Les vieux sont de sortie…
N’ayez crainte, lectrices et lecteurs, je veux parler de nos anciens parcours, enfouis dans des boîtes ou classeurs ! Du reste, je ne me serais jamais permis de traiter de la sorte nos «vaillants guerriers» qui affichent encore une bien belle forme !
En l’occurrence, la Commission des Parcours a dépoussiéré un opus de l’ami Jean R. qui relie les deux routes de Toulon par le sauvage Col du Corps de Garde ; une très bonne idée.
En ce samedi 24 mars, la météo, qui a beaucoup tourné ces derniers jours, ne nous donne plus de pluie mais un ciel très nuageux et un vent d’est bien établi tout au long de la journée : cargue les voiles, cyclo, tu les remettras à Toulon !
A la Ciotat, sous un soleil pâlot, la rade revêt de magnifiques teintes irisées ; c’est toujours beau, par tous les temps. Cette fois-ci devant le bar et non pas au bord de la mer, une belle tablée bleu et blanc, forte de 23 éléments, admire le spectacle. Nous avons le plaisir de retrouver Alain J., revenu du «Nord», dans l’acception marseillaise du terme ; Daniel est accompagné de son fils ; Antoine nous offre gentiment le café, pour son anniversaire.
Nous avons mis bien du temps pour venir ici ; il est grand temps de repartir. Nous restons à 17 pour le Tour, une bien belle participation. Sur les petites routes de la côte, nous contemplons une mer un peu formée dont l’écume de petites vagues vient lécher mur et rochers ; toujours superbe de s’extraire ainsi de la circulation intense de la grand’route. Eternels cafouillages au rond-point Les Lecques / St Cyr mais nous parviendrons à maintenir un cap maritime et nous régalerons à suivre la Grande Bleue jusqu’à la Madrague… et sa bosse, courte mais intense qui verra le petit plateau de la randonneuse à Jipi se mettre en place tout seul ! Il fait bon rouler mais la lutte contre ce vent tenace commence un peu à nous fatiguer… espérons qu’il ne tourne pas, à Toulon !
Bandol, où nous ne nous trouvons pas assez souvent sur son joli port. Soleil et nuages jouent au chat et à la souris, l’atmosphère reste fraîche pour ce 5ème jour d’un printemps qui se fait attendre. La petite côte de Sanary, au-dessus des plages, nous fait souquer bien plus que de raison. Maintenant, nous devons abandonner le bord de mer pour rejoindre Ollioules, belle cité provençale à deux pas de Toulon. La sagesse aurait commandé aux premiers d’opérer à un regroupement à l’intersection stratégique «Toulon / Centre-ville»… Las ! Les directions se prendront individuellement ou par petits paquets ; panique à bord ! Plus personne au dit carrefour lorsque Jipi s’y présente… mais avec le parcours et son «ami Chelin» il rejoindra la majorité du peloton qui attend à l’embranchement suivant… Du coup, nous ne reverrons plus deux de nos camarades, qui ont choisi de rentrer – merci les portables et bon retour !
Sous un ciel plutôt gris, cette partie urbaine n’est pas la plus agréable du parcours ; passage obligé, on va dire ! Toujours à l’arrière, Jipi et sa randonneuse naviguent un peu à la carte. Tiens, notre QG des retours du Faron et du Coudon : le Baou. Il s’appelle ainsi parce que, à mon avis, de sa terrasse l’on peut admirer les falaises du Baou de Quatro Ouro, l’un des nombreux remparts qui protègent Toulon et sa rade merveilleuse et quasi imprenable. Au nombre de vélos appuyés contre la rambarde et des maillots bleus et blancs à l’intérieur, je comprends que l’heure du repas a sonné, bizarrement avant l’ascension principale de la journée. Mais il est déjà bien plus de midi et la faim ainsi que l’incertitude de trouver à se restaurer plus tard a dû avoir gain de cause sur une logique plus sportive… Une joyeuse tablée de 14 convives comblera le creux de leurs estomacs avec des pâtes ou de la tartiflette, en pensant à leurs trois compagnons toujours sur la route, un autre cyclo venant de renforcer le «groupe» des solitaires…
Nous n’avons pas dû rallier le restau ensemble… Le départ subira les mêmes pratiques. En effet, une fois sa note réglée, chacun démarre, seul ou en petit comité, sans se soucier des autres. Et Jipi de fermer le bal, avec Noël, à travers un cadre sauvage, rocailleux, boisé, dominé par le Baou de Quatro Ouro et le Mont Caume, puissante et blanche muraille plantée d’un gigantesque signal, point culminant des lieux avec ses 804 mètres d’altitude. Nous sommes dans la montée du Col du Corps de Garde, long mais point difficile… surtout vent de dos, excepté bien sûr quelques portions du haut entre deux lacets. Un vrai régal, surtout sans quasiment aucune voiture. Regroupement au sommet. Belle descente sur le Broussan, hameau tapi au bout des fameuses Gorges du Destel, paradis des randonneurs pédestres. Nous manquerons sa belle fontaine ; le vent d’est était trop fort… Tellement fort que Jipi verra le compteur de sa randonneuse afficher «25» dans la douce remontée vers le Château d’Evenos qui semble garder des gorges sur lesquelles cette magnifique route en corniche nous offre une vue à couper le souffle… La descente vers l’univers minéral, blanc et ocré, des Barres des Aiguilles n’aura rien à lui envier ! Plein d’eau à St Anne d’Evenos. Petites routes entre les vignes, bien agréables et elles aussi dépourvues de circulation motorisée ; moment assez rare où nous roulerons à peu près ensemble !
Dans la montée du Beausset, sous un soleil maintenant bien radieux, Jipi, «vieux diésel», tirera un gruppetto un peu fatigué qui va se désagréger au fur et à mesure. Regroupement devant l’entrée du Circuit Paul Ricard, dans le «silence» d’une fête des motards ! Le vent nous pousse, toujours… et, à l’intersection du camp, la zizanie s’installe : les premiers décident de tirer tout droit alors que le parcours indiquait de tourner à gauche. Pour diverses raisons, on peut prendre la décision de modifier un parcours, bien sûr, mais de façon collégiale. Les premiers descendus vers Cuges, la fatigue et l’heure un peu avancée diviseront pas mal le groupe. C’est regrettable.
Personnellement, je prends le parti de continuer l’itinéraire prévu, vers le Gd Caunet, derrière un groupe qui roulera tellement à fond que je ne le reverrai plus, à part un ami bien fatigué et qui ne sera même pas attendu au Gd Caunet… J’espère qu’il retrouvera ses compagnons au Col de l’Ange, sinon c’est galère assurée ! Pour ma part, je décide de rentrer par la Gineste. Soleil et vent de dos me concocteront un final sublime ! Bastides et Gineste se grimperont très facilement malgré un kilométrage conséquent. Vers 18 heures j’en termine avec ce parcours original, magnifique et tout de même sportif : 133 kms et 1970 mètres de dénivelée… que j’ai poussé à 140 et je pense 2 200 mètres ! Merci à la Commission des Parcours pour ces «retrouvailles»… j’espère qu’il y en aura d’autres !
Les 14 du Baou et du Corps de Garde : Béatrice, Nadine, Paulo, Noël, Joël, Gérard, Jacques M., Jacques S., Christian P., Patrick G., Pierre, Jean-Louis, Yves et Jipi
Les 3 retours solitaires : Anne, René et Denis

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