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La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille

Un col que Daniel aimait

28 Mai 2011, 19:22pm

Publié par l'équipe du Blog

CormetdeRoselend

 

C'est là que vont être dispersées ses cendres.

Quelqu'un nous racontera sans doute ces quatre jours en Savoie.

Mais voici quelques pages écrites par Daniel en 2009 :

   

Les promenades du rêveur solitaire

Première rêverie

« Me voici donc seul sur la terre… »

J’ai un incomparable avantage sur Rousseau, je ne suis pas obligé de m’installer en Ile de France pour trouver mon Ermenonville.  J’habite en plein milieu de Marseille, mais je dispose d’une machine à explorer l’espace, et même de deux, si l’on ajoute mon imaginaire. Certes, quand je pars sur mon vélo, depuis ma rue, je dois beaucoup rouler pour me retrouver un peu seul sur la route. Il se peut même que cela n’arrive jamais. Si l’on me demande à quoi sert ma bagnole, j’ai au moins une réponse : elle me permet d’emmener mon vélo et mon imaginaire au plus près des espaces de solitude. Enfin, il me reste la solution ultime, partir sur mon vélo des jours et des jours, donc vraiment partir, et c’est bien le diable si je n’arrive pas à me sentir seul.

Ma prétention est sans borne, j’ai un deuxième avantage sur Rousseau et celui-là ne porte pas sur la méthode mais sur le fond : je ne me sens pas obligé d’aimer les hommes en dépit d’eux-mêmes. Si j’ai envie de les détester, je les déteste, mais il se trouve que j’adore mes camarades de vélo. Ce n’est sûrement pas eux que je fuis dans mes promenades solitaires, je peux même dire que parfois ils me manquent, à vélo et à table.

Enfin, j’en demande humblement pardon aux rousseauistes, j’ai un troisième avantage sur notre idole : si, de temps à autre, je me dépouille des autres, ce n’est pas pour dégager le diamant noir du moi. « Mais moi, détaché d’eux et de tout, que suis-je moi-même ? » Tout le monde s’en fout, et moi le premier. Parce que, comme tout le monde, je suis un courant, un couraillon de désirs et de frustration que rien ne peut figer. Et c’est pour cela que je cours, que je roule, que je vole, que je rampe, même seul, sans autre raison que le mouvement.

Deuxième rêverie

La raison du corps.

La philosophie scolaire oppose volontiers isolement et solitude, en faisant de cette dernière un isolement assumé. Permettez-moi de décrire la chose. Le gars isolé court à droite et à gauche, pathétiquement en quête de monde, de bruit, de cris et de rires, bref de « social ». Il court dans tous les pelotons, au bistrot, en boîte, au stade. Alors que le solitaire, droit dans ses bottes ancrées sur l’île de sa conscience, ne se fatigue plus, voire ne bouge plus, parce qu’il sait, d’une certitude toute métaphysique, que toutes les portes de la conscience sont condamnées. Je l’entends même ricaner du fond de son île.

Je ne déteste pas la métaphysique, mais je préfère être un gars isolé qui court. Sauf que je m’intéresse éperdument à ma course, comment, vers où, à travers quoi.

Comment. Avec mon corps augmenté d’un vélo, mais non sans effort et souffrance. Vers où. Au bout d’une autre route toujours. A travers quoi. Le vent, le froid, la pluie, ou le contraire, et des paysages qui ont leur vie propre, qui se refusent ou s’offrent.

Je n’ai aucun pouvoir sur ce qui me relie aux autres, mais j’en ai un sur ce qui me lie à la nature. La nature est très étendue, il faut au moins un vélo et de l’imagination pour la parcourir. C’est ce que je cultive passionnément avec ou sans mes camarades.  

Troisième rêverie

Le col de Perty.

S’il y a un endroit, en Provence, où existe la possibilité d’être, non pas une île, mais un petit caillou de la montagne, c’est bien le col de Perty. La dernière fois que je l’ai monté, il n’y avait, du fond de la vallée de l’Ouvèze au sommet, absolument personne. Avec la certitude que rien ne peut vous agresser, au rythme tranquille des lacets, un kilomètre vers l’est, un kilomètre vers l’ouest, on a tout le temps de se mettre en phase avec ce paisible mais très beau morceau de la terre.

Tout à côté, le Ventoux, magnifique obstacle, grand révélateur de potentiel, est devenu depuis quelques années trop petit pour accueillir cette infernale cohue qui s’agite en tout sens au sommet. Quand on a besoin de social ou que l‘on veut se renseigner sur sa forme, c’est là qu’il faut aller, mais le rêveur solitaire doit hélas jouer des coudes pour toucher le poteau sommital.

J’aime l’un et l’autre.

 

 

Dixième rêverie lax.jpg

Jusqu’aux étoiles.

Et quand je ne saurai plus me demander vers où je roule, c’est que la vieillesse m’aura mis sur le chemin du néant.

 

 

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Un article paru dans "Cyclotourisme"

28 Mai 2011, 19:13pm

Publié par Gérard

mais que la revue fédérale a cru bon d'amputer de quelques lignes.

