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La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille

L’Italie à portée de roue…

19 Septembre 2014, 17:37pm

Publié par JiPi

De bicyclette, bien sûr ! Cette année, Jean-Louis J. et moi-même avons fixé un tour en Italie via les Alpes comme objectif de notre première organisation d’une semaine itinérante… Nous aurions pu la jouer plus «modeste» mais, tant qu’à plonger dans le bain, autant y aller jusqu’au fond ! Je crois qu’il y a bien longtemps que la semaine itinérante de la section n’était plus partie de Marseille ; cela doit dater de l’époque où les vélos portaient les bagages…Enfin, les temps changent, comme dirait un certain Bob Dylan !

Col AgnelDu mardi 9 au lundi 15 septembre, cette randonnée, bien sûr avec camionnette suiveuse et hébergements réservés, régalera nos onze heureux cyclos durant sept mémorables étapes, chevauchant les magnifiques petites routes de Haute-Provence, du Dauphiné, du Piémont (Italie), sans oublier les Gorges du Verdon et le Haut-Var.

Regrettant le forfait de dernière minute de l’Ami Jean Y., victime d’une déchirure musculaire, nos onze «baroudeurs» vont se tremper dans le dernier kilomètre de la première étape les conduisant au sympathique gîte de la Fenière, à Peipin, embourbant leur camionnette au passage ! Malgré une météo incertaine, le soleil les accompagnera cinq jours durant. Pour rallier Guillestre, une belle mais difficile seconde étape les régalera à travers les paysages bucoliques de la vallée de la Motte du Caire, l’impressionnante montée au barrage de Serre-Ponçon et au Col Lebraut, le merveilleux balcon de St-Apollinaire, au-dessus du lac, puis celui de la Durance. Une bonne nuit de sommeil les retapera pour attaquer, en ce troisième jour, l’un des points forts de cette aventure : l’ascension du Col Agnel (2 744 m), magnifique dans la somptueuse forêt de mélèzes au-dessus du Guil puis les alpages rutilants de la vallée de l’Aigue Agnelle. Une fois en Italie, la merveilleuse descente de la Valle Varaita, avec ses villages si pittoresques, va les emmener ravis dans la belle ville de Saluzzo, dans la plaine du Pô. Le lendemain, sa traversée sera un des moments à oublier mais il en est ainsi dans tous les voyages… La remontée de la très verte vallée de Sestrières les réconciliera avec le cyclotourisme, tout comme la belle descente en forêt vers le Val di Susa puis la remontée vers Bardonecchia. La cinquième étape sonne l’heure de vérité ; trois cols à passer, et non des moindres : Echelle, Izoard, Vars, 3 000 mètres de dénivelé selon openrunner ! Un temps magnifique, des paysages variés et grandioses ainsi qu’une bonne gestion des P1080800efforts les aideront à réussir cette belle performance et, même s’ils arriveront tard à Jausiers, le bonheur finira par gagner sur la fatigue ! Toujours par beau temps, le Col d’Allos, la haute-vallée du Verdon, le Lac de Castillon, la jolie bourgade de Castellane puis la remontée sur la rive droite du Grand Canyon jusqu’à La Palud feront aussi de ce sixième opus un grand moment du périple. Hélas, ils auront rendez-vous avec le ciel gris et la pluie, soutenue le matin, lors de leur dernière journée ensemble qui les entraînera à travers le cadre fabuleux du Verdon puis sur la rive gauche de l’immense Lac de Ste Croix avant de parcourir les petites routes sauvages et boisées du Haut-Var. Hélas, ils connaîtront l’abandon de l’un d’entre eux, sur ennui mécanique, puis la chute d’un autre, heureusement sans gravité, dans la descente des Termes, encore humide.

Ainsi s’achève cette fabuleuse promenade de 900 kilomètres et 13 000 mètres de dénivelée positive (openrunner), au départ de Marseille, dont les détails seront à lire dans le prochain numéro de notre revue. En attendant, les onze heureux «bénéficiaires» de cette fantastique aventure vont pouvoir se reposer, voir défiler dans leur tête tous ces paysages de rêve, repenser à tous ces moments de bonheur partagés … Et envisager avec plaisir leurs futures pédalées au long cours !

Les onze «guerriers» : Jean-Louis J., Jipi, Bernard, Gérard, Yves, Noël, Patrick, Thierry A., Thierry P., Jacques S. et Franck.

