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La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille

Ils ont tutoyé les sommets

11 Juillet 2012, 22:06pm

Publié par Denis

P1020390C’est au nombre de onze que sur une proposition de Pierre Moutin, organisateur de dix Gauthier/Moutin et cinq Moutin-Moutin à ce jour, que nous nous retrouvons à Guillestre (05) le Vendredi en fin d’après midi pour le lendemain essayer d’aller gravir le col d’Agnel (2744m) et le col d’Izoard (2361m), col mythique du tour de France où s’affrontèrent les Bobet, Coppi, Bartali, Anquetil, Gaul, Thevenet etc… sur une distance de 122 kms et environ 3000m de D+.

Donc pas d’absence au rassemblement, les vélos sont rangés, les chambrées constituées,  l’Hôtel « le Chalet Alpin » qui nous reçoit s’avère très confortable et l’accueil chaleureux ; nous allons avant le dîner faire un petit tour en ville et prendre l’apéritif au bar où en 2007 lors du centenaire de l’ASPTT nous avions fait une longue escale forcée à cause des intempéries. En curieux je suis allé revoir les lieux où nous avions passé une paire d’heures à nous réchauffer, à nous sécher, à nous sustenter et sur le billard cartes déployées à trouver un itinéraire B. Si les propriétaires ont changé la salle est identique et le plancher que nous avions bien trempé est toujours là. 

P1020418Lors du repas, il a été beaucoup question de cols, de braquets de tant de moments de vélo qu’au coucher c’est comme si nous avions pédalé toute la journée, épuisés. Au réveil, le ciel est d’un bleu limpide, la température est fraiche, pas de vent. La journée s’annonce parfaite si le temps se maintient au beau mais nous sommes en montagne et il faut aussi penser aux orages.

Petit déjeuner à 7h30, départ à 8h00 mais certaines oreilles n’ont pas tout compris. Nous prenons 30 minutes de retard car c’est à 8h30 que le gros de la troupe se met en route pour aller affronter les pentes du col Agnel. Le soleil n’étant pas au zénith, la vallée le long du Guil tumultueux est à l’ombre et le fond de l’air est frais. Les premiers kilomètres sont faciles, la route est bonne, ça file bon train. Nous récupérons Pierre et Jean en haut d’une bosse, admirons Château Queyras ainsi que Molines en Queyras d’où part J-Louis car il ne veut pas nous faire attendre au sommet du col d’Agnel. C’est de Ville-Vieille peu avant Molines que débute le col pour une ascension de 21 kms. Que la montagne est belle chante Jean Ferrat  et c’est bien vrai dirait la mère Denis. Pâturages, forêts, du vert, de l’air pur, des ruisseaux, des cascades, des bovins. C’est parfait mais la montagne, ça se gagne et pour arriver au sommet il faut appuyer fort sur les pédales avec des pentes à 7% et des passages parfois à 10% mais aussi des moments de récupération. Les 5 derniers kilomètres, plus arides et à fort pourcentage, nous font ahaner. Les purs grimpeurs sont déjà loin, je reste en compagnie de René qui est dans son « jardin » car il le connaît bien, Gérard, Pierre, Thierry 2, un peu plus à l’avant Béatrice et Jacques en binôme. Des grappes de cyclos redescendent bien couverts, en levant la tête nous apercevons le passage du col, on voit briller au soleil les voitures des touristes. Nous mettrons environ deux heures pour atteindre le col, peut-être le deuxième plus haut après le col de l’Iseran (2770), si on occulte la Bonnette (2802). Du vent froid nous accueille, il faut se couvrir avant les traditionnelles photos et  après avoir admiré le paysage descendre vers St-Veran, plus haut village d’Europe.

Fatigue, froid, on claque des dents, on a l’onglet pour atteindre Fongillarde., et par un chemin vicinal, la route des amoureux, conseillé par Jean Ch, nous rejoignons St-Veran. Bonne route au milieu des sapins, un peu raide parfois mais quel plaisir pour les yeux et le nez. Voici St-Veran, que nous traversons à vélo, beaucoup de touristes, d’échoppes d’artisans, des restaurants. Notre halte déjeuner se fait dans ce site. Très bonne ambiance à table, les langues vont bon train et chacun conte à son voisin ses impressions sur le col. J-Louis pour son anniversaire nous offre les boissons, voilà un homme généreux. On y va du plat de pâtes, aux ravioles, au plat de croizets inconnus du président, et du traditionnel steak-frites. En dessert, tarte aux myrtilles, glace, café, c’est ainsi que je conçois le vélo.

