Overblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille

20Juillet 2013 : Connaissez vous l’ANDRION ?

24 Juillet 2013, 07:45am

Publié par Denis

Ne vous inquiétez surtout pas, il ne s’agit pas d’une quelconque maladie, d’un virus ou d’une bête féroce, il s’agit pour votre gouverne d’un col que notre ami Pierre, pour clôturer son triptyque, est allé dénicher dans le sud des Alpes du sud. Après les Cévennes, la Drôme nous voilà maintenant dans les Alpes Maritimes.

1374311138266

Après quelques difficultés pour trouver un point de chute, c’est à Touet sur Var, dans un camping-githotel en bordure du fleuve Var que pour deux nuits nous posons nos bagages. Nous sommes quatre à avoir fait le déplacement, Jean Ch. qui vient pour augmenter son crédit cols, Olivier, Pierre et moi ; nous prenons possession de nos bungalows après avoir rangé nos vélos. De nombreux campeurs sont là pour pratiquer soit du cheval, du canyoning, du VTT ou de la moto. Ce n’est pas le grand confort mais c’est très calme et au petit matin seuls les hennissements des chevaux et le chant des oiseaux  servent de réveille matin. Le dîner est pris en terrasse et pour être opérationnel à la première heure, nous déjeunerons dans notre bungalow avec des plateaux repas préparés par Patricia, responsable du camping.

En parfait organisateur, Pierre a sorti et ressorti sa carte routière pour trouver la route la plus calme pour rejoindre le pied du col. Finalement, nous resterons sur la grande route jusqu’au Pont de la Mescla, soit 17 kms en faux plat descendant, un réveil musculaire sympathique. Départ à 7h30, température fraiche, nous avons passé une bonne nuit et nous avons le moral pour partir à l’aventure car nous allons escalader un col qui ne fait pas partie des cols mythiques que nous trouvons lors du TDF ou autre compétition cycliste mais un col connu de la confrérie des « Cent cols » et certainement des cyclos du coin. Sa longueur, sa sévérité, la beauté et le calme du paysage environnant en font un obstacle à classer dans le peloton de tête des plus dures et des plus belles ascensions de notre hexagone.

1374311161482A partir du Pont de la Lune (235m) dans les gorges de la Tinée, un panneau vous indique « les Granges de la Brasque 27 kms » mais pas le col d’Andrion. L’ascension commence là et nous disons adieu à la circulation automobile. Sur une pente à 6% avec de nombreuses épingles et quelques lignes droites, il faut avaler les 7 kms pour atteindre La Tour-sur-Tinée, charmant petit village où nous déjeunerons au retour car si on veut faire une boucle, il faut emprunter une piste forestière peu adaptée à nos fragiles montures.

Petite descente dans La Tour, 300 m à peine et petite route sur la gauche. Là nous voilà dans de fortes pentes, de 9 à 10%, un revêtement  comportant quelques trous, de nombreuses épingles, quelques lignes droites à 8 et 9%, un tracé spectaculaire qui nous mène à 915m d’altitude pour atteindre le col de l’Abeille. Nous n’avons pas encore atteint la moitié du parcours. Heureusement, la suite est revigorante, on se laisse glisser sur environ 5 kms. Au milieu des bois. Des trous, de l’eau car il a plu, un peu de boue, il faudra être prudent en descente. Mais cette tranche de paradis ne peut que nous amener au purgatoire. Dans le dernier tiers du parcours, nous grignotons hectomètre par hectomètre les 760m de dénivelé sur 7km. La rampe finale de l’Andrion flirte le plus souvent avec les 10%.  On est heureux de posséder un 30x28 ou comme Olivier d’avoir pu faire monter par son technicien maison Jacques M. un 32 dents à l’arrière car il a un 39 dents à l’avant. Cramoisi dans le col des Pennes (26), il ne souhaitait pas renouveler cette expérience. Jean Ch avec son 28x28 a grimpé comme un « junior » avec pourtant une petite douleur au genou. Pierre, égal à lui même et se connaissant parfaitement, a gravi les pentes correctement. En cette matinée il fait très bon, pas de grosse chaleur, route bien ombragée au milieu des sapins. Pas de véhicules sinon garés, chercheurs de champignons, bûcherons et promeneurs. C’est un paradis. Pause au sommet (1861m), photos traditionnelles.  Il est 11h mais nous n’arrivons pas aux Granges où nous aurions pu rencontrer les vaches en pâturage et des enfants en colonie de vacances.

