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La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille

Les lacs du Verdon

30 Juillet 2016, 11:40am

Publié par Denis

           Notre ami Jacques M. (Jack) a exhumé des archives un parcours fait en 1989 par Etienne OZIL, un ancien président à ce jour décédé.  Pour ne pas remettre une nouvelle fois les Gorges du Verdon au calendrier, cette sortie nous est proposée.

                La date choisie n’est peut-être pas idéale car c’est le chassé-croisé des juillettistes et aoutiens mais mis à part d’ajouter des dimanches comment faire pour proposer  et insérer toutes les randonnées. Ensuite chacun est libre d’y participer ou pas.

                   Le départ se fait depuis Vinon /Verdon distant d’environ 70 km de Marseille, une petite heure de route et peut-être moins par autoroute. Donc en cette fin de mois de Juillet ce sont dix adhérents dont une féminine en la personne de Nadine, venus en solo ou en binôme, qui se sont présentés sur la place ombragée à 7h30 pour un départ à 8h après le traditionnel café une nouvelle fois offert par notre président Paulo.

 

Les lacs du Verdon

                       Prévisions météo au beau fixe, les impers sont restés au vestiaire seule le crème solaire sera de grande utilité. Donc comme dit plus haut une première pour chacun de nous sur ce tracé, même si certaines portions de route ont été empruntées pour se rendre à Montagnac (départ des Gorges du Verdon) ou bien la grimpée vers le barrage de Gréoux faite l’an dernier lors de la rando intitulée « Haut Var ». Comme prévu les voitures sont bien là et c’est en file indienne que nous nous dirigeons vers Gréoux-les-Bains, 3ème ville curiste de France. Vu notre âge avancé peut-être devrions-nous y faire une halte pour nos rhumatismes. Mais nous sommes des « guerriers » et filons sur notre droite pour grimper les deux bosses qui nous hissent au-dessus du barrage (photo). Nous allons pédaler toute la journée sur un toboggan car il n’y a pas de col à grimper sauf du côté de Moustiers (Col de l’Olivier) mais à l’arrivée après 145 km  le dénivelé est d’environ 1890m.

Pendant que nous transpirons sur nos machines, les vacanciers sont à la plage et s’adonnent aux joies de la baignade ou de la voile ou bien du pédalo qui pourrait nous convenir, quitte à pédaler autant le faire au frais. Voici ESPARRON devenu grâce au barrage de Gréoux une station balnéaire. Nous ne nous attardons pas car si la pendule tourne les kilomètres au compteur ne défilent pas. Nous sommes en allure touriste, ce qui convient à tous mais pour ma part je veux faire le maximum de kilomètres avant la pause méridienne pour ne pas rouler l’après-midi par forte chaleur.

                  

Les lacs du Verdon

Sur des routes bien asphaltées nous avançons correctement. Nous voici sur le plateau de Valensole où nous cherchons l’ombre car nous ne sommes entourés que de champs de lavande ou de blé déjà moissonnés. Cette longue route bien plane me paraît sans fin. Nous allons vers Sainte-Croix-du-Verdon et son lac aux eaux turquoise alimenté par le Verdon. Petite halte photo et jeter un œil sur cette magnifique étendue d’eau. Encore une assez longue route assez plane mais granuleuse bordée de champs de lavande mais presque plus de bleu « lavande », nous  passons trop tard d’où pour le plaisir des yeux avancer la date pour cette sortie. Eh ! Michel il est où le bonheur, il est où ? Et bien il est là sur le vélo espace de liberté. Par une pente dépassant par endroits les 18% nous arrivons à Moustiers-Ste-Marie dans un site magnifique et bien connue pour sa faïence. Et oui mon cher Paulo, nous sommes rentrés un jour par cette route lors d’un retour des gorges du Verdon et tu nous a dit, jamais plus jamais. OK dans ce sens c’est plus cool. Nous revoici dans la circulation automobile ou si vous préférez dans le trafic, nous devons y trouver notre place (Cabrel). Pas de visite à Moustiers, nous le ferons peut-être lors d’un départ pour les gorges mais j’imagine que chacun de nous a dû y venir hors vélo évidemment. Belle descente sur une belle route, ça file à  bonne allure. Aucun incident, le groupe est au complet même si quelques raidillons scindent la file. Bientôt l’angélus au clocher des villages, les estomacs crient famine et les gosiers sont secs. Sur la route peu de fontaines et aller toquer aux portes des nombreux campings nous nous abstenons. Donc nous continuons à la recherche d’un restaurant où nous pourrions à moindre prix nous ravitailler en solide et liquide. Voici en bord de lac Les Salles-sur-Verdon, le nouveau car l’ancien village est sous 40m d’eau. Nous nous ravitaillons en eau à la fontaine, aidés par les enfants d’un cirque alors que Jack est parti à la recherche d’un restaurant à la mesure de notre budget mais surtout une restauration rapide. Nous sommes dix et si nous ne prenons pas tous le même menu, comme le diraient certaines personnes de notre connaissance, la pause méridienne sera trop longue. C’est  à « Lou Bouchin » que nous nous posons. Comme vous le savez, ces moments sont très appréciés. Dommage qu’il faille repartir car une petite sieste serait bien réparatrice.

