Overblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille

22-23 Juin 2013 : Cévenol pour deux jours

30 Juin 2013, 22:25pm

Publié par Denis

lozère2008             Archives JiPi

Bon Dieu comme ça fait du bien d’aller pédaler pour deux jours loin de ses bases. Sur une proposition de Pierre Moutin nous voilà partis pour une randonnée dans les Cévennes. Quand on pense Cévennes on pense département du Gard mais cette fois nous sommes en Lozère : Barre des Cévennes, Corniche des Cévennes, de quoi affûter nos mollets.

Faute de trouver à se loger à La Grand Combe (30) nous serons hébergés dans un gîte à St Germain de Calberte ou presque car pour accéder à celui-ci une pente variant de huit à dix pour cent sur une distance de quatre kilomètres doit être gravie. En voiture cela paraît difficile donc à vélo pour y retourner après une sortie de 130 bornes il faut craindre le pire…

Avec mon coéquipier Jean Y nous serons les premiers à arriver le vendredi après 3h30 de route sans se bousculer. C’est à noter car je fais souvent partie des derniers. Mais comme l’on dit dans toutes les processions il y a un premier et un dernier et je fais partie des derniers. Accueil chaleureux de la responsable, ne sait plus trop combien nous sommes. En attendant Pierre, l’organisateur, je lui indique que nous sommes 11 hippocampes pour qu’elle puisse dispatcher les chambres. En plus des 4 bornes à 10% il faut grimper au 3ème étage sans ascenseur et même au dernier pour certains. Chambres correctes, douche et toilettes sur le palier mais loin des bruits de la ville. La route s’arrête là. Plus de klaxon, de sirène, de pétarades.  Au petit matin seul le chant des oiseaux nous réveillera.

Arrivent en binôme, Olivier et Jacques, Pierre et Gérard, René et Béatrice, Daniel et Claudine et en solitaire Patrick, le peloton est formé. Apéritif de bienvenue pris nous passons à table. Excellente cuisine, bonne ambiance, projet pour notre sortie du lendemain avec sur carte le trajet que nous pourrions effectuer car tous avaient été établis au départ de La Grand Combe. Petite promenade digestive sous les étoiles mais avec une petite laine sur le dos car nous sommes à plus de 700m d’altitude. Le petit déjeuner est prévu pour 7h30 et un départ pour 8h15.

Samedi 22/6 : Le départ s’effectue depuis le parking du gîte « Le Petit Calbertois » faisant partie d’un village vacances « La Serre de Can ». Mains sur les poignées de frein nous descendons vers St Germain. Nous virons sur notre gauche et commence notre balade. Il est 8h45.  La Lozère est le plus petit département de France par sa population, 77000hab, 14 hab au km2, Mende (12500 hab) pour préfecture et Florac (2000 hab) pour sous-préfecture. Elle fait partie de la Région Languedoc-Roussillon.

Nous sommes dans le Parc National des Cévennes. Comme il fait bon respirer au milieu des châtaigniers, frênes, mûriers, pins sur des routes où les voitures sont presque absentes et le revêtement de très bonne qualité.  Le plus souvent en serre file et n’ayant pas le parcours ni de carte sur moi je ne peux vous décrire au plus près notre circuit mais je peux vous certifier que nous avons grimpé, nous sommes descendus avons passé de nombreux cols, Pendelis (666m), La Baraque (631m), Croix de Berthel (1088m), col du Rey (992m), passé les villages de Branoux les J. Ste Cécile d’Andorge, St Julien des Ponts, St Andéol de Clergemont, St Maurice de Ventalon pour arriver au Pont De Montvert où nous déjeunerons à l’Auberge des Cévennes, un établissement à recommander où l’accueil fut des plus chaleureux allant même jusqu’à nous remiser les vélos en lieu sûr. Pour quelques euros on a bien refait les niveaux et je ne pense pas que nous ayons débordé sur la pause. Un couple déjeunant à coté de notre bruyante table a apprécié notre joie de « bien » vivre et de profiter du temps qui nous est dû.

Belle descente en passant par Cocures, Bedoules, voici Florac, St Laurent de Trèves et la longue montée vers le col du Rey où l’ombre est rare mais quelle belle vue. Du vert, du vert,  que du vert profitons de cette beauté. En attendant Pierre qui monte à sa main, il se connaît le bougre, Jacques en profite pour faire quelques photos souvenir. Même si notre section a parcouru les Cévennes en long, en large et en travers en passant par plus de 80 cols certains comme Olivier et Jean ne s’en lassent pas. Pause relaxation au sommet du col du Rey avant de plonger vers Barre des Cévennes. Non il n’y a pas que de la descente pour rejoindre St Germain, quelques coups de cul devront être franchis avant de basculer. La côte pour arriver au gîte  nous posant quelque souci nous faisons une halte au bar, pause bénéfique car cette pente sera gravie sans trop de difficulté.