Le voici, tel que l'a écrit Gérard :

                        

DanielDaniel DESLANDES nous a quittés

Le 20 février dernier l'effroyable nouvelle tombait comme un couperet : Daniel ne sera plus parmi nous . Bien sûr nous le savions trés malade depuis un petit mois mais nous refusions tous au club une telle issue . Hélas il faut s'y résoudre : Daniel vient de franchir son dernier col ! Lui qui en avait tant franchi ne méritait pas celui-là.

Natif de sa belle Normandie , cet homme discret fut amené par sa profession à vivre en Provence et dès 1981 il adhérait à notre ASPTT Marseille .

Il était un véritable cyclotouriste complétement passionné par cette belle activité , et surtout il en avait gommé tout esprit de compétition et toute notion de chronomètre.

Chez nous, il avait une importance capitale car il était un véritable moteur pour le groupe, toujours présent, toujours à la recherche de nouveaux parcours qu'il organisait parfaitement.

C'est sûr, au club, il a donné à quelques uns d'entre nous le goût des grandes sorties, des semaines itinérantes et toujours l'envie de participer et d'en faire un peu plus sur le vélo.

A titre personnel, n'oublions pas ses 3 participations à Paris-Brest-Paris, 1 tour de France en solitaire, de nombreuses flêches et autres grandes aventures .

Il était rédacteur et responsable de notre journal interne, et surtout il avait voici 2 années crée notre blog “la Roue Ensoleillée”, devenu trés important pour la section. Il y a écrit de nombreux articles relatant nos sorties, mais sans oublier de toujours y ajouter un peu de géographie, d'histoire et un brin de poésie , comme sa grande culture le lui permettait .

Vraiment Daniel tu nous a comblés et tu laisses un grand vide parmi nous sans ta gentillesse ta discrétion et ta grande disponibilité.

Adieu Daniel , tu nous manques et le peloton sans toi c'est différent .       

 

Merci à toi Gérard.

Et un grand merci à Germaine pour son accueil chaleureux le 21 mai, en mémoire de Daniel.      

                      

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Varages

25 Mai 2011, 13:33pm

Publié par Anne

Varages11C’est une sortie de faible prestige et à 0% de TKM* (contre 60 % par exemple pour le Verdon - et jusqu’à 73 % par temps orageux) mais qui gagne à être connue. Le platane-figuier de Varages à lui seul justifie les 173 km parcourus (157 annoncés, mais une rallonge complètement improvisée pour gagner St-Maximin par une route plus confidentielle). A Rians, rencontre fortuite et sympathique avec Colette et Henri. 6 crevaisons dont deux de Denis (ses pneus neufs ont récidivé), 3 de Thierry (plus son câble de dérailleur) et ma roue avant qui est tombée dans un nid de poule.
 
Pour plus de détails sur le parcours, lire de dernier paragraphe de Les PRS.  Et surtout regarder la vidéo de Thierry.

 

*Taux Kilométrique Motorisé

 

Merci à Nadine pour les photos et pour son article. Ce serait sympa que chacun raconte comment il a contracté le fameux virus. Seuls deux cyclos l’ont fait. Ce sont deux cyclotes. Certains vont peut-être y voir une incompatibilité avec la virilité. Bon, c’aurait été sympa.

 

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Ma première année de vélo

23 Mai 2011, 17:28pm

Publié par Nadine

Photo028J’ai entendu, à plusieurs reprises, certains dire autour de moi : « elle a attrapé le virus »

Allons vite au dictionnaire consulter la définition de ce mot si laid et qui, dans l’esprit de tout un chacun fait étrangement craindre un mal insidieux dont on ne va pouvoir se débarrasser qu’avec des remèdes prescrits par quelque archiatre des environs.

C’est une définition qui ne me convient guère et je préfère opter pour la seconde : « principe de contagion morale ». Un état grisant semblable à une douce fièvre, celle qui ne vous plombe pas la tête mais démarre dans les pieds pour envahir les jambes et atteindre progressivement le corps entier en vous apportant un bien être absolu.

Oui, il s’agit bien là d’une contagion et je recense autour de moi une cinquantaine de victimes. Toutes se soignent les jeudis et/ou samedis, jours de cure intensive. Le programme de la journée est le même pour tous : en premier lieu il faut posséder un vélo (sûrement un « specialized » comme je les entends dire admiratifs), ne pas hésiter à s’extirper du lit, choisir ensuite un beau parcours (sans trop de trous !), mettre quelques bosses qui viendront pimenter l’effort et, au final beaucoup transpirer jusqu’à éprouver cette sensation d’euphorie et d’autosatisfaction qui valent toutes les récompenses. Repus, les cyclos contaminés rentrent chez eux les jambes lourdes ; ils sont parfois vidés mais surtout heureux et pensent déjà à la prochaine sortie groupée, à la journée de cure suivante.

 

Il y a un an, je démarrais le vélo en participant au Vélotour (27kms) en compagnie de Thierry, Polo, et de mon coach perso (c’est à la mode) ; depuis je n’ai pas baissé les bras mais les pédales. C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai rejoint en novembre la tribu des schtroumpfs, personnages bleus et blancs à qui je dédie ce premier article, et en particulier aux deux autres schtroumpfettes Anne et Claudine si courageuses et véloces.

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Les gorges du Verdon

16 Mai 2011, 18:40pm

Publié par Denis

        Si comme dans l’hostellerie ou la restauration nous devions attribuer des étoiles il faudrait en donner cinq à cette randonnée à la journée en mettant hors compétition le GM* et les SI/SE*.

