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La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille

Tour de l’étang de Vaccarès

24 Septembre 2016, 18:00pm

Publié par Georges

Et oui, elle figurait bien au calendrier, cette sortie particulière, mais pour moi, ça ne restait que des souvenirs.

Sollicité par Jacques M., et son pouvoir de persuasion légendaire (vous connaissez tous l’historique du tandem et son sac de ciment de 78kg… (1er mars 2012), je me devais, viscéralement, de répondre présent à cette invitation malgré mes craintes involontaires de retarder le groupe.

Réveil matinal, n’étant pas un lève-tôt, la tête encore sur l’oreiller j’ai dû m’y reprendre à 2 fois pour récupérer le rond-point de l’Audience direction Salin de Giraud et non pas Arcelor Mittal.

Pas plus tôt arrivé sur le parking, sans avoir esquissé seulement un bonjour, mon VTT était déjà monté en 20 secondes par les copains, prêt à être enfourché, alors que je n’avais même pas glissé un pied dans mes Sidi…. La classe.

 

Tour de l’étang de Vaccarès

Passé le bac à 8hoo précises, le ciel rougeoyant, sans vent ni moustique, présageait d’une belle journée en perspective.

  Le bistrot habituel étant fermé, les cafés et le thé (coucou Olivier) furent  pris à l’hôtel voisin, dont le « Point de Vue », comme l’a souligné Christian, n’avait rien à voir  avec le Sénéquier de st Tropez… mis à part le prix des consommations. Heureusement les douceurs offertes par René ont atténué un peu les ardeurs matinales.

Au briefing la décision fut prise de faire le tour de l’étang de Vaccarès… à l’envers, une première pour moi et, coïncidence, à l’aube de mes 69 ans… comme quoi tout arrive.

Le départ à l’allure modérée nous conditionne à ce chemin, style champ de mine, ce qui permet également de tester l’efficacité de certaines fourches télescopiques.

La piste nous gratifie d’une lumière sensationnelle qui, se reflétant sur l’étang, dans un effet d’optique nous fait  penser à  un mirage.  En effet, les eaux basses ont  une teneur en sel tellement épaisse en  surface que l’idée de se trouver au bord d’un lac de glace sibérien nous traverse l’esprit…..non non le café n’était pas arrosé.

Autre originalité qui attire l’attention de mes accompagnateurs Paulo et Thierry, ces centaines de piquets de bois qui jalonnent le bord de l’étang,  tous recouverts d’un, voire plusieurs galets et qui servent à retenir la terre de la route lors des crues hivernales. Un travail  inouï de patience auquel participent parfois les touristes.

Tour de l’étang de Vaccarès

Les photos dans la boîte, un virage à gauche nous entraîne  sur un chemin sinueux et sablonneux débouchant sur la plage mythique de Beauduc.  Les cabanons typiques du bord de mer, devenus   cabaNON… ont été détruits y a quelques années par arrêté préfectoral, mais  résident encore quelques caravaniers irréductibles amoureux de ce site privilégié. Après la photo traditionnelle, retour jusqu’à la barrière pour rejoindre la route des Saintes. L’arrêt au phare de la Pa…Gacholle s’imposait, et bien que son nom ne l’indique pas, il fît pourtant l’objet de jeux de mots bien épicés.

Arrivés à l’entrée  des Saintes Maries de la mer, nous côtoyons le parking destiné aux nombreux campings caristes placés en rang d’oignons, avec vue sur la digue. On songe tous qu’ils ne profitent pas du  site le plus touristique du village.

An carrefour, dans un équilibre précaire, je tente de suivre dans les ruelles étroites les virtuoses qui me précèdent, slalomant entre les passants et les étals du marché local, pour arriver sur la place pavée de l’église notre Dame de la mer.

En bon samaritain, notre ami René se porte volontaire pour garder nos montures.

Un à un, on se fraie  un chemin dans la nef, parmi les nombreux visiteurs en jetant un coup d’œil aux nombreux ex-voto dédiés aux Saintes. Nous descendons les 4 marches pour accéder dans la crypte au plafond bas, chauffée par les flammes vacillantes des bougies multicolores, où se dresse  la statue de Sara la noire.

