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La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille

Colchiques dans les prés…

18 Septembre 2017, 07:36am

Publié par Jipi

L’automne vient d’arriver, selon cette chanson populaire. En effet, les près de nos Alpes en sont cafis, comme l’on dit chez nous, et c’est bien l’impression qu’auront les huit vaillants participants de la semaine itinérante de l’année, qui s’est déroulée une fois de plus en septembre.

Point de chaleur suffocante, lors de cet opus, mais déchaînement éolien lors de la première journée, surtout l’après-midi, une belle rincée aux environs de Montélimar, du froid sur les hauts plateaux du Vivarais. Par contre, vent quasiment absent au sommet du Ventoux, phénomène rarissime, et favorable lors des deux dernières étapes.

Colchiques dans les prés…

Le jeudi 7 septembre, deux petits nouveaux s’intègrent au noyau des SI de ces dernières années ; un peu de fraîcheur, ça fait du bien… Et de la fraîcheur il y en aura, surtout aujourd’hui ! Je ne détaillerai pas ici ce périple mais remercierai Patrick et Catherine pour leur si chaleureux accueil à Vaugines… comme d’habitude, pourrait-on dire, ainsi qu’Anne et Denis qui ont poussé la gentillesse jusqu’à nous accompagner chez nos amis. Très vite changé en cycliste, Patrick G. se met en route avec nous alors que Denis et Anne s’en retournent vers Marseille, vent de dos… ce qui sera loin d’être notre cas en cette après-midi, sur un parcours magnifique (Combe de Lourmarin, Bonnieux, Roussillon, Joucas, Murs, Monieux) qui nous verra arriver vers 19 H 00 à Sault, pas mal entamés… La récupération est l’une des clefs maîtresses des voyages itinérants !

Roussillon

Roussillon

Conditions idéales, le lendemain, pour grimper le Ventoux, une première pour Patrick P., par Sault… et là, la première c’est pour Jipi ! Il est vrai qu’une arrivée sereine – pardon pour ce jeu de mots involontaire avec le Mont Serein, de l’autre côté du Géant de Provence ! – au Chalet Reynard change pas mal la donne par rapport à la grimpée par Bédoin ! Enfin, c’est toujours quelque chose d’immense de parvenir au sommet du «Mont Chauve». Repas à Malaucène et très belle traversée de l’Enclave des Papes après la fière Vaison-la-Romaine. Halte idyllique à quelques encablures de Dieulefit, en Drôme provençale, où l’ami Edgar et son épouse nous feront la surprise de venir partager notre repas. Jipi ayant invité un vieil ami du Centre de Tri, une belle tablée honorera un succulent souper…

Pluie annoncée en ce samedi et nuages bien présents au réveil. A la Bégude de Mazenc, tout près de chez lui, Edgar nous attend comme prévu, cette fois-ci en tenue. La pluie ne tardera pas à s’abattre sur nous, doucement au début puis fortement en haut d’un petit col. Le camion va faire le plein tandis que quelques inoxydables tenteront l’aventure sur un asphalte détrempé. Bon repas bien au chaud, puis reprise sous un ciel qui finira par se dégager.

Le Ventoux

Le Ventoux

Dimanche à Tournon, le mistral domine… quoi de plus normal au bord du Rhône ? En fait, il nous sera plutôt favorable mais l’atmosphère sera fraîche, très fraîche, malgré la longue montée vers Lalouvesc, sur les hauts plateaux du Vivarais… Oublions une nouvelle fois le pique-nique, camarades ! Soleil et fraîcheur, ensuite, sur un superbe plateau bosselé menant à St Agrève, station de villégiature ardéchoise. Étape à l’Hôtel des Négociants, à Lamastre, adresse connue de la section où Denis fut malade, une fois…

Rouler plein sud nous évitera d’affronter le vent mais, aujourd’hui encore, les difficultés seront au rendez-vous, et non des moindres, sur les routes magnifiques du Vivarais qui ressemblent à celles des Cévennes comme deux gouttes d’eau, avec leurs ponts moussus et leur absence de véhicules motorisés. Edgar nous quittera en fin d’après-midi, après trois journées passées avec nous. Ce gaillard de 82 printemps m’aura impressionné ; le centenaire Marchand a bien du souci a se faire, la relève arrive ! Au revoir Edgar, et à bientôt.