 

ITINERAIRE

 

Jour

Date

Parcours

Kms

Dénivelé

Ma

09/09

MARSEILLE  - PEIPIN

139

1 400

Me

10/09

PEIPIN  - GUILLESTRE

126

2 200

j

11/09

GUILLESTRE  - SALUZZO

110

1 800

v

12/09

SALUZZO  - BARDONECCHIA

124

2 100

S

13/09

BARDONECCHIA  - JAUSIERS

126

2 800

D

14/09

JAUSIERS - LA PALUD S.VERDON

126

1 500

L

15/09

LA PALUD S.VERDON  - MARSEILLE

149

1 200

TOTAL

900

13 000

ChianaleChâteau-Queyras

 

 

 

COLS

Etape

Nom

Altitude

Dép. / Pays

2

COL de SARRAUT

   980 m

04

COL LEBRAUT

1 110 m

05

3

COL AGNEL

2 744 m

05 / ITALIE

4

COL de SESTRIERES

2 035 m

ITALIE

5

COL de L’ECHELLE

1 766 m

05

COL de l’IZOARD

2 360 m

05

COL de VARS

2 109 m

05 / 04

6

COL d’ALLOS

2 247 m

04

7

COL d’AYEN

1 032 m

04

COL de l’OLIVIER

   711 m

04

 

 

Les photos de JiPi

424 photos de Thierry 

836 photos de Thierry

 

 

 

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100 % Sauvage…

8 Septembre 2014, 17:58pm

Publié par JiPi

100% c’est peut-être exagéré mais la très grande majorité des routes parcourues aujourd’hui méritent ce «label», évidemment à mon humble avis !

Le Tour de Monges, une des plus belles classiques de la section, a réuni 11 cyclos, dont une féminine, à Malijai en ce samedi 5 septembre. Pour cinq d’entre nous, c’est le dernier «test-match» avant la semaine itinérante qui démarre mardi…

P1010836En route, camarades ! Le temps est très clément, certes un peu frais mais à huit heures c’est normal, le vent quasi inexistant. Boulangerie et café fermés, nous devons rejoindre Volonne. Certains ont déjeuné avant de partir, d’autres sont à jeun mais tout le monde roule bien sur cette nationale à cette heure-ci bien tranquille. Au bout de 5 kilomètres, nous la quittons pour longer le lac sur la Durance sur une artère bien plus pittoresque et quiète. De nombreux joggers (et joggeuses) courent en sens inverse sur un sentier bordant le lac. Volonne nous accueille pour le café mais la fraîcheur, toujours de mise, nous incitera à faire court.

Je parcours encore avec un immense plaisir cette petite route rive gauche de la Durance qui monte sur un plateau avant de redescendre nous livrer ses superbes points de vue sur Sisteron et son fameux défilé rocheux. Le soleil domine bien mais les vestes ne rejoignent pas encore les sacs. Après le village de La Baume, face à la Citadelle et sous le Rocher de Sisteron, nous nous régalerons à travers des prés bien verts, nos yeux butant sur les montagnes qui ferment l’horizon, de tous bords. Une belle bosse va définitivement nous ôter la sensation de fraîcheur et quelques bois coupent cette belle campagne dans la descente qui nous dépose au pied de Valernes, village perché qui élance son fin clocher vers les cimes qui le dominent.

P1010851C’est ici que nous attend le douzième homme, évidemment l’ami Jean-Claude ACHARD. Il est bien sûr parti de Mison et restera avec nous jusqu’à la fin : bienvenue ! Le rythme s’accélère brutalement pour une raison qui m’a totalement échappé mais je me retrouve seul un court moment, une crevaison sonnant le rassemblement un peu plus loin ! Après, l’allure se voudra plus raisonnable pour remonter la superbe vallée du Sasse, entre rochers, pinèdes, prairies et ravines blondes ou noires, si particulières aux Alpes de Haute-Provence. Il n’y a pratiquement pas de véhicules, la route est à nous, le bonheur est parfait et les petits villages sont des havres de paix et de vie paisible dans ce véritable paradis agricole et forestier, comme Clamensane puis Bayons qui annonce le début des premières «hostilités» !

En effet, dans un fond de vallée tapissé de prés verdoyants, une ligne droite va nous faire tirer la langue et tomber les braquets pour arriver au pied des fameux Tourniquets, véritable escalier composé de lacets très courts er revêtu d’un bitume impeccable. Un dernier effort nous est requis pour aboutir sur le bucolique plateau du Col des Sagnes (1 200 selon l’écriteau, 1 182 m selon Michelin). Plaisir d’apprécier ensemble ces paysages grandioses et de partager ce bonheur indicible qui nous envahit après l’effort accompli. Photo de groupe de l’ami Louis.

Descente délicate ensuite mais le pire est à venir… Je vais doucement, bien sûr, me régalant de la carte postale offerte par Turriers qui resserre son village sur un piton, sur fond de belles montagnes. Avec ce soleil qui persiste et ces véhicules absents, le bonheur continue.