P102039814h00, mise en route car nous n’en sommes qu’au demi défi. Après les hors-d’œuvre, nous allons attaquer le plat de résistance, le col d’Izoard (2361m), ce haut lieu légendaire marqué par les exploits de Coppi, Bartali, Bobet et d’autres comme Merckx et  B. Thévenet dans l’univers étrange de la Casse déserte. C’est en Juillet 1922 qu’il fut gravi pour la première fois dans une étape du TdF, Nice-Biançon (274kms) à 21,4 de moyenne et c’est le belge Philippe Thys qui le franchit en tête pour la première fois. Nous y sommes à quelques jours près 90 ans plus tard mais certainement avec un bien meilleur revêtement et de meilleures montures. Mais notre moyenne sera bien inférieure, donc n’est pas coursier qui veut, ou qui croit l’être.

Un peu de vallée en faux plat descendant pour chauffer nos muscles avant de prendre sur notre droite par la D902 la direction du col. 14,4 kms d’ascension. 6 à 7% au départ pour atteindre Arvieux (325h) qui, bénéficiant des avantages climatiques du Queyras, s’est développé en  tant que séjour estival  et comme centre de sport d’hiver.  Au-dessus, le hameau de La Chalp qui abrite la coopérative « l’Alpin chez Soi »  où l’on fabrique des jouets en bois décorés à la main. Les groupes se forment. Les bons grimpeurs partent en éclaireur, Olivier attend Pierre, Denis attend Thierry, il faut s’entraider et surtout ne pas laisser un collègue seul. Voici Brunissard et ça devient sérieux avec du 10% rappelant un certain Ventoux. A notre allure, nous profitons du paysage, tout doucement avec quelques haltes pour récupérer nous atteignons la Casse déserte, un paysage absolument unique, comme si on arrivait sur une autre planète, un aspect lunaire où ne subsistent que quelques sapins faméliques, la végétation s’est évanouie.  Nous sommes au milieu de rochers aux formes bizarres, pics et arêtes dressés par l’érosion au cœur de cette étendue désolée de rocailles et d’éboulis.

P1020411On ne peut passer devant la stèle dédiée à Coppi et Bobet sans d’abord avoir une pensée pour ces géants de la route mais également pour faire des photos avec Thierry. Nous ne sommes plus loin du sommet, quelques virages en épingle, la pente se fait plus douce et nous voyons enfin le chalet et la colonne qui en déterminent le sommet. Brrr, il souffle à cette altitude un vent froid. Rassemblement pour immortaliser par plusieurs photos notre passage avant de se couvrir pour dévaler à grande vitesse cette pente qui nous a fait tant souffrir. Rien à voir avec notre descente de 2007 où la pluie et le froid m’avaient tétanisé.

Regroupement en bas de la pente avant notre retour vers Guillestre. Gérard explose le pneu arrière, seul incident de cette randonnée. Réparation faite, tout en suivant le cours du Guil en légère descente sans trop de difficultés nous parcourons les 20 kms pour rentrer au bercail. Maintenant, on peut mettre la « plaque ». Il est à noter que sur ces deux cols, des bornes circuits et bornes ascension sont disposées, pouvant rassurer ou inversement décourager si les jambes sont vides et la tête à l’identique.

Il est 18h00 quand nous rangeons nos vélos. Une bonne douche et un bon apéritif en ville pour mettre un terme à cette belle journée. Malheureusement, notre séjour en montagne est bien trop court. Le lendemain quatre « gaillards » vont grimper le col de Vars (2109m), 19 kms de montée : René, Jacques, Thierry (2) et Béatrice. Ils en prennent pour leur argent, c’est bien ainsi. Quand on aime le vélo….

Pour les autres, c’est un retour à la réalité, Marseille sa chaleur et ses embouteillages, Thierry part en congé avec sa famille, Jean Y. change de département mais reste au bon air et en montagne. Le prochain projet se trouve dans l’Ardèche sur un circuit de l’immense ardéchoise. Sinon, sur nos circuits marseillais pour ne rien perdre de notre forme actuelle et de nombreuses heures devant la télé pour suivre les exploits des professionnels sur le Tour de France.

Merci à l’ami Pierre pour l’organisation de cette sortie.

Agnel/Izoard : 122 kms-D+ : 3100m-6h42’ - Moy : 17 - T ° Moy : 22,1° - Mini : 13° - Max : 33° 

Participants :     Auriol-Berthomieu-Boulet-Grassi-Jouve-Motte-Moutin-Peralez-Sola-Yeghiazarian- et Béatrice Roudière.