Les lacs du Verdon

En kilomètres nous en sommes environ à mi-trajet mais nous allons trouver maintenant un beau parcours avec peu de circulation d’après ceux qui connaissent le coin. Direction Baudinard et sa chapelle, des faux plats montants ne dépassant jamais les 3 ou 4%. Il n’y a pas de vent, la température dépasse les 30° mais c’est supportable. Le peloton s’étire et se regroupe selon la topographie. Les forces sont encore vives car ça discute, ainsi les kilomètres défilent plus vite quoique nous ne soyons pas pressés de quitter ces belles routes et ces beaux paysages qui nous sont offerts gratuitement. Nous nous éloignons du lac de Ste Croix en prenant la direction de Montmeyan-St julien les Montagner-St Pierre qui sont plutôt dans le haut Var où nous retrouvons des bois, des routes empruntées si vous avez participé depuis Rians (83) à leur manifestation du 8 Mai. Une dernière bosse à notre convenance avant de plonger vers Vinon. Une seule idée en tête, la fontaine et son bassin sur le cours ombragé où nous pourrons nous rafraîchir. Lors du triangle Provençal, cette fontaine est une planche de salut et nous n’oublions pas d’y faire une pause. Cette fois c’est en voiture que nous repartirons vers la capitale phocéenne.

                     Sachant que personne ne prendrait la plume et que Jacques (photographe) souhaitait que ses photos soient contées je vous ai fait le CR de cette nouvelle randonnée. En la positionnant au calendrier mi-juin quand les lavandes sont en fleur et la température plus clémente cette sortie peut être encore plus belle pour nos « mirettes ». J’ai oublié de vous raconter la baignade dans un bassin où nous avons fait baisser la température de nos bielles, un bain qui peut rappeler à certains leur baignade lors de la sortie des gorges de la Méouge. Je vous quitte pour vous retrouver sur la sortie « Le Peyrani » ou « Les Monges ». Aurons-nous un autre conteur ?

 

146  km  1890 D+    6h45’    21,6 km/h   (à chacun son compteur donc ses stats)

Partants : Nadine-Jack-Gérard-Pierre-Michel Gu-René-Noël-Jean Y-Paulo-Denis

 

Les photos de Jack

 

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Après 2 années en Corse, retour sur le Continent…

27 Juillet 2016, 22:30pm

Publié par Nadine et Jacques

Nous vous compterons notre périple du mois de juin dans un article à paraitre dans la prochaine revue. En attendant, voici nos photos illustrant ce que fut notre Raid Cyclo du Massif Central, un circuit proposé par la FFCT, mais qu’il nous fallut modifier pour en faciliter le retour. Ainsi, nous avons traversé les parcs naturels régionaux du Livradois-Forez, des Volcans d’Auvergne, le parc national des Cévennes, le Gévaudan, les gorges du Tarn entre autres territoires.