Quelle belle journée sans aucun incident, sans crevaison dans un cadre magnifique sans aucun doute chacun a bien profité de ce joli parcours proposé par Pierre et ajusté par Jacques pour que tous puissent y prendre du plaisir.

Patrick nous quitte aussitôt, Béatrice nous offre l’apéro pour fêter son anniversaire, le dîner sera aussi bon que celui de la veille. Nous sommes six à vouloir profiter le lendemain de ces magnifiques paysages. Pierre, Gérard, Olivier et Jacques quitteront les Cévennes après le petit déjeuner.

Samedi :   132 kms   2590 D+   19,8 km/h     6h55’   T° Moy : 22°

Dimanche 23/6 : Nous souhaitons faire un parcours d’une soixantaine de kilomètres pour  être de retour à St Germain vers midi pour prendre une légère collation et rentrer à Marseille. Nous descendons à St Germain soit en voiture, soit à vélo par une température frisquette. Nous voilà partis vers St Etienne V F, filons vers Ste Croix V F et direction la Corniche des Cévennes. Deux chevrons sur la carte Michelin et sur 4,5 kms nous aurons des passages parfois à 14% et à notre vitesse nous profitons de la beauté du paysage. Nous accédons à une grande route qui va nous amener vers Le Pompidou d’où  par la D61 rejoindre St Germain de Cévennes sans une nouvelle fois passer par Barre des Cévennes. Nous n’avons pas su trouver cette route et c’est une longue montée qui nous amènera sur le plateau où souffle un vent de côté nous poussant parfois vers le fossé. Nous sommes à une altitude de 1000m et passons deux nouveaux cols, Solpérière et Faïsses pour arriver au col du Rey, connaissance de la veille. Petite pause et nous voilà repartis pour St Germain. En appuyant fort sur nos pédales nous arrivons à 12h40 et après une toilette sommaire aux voitures, vélos rangés nous allons déjeuner au « Recantou » où l’amabilité et la sympathie sont de mise. Plats cuisinés maison où les côtes de porc ont une épaisseur de 2cms, les frittes cuites à la graisse d’oie, fromage et dessert. D’accord avec vous c’est plus qu’une collation pour une somme modique.

Voilà notre séjour « Cévennes » s’achève avec regret. Il va falloir se quitter pour se retrouver peut être sur un autre WE en le souhaitant aussi agréable que celui-ci.

Dimanche :    72 kms      1230 D+    20,3 km/h     3h32’     T° Moy : 18°6

11 Participants : Organisateur : Pierre Moutin -

Jacques Martinez - Olivier Boulet - Gérard Motte - Patrick Gendre - René Grassi - Béatrice Roudière - Daniel Malon - Claudine Behmoaras - Jean Yeghiazarian - Denis Berthomieu.

 

Voir les commentaires

Les Indestructibles

16 Juin 2013, 22:22pm

Publié par JiPi

Michel G. avait trouvé le terme «inoxydable» qui allait comme un gant aux participants de la rando itinérante Marseille – Sisteron – Marseille… En roulant aujourd’hui, il m’est venu à l’esprit celui «d’indestructible» qui convient parfaitement aux candidats de la grande sortie du jour, à savoir le Triangle Provençal, cher à l’ami Pierre FLECHER. Évidemment, les quatre cyclos et la cyclote partis de Marseille devaient moins craindre la destruction que les «huit de Cadolive», dont une féminine, ainsi que Jean-Louis J., commençant son aventure à Calas, mais je mettrai tous les œufs dans le même panier, si j’ose dire : le triangle ça se mérite, nous n’allons pas chipoter à 25 ou 30 kms prés !

luberon

 

Je ne détaillerai pas tous les magnifiques et divers paysages rencontrés, ni l’inventaire des multiples difficultés de ce parcours, solide, sportif, car je m’y suis déjà «collé» l’an dernier.