1374317311626En résumé, c’est un col dur, dur.  19km de parties montantes pour 1438m de D+ mais c’est très beau par les vues depuis les nombreuses épingles et par cette magnifique forêt. Nous enfilons les coupe-vent et redescendons vers La Tour-sur-Tinée pour notre casse-croûte du midi. C’est au Bistrot du Pays sur une magnifique place que nous déjeunerons d’une escalope milanaise accompagnée de riz, légumes verts et un petit farci avec courgette et  un bon rosé bien frais évidemment. Jean Ch a ajouté deux cols a son riche palmarès pour cette matinée et ira en cueillir deux autres cet après midi, cols du Seuil et de la Madone. Nous nous séparons à l’embranchement vallée de la Tinée après avoir descendu ce que nous avions gravi en matinée et en descente c’est encore plus impressionnant, de se poser la question : est-ce bien par cette route que nous sommes montés ?

Jean nous quitte pour aller à la conquête de deux nouveaux cols, cols du Seuil et de la Madone. Quant à nous, Olivier, Pierre et moi, nous partons conquérir le col de la Couillole (1678m) au départ de St Sauveur-de-Tinée. Nous remontons la vallée du même nom fort encombrée de véhicules. Nous sommes en période de congés et les déplacements sont nombreux. La pente est douce mais point d’ombre et le soleil est à son zénith puisqu’il est 14h à nos montres mais 12h au soleil.  La fontaine de St Sauveur à l’eau très fraiche et limpide est la bienvenue. Nous nous aspergeons, faisons le plein des bidons pour gravir les 16 kms de cette ascension. Une pente à 7et 8% et surtout une forte température, le thermomètre affichant les 37°. Pas beaucoup de voitures, peu de vent mais plutôt favorable et une belle paroi rocheuse sur notre droite qui nous renvoie la chaleur. A allure modérée nous grignotons mètre par mètre le bitume. Stop à la sortie d’un tunnel pour attendre Olivier et Pierre. Rouler seul ça va un peu. Voici Olivier mais pas de Pierre. Cinq minutes s’écoulent et je m’inquiète. Je pars à sa rencontre et Pierre était tout bêtement de l’autre côté du tunnel assis à l’ombre en train de récupérer. Une halte réparatrice. Nous repartons du bon pied et décidons de prendre un verre à Roubion, ce charmant village accroché aux rochers en flan de falaise. Chacun son rythme, aucun faux plat pour souffler, toujours les mêmes pourcentages. Pierre est bien distancé, il a dû prendre une allure omnibus. Olivier part dans Roubion en repérage pour trouver un débit de boissons, j’attends Pierre au carrefour pour qu’il ne rate pas la pause boisson…. au cas où il aurait retrouvé un deuxième ou troisième souffle.

1374317331509Servis par une charmante dame, nous prenons tous un Coca bien frais, il aurait d’après certains des vertus réparatrices donnant un peu de peps (PepsiCola) car il nous reste encore 5 bornes à escalader. Grâce aux compteurs, aux altimètres et aux bornes kilométriques qui nous indiquent le pourcentage de la pente, nous pouvons gérer. C’est un peu moins difficile, nous laissons sur notre gauche la station de ski, il fait un peu moins chaud, un peu d’ombre également mais le dernier kilomètre est mortel, du 9% alors que la borne affiche 6%. Un petit 16° au sommet et du vent. Il faut bâcher car maintenant nous n ‘avons plus que de la descente et surtout le passage le plus beau, les gorges du Cians.