Tournon

Tournon

Les deux dernières étapes, par vent favorable, seront de loin les plus faciles du voyage mais toujours aussi belles et se dérouleront le plus souvent sur de petites routes très propices à la pratique de notre sport favori. Carpentras verra arriver un camion pas mal achalandé en Côtes du Rhône et la Chapelle St-Jean, en haut du Calvaire d’Alleins, bien connu de nos sociétaires, servira de décor à une belle scène champêtre, nos lascars pique-niquant à ses côtés, bien installés sur une couverture et dégustant du muscat de Beaumes-de-Venise dans des verres à pied… à l’exception de Jacques, parti dès le petit matin à la rencontre de Denis qu’il retrouvera à Pelissane, autour d’une tartiflette !

Cette édition 2017 aura donc été une réussite en tous points de vue, parcours, paysages, hôtels, nourriture, ambiance et j’espère que tout le monde y aura trouvé son comptant. C’est ma cinquième semaine itinérante d’affilée, la quatrième en tant que coorganisateur, et j’espère que la relève arrive car la roue doit tourner, passez-moi encore ce petit jeu de mots !

Colchiques dans les prés…

Les «huit vaillants participants» : Patrick P., Jacques M., Bernard, Gérard, Jean Y., Noël, Patrick G. et Jipi, sans oublier Edgar et sa remarquable prestation ainsi qu’Anne et Denis.

 

Jour

ITINERAIRE

KMS

D+

j      07/09

MARSEILLE - SAULT

133

2 100

V    08/09

SAULT - DIEULEFIT (Serre du Turc)

103

1 700

S   09/09

DIEULEFIT - TOURNON

106

500

D   10/09

TOURNON - LAMASTRE

95

1 500

L    11/09

LAMASTRE - UZER

113

1 800

Ma 12/09

UZER - CARPENTRAS

120

1 100

Me 13/09

CARPENTRAS - MARSEILLE

119

400

 

TOTAL

789

9 100

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Stratèges et fin de semaine

11 Septembre 2017, 14:59pm

Publié par Joël

L’état-major de la section avait décidé en cette fin de semaine de bien occuper le terrain notamment pour saluer la fin de l’été (il faut bien un motif valable).
Un premier escadron de nos troupes a été envoyé vers le Nord dès jeudi matin par-delà le Ventoux. Pour le moment, ces huit sélectionnés n’ont pas toujours donné signe de vie sur les radars Strava, mais c’est peut-être pour leur discrétion justement qu’ils ont été retenus.
Un deuxième contingent  a été déployé pour notre traditionnelle sortie du samedi. Si j’en crois les rumeurs, sur les huit sélectionnés, la moitié aurait fait demi-tour prétextant un truc sur le feu… alors que la pluie s’annonçait.

Stratèges et fin de semaine
Stratèges et fin de semaine
Stratèges et fin de semaine

Et ce dimanche matin une troisième équipe forte de quatre unités dont une féminine (précision toute Denisienne) a été priée de s’y coller.  Une petite concertation à Saint Menet avant de démarrer sur l’objectif de la matinée, ce sera la montée du Pigeonnier. Nous partons donc sous une température automnale, chacun dans nos cuissards respectifs comme souvent. Une fois l’objectif avalé, c’est l’heure de la pause-café sur la jolie place de Fuveau, Daniel offrira la pompe et Jacques le café, Anne se contentera de ses traditionnelles réserves alimentaires. Pour la suite du programme, nous confions à l’unanimité les clés du camion à Jacques pour sa parfaite connaissance du terrain, au programme petites routes et plat de cotes mais cette fois assez digeste. Apres une petite pause photo à Mimet, le retour se fera par les Termes bien emmené par notre mobylette favorite, Daniel.
Je n’oublie pas tous ceux qui n’ont pas été engagés sur ces grandes manœuvres, assurant l’intendance et la sécurité de nos bases arrière.