Donc, en ce samedi 15 juin, le rendez-vous de Bougainville réunit les «5 de Marseille» à d’autres adhérents, partis pour la matinée ou pour une sortie plus courte. Les «triangleurs» éviteront bien sûr le sillage du tandem de Nadine et Jacques, l’allure du «bus» ne convenant pas à une balade aussi longue. Un ciel magnifique nous fait penser à la chaleur qui ne tardera pas à poindre même si, à 7 heures du matin, la température paraît idéale pour la pratique de notre sport favori.

Après le traditionnel wagon de Plan de Campagne, le café de Calas se voit envahir sa terrasse par la horde bleue et blanche. Un bon peloton, ne comportant pas moins de 75 % de l’effectif féminin de la section, s’étire sur les longues lignes droites du plateau de l’Arbois. Le vieux pont sur l’Arc s’impose toujours comme un havre de bonheur et de fraîcheur, la côte d’éguilles nous réclame de bons efforts sous une fraîcheur encore relative puis Rognes marque notre séparation, les participants de la «petite sortie officielle» tirant sur Lambesc, ceux qui ont décidé de la jouer «hors club» sur le Puy-Ste-Réparade alors que les 14 du Triangle, accompagné de Patrick G. qui mettra le cap cet après-midi sur Vaugines, s’engouffreront dans la longue descente vers la Durance. Ensuite, il fera chaud sur leur route, très chaud et une gigantesque chasse à la fontaine débutera à Lourmarin. C’est toujours un régal de flâner dans la combe de Lourmarin et la longue montée du col du Pointu nous renseignera sur la chaleur du jour, au cas où nous n’en aurions pas eu conscience !

 

auribeau

 

Nous roulons très bien sur le long plateau du grand Lubéron, face au Ventoux, au Monts du Vaucluse et à la Montagne de Lure, alors qu’à main droite le signal du Mourre Nègre nous surveille du haut de ses 1 125 m. Le vieux village d’Auribeau nous régale de ses vieilles pierres, de son superbe lavoir et, surtout, de son eau fraîche !

Sur de toutes petites routes qui sentent bon la Provence et le plaisir de rouler, Jean Y. se signalera par une crevaison et notre peloton atteindra Céreste vers 12 H 30, halte méridienne traditionnelle de cette épreuve, en ordre fortement dispersé ! Qui tiré du sac, qui des boutiques, qui à la fourchette, tout ce joli monde savourera son repas à sa convenance dans deux établissements différents, à l’ombre, à part Patrick. P, resté stoïquement en plein cagnard pendant toute la durée de l’arrêt, sûrement un gros besoin de vitamine D !

Notre président a dû être fort satisfait car la route reprenait ses droits dès 13 H 30. Sur l’ancienne N 100, pourtant ombragée, l’on ne sent aucun souffle d’air et nous suffoquons littéralement sur une série de bosses, courtes et raides. La route du Col de Montfuron, en haut duquel nous saluerons Patrick G., nous rappelle le retour de Sisteron et nous aère un peu, même si curieusement nous grimpons. La fatigue commence à se faire sentir chez certains et pourtant la route est encore longue !

Après Manosque, Denis crève en arrivant sur la rive gauche de la Durance. «Monsieur» attribuera sa crevaison au fait qu’il a «fait le trottoir» pour guider le descendeur légendaire qui écrit ces lignes ! «No comment», je dirais !

 

triangle

 

La suite sera exactement identique au parcours de l’aller vers Sisteron, bien entendu à l’envers. Pour les fontaines, peu de villages seront épargnés ; fatigue, coups de pompe ou de blues gagneront pas mal d’organismes puis nous prendrons le fraternel pot de l’amitié à Pourrières. A Trets, nous perdons Jean-Louis J., qui retourne à Calas, avant de nous présenter aux dernières difficultés de cette magnifique et rude journée, Le Juillet pour tout le monde et le Revers des Termes pour Denis et votre serviteur, Anne, Sammy et Thierry A. rentrant par Aubagne alors que l’itinéraire des «Cadolive» emprunte une bosse à mon avis plus longue et plus raide que celle du parcours officiel.

Donc, un très bon cru que ce 2013, qui a ravi autant les «coutumiers du fait» que les néophytes… Vive le 2014, en y espérant toutefois un peu moins de chaleur mais à la mi-juin il neige rarement !

Les chiffres : 190 kms au départ de Cadolive, 215 au départ de Marseille.

Les participants : Denis, Anne, Thierry A., Sammy et Jipi depuis Marseille

                             Jean Y., Thierry, P., Jean-Pierre BO., Gregory, Noël, Béatrice, Paulo,

                             Patrick P., de Cadolive

                             Jean-Louis J., de Calas  

 

Les charbons ardents de juin en Provence !

