Overblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille

Gros Cerveau… petite boussole !

30 Octobre 2016, 07:32am

Publié par JiPi

Effectivement, cette sortie qui devient un classique, a vu pas mal d’erreurs de trajet une fois l’objectif atteint, des discussions quant au but à atteindre, un fort se trouvant à l’extrémité de la route et le chemin menant au sommet du massif se situant bien avant, des cyclos disséminés sur un large territoire lors de la première édition et des lieux de pause méridienne bien divers, parfois même plusieurs dans la même journée ! Cette édition, reportée au dernier samedi d’octobre comme l’an dernier, pour les mêmes raisons climatiques, n’a pas failli à la règle mais nous avons à peu près suivi le même cheminement qu’en 2015, tout en bénéficiant d’une heure de jour supplémentaire grâce à l’heure d’été.

Donc, en ce samedi 29 octobre 2016, une fraîcheur matinale laisse augurer d’une journée magnifique… Les inconditionnels de la culotte courte devront patienter pas mal de temps avant de ne plus avoir les gambettes au frais ! Il est vrai qu’en cette saison, avec les sautes d’humeur météorologiques, l’on ne sait plus sur quel pied danser et, si l’on fait le tour vestimentaire du peloton, l’on peut découvrir toute la panoplie de l’année !

Du soleil mais de la brume

Du soleil mais de la brume

La «sortie B» ne prenant visiblement pas le café avec nous, il sera décidé de la changer et le jus se prendra à Gémenos, gentiment offert par Serge R., grand-père pour la seconde fois ; bravo à toute la famille et longue et heureuse vie à l’enfant !

Finalement, nous n’allons rester que 9 pour effectuer le «Grand Tour». L’atmosphère ne se réchauffe pas dans le défilé du Col de l’Ange, loin s’en faut, et une circulation bien plus dense qu’a l’accoutumée, plus polluante aussi à cause de véhicules anciens, nous contrarie fortement. Il doit sans doute y avoir une manifestation au Circuit du Castellet et quelqu’un aura la bonne idée de nous faire gravir le Grand Caunet pour nous extraire de ce charroi atroce.

En grimpant, la fraîcheur s’estompe sous la belle pinède de céans. Je rencontre des amis de l’ANR qui grimpent aussi cette bosse : le monde est petit ! Belle partie de manivelles sur le plateau du camp, superbe sous sa robe boisée. Première crevaison de René. Très belle descente avec vue sur mer. Deuxième crevaison de René ; ce n’est pas son jour ! Au Beausset, la température s’est bien réchauffée et pas mal de vêtements vont rejoindre poches ou sacs de guidon. La vigne a revêtu sa parure automnale, rouge et ocre, et les gorges d’Ollioules vont nous «offrir» la dernière touche de froidure de la journée. Régal de dévaler l’asphalte à vive allure sous ces parois calcaires, austères.

Ollioules nous accueille sous un soleil radieux. Comme toujours, le marché bat son plein au cœur de cette belle bourgade proche de Toulon... Comme toujours, «l’assaut» au sommet du jour se lancera en ordre très dispersé et d’aucuns iront bien involontairement ajouter à leurs «tableaux de chasse» un raidard bien pentu débouchant sur un cul-de-sac ! Enfin, sous un ciel de carte postale, tout le monde se régalera dans cette ascension, raide au début et à la fin, à contempler la rade de Toulon, gardée par ses 3 sentinelles, l’univers minéral des Gorges d’Ollioules et du Destel, surveillées par le Château d’Evenos et le Fort de Pipaudon, l’Archipel des Embiez, le Massif du Cap Sicié où nous déjeunions il y a 2 samedis, toute la côte bordant des eaux outremer du Brusc à Bandol. Bref, une corniche minérale, boisée, avec vue imprenable sur la mer. De nombreux randonneurs pédestres semblent l’apprécier autant que nous.

Photo prise par un aimable inconnu

Photo prise par un aimable inconnu

L’heure a tourné, midi a sonné depuis bien longtemps sur les clochers varois et il est temps de nous en retourner après le traditionnel cliché de groupe, toujours au même endroit, seuls l’éclairage et quelques éléments du peloton pouvant changer ! Photos sur la mer, remplissage des bidons à l’eau du Verdon, arrivant ici l’on ne sait comment, et nous allons emprunter de toutes petites routes qui coupent le vignoble varois entre deux murets de pierres sèches. Bernard nous salue pour rejoindre Néoules ; bonne route !

Bien sûr, nous ne prendrons pas, à mon avis, le chemin le plus court pour rallier Bandol, à l’instar de l’année dernière. René partira devant et Denis de s’offrir quelques crochets supplémentaires.