9 jours de vélo en autonomie, en tandem comme d’habitude, à la découverte de la France profonde au climat continental :

Jour 1 : Roanne – St Dier d’Auvergne
Jour 2 : St Dier – Le Mont Dore
Jour 3 : Le Mont Dore – Salers
Jour 4 : Salers – Faverolles
Jour 5 : Faverolles – Mende
Jour 6 : Mende – Ste Enimie
Jour 7 : Ste Enimie – Le Vigan
Jour 8 : Le Vigan – Hérépian
Jour 9 : Hérépian – Béziers

Et nous vous donnerons juste quelques éléments propres aux cyclistes :

  • 7 départements traversés (dont la Corrèze en quelques minutes)

  • 43h45 de selle soit en moyenne un peu moins de 5h/jour

  • 820kms soit en moyenne un peu plus de 90kms/jour

  • 12100D+ soit en moyenne un peu plus de 1340m/jour

  • 1 incident mécanique (pédalier dévissé)

  • Zéro crevaison

  • Et des centaines d’images plein la tête…

Pour les curieux ou les impatients voici à quoi ressemblait le parcours :

 

Après 2 années en Corse, retour sur le Continent…

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ND des Anges revisitée

17 Juillet 2016, 19:16pm

Publié par Jack

ND des Anges revisitée

En l’absence de nos narrateurs habituels lors de la sortie, je me devais de vous faire un petit résumé de la journée.

En effet, nous ne sommes que 5 au sommet du Col de l’Ange ce samedi 16 juillet, et avec Jean-Louis J qui nous klaxonne en passant en voiture, nous savons que nous serons au moins 6 pour la ballade. Et comme on dit parfois, il n’y aura pas la quantité mais pour cette fois-ci non seulement la qualité mais aussi et surtout l’homogénéité, propriété qui fait souvent défaut. Regroupement donc des candidats du jour au sommet du Camp, puis café à Signes où aucun cyclo supplémentaire ne fera son apparition.

Nous filons bon train sur Méounes puis Garéoult, Forcalqueiret, Ste Anastasie, Besse/Issole. Il fait déjà chaud (25°C), mais le petit « grégaou » qui nous souffle sur le nez nous ventile correctement. Cette année, suite à une discussion avec mon paternel, j’ai concocté une montée via Gonfaron et non Pignans, ce qui sera une variante mais surtout une 1ère. Donc nous tirons jusqu’à Flassans où à la sortie du village 2 côtes successives à 10% refroidissent un peu la motivation des cyclos. J’essaie de les rassurer en arguant qu’habituellement nous avons aussi 1 bosse en allant sur Pignans. Heureusement, la route redescend ensuite vers Gonfaron et le courage revient. Gérard conseille JP Bo de mettre des pierres dans ses poches avant d’arriver au village. (Pour ceux qui ne seraient pas du coin, à Gonfaron, les ânes volent…)

A 11h pétante nous entamons dès la sortie du village la montée annoncée de 10kms, et la 1ère rampe fait pas moins de 10%. Ça inquiète un peu, mais heureusement qu’elle est courte et ne sert qu’à nous sortir du village. Le reste sera un pur plaisir sur cette petite route qui serpente à l’ombre des châtaigniers, avec un pourcentage régulier de 7-8% sur les ¾ puis à 4-6% sur la fin. Cette route me fait penser à la montée de la Ste Baume par Rougiers par son étroitesse et son revêtement granuleux, en plus ombragée et plus pentue. Jean-Louis qui comptait faire le plein d’eau à la source en cours de montée, la cherche toujours… on n’était pas sur la route habituelle.

Regroupement devant la chapelle un peu après midi, JP Bo n’a pas gerbé à l’arrivée cette année ! Faut dire qu’il est monté à sa main, et non au rythme de costaudsJ. Recueillement au sein de la chapelle, où comme lors de ma précédente venue nous sommes seuls.

ND des Anges revisitée

Nous redescendons vers Collobrières, car il commence à faire faim, et contrairement à ma dernière venue, nous ne rejoignons pas la D39 qui va de Gonfaron à Collobrières via le col des Fourches. Nous empruntons la route des crêtes Marc Robert, petite route que j’avais empruntée à la montée il y a nombre d’années lors d’une sortie mimosas organisée par feu M Augereau. Paulo pour sa part n’est jamais descendu que par cette route-là, signe qu’en 2013 lors de ma précédente venue il n’était pas de la partie (vérifié sur mes photos de cette année-là où nous étions 9).