 

Voir les commentaires

La deuxième sortie du jeudi

14 Juin 2013, 12:40pm

Publié par Anne

Ca commence comme une sortie-Magnac.

 

DSCN5276

 

Mais au lieu de la Gineste, c'est le grand show de René qui nous attend.

 

grand show

 

Et ce ne sont pas les attractions qui manquent.

 

DSCN5254

 

Mais voici de loin la plus belle :

 

Capucine

 

Sans oublier les aspects matériels (mais pas que).

 

DSCN5269

 

Et puis les fleurs.

 

DSCN5255

 

Un grand merci René et à sa sympathique famille.

 

DSCN5256 

Voir les commentaires

30/5 au 02/06/2013 : Haute Vallée de l’Aude, les Marches d’Espagne

10 Juin 2013, 19:09pm

Publié par Denis

Une randonnée de quatre jours au départ de Quillan (11) nous est proposée pour découvrir la beauté de la haute vallée de l’Aude, ses nombreux défilés, les châteaux cathares. Notre ami Noël a mis sur papier divers parcours qui devraient satisfaire les nombreux participants, avec des cols mythiques, Pailhères (2001m), Pradel, Jau, Chioula etc… , des parcours plus doux, un grand choix pour sillonner les routes tranquilles de l’Aude.

Quillan13 0310Mais, et oui il y a toujours un « mais », on a beau tout prévoir, choisir un bon hôtel-restaurant à prix convenable, s’être cassé les méninges à monter des parcours, avoir gambergé des mois, on n’a aucun pouvoir sur la météo. Cette fois, elle fut vraiment catastrophique, pluie et froidure tout le temps de notre séjour. Mais il en faut plus pour décourager les vaillants cyclos que nous sommes. Tous n’ont pas roulé les quatre jours, mais tous ont roulé au moins un jour.

Quillan : Cette petite ville aimable et prospère est la clef des Pyrénées et commande la porte des fameux défilés de la Pierre-Lys et St Georges, seuls passages sur Roussillon et Cerdagne. Centre de tourisme incomparable, le Pays de Sault, le Rebenty, les forêts de Callong, Picaussel et tant d’autres où l’air pur et léger descend des névés par le couloir de l’Aude ; Quillan (292m) mérite de devenir uns station estivale ; elle fut très industrielle avec la chapellerie venant d’Espéraza tout proche et par son usine Formica. Mais c’était avant et maintenant ce sont les exploitations forestières et le tourisme qui font vivre la cité.

C’est à la pointe du jour que nous quittons Marseille,  non sans avoir consulté avec la nouvelle technologie, internet pour ne citer que lui, la météo et rien de bien réjouissant puisque pluie et froid sont au programme. C’est au niveau de Limoux, capitale de la Blanquette, que nous rencontrons la pluie.  Petite pluie fine, une pluie de mars et non de fin mai. Nous sommes les derniers à arriver à l’hôtel, du moins pour ceux qui doivent arriver en matinée. Non, erreur, manque à l’appel Jeannot « sac à dos » qui, contrarié par son GPS, tourne autour de Carcassonne.  Il arrivera enfin après plus de 6h30 de route. Nous prenons possession de nos chambres comme pour notre rando dans le Gers, mais se pose la question : allons-nous rouler cet aprèm ? Allons déjeuner, ensuite nous aviserons. Une sandwicherie nous accueille. Les conversations vont bon train. On se motive comme on peut. On n’est pas venus pour faire de la chaise longue ou visiter les musées, on est là pour rouler et ce ne sont pas les plus jeunes les plus motivés. Retour à l’hôtel,  je croise dans le hall les plus mordus déjà en tenue ; Jacques S arrivé la veille avait déjà pédalé en matinée en essuyant évidemment quelques averses et est prêt ainsi qu’Henri qui, me voyant en civil, me bouscule pour que je revête ma tenue cycliste. Partir sous la pluie, est-ce bien raisonnable ? Noël, organisateur de ce séjour puisqu’il joue presque à domicile avait avec d’autres choisi un parcours pas trop long puisque nous avions bien entamé notre temps de pédalage ; certains préfèrent rester au sec et je peux les comprendre. Ils ont déjà beaucoup donné dans le cyclotourisme et partir sous la pluie et une température basse… très peu pour eux. Je me fais violence et bien équipé avec sur chaussures, coupe-vent imperméable du club sans oublier le K-Way car nous en aurons l’utilité. Il doit bien être 12h30 quand nous donnons nos premiers coups de pédale sous une petite pluie fine. Nous ne voyons pas les montagnes qui encerclent Quillan, les fameuses trois quilles « très quilhos » que nous retrouvons sur son blason.