Enfin, vers 13 H 15, nous rejoignons René attablé à «sa» boulangerie, face à la mer. Randonneuse copieusement garnie, Jipi préfèrera, confortablement installé sur des dalles au-dessus de la Grande Bleue, le clapotis de la houle au vacarme de la foule ! Il y a beaucoup de monde, il est vrai, sur cette corniche entre Bandol et Sanary, deux stations balnéaires si proches que nous ne savons pas dans laquelle nous nous restaurons !

Sous ce temps si clément, chaud à présent, tout le monde profitera de sa pause méridienne pendant que nombre baigneurs savourent une eau qui ne doit même pas être froide !

René partira bien avant les sept cyclos restants qui choisiront le bord de mer pour leur retour. Montée un peu rude pour s’extirper de Bandol dans la chaleur et la léthargie d’après-repas, magnifique descente sur la plage des Lèques léchant des flots bleu clair, largage en bonne et due forme d’un Jipi à cause d’un «arrêt d’urgence»… Il pourra arrêter le groupe grâce au téléphone !

Au Pas de Bellefille le peloton se scinde en deux : les «quartiers sud» gardant la côte et le reste gravissant le redoutable mais court pas d’Oullié. Cassis semble envahie par les randonneurs de «l’autre Marseille-Cassis» qui remontent vers leurs véhicules ou les cars. Nous terminerons cette très belle journée d’été indien par une remontée assez groupée de la Gineste, ravis de clore en beauté une très belle saison 2015-2016 qui, à ma connaissance, n’a connu aucune annulation de sortie à la journée. Nous pouvons nous reposer un peu avant de remettre le couvert en février ! Bon hiver à toutes et tous, sur le vélo bien sûr !

Les participants : Anne, Jean-Pierre BO., Joël, Jean-Louis J., Denis, Paulo, René, Bernard et Jipi.

Mes chiffres : 135,6 kms à 19,1 km/h en 7 h 04’

 

2015 : Un retour toujours laborieux par JiPi

2012 : Tu n'as qu'à descendre et moins t'arrêter par JiPi

2011 : Grand pagaille dans le Var par JiPi

2013 : Mais qui prend la photo ? Vraisemblablement pas JiPi...

 

Gros Cerveau… petite boussole !

Voir les commentaires

Découvrir Notre Dame de la Galline

24 Octobre 2016, 21:02pm

Publié par Denis

Notre sortie hebdomadaire doit nous amener le long de la Côte Bleue, Sausset, Carry le Rouet, Ensues la Redonne, l’Estaque… mais avec un détour par Chateauneuf les Martigues après un passage au Rove.

Malgré une route bien sèche mais qui se dégrade un peu plus chaque année notre peloton fort de 15 unités est victime de deux crevaisons. Le temps de réparer nous sommes rejoint en voiture par Nadine et Jacques qui souhaitent partager notre pause café. Absente depuis quelque temps de nos sorties Nadine nous offre les viennoiseries pour ces retrouvailles et Louis le café pour son anniversaire.  Encore une fois merci à nos deux collègues.

   Mais les anciens ne veulent pas voir la mer même s’ils l’ont côtoyée du côté de L’Estaque car après avoir distribué tous les Saints dans Marseille, St Barnabé, St Louis, St André, st Antoine et d’autres, ne lui restant plus de Saint dans son sac le bon Dieu lâcha l’attache (estaco) de son sac d’où le nom de l’Estaque.  C’est ce que dit la légende. Donc nos anciens envisagent de rentrer par ce que nous appelons « la galline ». Cette chapelle du XIème siècle se trouve dans le massif de la Nerthe ou chaîne de l’Estaque, sur une petite route champêtre qui rejoint le bord de la méditerranée à l’Etang de Berre. La pente est rude depuis la route au  niveau du Pas des Lanciers en passant par le Plan des Pennes mais depuis le sommet vous avez une vue imprenable sur la rade de Marseille. Vous traversez un hameau  vestige du village de la Nerthe où résistent encore quelques paysans et vous arrivez à la chapelle  rénovée, un lieu bien calme loin du tumulte de la ville. Vous pouvez y trouver de nombreux sentiers de randonnée et même quelques balades à VTT.  Pourquoi « GALLINE » ? L’enfant Jésus assis sur les genoux de sa mère tient une poule sur son bras et en occitan le mot poule se dit galline, d’où le nom de ce sanctuaire.  La descente vers l’Estaque et la mer est abrupte et quelques arrêts sont à faire pour profiter de la vue sur la cité phocéenne.