Tour de l’étang de Vaccarès

Ce recueillement ayant aiguisé notre appétit, chacun ravitaille sa musette à sa guise au supermarché habituel. Soudain, l’invitation à prendre une mousse réparatrice ne laissa pas indifférents six d’entre nous qui se délectèrent en terrasse d’une bière blanche citronnée très appréciée, avant de rejoindre les gardiens de nos sandwiches sur les bancs de la promenade, face à la plage.

J’ai remarqué avec grand plaisir que les traditions cyclos perduraient, quand le couteau suisse d’Olivier courageusement libéra, dans un bruit mélodieux, le nectar rosé d’une savoureuse AOC.

Tandis que nous croquions notre en-cas, devant les yeux émerveillés et curieux des promeneurs, un appel bienveillant de notre ami Denis, voulant s’enquérir de l’état de santé des cavaliers camarguais, arrêta momentanément le travail de nos mandibules.

Pour mettre un terme à nos blablablas démesurés et interminables, le café fut proposé à l’intérieur du village gracieusement offert par Steeve.

Bien requinqués, nous reprenons la route direction Méjanes, Domaine mythique de Monsieur Paul Ricard. Cette route, au revêtement type tôle ondulée, nous a permis de bien faire descendre notre déjeuner et pour certain, d’éliminer plus rapidement dans la discrétion la BBF*de midi. (*Pour les nouveaux Bonne Bière Fraîche).

Afin de  détendre les poignets, traumatisés  par nos « vélos marteau piqueur », nous faisons une halte au légendaire « canal carpien ».

Du haut de ce promontoire, nous distinguons ces énormes carpes grouillantes et goulues,  gobant avec une adresse remarquable  les morceaux de pains jetés dans leurs bouches pulpeuses par nos cyclos, il ne leur manquait  plus que du rouge à lèvres pour nous aguicher.

 

Tour de l’étang de Vaccarès

Ravis du spectacle, au bout de quelques hectomètres, nous voilà obligés de remettre pied à terre sur l’injonction de la gendarmerie, pour laisser place à une concentration folklorique  de… 7 à 800 vélos (je n’ai pas tout compté) qui rejoignaient les Stes Maries sur des montures hétéroclites  dont certains étaient vêtus de tenues folkloriques.

 Y en avait même en costumes d’Arlésiennes... et pourtant je les ai bien vues.

La procession enfin terminée, nous rejoignons Salin par petits groupes, et comme par enchantement tout le monde s’est retrouvé sur la terrasse du sacro-saint café « DELY-CIEUX »

Les mousses ou autres boissons à bulles, réparatrices et  bienvenues, ont été offertes aux douze participants par Julie pour fêter sa première sortie camarguaise en VTT. Par ailleurs elle nous a avoué qu’à aucun moment elle n’avait eu de coup de bambou, nous lui adressons toutes nos félicitations.

En quittant le bac de Barcarin, j’étais heureux comme peut l’être un gamin… qui vient de faire sa première balade en VTT.

Aussi  je tiens à remercier sincèrement : Christian, Jacques, Julie, Louis, Michel, Olivier, Paulo, René, Steeve, Stéphane et Thierry pour leur gratitude, leur patience et pour ce partage  amical réconfortant durant ces heures de selles.

Nous sommes tous, un jour ou l’autre hélas, diminué par un incident passager, un accident, une maladie, une opération, mais seule notre volonté à nous surpasser nous permettra de gagner ce combat personnel. En revanche, je confirme que la présence, l’aide et le soutien moral apportés par les camarades de club sont des éléments fondamentaux pour la réparation physique et psychologique, car l’amitié, ça ne s’achète pas.  

