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La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille

Mallemort, Pélissanne, etc… de l'inattendu

30 Mars 2013, 18:18pm

Publié par Anne

Rond-PointJe me vois dans l’obligation d’écrire pour tordre le cou à une rumeur tenace. Mais tout d’abord, sachez que je suis désolée de vous priver du coup d’un bel article de Denis (JiPi, lui, n’était pas là).

Le parcours :

Il était magnifique et en grande partie inédit. Même Louis n’avait jamais vu les pièces d’eau de Mallemort. Quant à moi, je n’étais jamais allée à Mallemort. Mais de toute façon, je reconnais difficilement les routes.

Malheureusement, je ne peux pas vous décrire les paysages, je ne sais pas faire ça. Il y a pourtant de quoi dire : tant de petites routes qui font voyager parmi les pins et les prés et traverser de charmants vieux villages ; la vue panoramique à 180 ° (même un peu plus, je crois) sur les collines multicolores, entre Alleins et Aurons. Mais rien que ces noms, Alleins, Aurons, Pélissanne devraient arriver à vous faire rêver (peut-être avec un petit coup de pouce de google-images).

A part les quelques gouttes d’eau dans la montée de la Viste, le ciel était assez dégagé avec un petit vent favorable au retour et 10 des 15(*) partants ont effectué les 150 km prévus (si on ferme les yeux sur qui s’est avancé en voiture, je le dis par soucis d’exactitude).

La rumeur :

Il en est encore qui me saluent par ces paroles : « Où va-t-on te perdre aujourd’hui ? »

Pourtant, mon dernier égarement remonte à 2006.

Au moins, se perdre donne l’occasion de se retrouver, ce que je finis toujours par faire. D’ailleurs, notre ami Van Werven écrivait de moi, justement en 2006, dans un style tout en nuances : « Sa pugnacité force le respect. Il vaut mieux ne pas l’avoir comme belle-mère ».

Les faits :

C’est à 11h40, non loin de Mallemort, alors que la fringale était toute proche (car à cause de Météo France, je ne m’étais pas du tout préparée diététiquement à cette expédition), que la nouvelle est tombée : le repas se tiendrait à Pélissanne, soit 15 km plus loin. Il m’a fallu manger tout ce que j’avais sur moi (à vrai dire pas grand-chose) pour faire face à cette idée. A peine repartie, je me suis retrouvée à un rond-point qui ne contenait aucune mention ni d’Alleins, ni de Pélissanne, même en tout petit. Je n’ai pas la carte dans la tête, loin s’en faut, mais depuis 2006, suite à d’importantes pressions, je me suis munie d’un portable et je l’ai utilisé, non pas pour consulter la carte (ma modernité a des limites), mais pour appeler Denis. Il a aussitôt refait les kilomètres parcourus pendant ma collation pour venir à mon secours, et voilà ce qui s’est passé : il arrive au rond-point, il en fait le tour mais… l’un de nous est entré dans la quatrième dimension. Je suis pourtant bien là, au bord, en train de réparer ma roue arrière. (Trois sorties consécutives avec crevaison à l’arrière, malgré des chambres et un pneu neufs, n’est-ce pas d’ailleurs très étrange ?)

Mais quelle idée regrettable de manger à 1 heure de l’après-midi quand on s’est levé à 6 heures.

J’aurais volontiers évité de monter le calvaire d’Alleins à jeun (de toute façon, le Chemin de Croix, c’était hier).

Mais il est vrai que nous ne sommes pas égaux devant la digestion et que Pélissanne offre plus de choix de restauration.

(*) Il y en avait bien un seizième, mais sa voiture s’est mesurée à un bus. Le bus n’a rien, mais Michel a dû amener la voiture au garage. Nous regrettons qu’il n’ait pu rouler avec nous.

 

Les photos de Jacques S.

 

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Un triangle au lieu d’un lasso…

21 Mars 2013, 21:07pm

Publié par JiPi

Les puristes diraient que ce «TSV» qui nous est proposé aujourd’hui, samedi 16 mars, est un peu tronqué car le «vrai» Tour de la Sainte-Victoire enserre complètement la sublime et calcaire montagne chère à Cézanne alors que nous n’allons décrire qu’un vaste triangle, au départ de Marseille, qui longe complètement la chaîne au nord mais quitte, au sud, la Route Cézanne bien trop promptement au dire de ces mêmes puristes !

Sainte VictoireIl n’empêche, un peloton joyeux démarre de La Rose peu après 8 heures, joyeux de se lancer à l’assaut de ce magnifique parcours mais joyeux aussi de pouvoir pratiquer son sport favori au sortir de trois jours d’un vent démoniaque et d’une température ressentie sibérienne. Certes, l’air demeure bien frisquet ce matin et les affaires les plus chaudes sont ressorties des armoires, comme par hasard !

