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La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille

Le Canal de Bourgogne à VTT

24 Octobre 2011, 19:38pm

Publié par Nadine

NadineL’enthousiasme et la volonté d’accomplir un périple à 2 ou à plusieurs le long d’un canal sont un bon cocktail pour entreprendre une aventure sportive, instructive, écologique et ludique. Cet article n’a pas la vocation à vous convaincre de demander à vos moitiés de vous accompagner sur les chemins de halage, mais tout simplement de vous faire partager notre plaisir dans ces espaces de liberté par l’aventure, et vous faire découvrir en quelques images la vallée de l’Yonne qui traverse toute la Basse-Bourgogne et ce jusqu’à la Saône.

Une nouvelle fois nous avons quitté la sécurité (toute relative) du ruban d’asphalte pour pérégriner le long d’un chemin de halage en suivant la voie d’eau d’écluse en écluse. C’est ainsi que nous avons fait le Canal de Bourgogne qui relie l’Yonne à la Saône, de Migennes à St Jean de Losne. Une randonnée de 240 kms sur un tracé particulièrement adapté à la randonnée à bicyclette, sans risque de collision et sans plouf, à moins d’avoir abusé de la dive bouteille (de Bourgogne bien sûr !).

Les chemins de halage servaient à haler les péniches, à épaule d’hommes quelquefois (avec un harnais appelé bricole, relié par un cordage au bateau) mais le plus souvent à l’aide de chevaux. Pour que cette servitude soit respectée, pour que les chevaux puissent continuer à tirer, il fallait une continuité du tracé : c’est ainsi que le chemin de halage se poursuivait même au cœur des cités.

Notre périple s’est déroulé sur 5 jours avec des étapes de 60 à 80 kms/j. En tout 340 kms tenant compte des visites et quêtes des ravitaillements dans les villages où nous avons souvent trouvé porte close du petit commerce en raison de la désertification des campagnes. Heureusement, nous avons utilisé nos jokers le soir sur les gîtes d’étapes, et fait le plein de carburant indispensable au cycliste : Bourgogne et mets savoureux cuisinés bien souvent au vin rouge. Un festin qui m’a valu une nuit une digestion quelque peu difficile pendant que mon homme repu et heureux ronronnait à mes côtés. Ce petit désagrément fut très vite oublié le lendemain au départ d’une nouvelle étape dans la campagne bucolique à la découverte d’autres paysages.

Nous avons pédalé avec pour seul bruit le clapotis de l’eau aux écluses, pour seul émerveillement la beauté des lieux et l’envol des hérons. Avec une réelle admiration quant à la réalisation et la pérennité des ouvrages centenaires (écluses, pont-canaux, tunnels…) et le travail de nos ancêtres. Si un jour l’envie vous prend, nous pouvons vous recommander quelques incontournables comme la Fosse Dionne à Tonnerre, le village de Châteauneuf en Auxois classé plus beau village de France, le château Renaissance de Tanlay ou l’Abbaye  cistercienne de Fontenay.

Notre traversée de la Bourgogne avec option « vélo et chemin » fut un régal pour tous les sens et s’est terminée sous le soleil à Dijon, au retour de Losne, devant un kir royal ! La récompense de tant d’efforts.

Les quelques photos qui illustrent mon article ne sont qu’un faible aperçu d’une aventure qui pourra peut-être vous pénétrer l’âme. Quant à nous, après avoir oublié la modernité pendant quelques jours, nous n’avons qu’une hâte :

 À quand le prochain canal ?

voir le diaporama   

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L’Ascension du COUDON pour clôturer la saison 2011

12 Octobre 2011, 19:12pm

Publié par Denis

Photos de Louis G.    Clôturer n’est peut être pas le bon terme car les sorties de la section ne s’arrêtent pas mais c’est la dernière sortie sur la journée. Il est pour habitude d’aller se frotter à la grimpée du Mont Faron, mais cette année Daniel D pour innover avait programmé la montée du Coudon. Plus de quarante ans à Marseille, plus de trente cinq sur le vélo et jamais mes sorties ne m’avaient amené en son sommet mais j’en avais entendu parler car un de mes amis cycliste le grimpait en compétition du temps où dans la région s’organisaient des courses cyclistes.

 

     Notre brillant secrétaire nous a préparé le circuit à partir de Gémenos, un petit 130 km avec 1900m de dénivelé positif. En fin de saison après des vacances studieuses ce n’est pas la grimpée de cette verrue en bord de Méditerranée qui peut nous freiner ou nous résister. Mais il y a toujours un « mais », après une arrivée de l’automne avec des températures estivales, le WE s’annonce venteux avec grosse chute du thermomètre. La météo s’avère exacte mais les  « internautes-météo » n’annoncent pas d’annulation.  Alors en se faisant un peu violence je vais répondre présent, pour Daniel et pour moi qui ne connais  le Coudon que pour l’avoir regardé depuis la côte, du côté de La Garde ou Le Pradet. Comme me l’avait dit Daniel lors d’un tour de l’étang de Berre où le vent soufflait aussi violemment plus intrépide ou fou qu’un cyclo, deux cyclos.

