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La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille

La Hollande, paradis du cycliste...

30 Avril 2013, 20:00pm

Publié par Anne

… ou enfer du piéton ?

Le touriste méridional n'y peut survivre qu'au prix d’une adaptation rapide : toujours garder à l’esprit que tout trottoir abrite en son sein une bande cyclable où déferle un flot presque ininterrompu de cyclistes.

 Amsterdam

 

490 000 cyclistes parcourent chaque jour deux millions de kilomètres rien qu'à Amsterdam. Ils sont organisés en un efficace lobby capable de modeler le paysage urbain à leur avantage.

Les parkings semblent à la hauteur de la situation.

 

Gare centrale d'Amsterdam

 

Pourtant, ils sont arrivés à saturation : le gouvernement prévoit d’ici 2016 un plan d’investissement de 57 000 000 € pour ajouter 38 000 places de parking et 15 km de bandes cyclables.

Une vision de cauchemar pour l’automobiliste pur et dur (à vrai dire surtout dur).

 

fietsen

 

Quitte à paraphraser Gilbert Bécaud, j'en suis à présent réduite à penser :

Que ma ville me semble vide !

 

Boulevard Michelet

 

A Amsterdam, il y a aussi des vélos spéciaux.

 

fietscafe

 

Plus au sud, à 's Hertogenbosch, j’en ai même vu un en béton armé.

 

Binnendieze - 's Hertogenbosch

 

Et voici ce qu'il m’a été donné d'admirer au musée des Beaux-Arts de Dijon, où j’ai fait étape en chemin vers l’autre pays du fromage :

 

La véloterie du père Gaston - Gérard Pascual (1975)Gérard PASCUAL - La Véloterie du Père Gaston  

 

N’était-ce pas un présage ?

   

 

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LAC DE CARCES : la barre des 200 Kms franchie

28 Avril 2013, 22:00pm

Publié par Denis

Si le printemps était de mise pour la traversée des Alpilles, l’hiver n’avait pas dit son dernier mot et pour notre sortie vers le lac de Carcès, il revient en force. Il a fallu ressortir la tenue d’hiver pas encore rangée car en ce samedi souffle un fort vent du nord, le ciel est gris et la météo prévoit des averses. Rien de bien encourageant pour se lancer dans un périple de presque 200 kilomètres.

Bonne affluence au départ de St Menet et par le trajet habituel aller à Cuges déguster le café du matin, un arrêt  obligé. C’est Serge dit « Pipe », encore un jeunot, qui nous l’offre pour fêter son anniversaire. Un tour de table et sur les 22 présents une toute petite moitié pour ne pas dire moins se dit prête à tenter le tour complet.

8 des 9 intrépidesVent dans le dos nous filons vers Le Camp et cheminons ensemble jusqu’au carrefour de Signes.  Le ciel gris et bas, le massif de la Saint Baume qui fume n’inspirent pas Jean-Pierre Bo. Et nous ne sommes plus que 9 intrépides. Nous sommes si bien à croquer notre pain blanc que nous passons les bosses facilement, trop facilement pour certains qui se prennent pour Fausto C. ou Marco P. Pensent-ils au retour vent dans le nez ? Méounes, Néoules cher à Bernard et sa descendance, Garéoult, tout se passe à merveille sauf une circulation en ce samedi matin, jour de marché assez dense où la prudence est de rigueur. Nous essayons de faire deux groupes pour ne pas trop gêner les automobilistes ; Forcalqueiret, Ste Anastasie, Besse/Issole sont passées sans problème. Le débit de l’Issole est abondant et ses abords verdoyants. Les vignes bourgeonnent, on sent bien que la nature suit son cours sauf la température qui ne suit pas.