Quillan13 0315Notre motivation première est d’aller déguster un bon café chez Noël à Le Bézut son village natal ; une belle route mais pentue, de quoi réchauffer les organismes. Nous visitons sa demeure qu’il rénove au fil du temps. Petit village perché, calme, dans un écrin de verdure, un havre de paix où il doit faire bon se ressourcer. Nous sommes 9 à tenter l’aventure. Il en reste 5 au sec, les 4 Jean plus Christian. Après ce très bon café et une petite « goutte » nous continuons notre sortie par le col de St Louis (687m), nous sommes maintenant dans les Pyrénées Orientales chères à notre ami Michel dit le « toubib » qui par bonté laisse pénétrer sur ses terres les « gabachs » (voisins des PO). Voici Caudiès de Fenouillèdes et par une petite route serpentant entre vignes et bois nous accédons à St Paul de Fenouillet. Une averse plus violente nous fait endosser les imperméables que nous ne quitterons plus même si parfois nous roulons au sec sur des routes bien humides. Notre sympathique motivé Henri se débrouille pour percer sa roue avant mais au bon endroit si on peut dire car un abri bus nous servira de refuge pour réparer. D’après Noël le bout de verre trouvé dans son pneu n’est pas originaire du lieu mais doit être importé de Marseille. Chauvinisme…

   Pour éviter de se refroidir pas de pause-café. Nous décidons de continuer vers les Gorges de Galamus : le torrent l’Agly descend de cascades en cascades, sculptant le roc tandis que la route reste à la même altitude ; plus loin elle se trouve suspendue à mi flanc de falaise sur un à pic de 500 m ; elle fut tracée en 1894 par un ingénieur le pic à la main, la brèche est devenue sentier et la mine aidant ce travail aérien les blocs ont éclaté  et la route est construite en surplomb de l’abîme ; les parois verticales écartées de quelques mètres sont le défilé qui unit l’Aude aux Pyr Orientales. La falaise dorée monte à 900m abrupte des deux côtés. Depuis l’aire de stationnement nous apercevons l’ermitage de St Antoine de Galamus que l’on peut atteindre par un sentier bordé de buis, chênes verts et arbousiers. Un lieu de solitude où le silence n’est rompu que par le tintement de sa cloche. Galamus trop peu connu mériterait la réputation mondiale des gorges de la Bourgne, du Trient ou de la Tamina.

Quillan13 0345Ces gorges sont comme un entonnoir, un « engoulidou » où le vent s’engouffre avec violence. Nous devons passer à pied en poussant nos frêles montures qui sont soulevées par sa force. J. louis s’est vu refouler sur quelques mètres, voyez donc mon souci moi qui lui rends une vingtaine de kilos ! Par deux fois nous devrons mettre pied à terre pour pouvoir progresser ou être couchés sur la machine, si allongés qu’on ne verra pas le panneau de signalisation qui nous informe que pour piétons, vélos et motos la plus grande prudence est de rigueur.

Voici Cubières/Cinoble et en suivant l’Agly au milieu d’une luxuriante forêt  avec une pente à 5 ou 6% nous passons le col du Linas (680m) et nous plongeons sur Bugarach qui fut à l’honneur en cette fin d’année 2012, seul lieu où nous pouvions espérer survivre car la fin du monde était annoncée. Le Pic de Bugarach pointe à 1231m. Il faut pas moins d’une heure trente de marche pour atteindre le sommet. C’est un point géodésique de la grande triangulation de la France. La tour du Bugarach permet un tour d’horizon de Toulouse à la Méditerranée, au premier plan la forêt des Fanges, plus loin le pays de Roquefort de Sault et le Madres ; au sud c’est le Canigou, sommet vénéré des catalans et la plaine du Roussillon ; à l’Est au-delà des crêtes du Tauch et de Vingrau, les étangs et la mer.  Seul l’Aigoual donne un tour d’horizon aussi étendu.

Noël nous invite par une route forestière avec des portions  dépassant parfois les 10% de rejoindre Rennes le Château. Dois-je vous conter le secret de l’abbé Saunière ? Curé de cette paroisse de 1885 jusqu’à sa mort en 1917, il aurait découvert lors de la restauration de l’église dans un des piliers des parchemins et à partir de 1891 il dépensa des sommes colossales pour rénover son église,  se faire construire un logis luxueux, la villa Béthania, une tour-bibliothèque, une serre exotique et mener pendant plus de vingt ans une vie de prince. Il aurait dépensé un milliard et demi de francs de l’époque.  Des originaux viennent encore de nos jours rechercher ce trésor et le maire est obligé de sortir des arrêtés municipaux pour interdire les fouilles sur son territoire.