En fait, après le départ puis la courte descente vers Valdonne, nous ne souffrirons plus du froid et quelques vestes tomberont !

Après maintes et habituelles tergiversations, le café sera pris à Trets… Ne cherchez pas, c’est tout pour moi : mon anniversaire c’est demain !

Des 29 présents, la grande majorité sur la terrasse, au soleil, les plus frileux à l’intérieur, 19 tenteront le «Tour», soit 6 unités de moins que l’an dernier… Ou 24 %, ce qui marque davantage les esprits ! Quoi qu’il en soit, le train bleu a toujours belle et fière allure, même s’il s’étire longuement dans les merveilleux paysages de vignes et d’oliviers au pied de la robuste et grise muraille, infranchissable, qui nous barre le nord. La traversée de Pourrières nous met déjà bien en jambes avant d’attaquer les fameux 17 Tournants, qui longent la Sainte-Victoire à l’est, à travers un merveilleux vallon calcaire qui présente quelques pentes assez sévères !

Tout le monde se regroupe au sommet avant d’attaquer la série de bosses, dont quelques-unes un peu corsées, du Col des Portes (631 m) à travers un paysage des plus sauvages ; on a du mal à se croire à une vingtaine de kilomètres d’Aix ! Le vent d’Est nous pousse dans les descentes des cols des Portes et de Claps (530 m), puis dans la vallée sauvage et encaissée de la Cause, mince ruisseau qui ira tout de même alimenter le lac de Bimont avec quelques affluents , dont l’Infernet, bien connu des randonneurs pédestres. Après Vauvenargues et son célèbre château de la Famille Picasso, il nous faudra gravir 2 courtes bosses avant d’atteindre Aix. Vers midi et quart, tout le monde se retrouve au café prés du jet d’eau pour un heureux pique-nique en plein soleil ; quelle différence avec ce matin ! Qu’il fait bon manger et rigoler avec les copains, copines - oui, j’avais oublié, deux cyclotes font partie de la fête ; pardon mesdames ! Quelques-uns préfèreront s’attabler à l’intérieur, autour d’une bouteille de rosé ; il en faut pour tous les goûts et c’est bien ainsi !

Les bosses continueront l’après-midi et se durciront sous l’égide d’un vent d’est maintenant contraire, sous la muraille grise jusqu’au Tholonet et sa bonne eau du Verdon puis pour regagner nos pénates sous un ciel qui se couvrira un peu mais ne se montrera jamais menaçant. Immanquablement, quelques dissidences se déclareront en fin de parcours… Ou plutôt ne se déclareront pas, faisant ainsi attendre le gros de la troupe bien inutilement ! Enfin, ne râlons pas, la journée fût belle, inespérée si l’on se reporte au début de la semaine, et la randonnée magnifique au pays de Cézanne, sportive aussi avec ses 130 kms environ et ses 1600 mètres de dénivelée, au dire de Denis lors de la dernière édition.

 

Le tour de la Sainte Victoire

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Dans les Maures, entre torrents et cascades

13 Mars 2013, 17:12pm

Publié par Denis

  P1040208 

 La doyenne de nos sorties à la journée reportée pour causes d’intempéries s’est tenue ce dimanche 10 Mars. C’est onze cyclos qui ont fait le déplacement au Lavandou pour un périple de 100 kms et un dénivelé positif de 1450m.

    Dans ce massif des Maures aux nombreuses forêts domaniales et sur des routes peu fréquentées en cette période de l’année il fait bon pédaler. Nous sommes certainement arrivés après de forts orages car de nombreux torrents dévalent des collines ainsi que des cascades. On se croirait dans les Alpes mais avec des pentes plus douces.

    Après la neige et le froid qui nous ont fait reporter cette randonnée les mimosas n’ont plus la même beauté et senteur, dommage. Sur les onze participants un seul en la personne de J-Pierre Bouquetot n’avait posé ses roues sur ce circuit et je crois qu’il a trouvé ce parcours très beau.

P1040144     L’ascension vers Bormes les Mimosas toujours aussi bien fleurie nous réchauffe, pas un souffle de vent, un ciel légèrement voilé, nous partons pour une agréable journée. Par les cols de Caguo Ven(200m) , Gratteloup(200), Babaou(414), nous arrivons à  Collobrières, lieu du déjeuner quand nous faisons Notre Dame des Anges, ensuite par le col de Taillude(411) nous laissons sur notre droite la Chartreuse de La Verne que nous apercevrons en levant la tête blottie tout en haut de la colline après une très belle cascade immortalisée par Thierry  dans la descente sur Capelude. Il faut rester prudent et attentif car les ruisseaux ayant disparu du bord des routes l’eau coupe par endroits la chaussée et rend la descente dangereuse. Dans le vallon on peut également voir la retenue d’eau de La Verne. Arrêt obligatoire à Grimaud pour remplir les bidons car même s’il ne fait pas trop chaud il ne faut pas oublier de boire.