 

    Nous sommes onze au total pour ce périple. Six au départ de Gemenos et cinq au Camp plus Jeannot O. qui nous accompagne jusqu’à Signes. Le président en « manque » suite à sa malheureuse chute est venu à vélo depuis Marseille.  Chapeau car il fait froid et le vent souffle assez fort. Il sera notre allié à l’aller et même pour la montée qui est longue d’environ six kms avec un dénivelé+ d’environ 400m, donc une pente à 7% de moyenne. Le café est pris à Signes et nous quittons les lieux alors que commence le match de rugby France-Angleterre. Tant pis nous serons informés de la victoire des bleus lors de l’ascension de quoi nous booster.  Une partie du circuit est bien connue car nous la pratiquons jusqu’à Sollies lors du Siou Blanc, après c’est un peu plus compliqué pour passer La Farlède et La Valette où les mordus de rugby nous annoncent le score ; les bleus sont devant mais le match n’est pas fini.  Enfin le carrefour et le beau panneau annonçant Le Coudon. Nous voici au pied du mur il ne reste plus qu’à le construire, c’est à dire y grimper. Tout à gauche mais les premières pentesP1010247 n’ont rien à voir avec celles qui nous accueillent au pied du Faron. Le vent est favorable et nous pousse avantageusement ; chacun y va de sa pédalée. Souvent par deux. Le tout est de ne pas laisser un cyclo seul. Avec les bourrasques qui nous surprennent dans certaines épingles et notre vitesse réduite l’équilibre est parfois limite. Notre vitesse oscille entre 8 et 10 km/h ce qui implique que parfois le pourcentage de la pente est entre 10 et 12%. Durant la montée une très belle vue sur la côte et une partie de la rade. La route est bien goudronnée, bien plus belle que celle du Faron ; à l’abri du fort du Lt Girardon nous nous réunissons pour immortaliser par une photo la conquête de ce mont. La plus grande prudence est requise pour la descente par le même itinéraire car le Coudon se termine en cul de sac à moins de descendre par le GR85. Prudence, prudence car je ne sais si le vent s’est renforcé mais il faut bien tenir son guidon et bien piloter sa monture car faible poids oblige je suis bien secoué mais la route est toute à nous car causes risques incendie elle se trouve fermée à la circulation. Une hésitation nous fait prendre une mauvaise direction vite corrigée et comme il est un peu plus de midi à la pendule il faut trouver un endroit pour déjeuner. Une belle descente nous conduit dans le quartier Ouest de Toulon et nous trouvons dans un seul lieu de quoi confectionner un casse croûte, boulangerie, épicerie et charcuterie ainsi que le bar pour s’installer en terrasse. Chacun se restaure à sa façon, du léger et du lourd. Le charcutier m’a indiqué le chemin le plus court pour rejoindre la route du col du Corps de Garde mais qui dit raccourci dit rue très pentue (15/16%). Le coco plein ça grimace et je me fais incendier, une habitude.P1010257

     Dans le col nous sommes à l’abri du vent et le soleil est revenu car le matin le ciel fut couvert. Je grimpe en binôme avec J-Louis toujours un peu convalescent et nous prenons du plaisir car c’est le calme, pas de circulation. Regroupement au sommet et belle descente jusqu’au Beausset toujours bien abrités. Même la grimpée vers le circuit ne pose aucune difficulté due au vent. A fond les manettes bien amenés par Daniel nous passons Cuges et le revers du col de l’ange n’est qu’une formalité. Il ne nous  reste plus qu’à nous laisser glisser vers Gémenos notre point de départ.

 

    Cette randonnée est conforme aux données faites par Jean R : 130 kms et 1985m de déniv+.  Aucun incident à signaler. Petite chute de Claudine à l’arrêt lorsque nous nous sommes égarés en fin de descente du Coudon. Certains avaient si faim qu’ils n’arrivaient plus à réfléchir….