Bonne route à tous

Jo

Les photos de Thierry

Les photos de 2015

"Avec trois Jacques, on baptise un âne"

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Le Haut Var, deuxième édition

17 Septembre 2016, 21:05pm

Publié par Denis

L’an dernier le binôme à la commission des parcours, Louis et Jack M. nous avait amenés pour une super randonnée dans le Haut Var qui avait réuni 13 personnes. Cette année Jack M seul aux commandes nous propose une autre rando sur un autre tracé. L’an passé au printemps et cette année presque à l’automne.

        Rendez vous à St Maximin la Ste Baume sur le parking municipal gratuit des « Cerisiers ». Les arrivées se succèdent dans un timing très serré. Les fidèles sont là, 5 de la dernière édition et 6 autres qui viennent parcourir ces belles routes de ce magnifique département. Il faut vite enfiler le coupe vent car une bise bien fraîche se fait sentir, il n’y aura certainement pas ce jour une chasse à la canette car seulement 15° s’affichent au thermomètre et le ciel est couvert.

Le Haut Var, deuxième édition

       Notre sympathique René très heureux d’avoir pu trouver après quelques détours le lieu de RDV nous offre le café et les viennoiseries, Noël et Louis se présentent un poil en retard et c’est vers 8h15 que nous partons direction Seillons Source d’Argens laissant dernière nous le bourg de St Max devenu bien trop grand avec ses multiples commerces attirant dans ses murs trop de véhicules motorisés.

  Nous voici sur la petite route nous menant vers Esparron laissant Seillons sur notre droite, une route très belle qui ressemble en certains points à un copié-collé de celle nous menant vers le Puits de Rians, bordée par de beaux chênes verts. Une route en toboggan, pas de forts pourcentages ni en montée ni en descente, très peu de véhicules sauf ceux rangés en bord de route propriété des chasseurs de sanglier. Vigilance de rigueur car un de ces quadrupède pourchassé pourrait débouler. Une bosse plus accentuée morcelle le petit peloton en plusieurs groupes, les costauds devant et les moins affûtés à l’arrière humant l’air frais et contemplant la campagne. Tout le monde y trouve son compte. Quelques virages en épingle comme dans les grands cols et nous voici à Esparron. Les premiers ont visité, les derniers ne traversent pas le village.

          En direction La Verdière cher à notre ami JPierre Bioul nous croisons une multitude de motos d’un autre siècle, pétaradant à qui mieux mieux. Terrot, Peugeot ou autre marque ? Se rendent-ils au Castellet voir le « Bol d’Or ». Nous ne se saurons pas. Pour Patrick P. le village et son château sur notre droite sur la route en direction de Varages se nomme St Martin. Sur notre parcours les villages à distance régulière vont se succéder. Malgré la sècheresse les vignes sont encore bien vertes, de belles grappes ne demandent qu’à être cueillies si ce n’est déjà fait car parfois montent à nos narines les effluves de fermentation à l’entrée des villages où s’opère le regroupement.  Michel, si tu cherches le bonheur il est là. Voici Montmeyan notre pause repas de 2015, Regusse un nom bien provençal, nous arrivons par une route malheureusement à forte circulation à Aups, capitale de la truffe noire et porte des gorges du Verdon. Nous prenons de l’eau à la fontaine (robinet), certains prennent le temps de visiter mais c’est jour de marché et les rues sont fort encombrées. Nous nous regroupons à la sortie. Quelques hectomètres sur ce grand axe et nous retrouvons en direction Villecroze une route plus compatible à la pratique du vélo. La feuille de route prévoit 75 km pour atteindre Salernes, il en manquera 5. Mais où sont-ils passés ? Openrunner n’est-il plus fiable ? Jack promet de vérifier. Il en sera de même avec la dénivelée totale : 1450 au lieu des 1800 prévus.