    En cette fin de matinée la circulation s’intensifie d’autant plus que nous filons vers St Tropez que nous n’atteindrons pas car nous filons vers Ramatuelle et sa bosse qui démoralise un tout petit peu avant d’attaquer le col de Collebasse (129) et plonger vers la plage de Gigaro où Sylvie et Eva nous ont gentiment apporté nos casse-croûtes respectifs. Les photos de notre président témoignent  de la bonne ambiance autour des divers crus, Bordeaux, Côteaux d’Aix, et Corbières après l’apéritif prévu par Serge même s’il n’était pas de la partie.

      Nous prenons le café offert par J -Pierre un peu plus loin et rentrons sans chronomètre par le littoral toujours enchanteur même si la piste cyclable nous en éloigne un petit peu.

    Une fois les vélos rangés nous clôturons la journée par un rafraîchissement  en bord de plage au Lavandou avant de regagner sans aucun embouteillage Marseille.

    Il manquait seulement un peu de soleil mais la température était correcte.

En 2011 vingt personnes avaient fait le déplacement, cette année onze. Cette baisse est certainement due au changement de date au calendrier. Nous espérons tous que la Doyenne sera encore au calendrier l’an prochain et si le temps le permet nous soyons plus nombreux pour cette magnifique sortie.

Participants : Nadine, Jacques et Christian Martinez, Thierry Auriol, Olivier Boulet,  J Louis Jouve,  Pierre Paul Rimini, René Grassi, Jacques Sola, J Pierre Bouquetot et Denis Berthomieu.

Merci à Sylvie et Eva qui ont assuré le transport des sacs pour le ravitaillement.

 

P1040169 

 Les photos de Thierry 

 Il n'est pas beau mais je t'en prends quand même !  

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Une première de plus…

3 Mars 2013, 20:54pm

Publié par JiPi

P1040107Je ne peux pas, décemment, démarrer ce récit sans donner un coup de chapeau à la quinzaine de nos cyclos qui ont bravé, samedi dernier, le froid qu’à Marseille l’on qualifierait de sibérien pour honorer la sortie hebdomadaire, fût-elle raccourcie !

Les samedis se suivent et, heureusement, ne se ressemblent pas ! En ce début du mois de mars, l’air n’est même pas frais lorsque nous sortons nos engins bien avant huit heures, heure de rendez-vous qui ne cesse d’avancer et ce n’est pas fini ; qu’on se le dise !

Frustration pour ceux qui sont restés au bercail la semaine dernière, sensation d’une belle journée ? Toujours est-il qu’un peloton déjà impressionnant quitte St-Menet.

Jeudi, nous discutions encore du sens de la sortie du jour, pourtant déjà décidée par notre commission des parcours ! Immanquablement, quelques doux rêveurs se trompent de route, à l’entrée d’Aubagne, vite rappelés à l’ordre par la «meute» qui veillait au grain !

Les quelques nuages qui résistaient encore au départ se sont vite désagrégés et le soleil nous réchauffe déjà. Dès lors, qu’il fait bon rouler sur la petite route qui borde le Garlaban qui nous barre l’horizon au-dessus des oliviers et autres arbres fruitiers du secteur !

Après «l’accrochage» des wagons traditionnels, nous ne sommes pas moins de 34, sur la terrasse ensoleillée du moulin de Redon, à déguster le café gentiment offert par Christian M. qui fête son anniversaire… Quand un sexagénaire de moins devient un septuagénaire de plus ! Merci Christian, ne change rien, continue de rouler !

Nous resterions bien au soleil mais, à moment donné, il convient de repartir ! 28 d’entre nous, dont deux cyclotes, se lanceront à l’assaut de l’objectif du jour : le Tour des Batelières. Nous avons beau chercher, il demeure difficile d’expliquer cette appellation. Il semblerait qu’il s’agisse du nom d’un domaine viticole proche de St-Maximin près duquel passaient les cyclos, il y a bien longtemps, lesquels auraient donné ce nom à cette boucle. Maintenant, nous ne passons même plus à St-Maximin. Quant au sens, les «puristes» prétendent qu’il convient de passer d’abord par la Sambuc, comme aujourd’hui. Les deux dernières éditions de notre club doivent donc être considérées par eux comme des «hérésies» puisque nous les avons parcourues «à l’envers» et qu’en plus quelques sauvages ont coupé pour rentrer par l’Espigoulier ! Pour ma part, c’est la première fois que je l’entreprends «à l’endroit» ou alors il y a prescription, c’est à dire plus de trente ans… D’où le titre de cet article !