    Les noms des onze courageux, certains diront un peu « fêlés » sont :

A Gémenos : Thierry-Pierre-Yves-Claudine -Daniel-Denis

Au Camp : Michel-Bernard-Gérard-Louis G- JLouis et Jean Occelli (accompagnant)

      Je termine en remerciant les supporters des Bleus qui sont restés sur leur canapé pour les encourager (j’imagine sans bière car ce n’est pas une heure à bière) et qui ont permis leur victoire : Max qui nous a informés du résultat, Jacques qui nous aurait bien abrités face au vent vu sa stature, Olivier qui n’est pas venu revoir son lieu de chute, Jipi qui après avoir vaincu de nombreux cols dans son Thonon-Antibes s’est « déballonné ». Je pense n’oublier personne.

   Il n’y a plus rien au calendrier sur sortie journée mais si quelqu’un a une idée puisque certaines randos ont été annulées suite mauvaise météo, à vous de décider.            

  Le Coudon

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Un autre mail d'Olivier J

5 Octobre 2011, 21:20pm

Publié par Olivier J.

 

Olivier J.

Bonjour Thierry

Il y a déjà un an, je contactai Daniel pour discuter avec lui de Paris Brest Paris, en vue de ma participation en 2011*.
Nous devions échanger et je devais surtout lui faire un retour sur mon aventure avec les brevets ...

J'ai beaucoup pensé à nos heures de vélo ensemble, ses conseils sur PBP ont construit l'ossature de ma préparation : confiance en soi, sérénité, si Daniel me tient ce discours dans son mail et avec son expérience de 3 participations, c'est qu'il m'en croit capable.

Je pense que ce mail a toute sa place dans la revue, parce qu'il vient de Daniel, parce qu'il y est question de PBP.

Bien amicalement

Olivier

 * Un mail d'Olivier J

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Salut Olivier.

J’espère que tu ne m’en veux pas d’avoir publié ton mail. Je suis toujours content de donner des nouvelles des « anciens » du club, et puis cela m’a fait un article sur le blog sans que j’aie à l’écrire :). Mais je comptais bien te répondre au sujet de PBP.

Malheureusement, nous ne sommes plus que 4 dans le club à avoir fait PBP : Guy Claverie (il y a longtemps), Bernard, Olivier Boulet (que tu ne connais pas) et moi. C’est vrai que j’en ai fait 3 (1987, 1991 et 1995), mais je les ai tous fait en équipe du brevet de 200 au PBP lui-même. Je les ai donc faits sans jamais me soucier du temps perdu aux contrôles, dans les files d’attente des self et dans les dortoirs. Comme je ne sais pas quel est ton objectif, faire un temps ou juste profiter de la convivialité de l’épreuve, je ne sais trop quels conseils te donner.

Pour les brevets, je pense que cela ne sert à rien de les faire à fond. Il faut simplement en profiter pour trouver son rythme sur de la longue distance. C’est dommage que tu sois seul au départ des brevets. Comme les participants sont généralement peu nombreux, il y a un risque que tu te retrouves à rouler seul de nuit, ce qui n’est pas très agréable. Mais tu trouveras peut-être un petit groupe qui roule à la bonne vitesse et t’acceptera.

Par contre, être seul au départ de PBP ne me paraît pas gênant. Il y a environ 4000 cyclos répandus sur les 1250 bornes du parcours (comment se sentir seul ?) et des contrôle-ravito-dodo bien organisés tous les 90 km (sauf le premier – 150). Tu peux envisager de les considérer comme des étapes. Et ne fais jamais l’impasse sur le ravito (mange du solide).

Je ne sais pas si tu comptes dormir 2 nuits, une nuit ou pas du tout. Cela dépend de tes objectifs et de ton heure de départ. A mon avis, dans tous les cas, on peut sans problème éviter l’arrêt dodo la première nuit, c’est-à-dire virer à Brest sans avoir dormi, comme dans un 600. Dans le 600 du retour, où tout le monde va beaucoup moins vite qu’à l’aller (crois-moi), si tu as assez d’avance sur tes prévisions, tu pourras faire un arrêt de 3 ou 4 heures pour dormir. Cela dit, arriver à dormir dans un dortoir où les mecs entrent et sortent sans arrêt, ce n’est pas gagné. Je pense qu’un arrêt un peu plus long, même sans dormir, après Brest, est bénéfique,  que tu veuilles faire un temps ou non. (Bien sûr, tu peux organiser ton ravitaillement et ton repos en dehors des contrôles, mais c’est aléatoire).

C’est au retour qu’on commence à avoir mal partout, notamment aux fesses. Prends-en soin au mieux. Je te conseille vivement le cuissard Assos le plus cher :). Pour la pommade, je n’ai rien à t’apprendre.

En ce qui concerne l’éclairage, je suppose que depuis 1995, il y a eu des progrès. Je pense notamment aux lampes frontales à led. Il me semble indispensable d’avoir un double éclairage.