      Pour mériter ce cinq * il faut se lever tôt, parcourir quelques kilomètres en voiture pour pouvoir parcourir les 140 kms ou plus du parcours, mais surtout prévoir les arrêts obligatoires pour pouvoir admirer la beauté et la somptuosité des paysages offerts. Vous en prenez plein les mirettes ; mais voilà il y a également la météo qui peut dissuader certains de se présenter au départ. C’est chaque année à quelques unités près le même nombre de participants avec un renouvellement des personnes qui composent le peloton. Cette année ce sont huit cyclo-randonneurs qui pointent leur nez à Montagnac . Les météorologues nous annoncent des orages pour l’après midi et nous décidons de prendre le départ de Moustiers . Selon l’évolution du temps puisque le kilométrage est plus faible nous envisagerons de rentrer par la route des crêtes pour atteindre les 140 kms prévus. Nos premiers tours de roue après le petit déjeuner pris à Moustiers se font vers 8h30 en pente douce par une température entre 17° et 18° en direction d’Aiguines la porte des gorges du Verdon. Quelques kilomètres de montée pour réchauffer nos muscles et ouvrir vestes et coupe vent. Le revêtement de la route est parfait, pas de voiture, et vous en prenez plein les narines avec les genets en fleur, les chênes verts, la bruyère. A son rythme chacun attaque le col d’Illoire et de Vaumale sans oublier en roulant à l’anglaise, à gauche, de jeter un œil sur les eaux vertes du Verdon, ses immenses falaises, le sentier Martel tout au fond pour les randonneurs pédestres. Arrêt photo obligatoire à la corniche sublime et après les tunnels du Fayet nous plongeons vers le pont de l’Artuby, lieu où s’effectuent des sauts à l’élastique. Nous profitons d’un aimable Isérois pour immortaliser notre passage par une photo avec l’équipe au complet. Une bonne grimpette s’offre à nous pour arriver aux balcons de la Mescla. Le soleil joue avec les nuages encore peu nombreux. Il fait très bon et les manches longues sont rangées au fond du sac. Nous ne changeons pas nos habitudes et décidons de nous restaurer à Trigance (83) après seulement une cinquantaine de kilomètres mais 1255m de dénivelée tout de même. La restauratrice nous propose une assiette composée dont le nom m’échappe, avec salades, charcuteries, fromage et melon en dessert. Très copieux le tout arrosé avec une bière bavaroise. Service un peu long qui permettra aux nuages d’envahir le ciel et s’accrocher aux cimes dans la direction où nous devons aller. Et si les prévisions météo s’avéraient exactes?

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        Nous filons vers Pont de Soleils, soleil de plus en plus absent mais température agréable affichant plus de 20° et ciel de plus en plus sombre sur notre gauche ne laissant présager rien de bon ; nous grimpons le long de magnifiques gorges vers le point sublime où quelques gouttes de pluie nous accueillent. Les vendeurs de cartes postales et de bibelots rangent leurs étals et ne sont pas optimistes. La pluie arrive. Il faut sortir les impers du sac et à l’abri d’un bosquet se préparer pour rouler sous la pluie. Les Aubagne-Obi doivent sourire. Au carrefour de la route des crêtes nous nous concertons mais vu l’état du ciel nous abdiquons. Bonne décision car à l’entrée de La Palud/Verdon c’est l’orage qui nous surprend ; tonnerre et forte pluie qui transforme la rue en torrent. L’auvent d’une épicerie nous protège de ce déluge. Nous attendons l’accalmie pour repartir et retrouvons ceux qui étaient un peu plus avancés. Nous grimpons le col d’Ayens mais rebelote la pluie redouble de violence et nous sommes contraints de nous réfugier sous un abri bus. Avant cela nous avions déjà fait une halte derrière une haie. Et dire que nous sommes informés que nous souffrons de sècheresse en France. La pluie ne tombe pas au bon endroit surtout ce samedi. Il nous reste une quinzaine de kilomètres à faire pour rejoindre Moustiers.  En vue du lac de Sainte Croix nous faisons une photo pour se souvenir de ces moments pluvieux, nous abordons les descentes avec prudence car la route est gorgée d’eau, les ruisseaux débordent et l’eau en cascades dévale les falaises. Le ciel se découvre, un peu de ciel bleu, la route est maintenant sèche, pas une goutte d’eau dans les ruisseaux. Pour seulement quelques kilomètres sous un gros orage nous sommes bien trempés. Encore une grimpette pour arriver à notre point de départ et pouvoir se changer. Les huit sont bien là, nous avons accompli cette magnifique boucle de 93 kms et 1955m de dénivelé positif sans aucun incident mécanique et sans chute. Une grosse averse nous surprend lorsque nous rangeons nos vélos et nous changeons. Pour clôturer nous allons prendre la traditionnelle BBF .  Pour cette fois la majorité boit un thé pour se réchauffer.   P1010148      Il faut féliciter Michel Gauthier qui après quelques semaines d’arrêt pour douleurs dorsales avait les gicleurs un peu bouchés et a su serrer les dents pour franchir  ce tobogan. Michel Guisset a pu vérifier que son nouveau vélo n’était pas en bois puisqu’il n’a pas gonflé sous la pluie. Claudine a apprécié cette sortie et nous la retrouverons pour une nouvelle édition. René, le « petit nouveau » pour sa deuxième apparition après Notre Dame des Anges n’a pas été déçu mais aurait aimé faire la route des crêtes pour mieux admirer le Verdon, le mauvais temps l’en a privé. Jean-Louis Jouve s’est une nouvelle fois enthousiasmé de rouler dans ce décor magnifique, avec toutes les senteurs de la campagne, le chant des oiseaux et le chant des grillons qui malheureusement nous annonçait l’orage. Louis, notre photographe n’en était pas à sa première édition ainsi que Jean Yega qui a pu exercer ses talents de grimpeur. Quant au commentateur, il fut égal à lui même. Ni bon ni mauvais. A notre président je peux dire que je n’ai vu ni limaces, ni limaçons et encore moins d’escargots et les huit qui ont bien voulu se déplacer garderont de cette sortie un excellent souvenir.

