Un aller simple pour la Sainte-Victoire

C’est la solution que j’avais imaginée au café de Trets pour éviter de devoir choisir entre les groupuscules non partants pour la sortie à la journée de ce 8 juillet : accompagner les autres jusqu’à Aix et de là prendre le car pour Marseille. Mais arrivée à Aix mon compteur ne marquant que 85 km, j’ai poursuivi jusqu’à Chateauneuf le Rouge, lieu choisi pour la restauration, espérant encore trouver un arrêt de car quelque part.
Finalement Yves m’a accompagnée jusqu’au pied du revers des Termes et d’ailleurs je n’ai pas vu passer un seul car de la journée. Arrivée à Allauch, la faim s’est faite sentir et je me suis arrêtée pour déjeuner dans un figuier. J’en suis repartie avec quelques livres de plus, inégalement réparties entre le dos et l’estomac.
Il faut dire que j’étais partie le matin persuadée que le concept de rouler toute la journée au plus chaud de l’été avait vécu et que, tout comme deux semaines auparavant, personne (enfin pratiquement personne) n’aurait l’idée de prêter son corps à cette expérience fortement déconseillée par mon gériatre. Mais peut-être après tout le blog est-il lu et peut-être que l'Appel à l'Auto-Violence de Denis a porté ses fruits. Certains participants ont pu aussi se laisser abuser par le soleil voilé du matin.
Que dire du parcours ? Un très beau parcours dans mes souvenirs, mais cette fois-ci rien, soit que les vibrations de l’air surchauffé dissimulaient sa beauté, soit que les contraintes physiologiques rendaient impossible toute considération esthétique.
Je n’arrive pas à me rappeler qui étaient les Valeureux, je ferai une mise à jour quand j’aurai récupéré mes 80% d’eau.

