La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille
Puisque nous sommes des cyclotouristes, notre activité est un subtil compromis entre le sport et la convivialité. Donc de la randonnée, petite, grande et très grande, de la culture sans excés et de la bou..., pardon gastronomie, avec excès.
A Vous Cyclos de l’Asptt
Je n’aurais jamais imaginé, même dans mes pensées les plus folles, que ma première « bafouille » sur le blog de la section aurait comme sujet : ma sortie de route, assez particulière et bien différente de celles que tout un chacun à pu effectuer une fois dans sa vie sur le vélo.
Petit rappel des faits :
Ce jour là, 24 juillet 2011, France 2, la retentissante caravane publicitaire et les coureurs mettaient un terme à un Tour de France aussi passionnant que haut en couleurs.
En beaucoup plus pâle, un Avatar Vraiment Con me faisais quitter mon domicile, dans un véhicule rouge, assez sonore mais pas celui de « cochonou », me donnant l’impression d’abandonner à jamais tous mes compagnons de route bleus et blancs.
Alors que les flonflons et les bruits de la fête retentissaient encore sur les Champs Elysées,
le glas d’autres… champs !!! …. magnétiques ceux là, résonnaient lourdement dans ma tête.
Claustré dans cette chambre noire d’IRM, les pensées les plus morbides parcouraient les endroits non atteins de mon esprit.
La vision trouble que je portais sur ces 2 membres paralysés, me poussait inconsciemment à dire adieu à mon Specialized, qui, comme par hasard et pour la circonstance, par sa couleur noire, portait déjà le deuil.
Que Nenni JO !!!!!, au diable ces pensées … Et les copains cyclos !!!!
Ils ne font pas que gravir des cols, ils sont capables aussi de soulever les montagnes pour venir en aide à un des leurs, lorsqu’il tombe à terre.
Pour preuve, après ces quelques jours écoulés, d’une ma main encore imprécise, je tenais très sincèrement, par l’intermédiaire du blog, à vous dire du fond du cœur, mille fois Merci et encore Merci, pour cet élan de solidarité collégial et l’immense soutien moral que vous m’avez témoigné, du premier au dernier jour de mon hospitalisation.
Merci à chacun de vous pour : vos nombreux appels téléphoniques, vos sms, vos innombrables visites prises sur votre temps personnel, vos lectures variées et enrichissantes qui ont occupé à merveille mon temps libre, vos bonbons, gâteaux et diverses attentions, le tout accompagné à chaque fois de paroles si réconfortantes et tellement importantes pour moi, qu’elles ont vite réveillé mon esprit sensible et positif.
Pour anecdote, nombre d’entre vous ont beaucoup souri lorsque je vous ai annoncé que mon voisin de chambre portait un nom de prestige dans la région : Mr Ricard.
Une personne très sympa avec beaucoup d’humour, à qui j’ai dit un soir au sujet de mon accident :
Vous savez Mr Ricard, on a beau être en forme, lorsque l’on a fait un AVC, et bien la vie n’est plus «cirrhose» qu’avant !!!!!! (Il a ri….. jaune).
Vous l’aurez compris, le moral, ajouté au côté battant que tout cyclo a en lui, m’ont permis de progresser rapidement dans ma réeduc.
Au bout d’un mois et demi d’internat, le médecin a jugé que je pouvais passer demi pensionnaire et donc regagner mon domicile pour mon plus grand plaisir.
A l’ouverture de mon ordi, des centaines de mails m’attendaient.
Mes premières lectures ont été dirigées vers les multiples communiqués envoyés par Thierry, notre merveilleux Président. J’ai pu constater avec émotion que toutes vos visites déclinaient, avec une précision d’horloger, la progression de mon état de santé.
Grâce à mes copains devenus pour la circonstance «experts en fauteuil roulant », j’ai pu refaire, durant ces semaines d’hôpital, le film précis, jour après jour, de mon évolution fonctionnelle, physique et mentale
Aujourd’hui…. oubliées ces idées sombres, envoyées au diable ces images surannées, car cette métamorphose-là, ce besoin et cette envie de vous retrouver sur le vélo, c’est bien à vous que je les dois, mes ami(e)s,
En conclusion, je citerai cette réflexion de Confucius :
« La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber
Mais de pouvoir se relever à chaque chute ».
Vous m’avez aidé, encore merci.
Cette pensée je l’adresse particulièrement à Jean Yéghia, à qui je souhaite de retrouver le plus rapidement possible, le groupe en pleine santé.
A bientôt les copains
Vaugines (84) : son église, sa chapelle et ses grillades
Depuis plusieurs années Patrick et son épouse Catherine nous invitent pour déguster des grillades dans leur résidence à Vaugines. A plusieurs reprises la météo n’étant pas clémente ce rendez-vous tomba à l’eau, c’est le cas de le dire. Mais en ce samedi 17 Septembre tout est réuni pour que la journée soit des plus réussie. Les entrées maritimes au départ de Marseille se dissiperont assez vite pour nous offrir un ciel clair, du soleil et très peu de vent.