Nous attaquons ensuite le facile col des Garcinets. Olivier m’a gentiment attendu. Par ces campagnes rutilantes, ces bosquets superbes, nous serpentons sur une petite route qui ne nous oblige qu’à de petits efforts bien courts. Nouveau régal de chevaucher cet univers sauvage ou agricole, en plus sans trop forcer. Nous «rentrons», comme l’on dit dans notre jargon, juste avant le sommet, dans la seule partie un peu raide. Forestier de ce côté-ci, le Col des Garcinets (1 185 m), va nous plonger dans la vallée de la Blanche, au fond tapissé de vert sous un cadre quasi lunaire, désertique… Les yeux seront les seules parties de nos corps qui vont apprécier la descente car tout le reste va morfler, grave : la route est pourrie, le freinage continu et le Jipi bien derrière ! Enfin, nous avons envoyé deux éclaireurs pour réserver les tables au restaurant alors on va descendre, tant bien que mal ! Une fois atteint la Blanche, le revêtement ne s’améliorera pas mais des raidillons très sévères, souvent sous les conifères, vont nous faire languir Selonnet encore davantage !

P1010845Un peu avant 13 heures, tout le monde traverse ce charmant village de montagne (1 063 m) alors que la chaleur commence à se faire sentir. Jean-Claude déjeunant près de la fontaine, selon sa douce habitude, nous formerons une belle tablée de 11 couverts «Chez le poète», notre établissement «attitré». Terrasse ombragée, mets savoureux et bonne humeur nous permettront de repartir complètement requinqués vers le redoutable, et surtout redouté, Col du Fanget, une fois plein d’eau et rafraîchissement effectués à la fontaine, la chaleur sévissant maintenant pour la première fois de la journée.

Si aucun désistement ne s’est déclaré, Louis nous propose une de ces astuces dont il a le secret et nous ne monterons à Seyne-les-Alpes, pittoresque bourgade fortifiée sous des montagnes élevées, nous contentant de l’admirer le long de la Blanche, à travers des pâturages toujours rutilants. Les panneaux cyclistes nous interpellent, l’instant de vérité arrive. «4,5 kms, 0%» : nous devrons savourer cette première borne car après ça ne rigolera plus ! 7 : on commence à pousser à gauche ; 11 : on met tout ! Ensuite un long faux-plat dans des alpages toujours verts et encadrés de hautes cimes termine cette magnifique ascension, courte mais intense, qui s’est déroulée essentiellement en sous-bois de sapins, donc bien à l’ombre. Après le foyer de ski de fond, le Col du Fanget (1 459 m) voit les cyclos récompensés de leurs efforts par un cadre si harmonieux de prairies et de montagnes.

Deux lacets vertigineux - je mettrai quasiment pied à terre dans l’un d’eux ! – nous plongent dans la délicieuse vallée de la Grave, toujours très verte et boisée, qui traverse le frais hameau d’Auzet avant d’aller grossir le Bès dans un cadre très minéral. Finie la verdure, effectivement, place au torrent enragé et à la roche : voici les Clues de Barles, du nom du village qui se baigne à proximité, que nous allons dévaler à tout berzingue, une fois de plus, malgré la beauté sauvage, minérale, de céans ! Sûrement à plus de 30 km/h (je n’ai pas de compteur) je ne reverrai pourtant mes copains que lorsqu’ils daigneront marquer une pause, et encore pas tous !

P1010852Enfin, à Digne, nous remplissons nos bidons d’une bonne eau, bien fraîche, avant d’arpenter une dernière petite route, en rive gauche de la Bléone. Le joli lac des Ferréols attire de nombreux baigneurs qui se rafraîchissent. Pour nous, ça va, de fréquents ombrages nous permettent de ne pas souffrir de la chaleur sur cette belle route peu bosselée qui nous verra atteindre nos véhicules un peu avant 18 heures, tous très contents, heureux, d’avoir passé cette belle journée ensemble, adoré ces fantastiques paysages et bouclé cette solide rando de 148 kms et 1 800 mètres de dénivelé, avec trois jolis cols. Nous ne nous retrouverons qu’à quatre autour de la traditionnelle BBF mais c’est ainsi ! Vivement la prochaine édition !

                                                                          

 

Les participants : Claudine, Louis, Bernard, Jean Y., Noël, Jacques S., Paulo, Olivier, Daniel M., René, Jipi et bien sûr l’ami Jean-Claude.

 

Toutes les photos de Louis.G.

                                                                                                                                                                                         

37°C dans les Monges

 

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