La vidéo de Thierry

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La Roue Ensoleillée

4 Juillet 2012, 20:20pm

Publié par le Blog

  

Roue130

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                 Le numéro 130 est en ligne !

 

 

    

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Un défi, grimper le VENTOUX par Bédoin

4 Juillet 2012, 08:45am

Publié par Denis

P1020342En ce dernier jour de Juin avant peut être de partir en vacances, au calendrier de la section  nous est proposé  la grimpée du géant de Provence  par Bédoin, la plus difficile. En 2011 par Sault, en 2013 nous essaierons Malaucène, ainsi nous aurons fait les trois possibilités d’ascension. A moins que la RF nous soit ouverte, empruntée lors de Marseille-Mont Ventoux-Marseille, une organisation ASPTT.

Masochisme : Comportement d’une personne qui trouve du plaisir à souffrir, qui recherche la douleur et l’humiliation.

Il faut être « maso » pour aller souffrir sur des pentes de 10 ou 14% sur plus de dix kilomètres, le restant des vingt deux kms proposés n’étant pas en dessous de 7%., Puisque vous pratiquez le vélo, bien installé dans votre canapé vous avez dû vibrer aux exploits des professionnels à la télévision, suer sang et eau à la conquête de ce mont chauve, aux exploits de J-Fr Bernard, Richard Virenque, Pantani ou Lance Armstrong et bien d’autres pour les plus anciens et aussi entendu parler  de ceux qui se sont effondrés comme Ferdi Kubler,  Malléjac, Eddy Merckx après sa victoire en 1970 ou qui y ont laissé la vie comme Tom Simpson en 1967.

VTX12 059Ne nous comparons à ces athlètes, soyons humbles et avec humilité nous allons essayer de grimper ce Mont Ventoux où parfois le mistral pousse des pointes à 200 km/h, une altitude de 1912 m déclarée par le Tour de France mais il paraît beaucoup plus haut. C’est une verrue, une hérésie géographique.  Il est plus meurtrier pour les cyclistes que la face nord du Galibier et ses neiges éternelles, plus éprouvant que l’Izoard et sa case déserte, plus impitoyable  que la chaussée de l’Alpe d’Huez et ses 21 virages.

Nous avons rendez-vous à Apt et c’est un peloton composé de 13 sociétaires renforcé de 3 invités qui prend la route. Certains sont là en toute innocence comme moi pour n’avoir jusqu’à ce jour jamais gravi ce mont par cet itinéraire, d’autres veulent savoir s’ils n’ont rien perdu de leur forme physique du temps de leur jeunesse. En hors-d’œuvre, nous franchissons le col de Murs où nous rencontrons le club de Bizanos (64) fort d’une quarantaine d’unités tout de jaune vêtu qui comme nous s’en va découvrir le Ventoux. Nous faisons un bout de route ensemble et divers arrêts pour regroupement nous séparent. Les retrouvailles avec certains se feront dans les portions les plus pentues avant le Chalet-Reynard. Nous passons Venasque, Mazan où une fontaine est la bienvenue pour remplir les bidons et à l’heure où les gens sont attablés pour prendre l’apéritif avant de déjeuner en terrasse nous passons Bédoin (296 m), la pente est encore douce à la sortie de ce joli village aux consonances exotiques, resserré sur des maisons en pierre, la route s’enfonce dans une forêt de cèdres et de mélèzes. Voilà Ste Colombe, quelques hectomètres plus haut le fameux virage en épingle de St Estève et le pourcentage s’accentue. Tout à gauche sur le 30 x 28, aucun regret de l’avoir monté une semaine auparavant.  Je ne le quitterai plus jusqu’au Chalet. Une fontaine délivre un mince filet d’eau et nous nous arrêtons pour compléter les bidons car il fait bien chaud même si la plupart du temps nous avons de l’ombre mais sans aucun brin de vent.  Le « solitaire » Jipi qui campe à Roussillon ferme la marche, Patrick G se sentant en retrait préfère se retirer, les plus jeunes sont déjà bien devant, chacun pour sa pomme, chacun avec ses forces et sa volonté. Notre président Thierry gère au mieux car il n’a pas le profil du parfait grimpeur. Je suis dans la roue de Noël, quelques mètres plus haut Béatrice qui peut enfin user de son 28 dents (34 x 28) et Grégory qui me semble facile. La devise étant dans le monde cyclotouriste de ne laisser personne seul j’opte pour de multiples arrêts et attendre Thierry mais MtVentouxIMG 2711honnêtement pour souffler un peu. Les reprises sont délicates. Aucun répit, toujours en prise nous passons les plus anciens et moins bons grimpeurs du club de l’Avenir de Bizanos, nous nous encourageons et certains de dire que cette fois-ci est la dernière. Parole de cyclo. Un gâteau, un coup d’eau, un œil aux bornes et au compteur qui a du mal à atteindre les 7km/h, cela me rappelle la montée du col de Moutière où je dus user sur la route les socquettes de l’ASPTT ma foi très solides.  Pas un mètre en dessous de 10%, à chaque virage on pense pouvoir se refaire un peu la cerise et malheureusement il n’en est rien. Les encouragements pour les pros sont encore inscrits sur la chaussée et à mon allure j’ai le temps de recomposer le peloton. En 1958 Charly Gaul mit 1h02’ pour atteindre le sommet en ayant eu une fringale à 2 kms, quant à moi il m’a fallu 2h25’ de pédalage sans compter les nombreuses haltes. Pente un peu plus douce pour arriver au Chalet le Bienvenue où une partie du groupe attend. Sont-ils là depuis longtemps ? Certains sont partis vers le sommet et son antenne. Avec Gérard et Pierre, nous prenons une boisson en attendant Thierry et JiPi qui en font de même. Bien requinqués sur une pente moins abrupte, nous terminons les six derniers kilomètres dans ce no man’s land saisissant, une sorte de glacis disgracieux, hallucinatoire, il n’y a plus aucune végétation, plus d’abri, pas âme qui vive, de la caillasse et rien d’autre. Les photographes sont là pour immortaliser notre ascension, voilà la stèle de Tom Simpson, celle du Gaulois, du club Belge, le sommet n’est plus très loin. Je m’arrête à l’observatoire et dis à une Barcelonnette que Restefonds/Bonnette est bien plus facile que cette montée, voilà Thierry qui passe, encore un petit effort, le virage à droite et la ligne d’arrivée. Poussons un ouf de soulagement, fatigués, parfois un peu découragés, très « masos » mais quand devant une bière fraiche et dans son fauteuil on admirera les champions on saura maintenant combien il est difficile de conquérir ce Ventoux. Pour la photo souvenir, le groupe n’est pas au complet car certains sont de retour au chalet pour casse-croûter. Nous les retrouvons quelques minutes plus tard pour une tablée de 15 personnes. A chacun son menu et sa boisson favorite.

