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La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille

Tout est relatif…

11 Mai 2014, 13:17pm

Publié par JiPi

En effet, la sortie du jour s’appelait : «Petit Triangle Provençal» et ne comportait, pourtant, pas moins de 175 kilomètres au départ du centre-ville. L’adjectif définissant sa taille fait référence au «Triangle Provençal», créé par l’ami Pierre FLECHER, qui comptabilise encore quelque 220 bornes. Je dis «encore» car il me semble que les premières éditions étaient plus longues et plus dures…

gramboisDonc, en ce samedi 10 mai, par une magnifique journée, peu ventée et à peine fraîche à l’heure du départ, une bonne vingtaine de nos cyclos dégustent, à Calas, un café gentiment offert par André pour fêter ses 76 printemps, fraîchement éclos. Nous nous étonnons d’être si nombreux car une dizaine d’entre nous cyclent dans l’Aude, en séjour à Quillan. Saluons aussi l’effectif des cyclotes, présent à 75 % ! Bien sûr, nous pensons à notre président qui se remet, doucement…

Après la bosse familière d’Eguilles, une grosse quinzaine de maillots bleus et blancs sillonnent l’agréable campagne aixoise, partagée entre cultures, vignes et oliviers. Immanquablement, ceux de devant se «plantent» un peu mais tout rentrera dans l’ordre. Avant Pertuis, les derniers wagons décrochent et nous nous retrouverons à 7, dont 2 féminines, à nous lancer à l’assaut du «Tour» du jour. Après quelques hésitations dans Pertuis, où il est toujours assez compliqué de ne pas perdre son latin, nous allons nous régaler à parcourir ces si belles routes au pied du Grand Luberon, dominé par le signal si reconnaissable du Mourre Nègre (1 125 m). Fraicheur des zones ombragées, vignobles réputés, demeures superbes : tout nous plaît et le cheminement n’est pas des plus durs si rien n’est plat. Ansouis, dominé par son château entouré de verdure, l’étang de la Bonde au pied de la muraille qui barre l’horizon au nord, de charmantes routes qui serpentent sous la sylve avant d’arpenter les vignes, la Motte d’Aigues et St-martin-de-la-Brasque, charmants petits villages entourés de vignes : nous apprécions vraiment cette matinée de vélo, à travers une circulation bien faible.

Après quelques tergiversations, nous grimpons à Grambois, vieux village à flanc de colline avec vue plongeante sur la vallée de l’Eze. Après le plein d’eau à la fontaine monumentale, nous déjeunons sous les parasols d’un bistrot bien sympathique.

Pont MirabeauAnne joue les éclaireurs : nous ne la reverrons plus ! Les six autres prennent leur temps, sirotent leur café puis avalent une bosse assez longue et par moments sévère, magnifique sous les chênes, avant de se laisser glisser à travers un véritable désert de garrigues vers Mirabeau qui domine la Durance avec son imposant château. S’il fait un peu chaud, c’est très supportable et l’allure va bon train le long de la Durance après avoir franchi le célèbre Pont Mirabeau, il est vrai pâle copie du pont monumental dont on voit encore les piles. A St-Paul-les-Durance, nous empruntons une route peu connue qui se faufile à travers champs et bois vers Rians. Là, nous retrouvons notre «jardin» que nous parcourrons toujours à vive allure, les conditions du jour frisant l’excellence, si ce n’est un vent contraire en fin de parcours, sur quelques kilomètres.

En conclusion, cette sortie que je ne connaissais pas m’a enchanté et s’effectue assez facilement malgré sa longueur. Ne ratez pas les prochains millésimes, c’est trop chouette !

 

Mes Chiffres : 180 kms, 8 H 17 de vélo, 21,7 km/h de moyenne ;

Les participants : Anne, Claudine, Daniel M., Jean-Pierre BO., Thierry P., Jacques S. et Jipi.