Suite à notre arrivée tardive tous les lieux sont fermés, église, musée, boutiques ; nous plongeons sur Couiza et la pluie refait son apparition. C’est sous une pluie battante que nous rejoignons Quillan par la grande route et sans cette grosse et longue averse nous aurions presque pu rentrer secs. C’est bien trempés et bien crottés que nous rejoignons l’hôtel mais sans incident. Remettrons-nous le couvert demain s’il pleut encore ? La nuit porte conseil.

Quillan13 03351er Jour :   93 kms      1655m D+       5h17’       17,5 km/h

Apéro, bon repas, petite promenade digestive vers le fameux pont Suzanne passant sur l’Aude, pont construit par le patron des usines Formica pour permettre aux ouvriers de se rendre plus facilement sur le lieu de travail et baptisé au nom de sa fille. Toujours un peu de pluie. Il pleuvra toute la nuit et nous nous réveillerons avec. Grise mine au petit dej. Quelle décision prendre ? On remet ça sous la pluie ? Je ne vous le cache pas il y a des « motivés ». La météo doit être plus favorable l’après-midi, patientons un peu. Nous visitons sous la pluie Quillan, de quoi se mouiller les pieds. Retour à l’hôtel. Nous prenons la décision de faire comme la veille, déjeuner et ensuite rouler. Nous allons chez Marie-Claude, un restaurant à l’ancienne, tout fait maison. La patronne est une lointaine cousine de Noël. Et oui le monde est petit. Nous pourrons être servis avant l’ouverture et prendrons le plat du jour mais avec un choix multiple : lasagnes, canard aux olives, entrecôte, rôti de bœuf… A la fin une petite erreur sur le prix du café, rien de bien grave. Nous sommes 12 à vouloir faire un peu de vélo, ne sommes-nous pas venus pour ça ? Rouler et découvrir la région ? Christian et Jean O. sont partis déjeuner ailleurs car ils ne veulent pas sortir. Retour sous la pluie. Départ à 12h30 prévu. Jean R. et Jean Ch. déclinent  l’invitation. Ils ne sont déjà pas sortis le jeudi, ils ne vont pas encore « moisir » à Quillan ce jour. Ils en connaissent presque les moindres recoins. Je décide de rester avec eux et  de faire un tour en voiture pour visiter.

Ils sont donc à nouveau 9 à tenter l’aventure à vélo. Certains y vont un peu à reculons vu le ciel bas, la bruine et la fraicheur. Pas plus de 13°. Ils iront à Nébias chez notre ami Julien Siffre prendre le café. J’appris le lendemain qu’il m’avait réservé une bouteille de cartagène. Tant pis ce sera pour une autre fois Julien. La pluie et le froid saperont le moral d’Henri qui rentrera au plus court. Les autres feront un parcours de 75 kms.

Notre balade voiture consistera à passer direction Axat par les gorges de la Pierre Lys, là où le curé Félix Armand (curé de 1774-1823) creusa avec l’aide des paroissiens de St Martin Lys la roche pour faire cette unique route qui relie les régions isolées du Roquefortès, du Donnezan, du Capcir à Quillan. Avant la révolution pour aller de Quillan à la Haute Vallée de l’Aude, il fallait, les gorges étant inviolables, passer par les hauts plateaux et l’hiver l’accès en était impraticable. Napoléon et Louis XVIII s’intéressèrent à ce travail et en 1814 le passage fut ouvert et ainsi les Corbières et Les Pyrénées communiquèrent. Quillan donnait ainsi la main au Roussillon, au Capcir et à la Cerdagne. Nous passerons visiter le château féodal de Puilaurens en restant toutefois au pied car pour changer un peu il pleut. Il fut le dernier à résister à la croisade de Simon de Montfort, tombant après celui de Termes. Nous reprendrons la route empruntée la veille à vélo pour passer à St Paul et visiter les Gorges de Galamus où le vent sévit encore. Cette fois église, musée et commerces sont ouverts à Rennes le Château et nous pouvons visiter. Notre retour sur Quillan se fera sous une pluie violente. Nous doublons deux de nos collègues à vélo qui rentrent de leur sortie bien trempés. Les autres sont en pleine dégustation de blanquette du côté de Campagne sur Aude. Les vélos passeront au carcher avant de rejoindre leur local.