Très belle descente jusqu’à Beuil (7kms) et encore plus belle avec de grands virages, un bon revêtement. Olivier en bon descendeur nous mène à grande vitesse dans les gorges du Cians remarquables par ces schistes rouges (bauxite, fer ?), un torrent aux eaux très claires. De nombreux tunnels mais parfois des déviations, la route surplombe le lit encombré de blocs où bondit le torrent, c’est de toute beauté. Nous faisons quelques arrêts pour admirer cette merveille. La route est un peu humide, nous arrivons après la pluie. En effet, notre collègue Jean s’est retrouvé sous un orage et a dû faire une halte bistrot alors que nous pas une seule goutte, c’est bien mieux ainsi. Voici le carrefour, deux bornes et nous serons rendus au camping de l’Amitié qui sent bon la campagne. Jean a emporté la clé du bungalow car par une erreur sur le nom de Villars il a fait quelques bornes supplémentaires. Quand on aime… Voilà notre Jean qui a accompli son projet, faire 4 cols. Nous sommes peut être un peu sinon très fatigués mais ravis de cette belle journée.  Fatigue estompée par la beauté des paysages dans la montée de l’Andrion, la vallée de la Tinée malgré les voitures, le village de Roubion même si la grimpée de la Couillole n’est pas simple et surtout les gorges du Cians.

Après la toilette, une bonne mousse au bar pour terminer la journée. Dimanche, nous rentrons aves des images plein la tête et de bons souvenirs. Avec les parcours de Pierre aucune surprise, toujours des parcours magnifiques mais parfois un peu trop difficiles car nous n’avons plus l’âge des G/M d’antan.

13743352463531374335197575

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos de Jean Ch.

 

Bilan : Col d’Andrion :  24,4 kms    D+ 1438m     Altitude : 1681m

              Col de la Couillole :  16 kms   D+  1168m   Altitude : 1678m

Sortie :  138 kms   8h08’    17 km/h     3113  D+  T° Moy : 23,6°    T° Max ; 37°

Suite aux nombreux passages en sous-bois, le long des falaises, les tunnels, le « Garmin » perdait parfois les données. Donc ce ne sont que les relevés de mon Garmin avec ses sautes d’humeur.

Pierre Moutin    Olivier Boulet   Jean Chapard (membre des Cent Cols)  Denis Berthomieu sont les participants à cette randonnée.

5-6 Juillet 2013 : Coup de chaleur dans la Drôme provençale

22-23 Juin 2013 : Cévenol pour deux jours

Voir les commentaires

5-6 Juillet 2013 : Coup de chaleur dans la Drôme provençale

10 Juillet 2013, 18:35pm

Publié par Denis

L’été s’est fait attendre et voici que pour ce week-end en Drôme provençale au départ de Dieulefit (26) la météo nous annonce des températures supérieures à la normale de saison. Après un printemps pluvieux et froid où il fallait parfois revêtir la tenue d’hiver nous n’allons pas nous plaindre.

Nous arrivons au nombre de dix et quatre accompagnatrices le vendredi à l’hôtel l’Escargot d’Or, une charmante demeure avec terrasse où nous prendrons nos repas, sa piscine où certains feront quelques brasses, son coin de remise en forme avec divers appareils de musculation et des tables de tennis de table. Un joli cadre pour passer un bon séjour d’autant plus que la table sera excellente, repas à la carte.

P1050079Beau ciel bleu au réveil après une excellente nuit, pas de vent et déjà une vingtaine de degrés ; comme prévu la journée sera chaude pour ne pas dire caniculaire. Il nous faut attendre 7h45 pour prendre le petit déjeuner, autant de temps de perdu où nous pourrions rouler à la fraiche quand on sait qu’à domicile nos rendez-vous sont à 7h00. Thierry notre président n’est pas au mieux car son mal au dos lui a fait passer une mauvaise nuit mais au courage il est au départ.