Il fait déjà assez chaud lorsque nous gravissons la Sambuc, par petits paquets imposés par des rythmes bien différents selon les âges, les formes et les humeurs. Cela nous confère en plus une bien plus grande sécurité sur ces routes assez fréquentées. Alimentée par la fonte des neiges de la Sainte-Baume, l’Huveaune nous ravit par ses flots assez importants ; il serait judicieux de remonter à pied jusqu’à ses sources !

Sur le plateau de Nans, probablement avec un léger vent favorable, le peloton s’envole et mon 48x13 ne peut que voir partir le train bleu ! Il n’empêche, je me régale à mon allure à admirer ces larges espaces verts au pied des belles collines boisées qui dominent Rougiers.

P1040110Au carrefour de Mazaugues, nous allons nous extraire enfin des grandes artères même si nous n’avons pas eu à souffrir d’un trafic par trop intense. La petite route boisée comporte quelques bosses qui vont à nouveau diviser le groupe. La descente sur Mazaugues nous offre de magnifiques vues sur le Mourre d’Agnis et les contreforts de la Ste-Baume. Antoine ne se sent pas très bien ; il fera demi-tour à Mazaugues, accompagné par Alain.

Au cœur de ce si pittoresque village varois, caché entre deux massifs forestiers, une nouvelle discussion s’empare du peloton quant à la direction à suivre ! La majorité suivra l’itinéraire habituel tandis quelques éléments s’offriront un petit crochet.

Et la route «officielle» n’attend même pas la sortie du bourg pour grimper, offrant aux heureux cyclos de belles vues sur le village et son fier clocher. Sous les pins, une montée d’un kilomètre et demi, sévère mais régulière, nous hisse sur un joli col ensoleillé qui franchit le massif du Mourre d’Agnis, bien connu des randonneurs pédestres. Une jolie descente boisée nous voit arriver à La Roquebrussane, autre magnifique bourgade du var, blottie contre la Montagne de la Loube, qui retentit encore des exploits de Gaspard de Besse – il y a sa grotte dans les parages.

Devant, le rythme est toujours d’enfer mais personne ne roulera seul et c’est tant mieux. Méounes : 11 H 25 pour les derniers et nouvelle division ! En effet, il semblerait que d’aucuns estimaient comme définitif le choix de Signes comme salle à manger ! La bosse à venir, la peur de voir les rideaux tirés à Signes ont convaincu la majorité de s’arrêter ici alors qu’une avant-garde de 5 cyclos s’élance vers Signes, sans attendre ses compagnons !

Faire les commissions à 21 prend un certain temps et un petit groupe occupe les bancs d’une grande place, au soleil. À l’appel de certains, il se décalera vers la chouette terrasse du bar d’en face, elle aussi bien ensoleillée… Laissant ainsi la place à la deuxième vague qui déjeunera sur les bancs ou par terre… Sans oublier le rosé !

Tout le monde se retrouvera sur le plateau du Camp, enfin plutôt par petits groupes. Au Camp, la séparation traditionnelle s’opère et je ferai partie d’un groupe de 7 qui rentrera par le Gd Caunet et les Bastides. À Roquefort, Sammy découvre une nouvelle fontaine, adresse qu’il ne lui faudra point oublier lors des chaudes journées qui ne sauraient tarder !

Détestant la route d’Aubagne, il faudrait que l’on tire un coup de fusil pour ne point grimper la Gineste… Mes compagnons – il y a une cyclote parmi nous mais la langue française est misogyne – n’étant pas armés, je les laisse filer vers Aubagne et leurs pénates respectives pour me régaler dans la descente boisée du Four à Chaux puis sur la petite route de la gare de Cassis avant d’attaquer la Gineste sous une chaleur bien conséquente. Un petit vent défavorable me gênera un peu mais je pourrai souffler un brin en admirant la rade de Marseille avant de terminer cette magnifique virée, pas du tout fatigué par les 140 bornes qu’affiche mon compteur, d’ailleurs en panne ! Un très beau tour, finalement plus intéressant dans ce sens-là, pas très difficile et qui nous met en jambes pour les prochaines sorties «au long cours» dont le profil va se durcir progressivement !

 

Les photos de Thierry

  

Les «sauvages» recrutent…

 

 

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