Voici Cabasse, le village de Jean Dotto où nous déjeunions lors de nos premières sorties vers le lac alors que maintenant nous poussons jusqu’à Carcès. Voici enfin le lac. Certains le voyaient pour la première fois et trouvaient cette étendue d’eau peu importante. Mais en consultant une carte routière, à la grosseur de la tâche bleue comparée à celle seulement de Sainte Croix, on peut imaginer sa superficie. Béatrice trouve le cadre enchanteur et s’émerveille, le soleil a fait son apparition et c’est un peu avant l’angélus de midi que nous atteignons la place. Notre bistrot est fermé mais Patrick G. trouve un snack sur la même place et nous nous y installons pour casse croûter au soleil.

Pendant notre pause déjeuner, le vent cesse et le ciel s’obscurcit. Nous prenons le café à la sortie du village offert par Béa. Nous prenons le chemin du retour après avoir appris que le groupe resté sur Marseille s’était fait copieusement arroser. Aurons-nous la chance de rentrer sans pluie ? J’en doute car maintenant le ciel est bien bâché. A une bifurcation, nous oublions d’aller vers Le Val et nous filons vers Correns, village complètement BIO. Il nous est ensuite conseillé de filer vers Châteauvert et le vallon Sourn pour sa beauté en suivant la rivière Argens. En effet, c’est très beau mais nous faisons une boucle d’environ 18 kms et même si nous admirons de belles bâtisses et la propriété de Brad Pitt cela va nous faire une heure de plus de selle. Nous retrouvons le parcours au Val pour filer vers Bras et ses montagnes russes, puis Tourves pour rejoindre Rougiers. Nous sommes presque chez nous et sans pluie pour le moment. Et voilà que tout se gâte. Les premières gouttes arrivent, les nuages sont retenus par la Sainte Baume. Nous continuons avant de revêtir les imperméables au niveau de Rougiers. Encore 50 bornes à parcourir et pour moi ce sera la quatrième fois en peu de temps que je prends « l’eau », quoiqu’on en dise.

Le photographeLes costauds du matin en ont moins sous le pied. Alain J. donne des signes de fatigue. Un peu de fringale, sans doute, Samy est courageux, Patrick G a son plan B puisqu’il doit aller à Vaugines et son épouse le récupère à Auriol, quant aux autres ils baissent la tête et roulent sous la pluie à défaut d’y chanter. Il se dit même que ceux qui se sont trempés le matin ont fait des incantations pour qu’on se trempe aussi. On ne peut pas rouler que sous le soleil, il faut goûter à tout.

Qui dit pluie dit crevaison, ça va de pair ; le premier est Patrick dans la descente de la Sambuc, mais il a le plan B, le deuxième Alain à St Zacharie et moi presque rendu à St Menet. Antoine s’étant échappé à l’avant nous nous retrouvions à sept. Dans ces mauvaises conditions, avec la pluie et le froid car il ne fait pas plus de 7à 8°, c’est un peu chacun pour soi. Noël à les mains frigorifiées et est à la recherche de sacs plastique pour se protéger et joue aux « Roms » à Auriol et le reste file. Je le laisse a ses recherches et pars à la poursuite des autres que je ne reverrai plus car nous n’avons pas emprunté les mêmes routes. Noël me rejoint à St Menet mais je sens qu’il est en froid, on le serait à moins vu le temps et file par La Valentine et pour corser la situation, je perce à la roue arrière. Je trouve un coin paisible pour la réparation et grâce à Dieu peut être, il ne pleut plus. Je vois passer Alain et Samy, par la suite j’apprendrai que J- Louis J. et Jacques S. étaient en avant garde et Béa avait récupéré son véhicule au parking.

Ma rentrée par St Pierre se fait sur route sèche ce qui peut éviter une autre crevaison, la journée fut un peu longue et il vaut mieux ne pas avoir mal au fessier car ce n’est pas moins de 9h de selle, 208 kms pour moi et 213 pour les plus éloignés, 1780m de D+ mais notre erreur de parcours avec l’absence du capitaine de route Max B. et notre ami Michel G. qui a toujours la carte Michelin ainsi que Jipi qui connaît la région mieux que le fond de sa poche nous a permis de découvrir Correns, le Vallon Sourn, la rivière Argens, Chateauvert, de bien jolis coins et permis à certains de faire 200 bornes ce qu’ils n’avaient encore jamais fait et jauger leurs capacités et savoir également parfois que quand on veut aller loin il faut ménager sa monture.