Peu avant 13h nous arrivons sur la place du Village, et sitôt débarqués nous voyons approcher le patron du restau qui m’interpelle : « il est où mon collègue avec qui je bois le pastis au comptoir d’habitude ? ». La plupart l’auront reconnu par son absence sur la photo, aussi je signale à notre restaurateur qu’actuellement il est parti se mettre au vert dans les Alpes ! Paulo nous offre l’apéro, et Gégé assure l’intérim au jaune à la santé des absents (entre autres Michel Gu bloqué à cause de l’actualité) :

ND des Anges revisitée

Nous nous requinquerons d’un excellent cochon confit cuit à basse température dans de la graisse de canard accompagné de pommes de terre, suivi d’un fromage blanc à la crème de châtaignes (spécialité locale). C’est pas tout ça, mais faut repartir. Passage à la fontaine pour un rafraichissement, et après une pause à rallonge de plus d’1h ½ nous reprenons la route. La chaleur est toujours là à 29°C, mais maintenant c’est un vent d’Ouest qui nous souffle à nouveau dans le nez. On reste groupés, et en l’absence de parcours papier, arrivés à Pierrefeu je m’en remets à Garmin pour rejoindre Sollies Pont. Celui-ci nous fera aller direct sur une très bonne route qui filera le long de la voie ferrée. La Vallée du Gapeau est là, nous faisons escale à la fontaine de Sollies Toucas où JP passera cul par dessus tête en entrant sur la placette. Rien de grave heureusement, sans doute un manque de lucidité ou un peu de fatigue…

La suite est classique, Signes où nous nous ravitaillons en liquide (JL file à la boulangerie, il est sur la réserve, il lui faut du solide) puis remontée jusqu’au Camp. Là nous abandonnons ce dernier et descendons vers Cuges puis remontée du Col de l’Ange, terme du parcours.

Une belle variante qui a satisfait tout le groupe, 155kms et 1736 D+ pour 7h15 de vélo. A l’an prochain sans doute, à une autre période plus propice peut-être…

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Un cocktail étonnant, détonnant…

13 Juillet 2016, 05:04am

Publié par JiPi

Oui, oser combiner une Flèche de France, de plus la «Paris – Briançon» avec son final époustouflant par les cols du Télégraphe, Galibier et Lautaret – même en descente, on le compte ! – avec la 17ème édition de la «Gauthier – Moutin» et des parcours concoctés par Jipi, pas en reste non plus au niveau des difficultés, paraissait un pari, un challenge un peu fou… Et pourtant Thierry P. et Jipi l’ont relevé avec un franc succès !

Sans trop rentrer dans les détails qui seront à lire dans la prochaine Roue Ensoleillée, je m’en vais résumer ce nouvel opus de nos deux cyclocampeurs invétérés…

Donc, le lundi 20 juin au soir, un train de nuit, direct de la Gare de la Blancarde à celle d’Austerlitz à Paris, va les livrer le mardi matin dans la grisaille parisienne, une grisaille qui deviendra crachin et pluie fine dans la vallée de la Seine. Coup d’œil pathétique à Moret-sur-Loing, l’une des villes les plus touchées par les crues de ces dernières semaines.

Un cocktail étonnant, détonnant…
Un cocktail étonnant, détonnant…
Un cocktail étonnant, détonnant…
Un cocktail étonnant, détonnant…

Ensuite, le soleil se lèvera et ne les quittera plus guère, à part trois orages violents sur les tentes, heureusement sans dégâts, et une courte mais intense averse lors de la montée italienne du Mont Cenis. Avec un plaisir incommensurable, ils découvriront la belle vallée de l’Yonne, le Canal du Nivernais, où l’ivresse du pédalage sur le chemin de halage les entraînera plus loin que n’en prévoyait le programme, la pittoresque cité perchée de Vezelay et sa basilique monumentale, l’un des points de départ du Chemin de Compostelle, le Morvan, magnifique région bourguignonne, champêtre, boisée mais ô combien bosselée, la Vallée de la Saône, les étangs des Dombes avant de contourner les collines du Bugey, contreforts du Massif du Jura, puis de rentrer en Savoie par les Cols de la Crusille et de l’Epine. Splendeur des coteaux plantés de vignes au pied des montagnes enneigées qui semblent infranchissables… Et pourtant ils vont les franchir, avec leurs lourdes «valises» !

Col du Galibier (2 642 m), bonheur de l’effort accompli, ivresse des cimes avec le Massif des Ecrins qui vous domine, communion avec les nombreux cyclistes, toutes catégories confondues, joie de terminer ce parcours somptueux depuis Paris, proposé par l’ACP : pour rallier Briançon, il n’y a plus qu’à descendre !

Une après-midi de repos en Italie entre les Cols de Montgenèvre et du Mont Cenis : que du bonheur !