Les participants de cette balade dominicale : Anne, Daniel, Jacques S, Joël
Le parcours : 90 Km

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Une sortie vers le Mont FARON très ventée

3 Septembre 2017, 16:14pm

Publié par Denis

         Cette semaine la météo nous joue des mauvais tours. Jeudi c’est la pluie qui fait rentrer les anciens après la prise d’un petit noir à Auberge Neuve. Seuls 3 téméraires ont osé et ont réussi leur journée. Pour la dernière sortie à la journée de la saison sauf erreur, c’est le Mont Faron qui est au programme. Cette fois-ci c’est un vent tempétueux qui s’invite. Alors qui va oser tenter l’aventure ?

            Notre conteur préféré a préféré s’abstenir car il a une sainte horreur du vent. D’ailleurs en 2015 il avait avancé sa sortie vers le Faron au vendredi (voir le blog) par un itinéraire plus touristique, bord de mer, ce qui n’a pas empêché le lendemain de voir un peloton de 18 personnes affronter Eole et grimper en son sommet.

Une sortie vers le Mont FARON très ventée

             La période des congés terminée c’est la rentrée et 19 cyclos se présentent au point de rendez-vous St Menet. Le vent est déjà présent mais il ne fera que se renforcer au fur et à mesure que le soleil grimpera dans un ciel d’un bleu azur. Comme souvent le peloton n’étant pas homogène les « costauds » partent à l’avant et n’affichent aucune solidarité pour les moins véloces. Poussés par le vent après l’arrêt au sommet du col de l’Ange pour rassemblement nous atteignons Cuges les Pins pour la traditionnelle pause café. Le soleil n’est pas encore en terrasse et il fait frisquet. Durant cet arrêt des décisions sont prises : qui compte aller au Faron ? Qui va faire le tour du circuit du Castellet ? Qui va vers le Grand Caunet ? les « costauds » étant à l’abri du vent ne participent pas à cette ventilation, c’est le bon mot puisqu’il vente. D’ailleurs le n’ai pas salué certains et ne les verrai pas de la journée car ils n’iront pas à Toulon.

              La grimpée vers Le Camp semble plus facile car nous sommes bien aidés par le vent. Dispersion en son sommet, à gauche, à droite, tout droit pour le Faron, à chacun son parcours. Seulement 6 volontaires pour la sortie du jour et parmi eux 3 qui dès jeudi vont s’élancer pour la semaine itinérante et veulent mettre quelques kilomètres dans leurs jambes. Jack et Christian nous accompagnent jusqu’au circuit et tournent à gauche alors que les autres font le circuit par la droite. S’ils étaient solidaires ils auraient fait un bout de chemin avec les « Faronistes ». On fait avec. Descente grand V vers Le Beausset, les gorges d’Ollioules avec le même tempo, la bosse vers Chateauvallon est avalée comme un simple faux plat montant. Le soleil ayant bien réchauffé l’atmosphère il est temps de tomber le coupe-vent au pied du coup de « cul » qui nous conduit au pied du Faron. Un cycliste du coin s’y aventure en même temps que nous et me demandant où nous allons m’informe que la route est fermée. Motif : risque d’incendie. Il venait du Mt Caume, route fermée.

  Devant la barrière nous empêchant l’accès Bernard et Joël se questionnent. Il nous en coûterait 135€ si un képi nous y interceptait. Notre cycliste régional nous invite à monter par la « descente » jusqu’au sens interdit car comme il y a des habitations on

peut circuler sur environ deux kilomètres. Nous avons une très belle vue sur la rade. En baissant bien la tête on n’aperçoit pas le panneau et bravons l’interdit. JLouis préfère descendre car nous devions filer jusqu’à St Anne pour y déjeuner mais Bernard souhaite continuer. Continuons. Pour moi c’est une première et pour mes compagnons également car si vous vouliez monter côté descente vous ne pouviez le faire que lors du « feu » Tour Med car les pros le grimpent par ce versant. Avant d’atteindre le plateau nous préférons redescendre. Tant pis le mémorial, la gare téléphérique, le zoo, etc… ne verront pas passer cette année les maillots bleus et blancs, faute d’être bleus et noirs. Par téléphone mais en vain nous essayons de récupérer JLouis et nous pointons notre nez au restaurant du Baou vers 11h50.