L’organisateur Pierre Moutin nous propose un circuit de 155 kms avec pas moins de 8 cols et environ 3000 m de D+, donc du très costaud, il faudra être en excellente condition. Mais d’après Jacques M. il est possible de couper si toutefois on n’est pas au mieux. Nous aviserons donc en cours de route.

Il est un peu plus de 8h30 quand nous nous mettons en route. Nous traversons Dieulefit pour nous diriger vers Bourdeaux et tout de suite ça grimpe pour environ 4 kilomètres sur une belle route bien asphaltée car le TDF passera dans ce lieu le 14 Juillet lors de la longue étape Givors-Mont Ventoux au le sommet de la côte de Bourdeaux ou col de Pertuis dans l’autre sens se disputera un GPM de 3ème Catégorie. Chacun y va à son rythme le temps de chauffer s’il le faut la mécanique, rassemblement au sommet et descente  très rapide vers Bourdeaux. Heure trop tardive pour prendre un café nous filons vers le col de la Chaudière, il porte bien son nom car la température a bien progressé. Un peu de plat avant 7 kms de montée. J’essaye de prendre dans mon sillage Samy qui lâche prise ainsi que Jean-Louis et en solitaire je rejoins bien plus haut Pierre, Patrick et Olivier partis en éclaireur. En serre file progressent à leur rythme Nadine, Jacques et Thierry. De nombreux passages à plus de 9% font mettre tout à gauche. La route s’élève dans un paysage montagneux, sec et désolé ; nous passons le col du Gourdon avant d’atteindre le sommet du col de la Chaudière avec vue sur les murailles qui se dressent au dessus de la forêt de Saou. Une pause s’impose, pour se désaltérer, croquer une galette et prendre une photo pour certifier ce passage.

Longue descente vers Saillans où nous faisons le plein de nos bidons et quelques provisions de bouche à la boulangerie ou épicerie. La montre a bien tourné et nous continuons le long de la Drôme, affluent du Rhône aux eaux limpides où de nombreux vacanciers trempent leurs pieds. Une bonne dizaine de kms  dans la vallée avant d’atteindre la bifurcation pour gravir le col des Pennes. Là vont se séparer nos routes avec Nadine et Thierry qui vont gagner au plus direct St Nazaire le Désert, Jacques, Samy et Jean-Louis les rejoindront après avoir gravi le col.

Le Col des PENNES ou le Col de la PEINE car se sont 7 kms à 10% et sur le coup de midi il faut chercher l’ombre qui est rare. Chaud, très chaud et cette canicule fait mettre pied à terre à Patrick malgré ses « figolus ». Il n’a plus d’essence dans le moteur. Olivier arrive carbonisé, Pierre à bout de souffle. Les deux Jacques rentrent dans les points. Jacques va rejoindre Nadine et Thierry et récupère au passage Jean-Louis et Samy qui ne verront pas le panneau au sommet du col. Longue attente pour voir arriver Patrick qui à l’ombre va bien vite récupérer.