         Pour samedi prochain ils annoncent la canicule. Consultez la météo et pour ceux qui craignent il vous reste à vous inscrire à un concours de contrée ou de poker, c’est tendance, à l’abri des intempéries ou bien faire un sport en salle.

·         GM : Gauthier/Moutin

 

·         SI/SE : Semaine Itinérante. Semaine en Etoile. 

Orage sur le Verdon ?                Les Gorges du Verdon              Total Verdon  

NDLR : D'après les divers mails qui ont circulé, il ressort que :

Huit (je cite) "courageux" ou "costauds" ont effectué 93 km après s'être acheminés en voiture jusqu'à Moustiers où ils sont revenus trempés. "Que du bonheur".

Un vingtaine de (je cite encore) "dégonflés" pour ne pas dire "T..." ont parcouru 100 km avec l'ascension de la Sainte-Baume par Saint-Zakarie et descente par Nans, les autres issues étant fermées. Une belle performance de Jean O et de Pierre, après une absence plus ou moins longue. 

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Le Train des Anges : accrochez les wagons !

11 Mai 2011, 16:39pm

Publié par JiPi

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Aujourd’hui, samedi 7 mai, notre section va connaître une nouvelle aventure puisqu’elle entreprend une randonnée inédite, «La Randonnée des Anges», hélas la dernière balade proposée par Daniel qui adorait nous faire partager les magnifiques itinéraires qu’il découvrait. Il l’avait nommée ainsi parce qu’elle reliait le Col de l'Ange à Notre Dame des Anges, sanctuaire haut perché dans le massif des Maures. Ma plume y a ajouté une touche ferroviaire car la pratique actuelle de départs «à la carte» la fait effectivement ressembler à un train auquel on rajoute des wagons aux différentes gares !

A six heures du matin, la «loco» - randonneuse complètement équipée et gros sac de guidon ; inutile de vous communiquer le nom du chauffeur ! – démarre de Menpenti, fendant un air agréablement frisquet qui ne devrait pas tarder à se réchauffer gravement. Le vent gêne un peu mais une circulation pratiquement nulle me sert Aubagne sur un plateau avant de me déverser sur une «4 voies», quasi déserte à cette heure-ci, sur laquelle les premiers copains saluent Jipi d’un klaxon encore un peu endormi !

Le Col de l’Ange, première «gare» du parcours, est témoin de la rencontre entre une loco encore froide et la «rame officielle», composée de douze éléments, dont une féminine, qui doit s’accrocher ici. En fait, je roule encore un peu tout seul pour ne pas me refroidir davantage. Si le vent ne possède rien de démentiel, il maintient une température un peu basse pour la saison. En clair, je me gèlerai dans la traversée de la plaine de CUGES, véritable glaciaire jusqu’à tard dans la saison. La pinède du CAMP me protège bien du vent et, tout en répondant aux gais appels des derniers participants qui se rendent à SIGNES en voiture, j’attaque la deuxième montée du pas nonchalant de celui qui veut aller loin sans se fatiguer outre mesure : qui veut voyager loin…

Sur le plateau du CAMP, le soleil commence à filtrer sous les chênes verts. «Que font les mécanos?» pense la loco en ne voyant toujours personne à l’horizon ! Jean C. m’apprend le premier incident d’un jour qui en sera fertile, comme l’a si bien décrit Denis. En duo, nous affrontons un vent qui forcit et nous gène bien sur cette portion de faux plat montant. Avec un brin de patience, nous parvenons au carrefour de SIGNES, retrouvant ainsi une meilleure orientation de la route et un faux plat descendant.

Les premières rentrées s’opèrent dans la descente sur SIGNES, dernière «gare» du jour ! Pause café pour tout le monde et accrochage des sept derniers wagons : 10 minutes d’arrêt, s’époumone le «chef de train» !

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Ce matin, le vent ne nous sera pas favorable mais un peloton de vingt unités résiste bien mieux qu’un seul cycliste. L’allure est tout de même assez correcte car les attardés doivent souquer fermer pour rentrer contre le vent. La première bosse, très boisée, étire le train bleu qui se reforme en son faîte pour se lancer, assez groupé, dans la belle descente forestière vers Méounes. Denis «vole» un bidon d’eau très pure à la belle fontaine de la place pendant que gourmands et gourmets se remémorent les délices distillés par la boulangerie-pâtisserie de céans !