Si nous sommes une palanquée (expression marseillaise) à prendre le café à Eguilles nous sommes onze à prendre la direction de Cadenet via Rognes. Les vendanges sont en plein boum mais plus de vendangeurs dans les vignes, place aux machines. Notre ardeur à pédaler nous fait arriver à Cadenet un peu avant onze heures et certains pleins de vigueur souhaitent allonger le parcours. Nous prenons la route la plus directe. Max ayant quelques soucis avec sa cassette (roue libre) se rend directement chez nos hôtes. Anne hésite, ne tient pas à prolonger et doit s’y rendre également ; nous tournicotons dans Vaugines pour admirer en cette journée du patrimoine ce magnifique village provençal au pied du Luberon.
Quand sonne l’angélus au clocher du village nous nous présentons chez Patrick et Cathy. Si Max est bien là, Anne brille par son absence. Même si nous l’avons perdue à plusieurs reprises lors de diverses randonnées, comment se perdre dans un village pas plus grand qu’un mouchoir de poche et quand nous sommes déjà venus prendre un verre ou déjeuner dans ce lieu. Après avoir salué notre hôte qui œuvrait à dresser la table je pars à sa recherche. A trois reprises les recherches restent infructueuses. Où est elle donc passée ? Certains pensent qu’elle est repartie vers Marseille. Si elle ne pouvait trop s’attarder au moins prévenir pour éviter les questionnements. Pour patienter en attendant la famille du président qui se déplace en voiture suite à son accident du samedi précédent, Patrick nous offre l’apéritif et prépare la braise pour les fameuses grillades. La pendule tourne et le président cherche le bon chemin faute de GPS. Lui aussi tourne dans Vaugines mais il n’a pas croisé Anne. Portée pour le moment disparue.
L’arrivée de la famille présidentielle va ouvrir les hostilités. Le temps de déguster les entrées, de faire sauter quelques bouchons de bonnes bouteilles, le cuisinier se déchaine auprès du brasier pour préparer saucisses et côtelettes. Pomme de terre de Pertuis robe des champs pour accompagnement, salade, c’est délicieux. Nous n’en restons pas là puisque plateau de fromages et gâteau aux figues sont au menu. Dans la foulée le café et le pousse café. Une journée grillades cinq étoiles. Allons-nous retrouver le chemin du retour ?
C’est avec regret que nous quittons nos hôtes qui nous ont si bien reçus. Nous retournons par le même chemin. A Rognes j’appelle Anne à son domicile et elle est bien rentrée. Je ne prends pas le temps de lui demander le motif de son retour. A l’entrée de Marseille c’est la dispersion car nous n’avons pas tous le même point de chute. A ma connaissance chacun est bien rentré, un peu tard peut-être mais après une si belle journée, une rentrée tardive est tolérée. Nous garderons un agréable souvenir des grillades chez Patrick et Catherine. Je vous dis au nom de tous encore une fois, merci. S’ils remettent le « couvert » l’an prochain nous ne pourrons que nous y présenter.
Comme Hannibal…
J’ai traversé les Alpes avec mon éléphant… Tant ma randonneuse fait office de pachyderme en comparaison avec vos élégantes et fines montures !
Trêve de plaisanterie, voici les photos, l’itinéraire et un résumé de mon voyage vélo à travers les Alpes, achevé il y a quelques jours.
Comme l’an dernier, au Massif Central, ce circuit a englobé une épreuve permanente FFCT, en l’occurrence la Randonnée Alpine Léman – Côte d’Azur. Cette fois-ci, je n’ai pas pratiqué le cyclo-camping, décision due, au départ, à des raisons de santé (bronchite en août) mais qui s’est avérée par la suite fort judicieuse, le chargement aurait été bien trop lourd, compte tenu du dénivelé de l’exercice (plus de 17 000 m pour la seule randonnée Alpine).
Donc, c’est avec «seulement» 11 kilos de bagages que j’ai accompli cette magnifique boucle de 16 étapes en 17 jours (1 jour de repos forcé à Thonon, à cause du mauvais temps), en solitaire, mis à part les 3 journées partagées avec l’ami Jean-Claude ACHARD, hébergement en hôtels, gîtes d’étapes ou Auberges de jeunesse (n’oubliez pas votre licence, lors des déplacements, elle donne droit à dormir dans les AJ, au même tarif que les adhérents FUAJ).
Bien sûr, le compte rendu détaillé viendra en temps voulu, en principe dans le numéro de juin de la Roue papier… A condition que sorte déjà celui de décembre… Ce qui est loin d’être gagné, les auteurs d’articles se comptant sur les doigts d’une seule main, pour l’instant ; j’attends vos contributions !