P1050101

Du déchet : Pierre nous signale qu’il n’a jamais eu autant de déchet dans une GM ;  nous ne sommes plus que 5 sur le parcours initial. Nous décidons d’aller déjeuner si nous trouvons une auberge ouverte à Luc-en-Diois, à mi-parcours. Descente, du plat, un bon lièvre avec Jacques S. et nous dans sa roue pour atteindre Luc-en-Diois peu avant 14h. Auberge ouverte, belle fontaine pour se rafraîchir, un service assez rapide car à 15h par une T° de 35° nous repartons pour aller grimper le col de Premol. L’asphalte nous renvoie cette chaleur, la forêt est bien présente mais la route n’est pas ombragée. La pente est dans l’ensemble douce, noyers, noisetiers, hêtres et quelques pins bordent la route. La rivière Béous coule en contrebas et il ferait bon s’y tremper comme le font des jeunes qui y pratiquent également le canoë.  Pas d’arrêt au sommet et nous filons vers la Motte Chalancon pour à l’heure de l’arrivée du TDF  prendre une boisson réparatrice au bar, bien à l’ombre en terrasse. Etant donné l’heure tardive et les difficultés à venir, Pierre et sa carte routière une nouvelle fois sortie nous propose  de couper  en évitant les deux derniers cols. Comme nous sommes tous bien entamés nous acceptons cette option. Mais comme je l’ai dit, peut-être deux cols évités mais il y a des bosses et certaines « bosses » valent des cols car certains sont franchis en descente ; il faut remettre en route pour s’attaquer au col de Pré Guittard et les jambes sont un peu dures. Faux-plat montant où nous maintenons un petit train sympa où nous sommes tous les 5 roue dans la roue, et  puis la pente s’accentue. Jacques file vers le sommet, Patrick a retrouvé un bon coup de pédale, Olivier malgré ses gros braquets peut suivre, seul Pierre est un peu à la peine et je l’attends à distance raisonnable pour ne pas le saouler de mes paroles. Nous faisons même une pause à l’ombre d’un bel arbre avant de passer le sommet.

Une descente un peu délicate car il y a du gravillon suite à la réfection de la chaussée. Nous passons sauf erreur le col de Lescou mais nous filons vers Bouvières laissant sur notre gauche les cols de Sausse et Valouse pour atteindre Crupies et Vesc et filer vers Dieulefit. Ce n’est pas tout plat, il y a bien une côte avant Vesc qui vaut bien un petit col.

Sentant maintenant « l’avoine », nous filons bon train, nous valant des remontrances de Pierre pour une allure trop élevée. Un carrefour, une montée et nous atteignons l’hôtel. Ouf, nous venons d’accomplir une bien belle et chaude journée de vélo dans de beaux paysages, sur des routes peu encombrées, le département de la Drôme est bien le paradis du vélo avec ses nombreux cols et les différents circuits proposés. Nous retrouvons à l’hôtel ceux qui ont coupé, Jean-Louis et Samy rentrés direct depuis St Nazaire alors que Jacques et Nadine bien plus courageux sont allés faire les deux beaux cols de Sausse et Valouse et  passer par le défilé des Trente Pas qui est de toute beauté. A voir.

Sam 5/7/13 :   150 kms   7h50’  19,2 km/h    2800m D+   T° Moy : 29,8    Max : 37°

P1050115

Réunis en terrasse, Jean-Louis nous offre l’apéritif pour son anniversaire, chacun fait son commentaire sur cette journée, il y a pas mal de plaisanteries qui circulent. Le repas sera à l’identique, c’est à dire excellent. Seuls des invités comme les moustiques ne seront pas les bienvenus. Quelques-uns souhaitent rouler le dimanche matin, soit pour faire les cols non franchis la veille, soit pour faire un peu de plat pour se dégourdir les jambes. La nuit porte conseil. RDV au petit-déj.

Dim 6/7/13 : Au petit-déjeuner servi encore plus tard, 8h00, beaucoup de personnes en civil, ce qui veut dire que les rouleurs vont se compter sur les doigts d’une main. En effet, aux départs prévus, Pierre et Patrick, Nadine, Jacques et Jean-Louis jettent l’éponge et Thierry qui souffre toujours du dos ne roulera pas. Nous avons forcé la main à Samy qui avait rangé ses habits de cycliste pour qu’il se fasse un peu violence, lui qui avait si peu roulé la veille. Nous sommes donc quatre, Olivier, Jacques S, Samy et moi pour aller terminer le circuit de la veille. Nous demandons à notre charmant hôte de nous réserver deux chambres pour pouvoir nous doucher et nous changer et nous obtenons satisfaction, c’est une bonne chose à condition de rentrer avant midi.