Une bosse pas trop dure nous sort du bois puis nous nous laissons glisser vers la belle vallée de l’Issole, verte et fleurie à souhaits en cette période. Entre les Barres de Cuers, au sud, et la Montagne de la Loube, très reconnaissable à son sommet bossu, rocheux et hérissé d’antennes, au nord, le peloton roule vers le levant et se casse en plusieurs paquets, victimes des inévitables bordures, dues au vent. Avec quelques compagnons, j’accroche un groupe de cyclos et cyclotes varois, bien sympathiques. Passant dans les «faubourgs» de Néoules, Garéoult, Forcalqueiret et Ste Anastasie-sur-Issole, nous atteignons le carrefour fatidique D15 – D13.

Les varois nous saluent, tirant vers le sud, une direction qui eût du être la nôtre… Bon, je ne vais pas y revenir car Denis a décrit notre errance et la suite de la journée galère pour certains mais cette petite route, à peine goudronnée, certes fortement bosselée au point de voir surgir le petit plateau avant l’heure, ces bois de chênes, ces champs, ces vignes, et même ces chemins de terre, perdus au bout du monde, nous auraient bien charmé si nous ne nous y étions pas égarés ni avions connu ces avatars…

NDANGES2011004Une petite route, très agréable, nous descend à Pignans, au cœur du vignoble varois qui vient se heurter au Massif des Maures. Dans le village, un 4X4 nous invite gentiment à le suivre pour nous déposer, ainsi, sur le bon chemin ; merci l’ami !

Après un petit grignotage «sauvage», je chasse un peloton qui ne va pas tarder à se disloquer dans l’ascension du jour, vers le sanctuaire de Notre-Dames des Anges.

Jusqu’à l’autoroute, la route suit tranquillement les vignes, nous permettant de contempler les collines boisées des Maures, dominées par un gros pylône. Je pense que peu d’entre nous s’attendent à l’atteindre…

Après avoir longé un frais torrent, le Ruisseau du Val de Collobrières, les choses sérieuses vont commencer et les dents de basculer vers la gauche ! Une superbe forêt de châtaigniers, hêtres et chênes va nous offrir ses somptueux ombrages pour que nous ne souffrions pas trop de la chaleur montante, surtout que le vent ne se fait plus sentir. Des parties découvertes nous offrent de superbes vues sur la plaine de Pignans et Gonfaron alors que la sylve fleurie nous enchante au maximum. Près du sommet, une magnifique fontaine incite à l’arrêt et rafraîchit nos gosiers d’une eau fraîche, merveilleuse.

Quelques-uns d’entre nous, sûrement effrayés par l’heure qui a trop tourné – midi passé pour tout le monde –NDANGES2011005 vont «snober» le sanctuaire et s’engouffrer dans la descente vers Collobrières, l’arrêt-buffet du jour. Les autres vont finir leur ascension, tranquillement, passer devant ce pylône qui les narguait depuis la plaine, et admirer la façade de l’église et le cloître ainsi que la vue sur la grande bleue, malheureusement embrumée. 780 mètres : ce lieu possède la même altitude que le point culminant des Maures, le Signal de la Sauvette, par ailleurs très voisin.

Après les traditionnelles photos de groupe, la descente, grumeleuse, comportant des trous immenses et de la gravette, nous réclame une prudence accrue si elle nous régale dans la forêt.

Tout doucement, donc, nous rejoignons le vallon des Vaudrèches qui, de son eau claire, de ses chênes et de sa verdure, sourira à tout le monde… Sauf à Jean C, selon l’article de Denis !

Les premiers arrivés à Collobrières nous y ont déniché une superbe cantine, le Café du Siècle, tranquille dans son impasse, à deux pas du Réal Collobrier, la rivière du coin. Denis a décrit la chouette ambiance régnant dans ce troquet de cette capitale de la châtaigne. J’y ajouterai les bons et copieux sandwiches, les petits amuse-gueules et ramequins de frites… Et encouragerait tout individu passant par Collobrières de déguster une de ces délicieuses glaces à la châtaigne : de véritables contes de fées !

Démarrant vers 14 H 40, nous comptons tous sur un vent de dos pour ne pas friser la correctionnelle ! Nous l’aurons, comme l’a dit Denis, et je confirmerai en évoquant ma chasse démentielle, après un besoin obligatoire, sur un peloton en file indienne, signe d’une grande vitesse. En plein cœur du Massif des Maures, le Réal Collobrier a drainé une large bande de vignes qui fend la forêt. Nous y roulons à fond, tombant les bornes comme les bûcherons les arbres, jusqu’à Pierrefeu, renommé lui aussi pour son vignoble.

A la sortie de Pierrefeu, nous tombons sur une artère plus large avant d’arriver à un véritable nœud routier et autoroutier où, faisant plusieurs fois le tour de cette ignominie, tout le monde perdra son latin… Et Denis l’équilibre, une fois la bonne voie retrouvée !

Toujours vent favorable, nous passons Cuers et remontons la fraîche Vallée du Gapeau. Si les avaries continuent, l’avancée est correcte et vers 17 heures nous atteignons Signes.

Entre la crevaison de Denis et la consigne, donnée par notre commandant de route, de rouler en file indienne et en petits paquets, nous atteignons ce village en ordre très dispersé. Pour ma part, j’ai eu la chance de suivre quelques cyclos à travers les rues ombragées de Signes et déguster, ainsi, une BBF ô combien bienfaitrice par la chaleur de l’instant ! Ceux de Signes nous rejoignent avant d’embarquer leurs machines dans leurs véhicules.