Itinéraire
v 1 ère partie : Marseille – Mison 29/08 163 kms
v 2ème partie : Préalpes de Die, Vercors, Oisans, avec Jean-Claude
| 30/08 | Mison – Abbaye de Valcroissant (près de Die) | 132 kms |
| 31/08 | Abbaye de Valcroissant – Refuge de Gève (Autrans) | 100 kms |
| 01/09 | Refuge de Gève – Valsenestre (Commune de Valjouffrey, Oisans) | 110 Kms |
v 3ème partie : Valsenestre – Thonon-Les-Bains
| 02/09 | Valsenestre - Allevard | 125 kms |
| 03/09 | Allevard - Annecy | 88 kms |
| 04/09 | Annecy – Thonon-Les-Bains | 94 kms |
| 05/09 | Repos à Thonon | |
Total Marseille – Thonon : 812 kms
v 4ème partie : Randonnée Alpine Léman –Côte d’Azur
| Date | Itinéraire | Dénivelé | Nbre cols | Distance |
| 06/09 | Thonon - Sallanches | 2 050 m | 7 | 94 kms |
| 07/09 | Sallanches – Seez (Bourg-St-Maurice) | 2 800 m | 5 | 105 kms |
| 08/09 | Seez – Susa (Italie) | 2 600 m | 3 | 114 kms |
| 09/09 | Susa – Le Fontenil (Briançon) | 2 800 m | 4 | 79 kms |
| 10/09 | Le Fontenil – La Condamine-Chatelard (Ubaye) | 2 350 m | 2 | 89 kms |
| 11/09 | La Condamine – St Sauveur de Tinée | 1 600 m | 3 | 85 kms |
| 12/09 | St Sauveur de Tinée - Aiglun | 2 050 m | 2 | 85 kms |
| 13/09 | Aiglun – Antibes (Port vauban) | 1 100 m | 6 | 89 kms |
| Total | 17 300 m | 32 cols | 740 kms | |
v 5ème partie : Retour au bercail !
| 13/09 (suite) : Antibes – Grasse (total journée : 122 kms) | 33 kms | |
| 14/09 | Grasse - Marseille | 172 kms |
| Total | 205 kms | |
Distance totale parcourue : 1 757 kms
Voir le diaporama de Jean-Pierre
Tour de la Sainte-Victoire
Nous étions (n’ayant rien prémédité, je ne suis pas en mesure de fournir des chiffres exacts) donc un bon nombre à nous retrouver à la Rose. Je sais par contre que nous étions 14 à table à Aix, du côté de la piscine, plus Koffi que Louis avait invité à se joindre à nous ; c'est à eux que nous devons les photos de cet article (et donc indirectement cet article).
Mais en haut de la Bouilladisse, un malheureux concours de circonstances avait entrainé la chute de Thierry qui s’est retrouvé avec une entorse aux cervicales et une entaille à la cuisse, provoquée par son plateau. Il a fallu le faire évacuer par les pompiers, muni d’une minerve, d’une attelle et d’une couverture de survie, ce qui porte à trois le nombre de vélos recueillis par Yves, en l’espace de quelques mois. Maintenant que voilà notre président recousu, souhaitons-lui une rapide cicatrisation. C'est l'occasion de nous rappeler l’une des bases du secourisme : il est important d'éviter de communiquer à un blessé toute pensée pessimiste qui nous traverserait l’esprit en sa présence. Même quand on n’est pas sur le vélo, le moral compte.
Max a pris ses fonctions de vice-président au pied levé et nous avons pu effectuer les 130 km prévus (Trets, Puits de Rians, Col des Portes, Vauvenargues, Aix, le Tholonet, Chateauneuf le Rouge, Gréasque, etc…).
Tour du Massif des Monges (Alpes de Haute Provence)
23 Juillet 2011
Si vous n’avez jamais participé à cette sortie sur un parcours proposé par Jean Revertegat, je vous conseille un jour d’y participer car c’est un coin de Provence magnifique, tranquille avec de belles routes loin des grands axes routiers. Le dénivelé n’est pas excessif (1750m) malgré les trois cols proposés, Sagnes (1182m), Garcinets(1185m), Fanget (1459m).
Rendez-vous nous est donné à Malijai (04) pour 7h30 ; quatorze personnes répondent présent et nous nous mettons en route à huit heures après avoir pris un petit café et viennoiseries à la boulangerie jouxtant le parc de stationnement .