Les 9 intrépides : Béatrice - Patrick G - Alain J - Antoine - Noël - Jacques S - Samy

                                   J Louis J- Denis.

Sommes rentrés sains et saufs et tant qu’il y aura des intrépides il y aura des randonnées.

  208 kms    1780 D+    9h12’     22,6  km/h

 

Une autre fois, sous un autre ciel mais au même endroit : les photos de JiPi  

Réveil = 24,2 !  

 

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Solidarité dans les Alpilles

17 Avril 2013, 08:49am

Publié par JiPi

Cette classique de notre section a été placée cette année sous le signe du grand beau temps, d’un vent quasi nul et d’une chaleur qui nous a surpris après de bien tristes journées d’un hiver qui n’en finissait plus.

 

En ce samedi 13 avril, nous avons dû nous couvrir un peu pour le départ toujours matinal mais n’avons point subi les frimas des éditions précédentes.

Je ne m’étalerai pas sur la magnificence des paysages de cette superbe sortie, sûrement l’une de nos plus belles, ni le pittoresque des nombreux villages traversés qui sentent si bon la Provence, Denis et moi ayant déjà sévi sur le sujet… D’ailleurs nous attendons fébrilement une relève qui ne semble pourtant pas poindre à l’horizon ! Je dirai simplement que 26 participants, dont 4 féminines - 100 % de leur effectif, bravo mesdames ! – se sont régalés par cette si belle journée.

 

 Alpilles13

 

Je concentrerai donc mon récit sur l’élément essentiel qui ressort de son titre : la très grande solidarité de notre groupe dont j’ai été l’un des heureux bénéficiaires. Largué au départ – ça, ce n’est pas nouveau ! – je constate que je roule sur la plaque mais n’arrive pas à l’enlever. Après plusieurs arrêts, je parviens à rouler sur le plateau du milieu. En ajoutant quelques arrêts vestimentaires, vous comprendrez bien que le groupe aura filé ! Un coup de fil de Denis à Aurons, en pleine montée : ils vont m’attendre. A Alleins, un petit groupe me récupère : pour ton vélo, on verra au café. Une ou deux crevaisons d’autres malchanceux du jour permettent de constater que dans ces cas-là l’on est jamais seul. Au café d’Eyguières, Anne a déjà prêté un pneu à René et voulait me passer un câble de dérailleur : malheureusement, c’était plus grave docteur et Jacques M. passera la quasi-totalité de sa pause à s’occuper de ma machine. Il constatera que mon dérailleur est cassé et le bloquera pour que cette sortie ne devienne pas un calvaire pour moi. Bien sûr, avec tout ça j’ai oublié mon casque sur la terrasse et m’en apercevrai bien trop tard pour retourner le chercher !

 

Après le moment fort convivial du repas sur le cours de Mouriès, plusieurs paquets se sont formés. J’ai ouï dire que d’aucuns se sont retrouvés quasiment à Salon et sur la 113, à cause d’une erreur de route, que devant nos jeunes roulaient à 40 ou 45 à l’heure. Pour ma part, je me suis régalé à rouler dans un «groupetto» de 5 éléments et peux à nouveau parler de solidarité puisque que l’ensemble de ce groupe m’a accompagné à l’intérieur du village d’Eyguières, le parcours y passant en bordure, pour récupérer mon casque qu’un barman avait mis de côté.

C’est donc très heureux de cette superbe randonnée et de cette ambiance indicible qui a régné tout au long de la journée que j’ai rejoint mes pénates !

À bientôt !

 

Une classique de printemps : les Alpilles

 

 

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