                Nous venons de manger notre pain blanc. Le vent ne s’est pas essoufflé bien au contraire. Il est temps de prendre quelques forces pour que notre retour ne devienne pas galère.  Devant le plat du jour ou des assiettes de pâtes nous conversons bien à l’abri. Nous recevons des nouvelles de Jipi un peu « brancheur » nous invitant à venir déguster chez lui un gratin d’aubergines-mozzarella, Jack pour connaître notre progression et de JLouis qui se trouve au Broussan. Dommage il rentrera en solo et ce n’est pas la première fois. Addition partagée le col du Corps de Garde nous attend. Le vent y est sensible mais sans trop. Joël en fait la découverte car pour lui c’est une première. 5 kms avec pente régulière et un très bon revêtement, culbute, sur l’autre versant, voici Evenos et son château sur notre gauche, les gorges du Destel, le pittoresque village du Broussan, les carrières de St Anne d’Evenos, sans encombre et en tenant bien son cintre on termine la boucle. Pour rejoindre Le Beausset à travers vignes nous n’avons pas d’abri, il suffit de baisser la tête. Je propose de grimper vers le circuit par la petite route à travers la forêt où les arbres nous protègeraient. Refus car ils ne connaissent pas. L’ascension appelée communément « le Beausset » est bien ventée mais en prenant des relais et selon les virages le vent violent nous est favorable ou inversement. Bernard nous quitte pour rejoindre Néoules, vent le plus souvent arrière quant aux 4 autres ils vont le subir de ¾ face jusqu’au Camp et pire en allant vers le Gd Caunet. Rien à dire ils ont choisi. Acceptons les caprices du temps quand on pratique un sport en extérieur. Des bourrasques nous font craindre le pire mais nous tenons notre maîtresse (le vélo) bien fort par ses cornes (cocottes) car elle pourrait bien nous échapper. Joël souhaite rentrer par la Gineste et nous quitte direction les Bastides, bon courage et donne signe de vie quand tu rentres, ce qu’il fit, les 3  derniers vers col de l’Ange.

Une sortie vers le Mont FARON très ventée

                 Descente périlleuse avec des ONI (objets non identifiés) qui agressent les jambes, des OVNI (objets volants) comme sacs poubelles, emballages de tout genre qui traversent la chaussée  et votre imagination les voit terminer dans la roue avant et vous dans les décors. Les kilomètres défilent et nous voici arrivés saufs à Aubagne. Gérard va grimper vers Eoures, Noël et moi-même devons rejoindre St Menet pour bien boucler le parcours. Marseille et sa banlieue étant si propres de nombreux détritus jonchent le sol et il n’en fallait pas plus pour que votre conteur ne perce par une épine sa roue avant. Je suis râleur donc je râle étant si près du but. Mon compagnon souhaite rentrer par La Valentine et au beau milieu des voitures nous grimpons la dernière bosse du jour qui face au vent ressemble à un col de 3ème catégorie. Prudence pour arriver à La Rose et rentrée en ville un peu plus abrités.

                      Les 6 téméraires se souviendront pour diverses raisons du millésime FARON 2017 car c’est le plus souvent quand la météo vous est défavorable que ces randonnées restent gravées alors que quand il fait beau… Ne parle t’on pas 30 ans après de Paris-Luchon sous la pluie, de Marseille-Nice-Marseille avec pluie et froid et bien d’autres ?

                       Maintenant place à la SI à laquelle 8 de nos amis vont prendre part.

 

LES 6 téméraires ou « fadas » : Bernard-JLouis-Gérard-Noël-Joël-Denis

PS : Nous ne tirons aucune gloriole de cette sortie mais nous avons osé et nous l’avons fait.

Le parcours :   152 kms    7h40’   environ 2030 D+  19,5 km/h

 

Les photos de Joël

 

Le Faron : la sortie officielle

 

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