comme il est en vue depuis un bon moment sur notre droite, on va y aller ; sous mon pilotage que chacun attend puisque les parcours c’est en général moi qui m’y colle et qui vous égare parfois. Rapide consultation d’OCM (voir article précédent) et nous quittons Christian et Thierry qui en auront assez en tirant au plus direct.
Là, c’est parti à travers les marais salants, sur une piste qui tire des bouts droits, mais toujours plus ou moins le vent venant de l’arrière. A chaque carrefour on refait un point car la route est loin d’être directe. On découvre un moulin à roue à aube qui assure certainement la circulation de l’eau dans les salants, et dans ce cas précis remonte l’eau vers la mer. Voici enfin le phare de Faraman à bâbord. Rapide cliché et on repart en longeant désormais le bord de mer en contre-bas d’une digue réparée par endroits. Salins de Giraud apparait enfin au Nord et il est temps de bifurquer NNO pour se farcir 5kms d’une ligne droite, Mistral en plein pif ! On sentira pas l’humide à l’arrivée…
Après 83kms nous rejoignons enfin Thierry et Christian au troquet, où ils ont déjà pris un acompte en boissons à nous attendre. Le Pdt met la sienne ou plutôt celle de la section pour ne pas déroger à la tradition.
RdV est pris pour 2019, sans bitume également, mais avec certainement la traversée des marais salants et leurs eaux rougeâtres au départ pour varier les menus.
Etaient présents : Julie et Didier, Louis, Christian M, René, Polo, Thierry, Stéphane et Jack.
…les techniques modernes ont du bon. Je ne vais pas vous parler ici de notre périple du début du mois de septembre, Nadine le fera mieux que moi. Simplement je voudrais en 2 mots vous dire que sans une application que certains d’entre vous connaissent au moins de nom à savoir OpenCycleMap, nous n’aurions probablement fait qu’un aller/retour sur la Via Rhôna. Entrecoupé certes par le tour du Léman, mais nous n’aurions vu sous un autre angle que le même parcours qu’à l’aller.
Ce n’est qu’une semaine avant le départ que par précaution j’ai téléchargé cette appli sur mon smartphone. En la visionnant, je me suis aperçu qu’il existait parmi la multitude de parcours, véloroutes, voies vertes et autres pistes cyclables, un tracé qui partait tout près de la Via Rhôna pour finir à Valence, en empruntant le lit de l’Isère en grande partie. Il s’agissait de la Véloroute 63, itinéraire bien français contrairement à l’EuroVélo 17 (ViaRhôna). Ne cherchez pas sur vos traditionnelles cartes classiques vous n’en verrez pas la couleur. Et c’est bien dommage car c’est un réel plaisir de rouler sur des voies fermées à la circulation pendant des dizaines de kms. J’ajoute que grâce à cette application vous savez en temps réel où vous êtes par rapport au parcours, et cela m’a permis à maintes reprises de ne pas nous fourvoyer à certains carrefours hors voie fermée où les panneaux ne sont pas systématiquement visibles.
Si vous avez la curiosité d’y aller, vous verrez par exemple avant notre Inter-régional du 29 septembre qu’il existe un circuit libellé TV qui passe par Bédoin. Aucun rapport avec la petite lucarne mais ce n’est rien d’autre que le Tour du Ventoux, qui devrait logiquement être balisé en tant que tel. Nous verrons bien d’ailleurs. Le VTT a également sa place sur des circuits de couleur différente. Et pour les empêcheurs de tourner en rond je précise que je ne suis pas actionnaire de la société qui édite cette application.
Vous pourrez de la même façon vous faire une idée des départements qui font quelque chose pour nous les cyclos, et ceux qui s’en tamponnent royalement. Gageons qu’avec les récentes annonces du gouvernement la situation des infrastructures s’en trouvera améliorée. Mais ce n’est pas pour demain à Marseille… et ce n’est pas mon propos.
Alors ami cyclo, ne boude pas le progrès qui pourra t’éviter de te perdre à un carrefour ou te permettre de t’aventurer où jusque-là tu n’osais pas…
Depuis 2015, notre calendrier nous propose d’effectuer un Tour dans le Haut-Var, au départ de St-Maximin et de sa fière Basilique, visible à de nombreux kilomètres à la ronde, à chaque fois sur des parcours différents mais, cette année, nous nous lancerons sur les traces de nos vaillants prédécesseurs de l’édition 2016.
Donc, en ce samedi 8 septembre, sous un ciel très clément mais une température bien fraîche au départ – 12° sur les thermomètres des voitures – 12 volontaires démarrent du parking… pour aller boire le café, offert par René, sur la grande place toute proche, en grand travaux de réfection…
Le vrai départ s’opère vers 8 H 15. Je ne vais pas détailler ce merveilleux parcours car Denis s’en est donné à cœur joie dans son long récit de l’époque. Le long du toboggan, aux pentes jamais effrayantes, à travers les somptueux bois de chênes-verts dont le Var sait si bien nous régaler, les vestes et manchons vont tomber et, bientôt, nous visiterons le vieux village d’Esparron, surveillé par son château.