Un cocktail étonnant, détonnant…

Après la longue ascension du Mont Cenis depuis Susa (30 kms, 1 600 m de dénivelée) ils rejoindront leurs camarades pour une «Mout Mout» endiablée dont les aventures vous ont déjà été contées. Plaisir de pédaler pendant deux jours sur des machines légères, légères…

Le dernier dimanche, alors que le groupe s’en va gravir Télégraphe et Galibier, ils reprennent leurs lourdes sacoches pour un ultime trajet de cinq belles journées qui les verra pédaler à travers le bucolique, désert et redoutable balcon de Belledonne, souffrir de la chaleur dans la véritable chaudière de Vizille, retrouver un peu de fraîcheur dans le Dévoluy avant d’entendre les cigales dans la Vallée de la Durance, de s’émerveiller devant les lavandes bleues du Plateau de Valensole puis d’accueillir avec une joie indicible Denis et Noël, venus les attendre au sommet des «17 Tournants». Une vieille tradition de la section, d’aller à la rencontre des «chevaucheurs au long cours» mais qui a malheureusement tendance à se perdre…

C’est donc à quatre que se termine ce formidable périple, sans fatigue excessive, sans incidents mécaniques notoires à part deux crevaisons et quelques déraillements de chaîne, et surtout un immense bonheur, une grande fierté, tout de même, de s’être enthousiasmé devant tant de chefs-d’œuvre de Dame Nature et d’avoir parcouru plus de 1 600 kms à bicyclette, en autonomie totale – hormis la «récréation» de la «GM» - escaladé environ 20 000 mètres de dénivelée positive et franchi cinq cols de plus de 2 000 m. Une petite coupure s’impose mais vive les prochaines aventures !

ITINERAIRE

Etape

Date

Parcours

Kms

Dénivelé

Hébergement

Flèche de France paris – Briançon (Randonnée Permanente FFCT / ACP)

  1

Ma 21/06

PARIS (Auster) – moret s/loing (77)

81

 

Hôtel F1

  2

Me 22/06

moret s/loing - TOUCY (89)

114

Camping

  3

J     23/06

TOUCY - saulieu (21)

125

Camping

  4

V    24/06

saulieu - savigny s/grosne (71)

118

Camping

  5

S     25/06

savigny - villars les dombes (01)

106

Camping

  6

D    26/06

villars les dombes - novalaise (73)

102

Camping

  7

L    27/06

novalaise - st jean de maurienne (73)

117

Camping

  8

Ma 28/06

st jean de maurienne - briançon (05)

89

Gîte d’Etape

TOTAL

852

 8 434 m

 

Jonction Briançon – St Michel de Maurienne

  9

Me 29/06

briançon – Salbertrand (Italie)

39

600

Camping

10

J    30/06

Salbertrand - St Michel de Maurienne (73)

102

1 600 m

Hôtel

TOTAL

140

2 200 m

 

«MOUT-MOUT» 2016 en Maurienne

11

V   01/07

gLANDON, cROIX DE FER ET mOLLARD

96

2 100 m

Hôtel

12

S   02/07

ISERAN (au Départ de lanslebourg

67

1 500 m

Hôtel

TOTAL

163

3 600 m

 

Retour Marseille

13

D   03/07

St Michel de Maurienne - allevard (38)

83

570 m

Camping

14

L   04/07

allevard - vizille (38)

78

1 739 m

Camping

15

Ma 05/07

vizille - montmaur (05)

93

2 040 m

Camping

16

Me 06/07

montmaur - valensole (04)

129

1 251 m

Camping

17

J   07/07

valensole - marseille

107

1 207 m

 

TOTAL

496

6 807 m

TOTAL GENERAL

1 652

20 041 m

 

 

COLS

Etape

Nom

Altitude

Dép

  5

Col des Chèvres

   419 m

71

  6

col de la crusille

   573 m

73

  7

col de l’epine

   987 m

73

  8

col du telegraphe

1 566 m

73

  8

col du galibier

2 642 m

73 / 05

  8

col du lautaret

2 057 m

05

  9

col du montgenevre

1 854 m

05

10

col du mont cenis

2 083 m

73

11

col du glandon

1 924 m

73

11

col de la croix de fer

2 067 m

73

11

col du mollard

1 630 m

73

12

col de la madeleine *

1 746 m

73

12

col de l’iseran

2 770 m

73

14

col du barioz

1 041 m

38

14

col des ayes

   944 m

38

14

col des mouilles

1 020 m

38

15

col de st sebastien

   926 m

38

15

col du festre

1 442 m

05

16

col d’espreaux

1 160

05

 

Total : 19 cols

* : Petit col dans la montée vers le pied du Col de l’Iseran, rien à voir avec son homologue, célèbre et difficile, qui relie Maurienne et Tarentaise, comme l’Iseran.