Pour un mois de Juillet, la température est frisquette et un petit vent du nord ne fait qu’accentuer cette fraicheur. Très bon bitume pour atteindre Sisteron et sa citadelle et en suivant la vallée de la Sasse nous filons vers Clamensane et Bayons. Très peu de voitures, la température grimpe un petit peu. Nous enlevons les coupe-vent et remplissons les bidons avant de grimper le premier col. En levant la tête nous voyons les lacets qui nous mènent vers le sommet. Ils ont été baptisés « Les Tourniquets ». D’après un centcoliste, il ressemble au « Stelvio » (Italie) en miniature. Je ne me souviens plus très bien si c’est avant ou après les lacets mais c’est dans ce col que le coupe-vent de Claudine s’échappe de la poche de son maillot (quel vilain) pour tomber malencontreusement dans la roue arrière, s’enrouler dans le dérailleur et c’est la « cata ». Patte de dérailleur brisée. Nous voilà dans de beaux draps. Nous n’avons pas d’assistance. Chacun ou presque apporte sa contribution. Pour poursuivre la rando il faut bricoler, à moins de stopper. Avec poussettes et rétro poussettes Claudine pense pouvoir continuer. Max fournit son dérive-chaîne étudié pour (bricolé) et Jean Ch. fait le mécano. Chaîne raccourcie avec un braquet de 34x17 ou 19 Claudine pense pouvoir passer les deux premiers cols avant de décider après Selonnet (04) un autre itinéraire. Mais nous étions encore bien loin. Cette réparation nous prit un peu de temps. En bon St Bernard, comme me surnomme Jipi, je reste en compagnie de Daniel et Claudine car ils n’ont pas de téléphone ; nous grimpons à tort jusqu’à Turriers et c’est certainement dans ces forts pourcentages que la chaîne souffrit. Et si les ascensions sont difficiles il est non moins difficile d’accélérer dans les descentes sans avoir les jambes autour du cou. Le reste de la troupe est loin. Le col des Garcinets est peu pentu et nous sommes attendus en son sommet mais des raidards et quelques coups de cul nous attendent pour accéder à Selonnet. René G. retrouve la maison où dans son jeune âge il venait passer des vacances avec le patronage de Sainte Marguerite. Hélas les efforts demandés à la machine font que ce ne sont plus que sauts de chaîne incessants. Un maillon s’est ouvert et frotte sur les pignons, entrainant le déraillement. En tirant et poussant, nous atteignons enfin Selonnet. Les amis ont déjà les pieds sous la table. Nous nous joignons au groupe pour déjeuner. En fin de repas il faut bricoler à nouveau la chaîne. Hélas il n’y a pas d’amélioration. Déraillement et sauts de pignons dès que les efforts sont trop violents ou vitesse trop excessive.
Avec Max, capitaine de route, Claudine et Daniel, nous évitons le Col du Fanget qui est très pentu, il ressemble un peu à la route des crêtes, coté La Ciotat d’après certains et non des moindres par ses forts pourcentages pour passer le col de Maure (1346m) bien plus sympathique mais sur une nationale avec évidemment plus de charroi. Depuis son sommet il ne reste plus qu’à se laisser glisser pour accéder à la clue de Verdaches où nous retrouvons l’autre groupe. En suivant la vallée du Bès nous passons les clues de Barles qui sont de toute beauté. A voir absolument.
Je ferme la marche avec Max et un petit arrêt pour satisfaire des besoins naturels nous éloigne du gros de la troupe. Le rassemblement se fait à l’entrée de Digne. Là, Claudine décide de stopper son parcours car les sauts de chaîne incessants lui minent le moral ; le temps d’échanger quelques mots, quelques affaires vestimentaires, comme un vol de moineaux tout le monde s’est volatilisé. Je pars à leur poursuite mais oublie la direction « Le Chaffaut » et file direct par nationale vers Malijai. Comme un « pro » je me fais un petit contre la montre. En effet, le Tour de France se termine « presque » ce jour par un CLM et je me prends pour Cadel , Andy ou Alberto. C’est Tony Martin qui gagne, même dans les pronostics je ne suis pas au top. Au fait, je n’ai rien à gagner, simplement me faire plaisir, arriver le premier aux voitures, un tant soit peu solitaire, me faire mal aux jambes. Souffrir pour rien, vous pouvez comprendre ? Je suis arrivé le premier mais je n’avais pas de concurrent, donc à vaincre sans péril…on triomphe sans gloire. Quelques minutes après moi arrivent tous les participants à notre magnifique randonnée. Changement vestimentaire et RDV pour une BBF bien méritée au bar le plus proche où je fais la connaissance du maire de Malijai et de son épouse pour y avoir fait une halte prolongée. J’invite donc les indécis, les craintifs à venir prochainement y participer. Nous l’avons fait, vous pourrez le faire.
14 participants : Max (capitaine), Claudine et Daniel (en tandem à 4 roues), Olivier, Jean Ch. (le mécano), Bernard, Louis (reporter photo), Michel G, Pierre, René G, Yves, Noël, JeanY., Denis.
152 kms au compteur pour être passé par col de Mare. Dénivelé : 1750 m .