NDANGES2011017N’étant pas tout à fait du quartier, Noël, Christian P. et votre serviteur les quittons, sans oublier au passage de remplir nos bidons pour les derniers kilomètres qui s’annoncent bien chauds. La bosse ne nous pose pas de problème sérieux, même à 145 ou 170 kms dans les mollets ! Le vent nous pousse toujours et Le Camp arrivera bien vite. Noël a constaté une anomalie sur sa bécane : à l’examen, il constate une bosse énorme sur le pneu arrière, pouvant peut-être provoquer un risque de déjanter ; foutue journée ! Heureusement, Jean-Louis G. nous rejoint à ce moment-là et ramènera le malchanceux au Col de l’Ange.

Il ne reste plus qu’à Christian de dévaler jusqu’à Cuges puis de remonter jusqu’au Col de l’Ange pour retrouver son auto, vers 18 H. Quant à moi, je m’apercevrai que le revers de l’Ange s’est considérablement durci s’il se passera assez bien : 187 bornes, ça commence à compter ! Un petit coucou aux potes qui rangent leur matos et je me lance dans une circulation qui s’est bien étoffée depuis ce matin ! Comme à l’aller, je ne passe pas par Gèmenos mais trouve une route tranquille à l’intérieur de la zone commerciale, parallèle à la nationale.

Sans trop de fatigue malgré mes 214 kms – Denis, je m’étais gouré d’1 Km dans la conversion des miles, pour un calcul mental ce n’est pas si mal ! - je rejoins mon garage vers 19 H 15, heureux de cette superbe journée de vélo et d’aventures, certes ternie par tous les incidents, finalement sans trop de gravité.

PRS (5) : Notre-Dame des Anges (Maures)

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Un samedi galère

9 Mai 2011, 20:44pm

Publié par Denis

NDANGES2011006     Je ne pensais pas quand Daniel a proposé cette randonnée à Notre dame des Anges entre Pignans et Collobrières (Var) qu’il allait m’arriver ainsi qu’à deux autres randonneurs une telle galère. Un jour de « guigne ». Pourtant au départ du haut du col de l’Ange nous évitions la traversée de Marseille, sa circulation, ses feux tricolores que nous commençons à respecter depuis une certaine mésaventure. La météo était de la partie, du soleil, ni trop chaud ni trop froid, un petit vent du sud qui favoriserait notre retour. Mais car il y a souvent un mais.

      Pour ma part première crevaison après quelques kilomètres au niveau d’OK Coral dans la montée vers le Camp direction Signes où les moins véloces nous attendaient pour le petit noir. Réparation un peu longue avec pneu légèrement abimé nécessitant un emplâtre. Vers 8h45 nous repartons au complet de Signes, café offert par René, une nouvelle recrue. Merci René. Il ne savait pas encore que cette journée serait plus mouvementée que prévue et surtout pas à l’identique des autres randonnées. Je ne vais pas vous compter la route puisque nous la pratiquons en allant au lac de Carcès ou en partie en faisant le tour des Batelières ou le Siou Blanc.. C’est au niveau de Besse/Issole que ça se corse, car le parcours édité par Jean R nous demandait d’aller à Pignans mais Louis connaissait une traverse pour aller au pied de Notre dame des Anges mais cette option nous amène dans un cul de sac, avec chemin de terre et pierreux entrainant une crevaison de Jean Ch malgré un pneu neuf et plus grave la rupture de la vis du chariot de selle de Jean R. Cette réparation durera un certain temps mais put être faite grâce à l’amabilité d’une personne du coin ; enfin Pignans et gravissons par une route forestière bien entretenue et ombragée mais avec des pourcentages de 7%à 10% sur une bonne dizaine de kilomètres.  Passage obligé au sanctuaire et descente vers Collobrières à moins de se tromper et aller vers Gonfaron où les ânes volent. Nouvelle crevaison de Jean Ch et évidemment les premiers arrivés en sont presque au fromage quand nous pointons notre nez au bistrot. Il est plus de 13h. Je ne sais pas ce qu’en pense René mais il y avait une bonne ambiance au bar en attendant le match de rugby éliminatoire Montpellier/Toulon.

      Comme prévu le vent dans le dos nous permet de rentrer à bonne allure, peut-être un peu trop vite car après avoir fait deux ou trois fois le tour d’un rond point (qui a tiré le pompon du manège ?) alors que le road book nous indiquait d’aller vers Cuers bien signalé par un panneau je me retrouve à l’avant et là je ne sais pas encore comment j’heurte avec ma roue avant la bordure du trottoir et boum badaboum c’est la chute. Genou, hanche et main droite sont touchés, la lunette me coupe au niveau de la pommette car j’ai légèrement heurté avec la tête. Rien de cassé, le vélo n’a pas souffert et je peux repartir après quelques soins prodigués par Gégé et d’autres. Je perce une nouvelle fois de la roue arrière avant Belgentier . On se dit qu’il y a des jours on ferait mieux de rester couché.  Vallée du Gapeau bien passée malgré la douleur à la main, Signes où certains retrouvent leurs véhicules, la bosse, Le Camp, Cuges bientôt la dernière bosse et crevaison, la troisième à son pied. Je passe en danseuse car trop c’est trop. Je ne déjante pas et suis bien content de retrouver la voiture. Il est dix-huit heures, j’ai failli faire un mot d’excuses à René pour certifier auprès de sa moitié les motifs de cette rentrée tardive. Petit coup d’œil dans le rétro, en effet je suis bien amoché sous l’œil avec toujours des saignements ; le reste n’est que du vernis, je m’en remettrai. Vous allez devoir me supporter encore un peu, je m’en excuse.