Cotignac
La suite est un ravissement, ô combien varié, à travers les bois de chênes et de résineux, les prés et les cultures, les vignes, entrecoupés des fameux villages du Haut-Var : La Verdière, où Louis et Michel nous rejoignent, Montmeyan, Régusse, sans oublier Moissac-Bellevue qui contemple l’horizon depuis son piédestal végétal. Bien sûr, le Var n’est jamais plat, même si l’ensemble s’avère plutôt roulant, et le peloton s’étire dans chaque bosse mais les regroupements sont bien respectés ; un groupe bien agréable,
faut-il dire !
Aups, véritable porte des Gorges du Verdon, grouille toujours d’un flot important de touristes… surtout en ce jour de marché ! À partir d’ici, nous allons perdre de l’altitude, même si des bosses se présentent encore devant nous mais nous parviendrons bien vite à la jolie Villecroze avec sa fontaine et ses rues médiévales puis surtout Salernes,
capitale de la tommette rouge des maisons provençales, où nous arrivons peu après douze heures. Grande fête au village, drapeaux français partout, vaste estrade où dansent de petits anges mais bruit assourdissant du public et de la musique. Certains ne se sentent pas de déjeuner dans un tel brouhaha ! Bon, ça tergiverse pas mal ; on connaît ! Le pluriel commence à deux et les décisions se prennent en nombre impair… mais c’est difficile à partir de trois ! Cela étant, la très grande majorité du groupe déjeunera ensemble dans un restaurant de la place, un peu en retrait de la foule et le vacarme ne sera pas si terrible que cela…
L'Argens (photos de Jacques)
Je profite de cette pause méridienne pour dire à Denis que mon compteur marque bien les 75 kms du roadbook et que, pour connaître la raison des inscriptions républicaines sur de nombreuses églises varoises, dont celle de Salernes, il lui suffit de consulter Internet où il trouvera toutes les réponses à ses questions…
Et la route de reprendre ses droits, vers 13 heures 30, délai raisonnable, dira-t-on ! Et l’enchantement de continuer dans les bois du Var, les bosses aussi, longues et souples, toujours avec une circulation inexistante, autre point remarquable de la journée, sans compter l’excellent état des routes secondaires dans ce département. Sillans-la-cascade : souvent «Sillans-sans-la-Cascade» chez les cyclos… Eh bien, cette fois-ci, sous l’égide d’Anne qui saura nous motiver, la quasi-totalité des maillots bleus et blancs iront se mêler aux vêtements bien plus bigarrés d’une foule compacte qui contemple cet élégant saut de 42 mètres de la Bresque sur une paroi, recouverte de végétation, qui forme à ses pieds un bassin aux eaux vert clair de toute beauté. Photo de groupe méritée… Pour une fois que l’on a su descendre de nos vélos !
Photo de Paulo
Certains prendront ici le raccourci proposé par le programme, les autres se régaleront à foncer sur Cotignac, remarquable au pied de sa falaise ocrée, puis visiter le charmant village de Correns, traversé par l’Argens et 100% bio, avant d’applaudir le Vallon Sourn où l’Argens, toujours lui, fait serpenter ses eaux brunes, calmes, entre d’impressionnantes falaises calcaires : paradis du kayak, de la marche et de la grimpe ; reposant !
Il ne nous reste plus qu’à remonter facilement à Barjols puis apprécier la petite route menant à Bras, bosselée mais ravissante au bord d’un torrent et très ombragée – n’oublions pas que la fraîcheur matinale s’est très vite évaporée et que de nombreuses fontaines ont été assaillies ! – pour clore cette ravissante journée, de 141 kms de routes tranquilles et 1 450 m de dénivelée, par l’indispensable pot de l’amitié. Excellent cru 2018, vive le 2019… ça tombe bien, nous sommes en période de vendanges !
Les participants : Anne, Bernard, Gérard, Louis, Jean-Louis, Noël, Michel Ga, René, Michel GU, Joël, Paulo, Jacques S, Dominique et Jipi.
En ces temps de rentrée scolaire, «le chemin des écoliers» nous fera penser à l’école buissonnière, nous faisant un peu oublier la reprise, la routine, les tracas, les soucis, la grisaille, les météos maussades qui nous cloueront sur le canapé, devant un mauvais film… Ce récit nous replongera au cœur de ce bel été, en suivant les pérégrinations d’un «fada» qui a mis 10 jours pour rallier Quillan et la «Mout-Mout», alors que tout le monde a mis 4 H 30, en voiture ou en train… Bonne lecture, mais n’oubliez pas de l'enregistrer sur votre ordinateur avant, surtout si vous voulez le déguster tranquillement, au coin de l’âtre !