Bien que ta mission première soit de relater les sorties officielles de la section, je tenais à te faire une confidence, car ce jeudi 8 novembre s’est révélé pour moi être une journée particulière.
Pourtant tout avait bien mal commencé, réveillé à 7h30, radio réveil sur les infos du matin, hélas le quart de tour sur la droite, l’oreiller moelleux et encore bien chaud sous le coude m’a été fatal car j’ai replongé comme un bébé dans les bras de Morphée pour un réveil brutal à 10h00.
Sachant que c’était l’heure à laquelle le train bleu démarrait de St-Menet, il ne me restait plus qu’à m’avancer en voiture après Aubagne pour réduire mon retard.
En trois coups de cuillère à pot, je me retrouve seul pour la première fois sur mon vélo à la poursuite du groupe que je ne rattraperais jamais.
Mais l’envie de pédaler étant là, le plaisir de retrouver les amis se faisait encore plus intense.
Passé le village d’Auriol où en principe nous passons quand les cloches annoncent les 11h00 (pas le bouillon !!!!) voilà mon portable qui s’est mis à carillonner.
C’était l’ami Denis qui s’inquiétait de ma santé et voulait s’enquérir de mon absence.
Rassuré en sachant que j’étais à une portée d’escopette, en bon chien de chasse il a fait volte face pour accompagner la brebis égarée à l’étable de Nans, lieu traditionnel où le reste du troupeau se restaurait paisiblement en plein soleil.
Le premier service ayant choisi son itinéraire pour le retour, il ne restait que les irréductibles trainards du second service qui, en attendant l’addition, décidaient collégialement de rentrer par la Ste Baume.
Bien leur en a pris car dès les premiers lacets à la sortie de Nans, l’angoisse de me planter, associée au plaisir de réussir cette « ascension », (une première, après mon avc) provoquaient en moi une incroyable exaltation.
Et comme de coutume quand ça monte, grâce aux histoires de chacun, maintes fois répétées, je me suis retrouvé propulsé dans le dernier virage, émerveillé comme un enfant ayant reçu son cadeau de Noël avant l’heure.
Ce n’était que la Sainte Baume par Nans me direz-vous, mais la sensation s’apparente à celle que chacun de vous a pu ressentir lorsqu’il a gravi pour la première fois le Mont Ventoux
Encore un palier de franchi dans cette longue rééducation, ce qui prouve que vos encouragements de l’année dernière commencent à faire leur effet.
Et grand merci à Christian Martinez, Denis, Louis Jouve, Noël et Serge Rey pour leur attention particulière et leur patience en la circonstance.
Amitiés et à bientôt sur les routes.