Notre deuxième journée s’achève encore sous la pluie. L’apéritif et le très bon dîner rendront le sourire à la collectivité.

Quillan13 0360Après une bonne nuit réparatrice, nous nous levons une nouvelle fois avec un ciel très bas et de la pluie, pas une grosse pluie mais rouler par un temps aussi maussade n’est pas très encourageant. Après le copieux petit déjeuner les circuits sont sortis, les cartes routières également et nous essayons de monter un circuit pour satisfaire la majorité des participants. Une solution est trouvée car nous aurons la possibilité d’user du sécateur si la météo devient vraiment trop défavorable. Nous attendons la venue de notre ami Jean Vaquié qui doit pédaler en notre compagnie et comme il fait partie du club de Limoux il connaît sur le bout des doigts la région et nous sera utile pour nous conseiller. Noël et quelques autres, vaccinés au rayon de bicyclette, bousculent les moins courageux. Jeannot O. est même parti s’échauffer vers les gorges de la Pierre Lys et revient habillé comme un st Georges. Quelques minutes plus tard, nous sommes tous en tenue cycliste et le top départ est donné après avoir fait les courses au marché afin de préparer le casse-croûte du midi.

Sous une pluie fine, nous cheminons quelques kilomètres sur la grande voie avant de bifurquer à droite pour s’attaquer au col de St Louis. Pas très pentu, de 5à 6%, mais une dizaine de kilomètres tout de même. La pluie cesse, le ciel à tendance à se découvrir. La chaussée est toujours bien humide mais plus d’eau sur nos têtes. Ouf. Doucettement, nous grimpons, ne laissant personne à l’arrière. Les plus costauds filent vers le sommet. Là, c’est un vent très violent et froid qui nous accueille ; un demi-tour et route à droite. Longue descente vers Bugarach, grosses rafales de vent qui sollicitent une grande prudence et de serrer fortement notre guidon pour ne pas quitter cette route étroite. N’en déplaise à certains, encore à droite en direction de Cubières sur Cinoble par le col de Linas où il est convenu de déjeuner avec les provisions apportées. Manque un peu de « carburant » pour ne pas « gâcher » à sec.  En frappant à une porte sur la petite place du village (70 hab), le hasard fait que la jeune personne au prénom d’Audrey, certainement responsable d’une association, peut nous proposer à la vente des boissons ; OK , peut également nous faire le café et son mari nous fournira le petit digestif. Que souhaiter de plus convivial ? Vers 14h, nous levons le camp pour laisser ce petit village des Corbières à sa quiétude. Christian, les deux Jean, O. et R., et Henri rentrent au plus court. Les autres vont faire plus long, pas le maximum car nous n’aurions pas assez de temps devant nous.

Quillan13 0349Nous enfilons les cols comme des perles, Bancarel, Col d’en Guilhem où notre autre Jean, de la confrérie des Cent Cols est déjà passé. Passons par Soulatge, Massac et maintenant sur une route sèche et un brin de soleil nous grimpons le col de Cascagne (623m), un de plus à son riche palmarès auquel quelques kilomètres plus loin il ajoutera le Col du Paradis (627m), après avoir franchi le col des Fourches (575). Double crevaison pour ne rien faire à moitié de Jean Ch dans la descente, avant arrière. Un seul arrêt et deux réparations, gain de temps surtout quand il ne manque pas de la main-d’œuvre. Voilà Mouthoumet et le Pont D’Orbieu, un point statégique. L’Orbieu est la vraie rivière des Corbières qui prend sa source à Fourtou et se jette à Raissac après un parcours de 54 kms. En ce jour, le débit est impressionnant et ceci se comprend vu les fortes pluies. Au sommet du col du Paradis comme au sommet du col de Cascagne, nous immortalisons ces passages par une photo. Voici Arques et son château. La route est maintenant plane, sur notre droite au niveau de Serres le château de Coustoussa. Voici notre rentrée dans Couiza. Un arrêt blanquette juste avant mais qui se conclura par porte close. Il en sera de même plus loin. Nous goûterons la blanquette offerte par notre hôtelier le soir au repas.

Notre retour vers Quillan s’effectue rive gauche de l’Aude aux eaux tumultueuses. Un beau cerisier et aucun arrêt, bizarre connaissant la gourmandise de quelques-uns d’entre nous. La fatigue certainement,  enfin nous rentrons pour la première fois secs après avoir passé une excellente journée.