        L'Estaque-plageMalgré presque un demi siècle de pratique vélocipédique certains comme Max pour ne pas le nommer ou Michel et peut-être d’autres n’ont jamais emprunté cette route. J’attendais un petit CR de leur part ! Comme aucun avis de recherche n’a été lancé sur les ondes radio je pense que nos 6 anciens ont regagné leurs logis. Nous aurons un compte-rendu verbal ce jeudi ou lors d’une autre sortie ou peut être un commentaire à mon récit, mais ces derniers sont si rares….

Grand parcours Côte Bleue :  83 Km   820 D+

Anne- Louis-  Thierry A- Thierry P- Paulo- Joël- Jipi- JPierre BO- Denis

La Galline : Max- Jean R- Christian M- Michel- Alain- Henri

 

PS : Un office tous les premiers samedis du mois et procession le 8 Septembre

 

Malgré l'orage, ils ont osé...

Voir les commentaires

Une journée miraculeuse…

16 Octobre 2016, 09:41am

Publié par JiPi

C’est bien ce qu’ont pu se dire, ce samedi 15 octobre 2016, les nombreux cyclos présents à Magnac, au Col de la Gineste et en maints autres endroits de ralliement, en assistant au lever d’une fabuleuse journée d’été indien après avoir passé la semaine dans le froid puis dans l’humidité ! Bien sûr, tout le monde ne participera pas à la grande randonnée de prévue, l’un de nos derniers Grands Rendez-vous de la saison, la deuxième édition de «Notre-Dame du mai», la première ayant été effectuée le 31 mai 2014… Certains petits plaisantins se demanderont bien pourquoi aller à N.D. du Mai en octobre !

Une fois n’étant pas coutume, deux lieux différents de pause café seront investis par les Bleus et Blancs mais un groupe d’une vingtaine de personnes sirotera son jus à la Farandole, se dorant au soleil et se laissant griser par les effets humides et iodés d’une petite houle. En plus des cafés, des viennoiseries seront offertes par deux d’entre nous qui fêtent leur anniversaire.

Nous resterions là bien longtemps mais il nous faudrait un peu rouler, tout de même ! 14 candidats à la grande aventure de se présenter, 6 «récidivistes» et 8 «petits nouveaux»… Et vogue au bord de la grande bleue qui bénéficie d’une lumière radieuse ! Après deux jours de tempête, ce jour sans vent semble un miracle...

Presqu'île de Saint-Mandrier

Presqu'île de Saint-Mandrier

Je ne détaillerai pas trop cette balade car je l’ai déjà fait dans mon premier article mais sa particularité réside dans le fait que nous longeons la mer au plus près jusqu’au Brusc, en face de l’Archipel des Embiez. Certains estimeront que la circulation est trop dense, certes, mais quel bonheur de border les flots, voir des plages de sable très peu peuplées, admirer le petit port de la Madrague, celui de Bandol avant ses plages, traverser à pied le majestueux Vieux-Port de Sanary avec ses ruelles si animées puis arpenter la splendide piste cyclable au bord de l’eau qui nous dépose au Port du Brusc, lui aussi pittoresque avec ses barques de pêches, ses tas de filets et ses bateaux de plaisance.

L’heure a tourné, un peu trop – il est vrai que deux crevaisons nous ont retardés un peu plus que de raison – et ceux qui n’ont pas apporté leur nourriture, on va dire la quasi majorité, doivent effectuer quelques emplettes car, encore une particularité de la sortie, le pique-nique se passera en pleine nature, sur les rochers, sans bar ni restaurant… Jipi aurait souhaité que tout le monde s’arrête au port où l’on trouve plusieurs commerces mais les «véloces» ont jeté leur dévolu sur la première boulangerie qu’ils ont découvert… Enfin, ravitailler le groupe prendra quelque temps et, vers 12 H 30, nous attaquons la «pièce maîtresse», la grimpée vers Notre-Dame-du-Mai qui chevauche, à 352 mètres d’altitude, la crête du Cap Sicié. Après un coup de collier assez sévère, l’ascension se passe gentiment sous l’épais et bénéfique ombrage des chênes-verts. Vers le haut de la bosse, des premières vues sur la Côte vers Bandol nous ravissent déjà mais, pour savourer à pleins yeux un des plus vastes panoramas de la région, nous devrons nous hisser durement, centimètre par centimètre, sur un kilomètre d’une route grumeleuse… Les Garmin iront jusqu’à 18% et nous jusqu’au bout de nos forces mais tout le monde passera !