Aups

Aups

    Midi quand nous atteignons Salernes haut lieu de la fabrique de carrelage et surtout de la tomette rouge  bien présente dans les maisons provençales. La ville s’est mise à l’heure américaine, rues et places  décorées avec les drapeaux aux cinquante étoiles, terrasses envahies de « bikers » en Harley, musique fort bruyante. Pour déjeuner essayons de chercher un coin plus calme. A côté de l’église où sur son tympan est gravé République Française et la devise Liberté-Egalité-Fraternité. Pourquoi ? Le restaurant peut nous convenir avec son menu biker mais les places sont réservées. Nous revenons sur la grande place où nous nous installons car la pendule tourne. Nous devons composer avec la musique assourdissante. Presque à l’unanimité nous jetons notre dévolu sur une daube gardiane avec frites maison, produit des férias du riz à Arles et des vendanges à Nîmes ? Café gourmand et l’addition la pause méridienne aurait paru bien longue pour certains de nos collègues. Ne pas oublier le digestif offert par la patronne.

      Bien rassasiés et guillerets nous repartons la socquette légère en direction de Sillans dont nous ne verrons pas la cascade (Sillans la Cascade) puis Cotignac qui est un bourg plus important avec de nombreux commerces. Après consultation des autochtones nous filons vers Montfort et Correns toujours sur des routes très bien entretenues et peu fréquentées en cette fin d’été. Correns ville 90% bio que nous traversâmes lors d’une erreur de parcours de retour de Carcès. Depuis ce lieu à travers champs de vignes nous rejoignons l’Argens et ses eaux claires. Nous remontons la vallée, le vallon Sourn de toute beauté et j’y vois bien mon ami JFrançois y pêcher la truite. Sur notre droite des alpinistes sont accrochés à la paroi rocheuse, à chacun son sport et sa passion.  Toujours pas trop de déclivité. La température a progressé et si en matinée elle était stable à 17° elle dépasse les 20° avec le soleil revenu, c’est bien plus agréable de pédaler dans cette atmosphère réchauffée. Nous passons Chateauvert et sans encombre, nous atteignons Barjols et ses multiples fontaines et pour les fêtes médiévales et ses tripettes il faut venir bien plus tôt dans la saison. Nous ne filons pas directement par la grande route pour rejoindre Bras et St Max mais nous empruntons une autre route bien plus tranquille légèrement plus bosselée, le nez un peu dans le vent mais de force raisonnable sauf peut-être pour les moins en jambe ou ayant moins de kilomètres au compteur. Encore 10 bornes et nous verrons apparaître la basilique de St Maximin et nous nous laisserons glisser vers notre point de départ. Voilà, la boucle est bien bouclée. Un parcours très agréable, peut-être un peu moins bucolique que celui de 2015 mais que nous pouvons mettre au calendrier au printemps car le kilométrage et le dénivelé sont raisonnables. Les % des pentes ne doivent pas dépasser les 5 %.

1h45 : nouveau record battu

1h45 : nouveau record battu

            Nous ne pouvons nous séparer sans prendre le pot de l’amitié. Le soleil revenu les terrasses affichent complet mais nous trouvons place….à l’ombre mais la jeune patronne est si charmante que c’est un soleil pour nous, très sympathique au demeurant. C’est Michel qui régale en premier suivi pour ne pas partir boiteux par Jack. Seuls René, Louis qui a coupé vers Sillans ? et Jacques S. ne participent pas bien trop pressés de regagner leurs pénates. Aucune nouvelle de René à ce jour j’espère qu’il a bien trouvé la route du retour et qu’il n’est pas allé à Nice !

                A vélo nous regagnons le parc à voitures pour un retour certes tardif à Marseille mais quelle belle journée nous avons passée. Si vous cherchiez le bonheur, il est là sur le vélo en parcourant les belles routes du VAR.

 

Les 5 récidivistes de 2015   : Louis- Jack- Anne- Michel- Denis

Les 6  nouveaux                     : Noël- René- JLouis J- Joël J-  Jacques S-  Patrick P

 

Le parcours :  136 km    1450 D+  22.5 km/h    6h02’ de selle  (relevé de mon compteur) sinon à chacun son kilométrage, son temps, son dénivelé et sa moyenne.

Prochains RDV : Camargue VTT  (5m D+) et le Gros Cerveau (Ollioules-Var)  1990 D+ environ selon parcours retour.

