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La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille

La première de Michel…

26 Juillet 2015, 17:36pm

Publié par JiPi

En effet, Michel GU. n’avait jamais participé à la «Randonnée des Anges» qui figure régulièrement dans notre programme depuis 2011. Aujourd’hui, samedi 25 juillet, il était donc ravi de rejoindre 4 autres joyeux drilles au Col de l’Ange, point de départ officiel. Nous pouvons déplorer la baisse des effectifs mais la chaleur, pourtant modérée aujourd’hui par un mistral qui va fortement monter en puissance s’il ne se sent guère au départ – certes, il soufflera dans notre dos ! – les congés, l’étape reine de l’Alpe d’Huez au Tour de France – n’oublions pas qu’il y a de «vrais» sportifs dans la section ! – peuvent aisément expliquer la réduction de notre peloton à simple «quintet».

Avec un tout petit retard sur l’horaire prévu, nous nous élançons vers Cuges, le Camp puis Signes, à allure assez vive grâce au vent favorable. Tout le monde s’entend bien, nous restons bien groupés, sur la route comme au café, à Signes. Sous un ciel bien dégagé et par une température point suffocante, la bosse de Méounes se fait à peine sentir – bon, j’entends déjà quelques dents grincer ! Le plein des bidons à la fontaine de Méounes engendrera bien sûr quelques palabres avec la population locale, des touristes et des cyclos.

Ensuite, toujours soutenus par Éole, nous parcourons une partie de l’itinéraire de Carcès, sous la verte montagne de la Loube et à travers la resplendissante vallée de l’Issole qui étale vignes et cultures tout autour de ses magnifiques villages.

La première de Michel…
La première de Michel…

Denis s’engage dans une petite route avec une sûreté dont d’aucuns paraissent sceptiques mais il aura raison, le bougre ! Cette très jolie artère nous verra prendre la maintenant traditionnelle photo de groupe sur un vieux pont de pierre puis le dit groupe se déhancher sur des raidards sévères mais joliment boisés.

Nous atteignons Pignans par une route plus bosselée que le D13 du parcours officiel et cherchons de l’eau dans ce joli bourg varois. Point d’eau potable ici, nous en prendrons plus haut. Après deux erreurs, la superbe montée boisée vers Notre-Dame des Anges va nous charmer de ses pins, de ses châtaigniers et de ses vues magnifiques sur Pignans et les massifs qui la dominent au nord. Tout le monde la grimpera à son allure et l’eau si fraîche de la fontaine, peu avant le sommet, comblera d’aise tous les gosiers si la chaleur ne se fait pas trop sentir sous la sylve, d’autant plus que nous bénéficions assez souvent d’un vent favorable.

L’arrivée à Notre-Dame des Anges, point culminant des Maures (771 m selon la table d’orientation ou 780 m d’après l’inscription à l’entrée du Cloître) constitue toujours un bonheur pour le cyclo qui, après ses efforts librement consentis, contemple le panorama extraordinaire sur la mer et le massif si boisé des Maures, apprécie le cadre bucolique de céans avec ses gigantesques cèdres en face du sanctuaire qui trouve ses origines dans les premières heures du christianisme et qui est toujours habité aujourd’hui. D’ailleurs, à chaque montée, nous trouvons des bénévoles qui nettoient le cloître si pittoresque. L’antenne gigantesque des Télécoms jure un peu mais il faut bien que les messages passent !

Après un bon moment consacré à cette chouette visite, je choisis de démarrer en solo, tout le monde connaissant mes «qualités» de descendeur et ceux qui ont déjà réalisé ce parcours comprendront encore mieux que je prenne les devants ! En effet, si la balade sous les châtaigniers et les vues sur un univers de verdure impressionnant devraient charmer les cyclos, la chaussée est en bien trop mauvais état pour que l’on puisse la quitter des yeux un seul instant… Et des freins, même pas je vous en parle ! Je pense qu’il faudra revoir l’itinéraire pour les prochaines éditions et s’offrir un petit crochet par le Col des Fourches pour retrouver bien plus vite une route digne de ce nom.

Surprise du chef : personne ne m’a rejoint à Collobrières, où j’arrive vers treize heures. Une crevaison de Michel expliquera ce phénomène plutôt cocasse ! Denis a retenu un restaurant sur la place de la mairie où sous les parasols nous passerons une excellente pause méridienne, à condition de tout caler car le mistral souffle copieusement, à présent. D’ailleurs, même un parasol s’envolera ! Repas agréable, patrons super sympathiques, glace marrons – cognac, qu’il ne faut à mon avis rater sous aucun prétexte, feront justement ressembler cette pause méridienne à une troisième mi-temps décalée puisque placée entre les deux véritables mi-temps !

La première de Michel…

Et la deuxième mi-temps sera coriace puisque placée sous l’égide d’un violent vent de face ; Jipi lâché, bien sûr, mais il ne sera pas le seul à souffrir ! Nous apprécierons tout de même grandement ce magnifique cadre composé de vignobles, chênes-lièges encore en exploitation, cultures diverses et massifs boisés.