    Je devais partir avec Jean-Pierre (JiPi) depuis Marseille ce qu’il a fait et a donc accompli 213 kms, bravo parfait cyclo. Pour notre part 160 bornes, 1850m de dénivelée, des ennuis mécaniques, une chute, une journée galère pour moi, un troisième passage à Notre Dame des anges depuis que je suis dans le cyclotourisme, la première quand il y avait une rando partant de La Londe, une deuxième lors d’une sortie mimosas organisée par Michel Augereau côté Collobrières au départ de Brégançon et la troisième que je ne pense pas oublier proposée par Daniel. Avec sa présence je ne pense pas que nous serions allés sur un chemin sans but. Il en est ainsi mais nous aimons et aimerons toujours l’aventure.  A plus.

   Samedi 7 Mai 2011 : 160 kilomètres, 1850 m Dénivelé.

                                            Cinq crevaisons (Trois/Denis   Deux/Chapard)

                                            Chariot de selle cassé (vis) : Jean Revertegat

                                            Une chute sans trop de gravité : Denis.

          Serai plus vigilant. Viens d’apprendre le décès d’un coureur pro sur le Giro. Le sport cycliste est vraiment dangereux. Je crois que je vais aller à la pêche….

PRS (5) : Notre-Dame des Anges (Maures)

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A la recherche de la gendarmerie perdue…

1 Mai 2011, 19:03pm

Publié par JiPi

P1030575A Pertuis, comme en maints autres endroits, la gendarmerie a été remplacée par la police… Mais demeure bien en place sur les cartes IGN et les documents du club, occasionnant ainsi quelques tours de ville à certains d’entre nous !

Après un lever forcément très matinal, 18 cyclos et une cyclote - Nadine pour ne la point nommer – se retrouvent tout de même sur le parking.

Par une très belle matinée printanière, aucun nuage ne venant entacher un ciel légèrement embrumé, le peloton attaque tout doucement les premières bosses du Tour du Grand Luberon. Je profite de l’occasion pour faire taire une vieille polémique qui n’a pas lieu d’être et à laquelle, pourtant, le peloton n’a pas échappé : il n’y a pas d’accent sur «Luberon», ni aigu ni grave… Par conséquent, la prononciation «Lubéron» est forcément erronée ; qu’on se le dise !

Si l’air est encore un peu vif, un soleil bien actif nous donne à penser que vestes, manches et jambières regagneront bien vite poches et sacs.

Au bout des 200 premiers mètres de dénivelée, l’Étang de la Bonde se cache derrière des maisons et nul ne le verra ! Quand bien même, qu’il est agréable de rouler sur ce plateau vallonné qui vient buter contre la muraille du Grand Luberon qui arrête l’horizon, au nord ! En fait, son sommet, le Mourre Nègre (1 125 m), nous guidera tout au long de la randonnée.

TGB2011001Nous n’attendrons guère la pause-café, celle-ci s’opérant à St-Martin-de-la-Brasque, petit village oublié du temps et des routes, où il fera bon apprécier le petit noir gentiment offert par Bernard.

Toujours sur des petites routes où il fait si bon cycler, sans quasiment rencontrer de voitures, ou si peu, nous nous chauffons sur des bosses «gentillettes» avant de nous lancer, après Peypin-d’Aigues, à l’assaut de la première difficulté du jour, le Col de l’Aire Dei Masco, frôlant au passage Vitrolles-en-Luberon, bien plus petit que son homologue bucco-rodhanien. Dans la fraîcheur encore palpable, cette longue côte passe bien, tantôt en nous offrant des vues magnifiques sur le Luberon, la plaine de la Durance et les neiges des Alpes, tantôt en s’engouffrant dans des vallons boisés. Tout le monde se repose un peu au sommet (696 m), frontière du Vaucluse et des Alpes de Haute-Provence, avant de participer à la traditionnelle photo de groupe puis de dévaler vers Céreste, dans la vallée du Calavon qui sépare le Luberon des Monts du Vaucluse.

A l’aise dans les côtes, Jipi se fait larguer, corps et bien, dans la descente, qu’il prend tranquille, admirant leTGB2011005 paysage verdoyant et fleuri de ce printemps maintenant bien parti et honoré par un soleil toujours rayonnant… Tant et si bien qu’à Céreste, il se retrouve tout seul et doit la jouer à la carte ; bientôt le GPS ? Why not ! Il trouvera cependant assez facilement la petite route de Carluc, en fait un GR, à peine goudronné par endroits, et qui s’enfonce dans une belle campagne. Près de l’abbaye de Carluc, il retrouve ses «acolytes»… L’incident est clos !