Petit-déjeuner pris, nous réglons notre séjour qui nous paraît très avantageux et pour cause car  même si nous sommes en période de soldes une nuitée avait été oubliée. Tout sera mis en ordre un peu plus tard. Dommage…

Nous nous mettons en route vers 9h00 en direction du col de Valouse. Il fait très beau mais pas la grosse chaleur étouffante de la veille. Nous restons ensemble dans l’ascension du col. Nous croisons quelques cyclos et nous verrons après le défilé des Trente Pas qui est magnifique et dans la descente du col de Sausse qui n’est pas une énormité le club de Valréas, certainement plus de trente participants.  Pierre nous a fait un circuit d’environ 60 kms pour rentrer avant midi. Aux environs de Crupies, Olivier et Samy préfèrent couper au plus court. Jacques et moi souhaitons visiter la côte de Bourdeaux qui sera un 3ème cat au TDF. Nous l’avions descendue la veille, très pentue vers le bas et en effet c’est du 7% et 8% sur deux kms avant de devenir plus doux avec du 4 et 5% vers le sommet. Vous pourrez la voir à la télé le 14 Juillet et même voir l’hôtel où nous avons séjourné car les coureurs passeront juste devant celui-ci.

Belle descente vers Dieulefit. Après de petites ruelles, nous retrouvons la route de Nyons pour rejoindre l’hôtel. 11h40, mission accomplie nous avons respecté l’horaire pour satisfaire notre hôte. Après une bonne douche et bagages bouclés, nous dégustons pour clore ce séjour une « Leffe » bien fraiche en attendant de déjeuner.

Onze prévus, dix au RDV (Jean Y souffrant absent), du déchet le samedi et plus que quatre le dimanche. Doit on se questionner ?

P1050108

Dim 6/7 : 56 kms    2h40’   21,1 km/h    940mD+   T° Moy : 25,1    Max : 30°

Participants : Pierre M (organisateur)  Patrick G.   Nadine et Jacques M.  Jacques S.

                            Olivier B.   Samy R.   Jean-Louis J. Thierry A.     Denis B.

Accompagnatrices : Geneviève M.      Catherine G.     Sylvie et Eva  A.

 

Les photos de Thierry

 

Voir les commentaires

Retour à la carte…

3 Juillet 2013, 08:02am

Publié par JiPi

J’ai choisi ce titre car je ne veux pas parler de scission, tout le monde étant libre et surtout personne ne devant être critiqué sur ses choix de parcours, même si la minorité qui est allée déjeuner à Signes pourrait se targuer de respecter le lieu de la pause méridienne originelle de la sortie du jour… Mais tout évolue, à part les imbéciles !

 

signes-

  

En cette période de mistral intense, Éole nous offre une belle pause, ce matin, car le vent sera pratiquement nul durant la quasi-totalité de la matinée… Du reste, si jamais il se lève, nous l’aurions dans le dos jusqu’à Solliès-Toucas !

A 7 heures, sous un air bizarrement assez frisquet en cette période, un imposant peloton se forme à St-Menet, en ce samedi 29 juin, fête des Pierre et des Paul, et va rouler bon train jusqu’au traditionnel «QG» de Cuges. Pour honorer son Trek flambant neuf, Gérard y offrira gentiment le café à la trentaine de cyclos présents.

Sans trop ressentir de chaleur, le vent ayant sans doute dû terminer sa trêve, nous nous étirons longuement sur les longues pentes de la montée du Camp, douces et boisées. Aux deux carrefours fatidiques, les «défections» seront peu nombreuses et la grosse majorité traversera le plateau du Camp, gentiment dans le première partie qui monte légèrement, plus rapidement dans le seconde qui descend presque franchement, en se régalant de cette large étendue boisée entre les contreforts de Ste baume, à main gauche, et à main droite le Siou Blanc qui constitue l’objectif de cette dernière grande sortie de l’année au départ de Marseille, si je ne me trompe pas.

Lors de l’édition 2011, Denis avait dénombré 24 «clients» à cette magnifique sortie de 150 bornes. Je pense que nous sommes tout à fait dans ce registre-là, dont deux cyclotes, à une ou deux unités près ; je fais confiance à Denis pour nous communiquer le score exact dans l’un de ses commentaires dont il a le secret et le talent.