Bandol et les Embiez

Bandol et les Embiez

Là-haut, près d’un immense pylône, se tient la petite chapelle qui semble embrasser la mer. La rade de Toulon, les Embiez, le Cap Sicié, la Côte jusqu’à Marseille, la Presqu’île de Gien et les Îles, sans parler des massifs. Et ce ciel ! Pas un brin d’air. Quel bonheur de déguster ses sandwiches devant un tel spectacle ! D’ailleurs, le calme de la troupe m’a un peu surpris. C’est trop beau.

Ici aussi nous resterions bien quelques heures… mais nous ne sommes pas tout à fait du quartier ! Merveilleuse descente vers La Seyne, par la Corniche varoise avec ses vues sur les Deux-Frères, la Presqu’île de St-Mandrier et la Rade de Toulon. Café sur la même terrasse qui nous vit sursauter, deux ans auparavant, à cause d’un tonitruant coup de tonnerre. Quelques-uns, peut-être pressés, prennent les devants et le train bleu défile à une allure plus raisonnable vers Bandol, traverse son vignoble qui n’a pas encore revêtu sa somptueuse robe automnale, profite un peu de l’ombre de la belle place du Brulât puis gravit la rude bosse du même nom… en ordre maintenant bien dispersé. Regroupement au sommet. Michel va nous quitter, Jean-Louis un peu plus loin. Traversée pour le reste du peloton du plateau boisé du Camp avant une dispersion au pied de la Côte des Bastides, il est vrai non prévue au programme. Le groupe restant s’y divisera en deux parties, l’une terminant le parcours officiel via le Col de l’Ange et l’autre escaladant les Bastides, Jean-Pierre, Joël et votre serviteur s’en allant ensuite admirer la lumière du soir irradier Marseille après avoir franchi la Gineste !

Une très belle journée pour tous, un immense bonheur de rouler en ce jour fabuleux et vivre une bien belle aventure ensemble. J’espère qu’il y en aura bien d’autres, bientôt...

Une journée miraculeuse…

Les «récidivistes» : Antoine, Jean-Pierre BO., Paulo, Anne, Noël et Jipi.

Les «petits nouveaux» : Denis, Jacques S., Gérard, Joël, Jean-Louis J., Michel GU., Jean Y., Daniel.

Mes chiffres : 148,5 kms en 7 H 48 à 19 km/h.

 

Notre-Dame du Mai

Voir les commentaires

Un weekend tout en contrastes

2 Octobre 2016, 15:09pm

Publié par Anne

Il pleuvait sur Marseille ce jour-là...

Il pleuvait sur Marseille ce jour-là...

Nous étions seulement trois escargots à Saint-Menet samedi et nous avons parcouru 100 km… de moins que les 140 prévus pour le Gros Cerveau. Un long voyage, non pas vers Gémenos mais à Gémenos où le pouvoir évocateur de Thierry nous a plongés dans un Japon tel que vous ne le verrez jamais.

Le lendemain à Bougainville, l’évocation de cette matinée a été accueillie par un gros rire gras qui n’était même pas spontané car l’information avait déjà circulé par le canal interne. Mais je n’avais pas abattu toutes mes cartes et lorsque j’ai dévoilé l’identité de mes coéquipiers, le rictus prêt à tirer une nouvelle salve s’est brusquement détendu et un ange est passé.

Vous connaissiez les caramels durs et les caramels mous, voilà donc que j’inaugure la catégorie des « ravis* » et des trois c’est celle que je préfère tant il est vrai qu’une pluie tranquille peut rendre un cyclo euphorique.

Et c’est justement, tels la Barbara de Prévert, ravis épanouis que nous sommes rentrés à Marseille, mais pas du tout ruisselants, si ce n’est peut-être le vélo de Paulo.

 

*Comme le santon de la crèche provençale (ravir : "mettre hors de soi dans un mouvement d'enthousiasme") ou, par extrapolation, "en Provence, personne naïve, crédule ; simple d'esprit".

Souviens-toi Barbara...

Souviens-toi Barbara...

Dimanche, nous étions à peine un de plus et encore, nous n’aurions pas eu Denis si le pouvoir de persuasion de Jack n’avait pas à nouveau opéré ; sans compter que le quatrième était son père. Il faut se faire une raison, un samedi mouillé n’apporte plus de l’eau au moulin du dimanche et d'ailleurs on le savait déjà.

Nous avons donc convergé vers Eguilles où le Vélo Club Eguillen organisait une concentration-rallye dans le cadre de la Coupe de Provence ! Louis G. nous y avait précédés sur un des trois circuits et c'aurait été avec plaisir que nous aurions lu son commentaire. Vin rosé, sandwiches saucisson, Quatre Termes et me voilà de retour à la maison avec un compteur qui affiche dans toute leur rondeur les 100 km qu'il me manquait.

Voir les commentaires