 

 

Une petit tour dans le Haut Var - Une nouveauté au calendrier

 

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La SI 2016

13 Septembre 2016, 10:13am

Publié par JiPi

Fleuron des organisations cyclotouristes, et notamment de notre section, la semaine itinérante a entraîné, cette année, sept vaillants cyclos –les sept mercenaires ? – sur les rives de notre Grande Bleue avant de les voir arpenter les coteaux fleuris de Grasse et de la Vallée du Loup, remonter les magnifiques vallées du Var puis de la Tinée, pour les déposer au pied des Grands Cols. Frais comme des gardons ? Peut-être… en tout cas tous ont attaqué la Bonnette la fleur au guidon ! Calme remontée de l’Ubaye puis de l’Ubayette avant de franchir le Col de Larche dans son écrin montagnard puis de dévaler une somptueuse vallée italienne, avec ses vieux villages aux façades colorées, pour savourer une délicieuse étape transalpine.

Le Col de la Lombarde a, je pense, fait mal à tous les organismes mais a empli toutes les têtes de fantastiques images de montagne avec ses forêts, son torrent, ses alpages rutilants, ses grands espaces à perte de vue et ses petits lacs. La station de ski d’Isola 2000 n’aura pas laissé à la troupe un souvenir impérissable au niveau du site mais celui, bien plus sympathique, d’une halte méridienne sur la terrasse ensoleillé d’un troquet.

La SI 2016
La SI 2016
La SI 2016
La SI 2016

Bien que plus bas, le Col de la Couillole, en pleine chaleur, faisait un peu peur à tout le monde en plein après-midi mais tout s’est bien passé et l’étape à Beuil, à 1 400 mètres d’altitude, leur a apporté une fraîcheur inespérée… qui a continué le lendemain matin car un «plongeon» dans l’ombre au petit matin, ça réveille ! Tourisme à bicyclette dans les Gorges du Cians, taillées dans d’impressionnantes parois de porphyre à la teinte rougeâtre, tirant même sur le violet : les 1 200 mètres de descente (en dénivelé) pour retrouver la Vallée du Var ont pris bien plus de temps que prévu ! Peu importe, l’étape sera longue mais sublime à travers l’univers déchiqueté des collines de la Haute-Provence pour atteindre Draguignan vers 18 heures, au bout de 135 kms d’une chevauchée fantastique !

Le lendemain, les retours furent diverses mais tout le monde sera certainement rentré enchanté de ce petit séjour… De plus, l’hôtellerie et la restauration furent vraiment à la hauteur, l’assistance en camionnette très efficace, notamment avec le plein d’eau car, et c’est pour moi une première en 4 participations successives à la SI, il n’est pas tombé une seule goute d’eau durant ce voyage ; par conséquent, il a fait très chaud et boire à sa soif dans ces cas-là constitue un avantage considérable. Aucun incident n’a été à déplorer, si ce n’est une seule crevaison. Donc, cette nouvelle semaine itinérante, outre ses 820 kms et ses 10 000 mètres environ de dénivelée, a été une réussite sur toute la ligne, sans parler de l’ambiance, et, comme nous l’a dit notre président l’an dernier : une nouvelle belle page de notre section vient d’être écrite… dont les détails figureront bien sûr dans le prochain numéro de «la Roue».

Les «sept mercenaires*» : Jean Y., Noël, Jacques S., Patrick G., Franck, Gérard et Jipi. Bien sûr, une pensée toute particulière pour l’ami Yves qui a dû déclarer forfait pour raison de santé ; nous espérons le revoir bientôt sur un vélo.