 

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Ode aux guerriers

8 Juillet 2016, 05:50am

Publié par Pierre

3 jours dans la vallée de la Maurienne, 9 cols de haute montagne escaladés, 7000 mètres de dénivelé, 250 kilomètres parcourus, des noms de légende, Glandon, Croix de Fer, Mollard, Madeleine et Iseran, Mont Cenis, Télégraphe (2 fois), Galibier.

 

Ce sont des forçats de la petite reine, des guerriers qui se sont inscrits dans la lignée d’Hannibal franchissant les montagnes avec ses éléphants, ou de Napoléon construisant la route du col du Mont Cenis pour gagner l’Italie. Oui, nous étions sur les traces des plus grands conquérants et nous avons également à notre manière été des conquérants… aux petits braquets, tout petit braquet. Car il en faut des couronnes (de laurier ou d’épine, au choix), pour franchir des monuments du cyclisme, et le 28 ou le 30 dents ont chauffé un maximum, d’aucun regrettant de ne pas en avoir encore en réserve.

Ode aux guerriers
Ode aux guerriers
Ode aux guerriers

La beauté des paysages était au rendez-vous, le beau temps, la pluie, le froid, c’est comme çà qu’on tisse la légende de la GM (Gauthier Moutin) qui fêtait cette année sa 17° édition, après deux années d’interruption. Vous avez tous été des guerriers, des héros, les héros de l’ASPTT. Haut les cœurs, sonnez trompettes et buccins, jouez hautbois, résonnez musettes. Vous êtes entrés dans la légende. Cette édition aura sa place particulière dans nos mémoires, ni plus, ni moins que les autres, mais sa place toute entière. Elle a été belle, grâce à vous tous, grâce à l’esprit d’équipe qui nous anime.

 

Ils sont durs ces cols, ils sont hauts, ils ont des pourcentages qui pour certains font frémir. Le Glandon est le plus dur sans doute, avec ses 22,5 km de montée et ses 8 derniers kilomètres où chaque borne kilométrique annonce la souffrance prochaine, 8%, 9%, 9%, 6%, 9%, puis 10%, puis 11%, pour finir à 10%. C’est interminable, on souffre, on serre les dents, on maudit l’organisateur, on s’arrête prendre une photo (prétexte pour faire redescendre la chaudière), on boit, on mange mais on souffre encore et toujours, plus que 6 km, plus que 5 km, plus que 4, plus que 3, plus que 2, et survient la flamme rouge où on distingue la face hilare de ceux qui sont déjà au sommet. Enfin arrive la délivrance, ce sommet qu’on est venu vaincre et une joie incommensurable qui vous étreint. On l’a franchi et la photo avec la plaque du col avec les forçats devant et fiers comme Artaban (à juste titre) viendra témoigner pour l’éternité, avec de larges sourires, que l’essentiel a été atteint. On pourra dire : je l’ai fait !

 

Ode aux guerriers

Oui, vous êtes, nous sommes des guerriers, au sens noble du terme, des conquérants de l’inutile mais peut-être aussi de l’essentiel : être ensemble, communier dans une passion partagée et entretenue au fil des ans, renouvelée dans de nouveaux défis. Chacun vient avec ses valises, mais ensemble, notre havresac est léger, rempli de nos souvenirs d’enfance, des images du Tour de France, des légendes écrites par nos héros d’hier et d’aujourd’hui. Oui, nous avons mis nos roues dans les leurs, beaucoup moins vite certes, mais avec tellement d’émotion et de joie partagée. C’est beau le vélo, cette communion, ces bêtises racontées le soir autour d’une bonne table, ces histoires d’anciens combattants que nous sommes, de guerriers qui ne pensent pas encore au repos, tant que leurs forces leur permettront de continuer, encore, encore et encore… Jusque là, pas de faute !!!

 

Alors à l’année prochaine pour de nouvelles aventures ?

 

Bravo à tous, votre GO, Pierre

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