 

 

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Quand l’on dépoussière les vieux parcours…

1 Mai 2014, 13:45pm

Publié par JiPi

L’an dernier, le Marseille – Sisteron - Marseille connut un succès tel qu’un week-end itinérant devait obligatoirement figurer dans notre calendrier. Après diverses cogitations et propositions, un «Marseille – Fayence», proposé par Jean R., ressortit donc des tiroirs après un long, très long sommeil ! Je ne sais pas si à cette époque les cyclos acceptaient les bagages sur leurs machines mais à présent ce n’est plus le cas, à part quelques irréductibles. Aussi, une voiture suiveuse fut envisagée et Gémenos devint le point de départ de cette nouvelle épopée, pour diminuer une distance à parcourir qui en effrayait plus d’un ! Voici ici un résumé et un diaporama de cette aventure, en attendant de lire le récit détaillé dans la prochaine revue.

 

Fayence14

 

En ce samedi 26 avril, 13 cyclos entament, à 7 H 30, un programme chargé, d’autant plus que le mistral qui devrait les aider aujourd’hui n’est pas programmé pour un seul jour. Gérard est parti d’Eoures et Jipi de Menpenti, à 6 heures du matin avec éclairage et gilet fluorescent. Tous pensent à leur président absent pour problème de santé et remercient Jacques S., l’organisateur de ce voyage, en terme d’hébergement, d’avoir accepté de transporter les bagages avec sa voiture qu’il positionnera sur plusieurs points du parcours pour revenir à fond sur le groupe et rouler avec lui jusqu’à l’auto. Selon ses dires, il fera du «fractionné» ; belle image !

Si le vent nous pousse, l’atmosphère reste fraîche, surtout vers le Col de l’Ange ou Cuges, où Béatrice crèvera deux fois. Tout est beau en ce printemps rutilant et le soleil de la terrasse du café de Signes réchauffera des cyclos encore bien gelés. Après Méounes, nous remonterons la riante vallée de l’Issole sur le parcours bien connu du Lac de Carcès. A Carcès, nous déjeunons en ordre un peu dispersé, certains s’approvisionnant au marché et d’autres s’attablant sur la terrasse d’un troquet. Ensuite, maintes bosses, certaines bien longues et bien chaudes, nous feront découvrir des villages médiévaux magnifiques et des plateaux boisés, aux panoramas superbes dont le Var à le secret. Entrecastaux et son château aux jardins dessinés par Le Nôtre, Salernes, renommée pour ses tomettes, Villecroze, Tourtour qui surplombe tout, Ampus en pleine verdure, Chateaudouble au-dessus de belles gorges, Callas adossé à la montagne : nous traverserons tous ces splendides villages avant de pédaler, parfois avec vigueur, sur une jolie route forestière où nous allons nous égarer, un peu ! Le ciel s’est un peu voilé et l’heure a pas mal tourné…

Au pied de Fayence, partisans des technologies modernes et lecteurs de cartes «à l’ancienne» opteront pour des voies différentes mais tout le monde arrivera pratiquement en même temps à l’hôtel ! L’Auberge des Pins, à Tourrettes (village quasiment mitoyen de Fayence), accueillera un peloton heureux même si fourbu (expression de notre président envoyée par sms) dans un environnement très vert. Il nous faudra bien ça pour nous requinquer, sans oublier la BBF dégustée en plein air sur de moelleux sofas puis un bon repas consommé dans une ambiance très bon enfant. Tout va bien, même à 13 autour de la même table !

 

Photo0236Photo0237Photos de Jacques M.