 

*Mercenaire : «qui n’agit, ne travaille que pour un salaire», dixit mon Petit Robert. Cela, je pense, nous va comme un gant à la main mais notre salaire c’est la liberté, la joie d’être dehors, la camaraderie, le dépassement de soi, le plaisir de l’effort accompli, l’ivresse des cimes, la découverte de paysages fabuleux, les rencontres…

La SI 2016
La SI 2016

 

itinéraire

Jour

Etape

Kms

D   04/09

Marseille – Cogolin (83)

141

L   05/09

Cogolin – Tourrettes sur Loup (06)

126

Ma 06/09

Tourrettes sur Loup – St Etienne de Tinée (06)

  92

Me 07/09

St Etienne de Tinée – Demonte (Italie)

107

J    08/09

Demonte – Beuil (06)

  93

V   09/09

Beuil – Draguignan (83)

135

S   10/09

Draguignan - Marseille

126

TOTAL

820

 

COLS

Etape

Nom

Altitude

Dép

1

Col de la gineste

   326 m

13

1

pas de bellefille

   185 m

13

2

col de gratteloup

   192 m

83

4

col du raspaillon

2 513 m

06

4

col de la bonnette

2 715 m

06 / 04

4

cime de la bonnette

2 802m

06 / 04

4

faux col du restefond

2 656m

04

4

col de larche

1 996 m

04 /Italie

5

col de la lombarde

2 350 m

Italie / 06

5

col de la couillole

2 067 m

06

6

col st raphael

   800 m

06

6

col de clavel

1 069 m

83

6

col du bel homme

   915 m

83

 

Total : 13 (12 + la Cime de la Bonnette)

Les photos de JiPi

 

Les photos de Jacques

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Le Coudon 2016 : quatre premières

3 Septembre 2016, 20:43pm

Publié par Anne

7h30 précises : la première équipe se gare à Gémenos. Cette précision n’est due qu’une légère erreur d’aiguillage.

7h33 : toujours pas de cyclo en vue. Le binôme, qui ne s’attend plus à voir arriver personne (la semaine itinérante démarre le lendemain), s’apprête à se mettre en route.

7h34 : arrivée inespérée de la deuxième équipe, ou plutôt du troisième cyclo. Puis quatre autres font successivement leur apparition dans les instants qui suivent. Jean-Pierre, qui ne nous avait pas vus, est rattrapé au vol et nous partons à six, tandis que le septième s’avance jusqu’à Cuges.

Il règne une fraicheur délicieuse mais ça ne va pas durer toute la journée.

Le Coudon 2016 : quatre premières

En tout cas nous en profitons dans la grimpée le col de l’Ange, puis nous montons en direction du Camp et au carrefour nous tournons vers Signe. Direction Belgentier, Sollies-Pont, la Valette et nous voilà au pied de la piste. Nous sommes quatre à n’avoir jamais gravi les 6 km et les 400m+ à 7% en moyenne*  du Coudon qui par moments évoque le Mont Caume ou le Faron et où il vaut mieux être en forme et bien entrainé que convalescent et débutant.

Puis Jean-Louis nous guide sans erreur jusqu’aux Quatre Chemins où notre lieu de restauration permet aux trois sandwichs de côtoyer les quatre fourchettes et de boucler l’affaire en un temps record de 60 mn !

Juste après le repas, l’ascension du col du Corps de Garde creuse encore un peu les écarts. Arrivés au sommet, René et Joël ont le temps de prendre le frais (si on peut dire) à l’ombre des pins, Patrick rêve d’une BBF (et peut-être même qu’il n’est pas le seul), Paulo a des nostalgies de verdure irlandaise. Et tout le monde boit, beaucoup.

Patrick, Jean-Louis, René, Joël, Paulo, Jean-Pierre
Patrick, Jean-Louis, René, Joël, Paulo, Jean-Pierre
Patrick, Jean-Louis, René, Joël, Paulo, Jean-Pierre

Patrick, Jean-Louis, René, Joël, Paulo, Jean-Pierre

Par de petites routes bucoliques nous traversont le pittoresque village du Broussan où tous prennent de l’eau et quelques-uns la douche, nous passons sous les ruines du château d’Evenos puis parmi les vignes de Saint-Anne et du Beausset. Et voilà la troisième difficulté de la journée, la montée du Camp qui n’est pas des moindres en cette fin de parcours et par cette température...

 

Enfin, l’un regagne sa voiture à Cuges, trois cèdent à des impératifs horaires ou physiologiques et les autres se rassemblent une dernière fois au bar de la Pipe, contents de chacun de ces 135 km.

Le Coudon 2016 : quatre premières

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