3 ème jour :  105 kms    1625 D+   5h50’   18 km/h

Nous prenons l’apéritif en compagnie de Jean Vaquié qui nous a accompagnés toute la journée comme lors de notre premier séjour dans l’Aude en 2012. Il ne peut rester dîner avec nous étant attendu à Limoux. L’apéro se poursuivra longuement, les commentaires sur cette journée allant bon train. Un cassoulet plus qu’excellent nous sera servi, une spécialité de notre hôtelier qui est également cuisinier. Bravo, les haricots étaient  succulents et confits, saucisse et couenne savoureux. On reviendra ? Pendant ce temps se déroule la finale de rugby qui intéresse au plus haut point Henri, dit le coach. Il nous tient au courant de l’évolution du score. Promenade et fin de match voyant la victoire de Castres sur Toulon. Les petits ont fait tomber les gros. En sport tout est possible.

Dimanche et dernier jour.

Quillan13 0370Un peu court ce séjour même si la météo ne nous a pas permis de réaliser tous nos objectifs comme l’ascension de Pailhères et du Pradel, passer à Ax les Thermes.

Il a plu dans la nuit. Encore un ciel gris et quelques gouttes. Pas de motivation pour se mettre en selle. Au petit-déjeuner, nous décidons pour la majorité au regret de Noël de rentrer sur Marseille. D’autres décident de rouler au moins jusqu’à midi malgré le mal aux fesses et les jambes un peu dures. Ils parcourront une cinquantaine de kilomètres dans un décor magnifique pour se retrouver autour d’une bonne pizza pour mettre un terme à ces quatre jours en terre d’Aude, au pied des Pyrénées. Impressionnés par ces beaux paysages, la qualité des routes et la tranquillité, je crois que de nombreux participants souhaiteraient y revenir mais si possible sous un beau ciel bleu et du soleil comme sur les cartes postales et dépliants touristiques. Qui peut commander la météo ? Une certitude, Noël  avait oublié de passer commande. On ne lui en veut pas.

Voilà conté ce séjour ou malgré la pluie régna une très bonne ambiance surtout autour des bonnes tables. Rien à signaler sur l’hôtellerie des plus confortable et de l’amabilité du patron et des serveuses car cause pluie nous avons été un peu envahissants.

Nous étions 14 : Les 4 Jean : Chapard, Revertegat, Occelli, Yeghiazarian

    C Martinez, R. Grassi, M. Guisset, JL Jouve, G Motte, P Paulin, H Rougé, N Sire (organisateur), J Sola, et le conteur D Berthomieu.

Peut-être aurez-vous eu la patience et l’amabilité de lire ce récit jusqu’au bout. Pour visionner ces parcours vous pouvez utiliser la carte Michelin N° 86 pour situer déjà le département de l’Aude toujours en France même s’il est proche de l’Espagne et d’Andorre, et avec toutes les villes citées vous documenter avec internet sur les curiosités à découvrir, pour les randonneurs pédestres faire les châteaux Cathares, passer dans les PO pour grimper le Canigou ou le Carlit par le lac des Bouillouses, vous oxygéner à Font-Romeu, voir Odeillo et le four solaire et tant d’autres motifs d’aller parcourir l’Aude de la mer à la montagne. Plein d’opportunités.  C’est beau, pas trop loin de Marseille, nous y reviendrons peut-être.

Encore mille mercis à Noël qui s’est un peu pris la tête pour organiser ce séjour, et celui qui ne l’a jamais fait ne peut savoir, d’avoir pris la peine de faire des circuits de tout niveau pour satisfaire la majorité des participants, du facile (relatif) au plus difficile, peut-être un peu trop de choix (ça servira une autre fois qui sait) et bravo à tous ceux qui malgré une météo des plus défavorables ont fait le déplacement.

Quelques adresses : Hôtel CANAL  36 B d Ch de Gaulle  QUILLAN

                                                       Tel : 04 68 20 08 62

Chambre d’Hôtes/Bar à Camps/Agly :  Pierre-Yves « La Maison du Chevalier

                                                                                   Tel : 06 59 41 79 31

A Cubières sur Cinoble : Audrey Les Jonquières  (Buvette) Aire de Pique Nique

                                                     Tel : 06 78 26 09 14

Les photos de Jacques S.                                                                    

 

Voir les commentaires

Enfin les photos de Jacques S.

4 Juin 2013, 21:37pm

Publié par Jacques S.

Voir les commentaires