P1020353P1020354Durant la pause repas, chacun raconte à son voisin de table comment il a passé ces redoutables pentes, ses impressions, sa souffrance. Le retour se fait par Sault. Dans la descente, je me laisse déporter dans un virage, la gravette m’attend et j’y vais de ma petite chute sans gravité, un peu de vernis enlevé, pour garder  gravé dans ma chair plus très tendre le souvenir de cette randonnée. Un coup de reins pour rentrer dans Sault. Tout se passe presque en descente puisque en 60 kms nous n’ajoutons que 215 m de dénivelé aux 2275 m déjà acquis au Chalet Reynard. Saint Jean de Sault pour remplir bidons et se rafraîchir à la belle fontaine. Je roule avec l’imprévisible Jipi que je perds avant St Saturnin les Apt d’où il doit rejoindre Roussillon. Seul Noël m’attend. Enfin une route bien asphaltée car le moins que l’on puisse dire nous n’avons pas trouvé dans  ce riche département du Vaucluse de bonnes routes. Il est 18h00 quand nous rangeons nos machines. Les premiers arrivés sont déjà aux voitures après avoir pris la BBF. Un petit compte rendu à Pierre initiateur de cette sortie.  Avec Louis qui est monté par Sault, nous prenons un dernier verre et nous retournons sur Marseille.

 Malgré la souffrance endurée, une bien bonne journée. Je pense que le séjour à Guillestre le WE suivant pour grimper Agnel-Izoard sera moins pénible du moins je l’espère.

Apt-Bédoin-Ventoux-Sault-Apt : 138 kms   2490m D+  7h15’  19 km/h  T°Moy : 32°2

Participants :Auriol-Berthomieu-Bouquetot-Busti-Di Martino-Gallinari-Gendre-Maillard-Motte-Moutin-Peralez-Sire-Sola

Invités : Pascal Gallinari – Cyril (ami de Pascal) et Béatrice déjà présente à Serre Ponçon.