Je te signale un truc qui m’ai toujours stupéfié : au démarrage (et quel que soit le départ), les mecs partent à fond comme s’il s’agissait d’une course de 100 bornes.  En fait, c’est une stratégie des vrais costauds pour ne pas emmener dans leur sillage les inévitables ratagasses comme on dit à Marseille. Cela peut durer des dizaines de kilomètres. Même si c’est dommage de laisser partir un train express, il vaut mieux penser à la longueur du parcours et rester prudent.

Et si les brevets t’ont paru pénibles, notamment le 600, ne te décourage pas, PBP c’est toujours bien mieux. Il faut quand même arriver à conserver la forme longue distance de la fin juin à la fin août. Faire un BRM de 1000 km ne me semble pas une bonne idée. J’ai plutôt choisi de faire un BCMF en juillet (le BRA par exemple) suivi d’une semaine itinérante montagnarde.

Bonne chance Olivier et tiens-nous au courant.

Très amicalement.

 

(Mail du 29.10.2010)

 

 

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Dissidence !

2 Octobre 2011, 10:18am

Publié par Jean-Pierre

1317320820.400.400.1.99db2dd06dc50f1b889d06e36cf3aef1Toutes mes excuses d’avoir fait faux-bond au club, ce matin, samedi 1er octobre.

L’ami Jean-Claude ACHARD, qui commence à prendre vraiment goût aux petites escapades, a fait étape chez nous après une première, depuis Mison, à Fontaine de Vaucluse… Avec le Ventoux au menu ! Il avait dans l’idée de profiter de la sortie club du samedi pour remonter ensuite vers le nord… Mais la Gineste constituait une rampe de lancement bien trop éloignée des terres des Alpes de Haute-Provence. Saluons l’intention, ce n’est sûrement que partie remise !

Nous nous sommes donc tournés vers un exercice, à quatre jambes et deux bicyclettes, qui montrait au départ une grande logique : traversée de la Ste Baume de Gèmenos à Mazaugues, ensuite cap plein nord pour Jean-Claude vers St Maximin, Esparron puis Oraison, où il compte dormir… Il y a des jours où l’on ne l’on fait pas ce que l’on veut !

En effet, après une crevaison de ma pomme à St Menet, juste en face de notre rendez-vous habituel (sic !), puis la jolie balade campagnarde sur la route des Camoins, la maréchaussée nous attend devant le Parc St Pons… Pour nous indique que l’Espigoulier est fermé à cause d’une course de voitures ! Ils auraient pu nous prévenir avant ! Des voitures de sport, sur le parking de Gèmenos, m’avaient certes mis la puce à l’oreille mais, après, je n’y avais plus fait cas !

Courte réflexion, action : nous allons rejoindre Auriol par des routes roulantes, grimper à la Ste Baume, descendre par Nans puis gagner St Maximin par Rougiers.

Cette journée chaude et ensoleillée nous ravira par ses paysages merveilleux, les couleurs de l’automne qui commencent à poindre et la joie de pédaler ensemble qui demeure intacte. Jean-Claude redécouvre des endroits qu’il n’a plus fréquentés depuis plus de trente ans. Traverser le plateau de la Ste Baume constitue toujours un bonheur indéfinissable même si l’on y passe très souvent. Jean-Claude trouve magnifique la descente sur Nans, il est vrai tranquille, très boisée et offrant de belles vues sur des massifs au nord puis sur le Vieux Nans, au bas de la descente.

Sur la route dite «des lapins» - «AOC» du club ! – nous nous laissons charmer par la quiétude de cette belle campagne et des vignes, même bouffées par les moineaux : plus rien à glaner !

Dans les bois, nous nous dégotons un petit coin à l’ombre pour déjeuner, la chaleur latente nous interdisant un arrêt en plein cagnard.

La grande route nous attend dans peu de temps mais ce temps magnifique, la beauté du plateau sous le Piégut, à main droite, et un charroi assez faible ne nous font pas du tout languir la jolie petite route qui se présente à nous pour rallier St Maximin où nous arrivons vers 14 heures.

Juste après, sonne l’heure de la séparation. Sur la route d’Esparron, j’emprunte une toute petite route qui me conduira à Ollières alors que Jean-Claude gardera la D 70 jusqu’à son terme, c'est-à-dire Ginasservis ! Ce soir, son «compteur imaginaire» devrait avoisiner les 160 kms ! Rentre bien, Jean-Claude, encore une belle journée de vélo demain avec les vallées du Jabron et de la Méouge, à bientôt !

Quant à moi, retour classique par Pourcieux – arrêt auprès d’une cave pour apprendre qu’une bouteille de rosé de Provence rentre aisément dans un sac de guidon cyclo ! – Trets, Peynier et Marseille : 147 kms au compteur pour cette très belle journée de vélo et d’amitié !

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