Après Signes, nous nous laisserons glisser le long du Gapeau, petit fleuve du département du Var, sous la fraîcheur des chênes verts et de toute une fureur végétale transformant cette petite route en véritable havre de bonheur.

 

sollies-toucassiou blanc

 

Sur une route plus encombrée nous continuons, en file indienne, notre descente fluviale jusqu’au mignon village de Solliès-Toucas qui sent bon la Provence sous l’ombre de ses platanes.

Ici prend fin la rigolade, tombez la plaque et préparez-vous à mettre le tout petit plateau, pour ceux qui en possèdent un ! La moyenne assez conséquente devrait baisser considérablement. Bien à l’abri du vent, nous ne sentons pas trop la chaleur, belle aubaine pour cette première montée d’une dizaine de kilomètres, assez régulière même si quelques rampes vont quelque peu nous «secouer». Grimper à travers cet immense massif de chênes verts est un pur régal et nous oublierons bien vite la petite erreur de route qui a vu augmenter le dénivelé des plus rapides d’entre nous ! À l’avant, Jean Y. crèvera alors que l’arrière ne verra aucun acolyte l’accueillir comme il se doit, personne n’ayant daigné marquer l’arrêt habituel en haut de la deuxième bosse ; peut-être que certains ne veulent pas manquer le départ du Tour…

Enfin, chacun à son allure traversera ce magnifique et très long plateau, véritable toboggan, en se régalant de paysages calcaires et de somptueuses pinèdes, tout en humant les senteurs très fortes qui se dégagent de certains végétaux.

 

signes square

 

Avant la descente, le regroupement s’opère, enfin. Depuis deux ans, le lieu de repas donne lieu à des divisions et nous n’y échapperons donc pas cette année encore, comme je l’ai déjà dit.

Faisant partie des sept cyclos qui ont préféré le «calme» et l’ombre épaisse des platanes de la place de Signes au charroi incessant de la route du Camp, au bord de laquelle le gros du peloton va déjeuner, je ne parlerai donc plus que de notre petit groupe : à bientôt, camarades, bon retour !

Midi à peine sonné, nous nous installons autour des nombreuses tables jouxtant la fontaine. Les boutiques sont ouvertes, personne n’éprouvera donc aucun problème pour se ravitailler. Si j’ai mis des guillemets à calme, c’est qu’il y a une fête aujourd’hui, dans ce bon vieux village provençal, et un groupe de jeunes nous concoctera une ambiance type troisième mi-temps ! Bah, il faut bien que jeunesse se passe et cela nous paraît bien plus supportable que le bruit des voitures et bien moins polluant, en plus !

Après ce bon moment de convivialité au creux du bourg, nous allons devoir lutter, sur le plateau du Camp, contre un mistral qui se montre maintenant des plus vivaces. Jipi a l’habitude de rentrer par la Gineste mais aujourd’hui il y fera une  belle entorse ! L’entente s’avèrera parfaite entre nos sept lascars qui sauront bien rouler malgré Éole et surtout se montrer capables de régler l’allure de manière à ce que les éléments fatigués puissent profiter des roues. Ainsi, jamais personne ne roulera seul. L’itinéraire s’établira au gré des carrefours et nous rentrerons par le Gd Caunet, les Bastides et Aubagne. Vent pleine face, je crois que le tronçon Aubagne – Marseille aura peut-être été le plus dur de la journée mais ma hantise du vent me fait peut-être exagérer, quelque peu !

 

saint éloi

 

Je ne doute pas qu’un ou deux «porte-parole» de la majorité nous relateront la suite de leurs aventures en postant un voire plusieurs commentaires…

En tout cas, tout le monde aura je pense vécu une superbe journée en effectuant cette magnifique randonnée, une classique de la section s’il est. Pour ma part, je risque de m’absenter quelque temps, alors bon été à toutes et tous, à bientôt sur l’asphalte !

 

A la conquête du Siou Blanc

 

Voir les commentaires