Comme dans d’autres éditions, nous allons un peu «bouder» l’itinéraire officiel au charroi trop important pour traverser la jolie bourgade de Puget-Ville, entourée de vignes, puis nous attaquer à la longue (6 kms) et douce – là encore j’entends des dents qui grincent ! – montée vers Rocbaron à travers un joli massif boisé. Après un court tronçon de nationale, des routes encore tranquilles et bucoliques nous emmènent à Néoules, «fief» de l’ami Bernard, aujourd’hui absent. Dans ce parcours, le vent nous gênera moins.

La fontaine de Méounes nous retrouve pour de longues ablutions. Certes, le vent a rendu supportable la chaleur mais ne l’a pas annihilée… Alors, à chacun sa méthode ! Après les bosses de Méounes puis de Signes, le vent nous reprendra de nouveau sur le plateau du Camp et surtout en haut de la descente vers Cuges où j’éprouverai même quelques frayeurs !

Vers 19 h 15, cette nouvelle aventure s’achève. Tout le monde est enchanté de cette si belle balade et de ces si bons moments vécus ensemble, certains sont fatigués et quelques-uns ont trouvé le temps un peu long : plus d’onze heures et demie au total pour un pédalage allant de 7 H 25 à 8 H 00 selon les compteurs ! Je pense qu’il y a là matière à réfléchir. Sinon, un très bon cru que cette édition 2015, notamment le rosé !

Les cinq protagonistes : Michel, Jean-Pierre, Denis, Paulo et Jipi.

Mes chiffres : 158 kms, 7 H 47, 20.2 km/h. Denis a trouvé un dénivelé de 2 100 m.

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Les 3 vallées 2015

12 Juillet 2015, 20:40pm

Publié par Jack

C’est après 2 ans et quelques hésitations en raison de la forte chaleur actuelle que nous revenons sur le parcours créé par Jean Y, les 3 vallées : Durance Meouge et Jabron. Nous sommes 2 fois plus nombreux cette année qu’en 2014, soit 6 courageux à braver le thermomètre : ma moitié, notre voisin, le général, l’architecte, l’urbaniste et moi-même. A 8h pétante le petit train bleu démarre de Volonne après un café offert par notre néo-septuagénaire de la section dont je tairais l’identité pour ne pas l’affliger davantage. Pas un pet de zef comme on dit chez nous, un beau soleil sous un ciel bleu limpide : ça promet du cagnard pour cet après-midi ! 

Les 3 vallées 2015

Après une vingtaine de kms pour s’échauffer, la route s’élève vers Valernes en direction du col de grêle, au milieu des champs de tournesols. Les zones gravillonnées sur la route témoignent de la chaleur qui règne en ce moment, et déjà apparaissent les plaques de bitume fondu à la descente du col. La fontaine de Sigoyer sera la 1ere d’une longue série aujourd’hui.

Arrivés à Laragne où en cette journée de départs, ça bouchonne grave sur la nationale. Heureusement que notre route n’intéresse pas les vacanciers, et nous ne faisons que traverser le bourg. On s’achemine gentiment vers la deuxième vallée où coule la Méouge, on tourne à droite au lieu dit Le PLAN et s’ouvrent face à nous les gorges du même nom :

Les 3 vallées 2015

C’est une ascension très progressive, avec des pentes ne dépassant que très rarement les 2%, idéal sous cette température qui dépasse déjà les 31°C alors qu’il n’est pas encore 10h au soleil. Le cours d’eau est au plus bas, les baigneurs de la dernière fois ont dû choisir des coins plus propices. 

Les 3 vallées 2015

Barret sur Meouge apparait, on va pouvoir enfin se restaurer. Le gastos « habituel » est là et le menu du jour me fera oublier le mauvais souvenir que j’en avais gardé, où l’assiette servie alors suffisait péniblement à satisfaire quelque anorexique. Aujourd’hui, le taulier a dû changer car la « déclinaison de tomates » en entrée me réconcilie avec sa cuisine. Nous repartons non sans avoir fait étape dans la fontaine du village (au sens propre du terme). L’ascension se poursuit comme celle du thermomètre qui atteint les 39°C.

Le petit village de Sederon, planté au milieu de nulle part est le bienvenu ; ou plutôt son lavoir qui va accueillir le groupe pour des ablutions régénératrices. Et plouf, chacun y trempe ce qu’il veut, avec ou sans les chaussures.

Un frileux est parmi nous, devinez lequel.

Un frileux est parmi nous, devinez lequel.

Une petite mamie m’interpellera : « tu va abimer tes chaussures à les tremper comme ça ! ».