 

Dimanche 27 avril. Il vente et il pleut encore lors de notre réveil ; la totale ! Enfin, le temps d’un copieux déjeuner pris sous une bâche, histoire de nous mettre en prise avec la réalité du jour, le ciel s’est calmé et nous démarrons à 8 H 00, comme prévu, dans une fraîcheur qu’un mistral, déjà sensible, va s’employer à faire durer. Cependant, il avive les couleurs et de somptueux passages, à travers des rochers rouges, nous ravissent si nous devons souffrir plus que de raison pour avaler des bosses pourtant bien moins sévères que celles de la veille. La Motte-en-Provence nous offre son vieux village pour la pause café puis nous devrons tâter de la file indienne entre Les Arcs et Vidauban, sur l’incontournable mais fatigante Nationale 7. Une petite route, bucolique sous les bois, nous réconcilie avec la pratique sereine du cyclotourisme, d’autant plus que le peloton reste bien groupé, ce matin. Vers midi, nous atteignons Le Thoronet, célèbre par son Abbaye cistercienne, distante de quelques kilomètres. Là encore, le groupe se scindera en deux mais se retrouvera pour lutter contre Éole, cette fois-ci sérieusement ! En effet, ce matin le vent s’est montré raisonnable mais maintenant la soufflerie va aller crescendo, et très rapidement ! C’est dommage de devoir abandonner dans la lutte contre les éléments pas mal du bonheur de rouler sur de jolies petites routes boisées, bien peu fréquentées. Après le lac de Carcès, Vins-sur-Caramy pose son vieux village dans les bois et nous regrettons un peu de ne pas passer souvent par là. La bosse du Val, pour grimper dans les bois de chênes, devient ardue avec un tel ventilateur face à nous mais le pire est à venir. En effet, après Bras, je demeure incapable de suivre le groupe et mon moral descend, gravement. Bon, il fait jour jusqu’à 9 heures ! Il n’empêche, j’apprécie tout de même cette petite route champêtre et un regroupement à Tourves me permet de revoir les copains - et les copines, pardon : 75% de l’effectif féminin du club figure en effet dans cette aventure ; bravo mesdames. Hélas, je serai de nouveau lâché dès les premiers tours de manivelles et ce sera galère sous la chaîne de la Ste-Baume, pour tout le monde. Jacques s’inquiète un peu sur mon sort mais ça va aller, doucement ! Denis m’attend un peu plus loin et j’arriverai à suivre notre gentil St-Bernard, présent à tous les carrefours pour veiller à ce que chacun suive le droit chemin ! La descente de la Sambuc reposera tous les cyclos qui se retrouvent à St Zacharie pour emprunter la petite route, verdoyante et plus abritée. Plus personne ne sera largué sur nos itinéraires si familiers et Jacques S. nous attend à Pont de l’Etoile où Gérard et moi reprenons nos affaires, Gémenos nous écartant de notre route. Merci Jacques de nous avoir ainsi assisté et avoir dépensé tant d’énergie pour préparer ce merveilleux week-end – mon petit doigt me dit que notre «Gentil Organisateur» était allé jusqu’à Tourrettes pour repérer les lieux…

Nous quittons donc nos camarades qui devraient profiter d’un vent de dos pour retrouver leurs véhicules. Nous roulons ensemble jusqu’à Aubagne, Gégé devant se braquer une bonne bosse pour rentrer à Eoures et moi le vent jusqu’à Marseille. Curieusement, je ne roulerai pas trop mal et rejoindrai mes pénates vers 18 H 15, horaire absolument inespéré vu de Tourves, par exemple !

En résumé, un très beau parcours qui traverse plateaux somptueux et villages médiévaux du Var, un superbe itinérant, vive les prochains !

Les chiffres : 164 kms le premier jour, 151 le deuxième, soit 317 bornes au départ de Gémenos ainsi qu’un dénivelé se situant aux alentours des 2 000 mètres pour la première étape et de 1 500 pour la seconde.

Les participants : Jacques S., Nadine et Jacques M. (en tandem), Béatrice, Claudine, Daniel M., Olivier, Gérard, Denis, Paulo, Jean Y., Thierry P. et Jipi.

 

Les photots de JiPi

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