Ils finirent la saison en beauté…
En fait ils ont plutôt bien commencé la nouvelle, les saisons de la section allant du 1er novembre au 31 octobre.
En ce samedi 1er novembre, jour de la Toussaint, malgré une température assez basse au lever du soleil, l’été indien n’en finit pas de jouer les prolongations, battant record sur record dans l’Aquitaine, et quelques-uns d’entre-nous ont bien l’intention de profiter de l’intégralité de cette merveilleuse journée, de plus dénuée du moindre souffle d’air.
Le programme du jour nous propose une jolie boucle à la matinée incluant les ascensions de la Gineste, du Four à Chaux, des Bastides avant de rejoindre Gémenos pour rentrer par Lascours, Peypin et les Termes. La fraîcheur du petit matin s’évapore dans la montée de la Gineste et un peloton déjà assez conséquent s’étire dans la descente vers la magique Baie de Cassis, avant de remonter gentiment sous la pinède du Four à Chaux. À la Bédoule, Henri offre le café à la vague bleue qui a envahi le Cercle, dans son «silence» légendaire ! Bon anniversaire, l’ami, éprouve encore longtemps le bonheur de pédaler ! Toujours sous un soleil hyper généreux, nous gravissons les Bastides, nous régalant à son faîte de la vue sur la Ste-Baume, dont certains envisagent la grimpée… Sur son vélo couché, Franck est victime d’une chute dans la descente, heureusement sans gravité.
A Gémenos, les volontaires de l’Espigoulier, au nombre il me semble de huit – Denis va encore me dire de changer d’ophtalmo ! – quittent donc un groupe bien disséminé sur l’asphalte ! Les deux Jean-Louis pensent plutôt contourner le massif et nous rejoindre pour le repas… Le lieu n’en n’étant pas encore totalement établi, cette opération semble délicate et nous ne verrons plus nos deux camarades qui déjeuneront au Moulin de Redon. Ont-ils suivi le peloton jusqu’à Lascours, quelle route ont-ils suivie ensuite, comment s’est passée la suite de la randonnée officielle à la matinée ? Autant de questions auxquelles je ne puis répondre présentement mais il serait de bon ton que d’aucuns nous apprennent tout cela par commentaires interposés !
Donc, par ce temps presque estival, je ne décrirai pas le bonheur qui nous envahira dans l’Espigoulier car il est toujours immense, mélange de garrigue et de falaises majestueuses. Chacun le grimpera à sa main mais je ne pense pas que les écarts aient été très importants. Yves descend vers Auriol alors que les sept autres filent vers le plan d’Aups. Où mangera-t-on ? Bonne question, merci de l’avoir posée ! Après maintes tergiversations, vers 12 H 30, nous nous installerons au soleil, sur la terrasse bien remplie de la Brasserie de l’Hostellerie. Quel temps superbe, sans vent, on se croirait l’été… A la fin du repas, l’ombre nous rappellera que nous sommes bien en automne, surtout à 650 mètres d’altitude ! Le repas, composé de grosses salades ou d’autres mets, se passera dans une excellente ambiance, entre copains heureux de partager ce bon moment sous des conditions aussi favorables… Et conscients qu’elles ne dureront pas jusqu’à la Saint-Glinglin !
Au bout d’une grosse heure, il est temps de mettre les voiles – même s’il n’y a toujours pas de vent ! – car nous ne sommes pas du quartier et certains ont eu trop froid à l’ombre ! Jean-Marc et Jean-Pierre – pas moi ! – décident de rebrousser chemin, accomplissant dans l’autre sens l’itinéraire du matin… Ils ne sont pas encore rendus… Les cinq autres non plus, d’autant plus qu’ils ne sont pas vraiment fixés sur leur parcours ! Bon, pour l’instant, ils se dorent au soleil sur le plateau de la Sainte-Baume, tentant de se réchauffer avant de plonger dans l’ombre vers Nans, sur une chaussée encore bien humide. Eh oui, c’est bien l’automne et le soleil commet déjà des infidélités dans pas mal d’endroits ! Bizarrement, les potes me laissent devant et, par-là même, ça va descendre tout doux ! Le soleil retrouvé, nous retrouverons toute notre sérénité pour passer le plateau de Nans-les-Pins avant de dévaler vers l’Huveaune sous les pins de la Sambuc.
Le Petit Galibier a été choisi, personne ne se dérobera et nous en atteindrons le sommet de manière assez groupée. L’on me laisse encore devant vers la descente vers Trets : il doit se passer quelque chose au royaume des cyclos ! Traverser une route devant un cimetière n’est pas chose aisée en ce jour de Toussaint mais nous retrouverons bientôt le calme des petites routes. A Peynier, je suis étonné de voir les maillots bleu et blanc prendre la direction des Michels… N’ont-ils pas assez roulé, ou grimpé, ou alors fait-il trop beau ? Allez donc savoir ! Donc, la jolie petite route bosselée et boisée des Michels nous conduit à Fuveau. Jacques et Denis ont déjà filé vers Gréasque pour grimper la Diote mais je trouve cet itinéraire trop encombré au début et surtout trop long. Je file donc vers Belcodène, suivi de Thierry et Noël.
Tout le monde se retrouvera en haut des Termes avant de rentrer chez soi en restant groupés le plus longtemps possible.
Nous sommes ravis de cette superbe journée passée ensemble, d’avoir enfilé les bosses comme les perlières les perles et persuadés de ne pas avoir perturbé le programme du jour. Question chiffres, c’est du costaud : 138 kms et 2 000 mètres de dénivelée ; une «perf» de pleine saison au beau mitan de l’automne, on peut aller faire les confitures et griller les châtaignes !
Les participants de cette escapade :
Jean-Marc, Jean-Pierre BO, Thierry P., Jacques S., Denis, Noël et Jipi, les 7 de l’Hostellerie.
Yves : descente par Auriol.
Les 2 Jean-Louis : Vallée de l’Huveaune et repas au Moulin de Redon.