Nous continuons la montée vers le col de la Pigière, où au sommet s’ouvre face à nous la vallée du Jabron. S’ensuivent 35 kms de descente à des pourcentages oscillant entre 0 et 2, histoire de tourner gentiment les jambes. L’air relatif nous permet de respirer correctement, mais on a hâte de faire escale à Noyer sur Jabron. Là, la boisson américaine prisée des obèses fera l’unanimité, accompagnée d’une rondelle de citron pour Pierrot !! La descente s’achève un peu plus bas, nous tombons sur la nationale pour quelques hectomètres et le cordon de véhicule est aussi désagréable que ce matin. Nous traversons la Durance pour attaquer la dernière difficulté du jour, la bosse descendue ce matin. Nous débarquons au café de Volonne juste à temps pour voir l’arrivée de l’étape, gagnée par A Vuillermoz au sommet de Mur-de-Bretagne. 1ere victoire française sur ce tour, de bon augure pour la suite.

Voilà ! Une journée bien remplie où malgré la chaleur ambiante les organismes n’ont pas trop souffert. En effet, cette sortie de 140 kms et 1445D+ est très plaisante car sans grande difficulté, ponctuée de nombreuses fontaines et bien séquencée car elle finit sur de la descente. Je la recommande à tous, et j’y retournerai volontiers l’an prochain si elle est au calendrier.

Pour ceux qui n’auraient pas reconnu les participants : Nadine, Jean-Louis J, Michel G, Patrick G, Pierre M, et moi.

 

Les Trois Mousquetaires ne se sont pas mouillés

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Flèches de France

5 Juillet 2015, 10:14am

Publié par JiPi

Pour la troisième année consécutive, Thierry P. et moi-même avons décidé un voyage cyclocamping en commun. Cette fois-ci, nous avons jeté notre dévolu sur les Flèches de France, randonnées permanentes qui relient Paris à 20 villes de l’Hexagone, à allure soutenue ou touristique selon la catégorie choisie. La combinaison de deux Flèches permet une jolie traversée de notre belle France par des routes pittoresques et souvent très tranquilles. Elles sont organisées par l'Audax Club de Paris (ACP), club créé en 1904 et très célèbre également pour son «allure AUDAX» (22,5 km/h), ses brevets, ses Flèches Vélocio et bien entendu Paris - Brest - Paris.

Flèches de France

Nous avons donc entrepris une magnifique chevauchée de 1 400 kms en deux semaines. Le trajet en train de Marseille à St-Malo constituait à notre avis la tâche la plus pénible de l’entreprise et accaparait le maximum de nos soucis. En fait, le voyage fut long (de 5 heures à 23 heures le lundi 15 juin) mais il s’est déroulé dans des conditions optimales, notamment lors du parcours vélo dans Paris, de Bercy à Montparnasse… derrière une gentille Parisienne à bicyclette qui s’est un peu déroutée pour nous guider !

Par une magnifique journée, un joli parcours côtier en Bretagne nous a emmenés de la superbe ville de St Malo, bien à l’abri de ses remparts monumentaux, à la Pointe du Groin, Cancale puis au Mont-St-Michel. La visite de cette merveille française n’est à manquer sous aucun prétexte !

Le mercredi 17, le goût des fameuses huîtres de Normandie encore en bouche, nous avons démarré la Flèche Mont St Michel – Paris (334 kms et 2 269 m de dénivelé) qui nous a conduits en quatre jours aux portes de la Capitale (Noisy-le-Roi) à travers le merveilleux bocage normand, rempli de vaches de toutes les couleurs, puis les campagnes et forêts de l’Île de France. Ce parcours fut relativement facile à part les bosses normandes qui nous ont bien surpris. Les conditions de route furent idéales, à part une journée de crachin, et les nuits bien fraîches.

 

Flèches de FranceFlèches de France

Après un camping à Versailles, la traversée de la région parisienne – la catégorie touriste permet les départs ou arrivées décalés à Paris – pour rejoindre le départ de la deuxième épreuve fut une formalité, tant les pistes cyclables sont nombreuses et sécurisées. Le dimanche 21, nous avons donc pris le départ, à Athis-Mons, de la Paris – Marseille (919 kms et 7 282 m de dénivelé) qui nous a ramenés au bercail en neuf belles journées de cyclotourisme intensif, notamment à partir des premiers contreforts du massif Central. Cet itinéraire majestueux nous a offert les forêts de l’Île de France et de l’Orléanais, les vallées de la Loire et de l’Allier, le Canal Latéral de la Loire et ses péniches, les fabuleux paysages d’un Massif Central époustouflant de verdure, les passages mythiques au Puy-en-Velay puis au Mont-Gerbier-des-Joncs, la dure corniche au-dessus des Gorges de l’Ardèche, la traversée très bosselée du vignoble gardois sous une chaleur torride et enfin un parcours pour moi inédit d’Uzès à Marseille par le Val d’Enfer. Après quelques nuages et quelques brumes matinales puis une belle averse du soir à la fin du Loiret, le bleu du ciel ne nous a plus quitté jusqu’à notre arrivée. Nous n’avons souffert de la chaleur que lors des dernières étapes et aucun incident mécanique ni crevaison n’est venu contrarier notre progression.

Vous pourrez lire les détails de cette superbe aventure dans le prochain numéro de la Roue Ensoleillée… En attendant, voici les étapes et le diaporama de deux cyclos en pleine forme et très heureux de leur si belle épopée !

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