Pâturages, cultures diverses et champs de lavandes nous accompagnent, toujours sur ce petit chemin asphalté, jusqu’à Reillane, bourgade avenante dans laquelle petits braquets ou marche à pied seront nécessaire pour s’élever au-dessus de la grande place où trône une fontaine assez monumentale.

Depuis Céreste, nous nous sommes élevés de 200 mètres sure les contreforts des Monts du Vaucluse. Maintenant nous allons les attaquer bien plus franchement, sur une route magnifique, traversant souvent des forêts de chênes pubescents qui sourient de leurs feuilles vert clair. Vers 800 mètres d’altitude, point culminant du jour, Vachères respire un air bien pur sur un petit plateau boisé ; rien que du bonheur !

La descente suivante nous offre des vues magnifiques sur Opedette qui domine le Canyon du même nom.  

TGB2011013Nous arrivons dans ce village superbe un peu avant midi. Il semble que nous n’irons pas à Simiane-la-Rotonde, l’heure ayant par trop tourné – ou nos roues pas assez, c’est comme on veut ! Renseignement pris, nous allons déjeuner au café es Gorges, chez Léo, en plein cœur d’un village aux remarquables maisons de pierre, dont certaines sont recouvertes de lierre. Nous formerons une belle tablée au milieu de la rue, en plein soleil et sous un ciel encore très pur, même si certains cumulus commencent à bourgeonner. Dans la bonne humeur, nous dégusterons des sandwiches au bon pain sur plaque et jambon de pays, d’autres, supplémentaires, pour quelques affamés – présent ! – avant de ressentir une pensée émue pour Michel Gauthier, indisposé, en nous délectant de succulentes glaces dont il est, paraît-il, si friand !

Malgré des volontés d’embryons de sieste, il nous faut reprendre la route. Nous oublions, donc, la boucle vers Simiane et empruntons une toute petite route, après l’entrée du Cañyon, qui grimpe très fortement… Au sortir de table, d’aucuns n’apprécieront pas vraiment ! Il n’empêche, s’élever au-dessus des gorges, en sous-bois, pour atteindre le ravissant  et verdoyant hameau de la Grange des Davids, tient du bonheur absolu.

Malgré un astre solaire toujours vaillant, un vent, peu gênant, ne rendra jamais l’atmosphère  suffocante.

Sur une route un peu plus importante, descentes et côtes vont se succéder jusqu’à Viens, splendide villageTGB2011023 du Comtat Venaissin, qui possède une tour très bien conservée et chevauche une crête, surveillant ainsi la plaine du Calavon et la muraille du Luberon… Sur laquelle s’acharnent de gros nuages noirs, sûrement porteurs d’orages, plus ou moins copieux, qui n’attendent peut-être que notre venue…

Effectivement, le soleil disparaît durant la descente, lors de laquelle nous traversons
St-Martin-de-Castillon, puis Boisset, une fois franchi le Calavon ;

Maintenant, nous retrouvons la chaîne du grand Luberon, que nous allons franchir de nouveau. Franchement menaçant, le temps ne daignera verser sur nos échines que quelques gouttes infimes, lors de cette dernière difficulté majeure. Face à nous, nous reconnaissons Viens, sur sa crête, et St Martin, tâche claire dans la verdure des Monts du Vaucluse. Une belle route boisée nous emmène à Castellet puis Auribeau, villages perchés du Luberon. En haut de la bosse, un regroupement s’opère, partiel selon les habitudes du club en ces heures avancées… Aussi, lorsqu’une nouvelle décision se prendra de ressortir les ciseaux, d’aucuns seront devant et nous attendrons à Saignon - Marc et Bernard, je ne nomme personne, n’étant pas une balance ! Enfin, heureusement que les téléphones portables ont été inventés !

TGB2011024Diminués de quelques unités, nous restons sur le plateau avant de descendre vers le frais village de Buoux, bien installé au-dessus des célèbres falaises du même nom. Plus loin, une route barrée n’effraie pas les cyclos qui devront, cependant, faire montre d’une grande prudence, la chaussée étant entaillée et, de plus, rendue trempée par l’orage qui a eu la bonne idée de les devancer ! Le soleil bien revenu nous permet d’admirer les remarquables falaises. Sur la route du Pointu, nous pouvons bien dévaler, sauf Jipi, naturellement, vers la Combe de Lourmarin, le long de laquelle il est toujours agréable d’entraîner de bons braquets en suivant les eaux brunes du torrent – ce n’est pas pour rien qu’il s’appelle «l’Aiguebrun» !

Au regroupement de Lourmarin, village médiéval très touristique, nous décidons de «couper» Vaugines, un nouvel orage menaçant encore et d’aucuns n’aimant pas les rentrées tardives. «Échappé» en compagnie de Nöel, nous ne comprenons pas que nous «sautons» aussi Cucuron, autre village du Sud-Luberon, et les cris de nos camarades mettent fin à notre belle pédalée !

Les dernières côtes nous verront, notamment, jeter un œil intéressé au château d’Ansouis, entouré d’ombrages, avant de retrouver nos voitures, vers 16 H 30, un peu fatigués mais heureux de cette belle journée passée ensemble. 128 kms et 6 H 30 de selle à mon compteur, une dénivelée dépassant les 2 000 : un tour costaud ; bravo à tous et surtout à Nadine, la seule féminine du jour !

 

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 la vidéo de Thierry

 

   

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