La vidéo de Thierry avec les paroles 

Les photos de Pascal 

Les photos de Thierry

LE MONT VENTOUX : Un inquiétant mont chauve

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Le «Triptyque» du Ventoux

2 Juillet 2012, 18:23pm

Publié par JiPi

VTX12 051Il y a bien longtemps déjà, nos vaillants «guerriers», à l’époque parés de bleu et de noir, partaient de chez eux vers minuit pour lancer un défi au «mastodonte» de Provence puis s’en revenaient dans la foulée, le jour même : c’était l’époque des «Marseille – Mont Ventoux – Marseille». Ensuite l’on se contenta de Marseille – Mont Ventoux. Et maintenant l’on s’approche à une cinquantaine de kilomètres du pied du Géant de Provence…

Fort de ce constat, il m’est venu l’idée de réaliser ce triptyque : approche le premier jour, randonnée du calendrier le deuxième et retour le troisième. Voici donc ce que je vais vous conter brièvement, un article bien plus détaillé devant paraître dans la Roue de Décembre, si elle n’a pas disparu d’ici là, faute d’auteurs…

Vendredi 29 juin. Vers 7 heures, le vélo équipé au strict minimum (8.5 kilos dans les 2 sacoches) met le cap plein nord. Aucune fraîcheur matinale ne se fait sentir, la journée sera placée sous le signe de canicule et donc de la chasse à la cannette ! Parcourant trop souvent la route d’Apt, j’ai décidé quelques «fioritures» et, à Cadenet, je fais défiler quelques jolis villages sous la face boisée du Grand Luberon : Ansouis et son château, Cucuron avec sa grande place autour d’un immense bassin puis Vaugines à la vieille église sous les oliviers et sa place à la fontaine moussue. Retour au parcours classique à Lourmarin, repas à l’ombre dans la Combe de l’Aiguebrun aux eaux taries puis montée au village perché de Bonnieux, dont les toits de tuiles contemplent le Ventoux. Après une nécessaire boisson fraîche, je m’offre une magnifique virée en corniche dans le versant nord du Petit Luberon, visitant Lacoste, célèbre par son château du Marquis de Sade, puis Ménerbes, autre village perché. Après ce tourisme dans ces hauts lieux déjà très fréquentés, il est temps de rejoindre le camping prévu : Roussillon et ses fameuses ocres. 120 kms et pas mal de bosses mais une très forte chaleur qui ma occasionné un manque d’appétit évident, phénomène très rare chez moi !

VTX12 035VTX12 006Samedi 30 juin. Ayant planté mon campement à 5 kms du parcours de Pierre M., j’attendrai un long moment un peloton de 14 membres, dont une féminine, soit 16 cyclos en tout avec moi-même et Louis G. parti en solitaire via Sault. Denis devrait vous faire le récit précis de cette belle et chaude journée. J’ajouterai simplement que je ne me rappelle pas depuis quand j’en ai autant bavé dans un col. Il faut dire que nous avons attaqué le Ventoux par Bédoin dans des conditions «optimales» : 11 heures à Bédoin, soit dans la canicule et la fringale… Fringale pour moi exacerbée par ma mauvaise nutrition de la veille (manque d’appétit et nourriture de camping). Enfin, en haut tout s’efface, à part les crampes, et j’apprécierai grandement le bain en cuissards dans la piscine (maillot oublié et encouragements de la patronne du camping à me baigner ainsi) et le bon souper du soir au restaurant !

VTX12 042Dimanche 1er juillet. La météo était maussade pour aujourd’hui, le temps le sera aussi ! Le tonnerre se fait entendre lors de mes préparatifs matinaux et quelques gouttes agrémentent l’instant. Pour autant, je décide de ne rien changer à mes plans, évitant toutefois la montée à Oppède-le-Vieux. Donc, une fois dans la plaine du Calavon, je tire plein ouest sur le joli vélo-route du Calavon, superbe macadam à deux voies réservé aux cyclistes. Hélas, il ne va pas jusqu’au bout ou je n’ai pas trouvé la suite. Je me retrouve sur la nationale pour peu de temps, le vent de dos, même faible, me poussant bien. Je contournerai le Luberon par Les Taillades et son joli moulin à roue à aube puis Cheval-Blanc. Après un petit en-cas à Mallemort, je retrouve les parcours de la sortie des Alpilles et de la «Michel Augereau» pour gravir la côte d’Alleins à Aurons, subir la première averse dans la descente de gorges vers Pelissane. La deuxième averse me prendra dans une autre descente, celle de Coudoux. Après mon repas à Roquefavour, sur les bords de l’Arc, la rentrée sur Marseille sera vraiment pluvieuse et la descente de la Viste fort délicate ! 114 kms, 371 en 3 jours, pas si mal vu les conditions climatiques : 2 jours de canicule et 1 de pluies intermittentes !

En conclusion : très content d’avoir passé ces trois belles journées, beau cocktail entre plaisir solitaire et randonnée en groupe.

Les photos de JiPi

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