A la conquête du Siou Blanc
Samedi 26 Mars 2001, premier samedi après l’arrivée du printemps nous allons défier ce massif calcaire entre mer et montagne, le Siou-Blanc à partir de Sollies Toucas. La fraicheur en ce début de matinée est très marquée et je suis heureux d’avoir pris la veste et gants d’hiver. Dans la plaine de Gemenos et de Cuges les brumes matinales se dispersent, le ciel est clair et une journée radieuse s’annonce. Au sommet du col de l’ange la FFCT est présente pour un contrôle ravitaillement sur un brevet 200 kms qualificatif du PBP (Paris-Brest-Paris) 2011 organisé par nos amis de La Garde (Var).
La première étape se termine en terrasse du traditionnel bar de Cuges où Jipi offre aux 26 participants de ce tronçon le café pour son anniversaire. Bon anniversaire Jean Pierre et régale nous encore par tes commentaires détaillés de nos randonnées. A allure modérée nous gravissons la route en lacets qui nous mène au carrefour du CAMP. Quelques belles cylindrées se rendant au circuit Paul Ricard nous doublent sans peine et nous font entendre le vrombissement de leurs chevaux. Pas de départ intempestif vers le Grand Caunet et le peloton s’achemine vers Signes fort encore de 24 unités. La deuxième étape se termine à ce carrefour pour certains qui ne poursuivent pas le parcours du jour et font le tour du circuit du Castelet, les 3M, Christian, Jacques et Nadine qui soigne son genou accompagnés de Serge. Le paquet « Siou Blanc » est fort de 20 personnes car à Cuges nous ont quitté Jean-louis G et LouisF. Il ne reste plus qu’à filer vers Signes, vallée du Gapeau et son eau limpide en faux plat descendant tout en ayant perdu notre vice président Max qui pour se singulariser préfère attaquer le « Siou » coté Signes. Chacun ses goûts car d’après un indigène (enfant du pays) rencontré le midi au bar des chasseurs où je déjeunerai (casse-croûte) en compagnie de Olivier et Jipi, c’est bien plus difficile de ce coté là. Pour ma part je n’ai jamais fait le parcours en sens inverse mais le retour depuis Solliès jusqu’à Signes en faux plat montant me paraît plus coriace surtout si le vent est de la partie. Nous laissons sur notre droite Montrieux le Vieux, le chemin qui vous amène à la Chartreuse de Montrieux le Jeune d’où vous pourrez parcourir à pied ou en VTT la forêt des Morières et rejoindre la Sainte Baume : une idée pour une balade dominicale. Au carrefour avec la D554 rebaptisée peut être, le regroupement s’opère car le long du Gapeau les arrêts pipi sont nombreux.
Une vingtaine de cyclistes en file indienne se dirige vers Belgentier et arrive enfin au pied du mur, Soliès Toucas qui si je ne me trompe est la capitale de la figue à moins que ce titre ne soit convoité par d’autres cités. Si nous sommes au pied du mur il ne nous reste plus qu’à le construire. (dicton rugbystique). Dans le Var c’est la pagaille (article sur le Gros Cerveau), il y a celui ou celle qui veut faire le plein de son bidon, ceux qui tombent la veste pour monter le mur, les inquiets qui s’avancent ne voulant pas se faire attendre au sommet. Mais aucun temps n’est imparti, il n’y a pas un chrono éliminatoire. Le seul problème si toutefois il y en a un c’est de savoir où nous allons pouvoir nous restaurer car si on arrive trop tard sur Signes épicerie et boulangerie peuvent être fermées. Ce jour certains veulent tester la boulangerie du Camp mais l’heure de la collation sera tardive. Celui ou celle qui n’a pu s’alimenter sur le parcours risque la fringale. Il nous est arrivé de manger à Soliès , c’est un peu tôt, Jean Ch. vous dira qu’il a déjeuné sur le plateau, casse croûte sorti du sac. Autres temps, autres mœurs. Personnellement je verrais bien des grillades sur le plateau par un beau soleil. Qui mettons nous aux fourneaux ? Non je rigole. Revenons à notre ascension. Le plein des bidons fait nous sommes cinq ou six à fermer la marche. Bête et discipliné je suis les panneaux indicateurs. Derrière ça ne suit pas, j’entends vaguement que je ne suis pas sur la bonne route, le prochain croisement m’indique toujours FAM Siou-blanc. Je poursuis toujours quitte à me trouver en cul de sac ou bien dans une agence immobilière étant donné les nombreuses constructions.
De nombreux raidillons passés en force je débouche sur le bon parcours. Alors sont-ils devant ou derrière ? Tiens un maillot bleu, un deuxième. Ouf ! J’ai du bien couper car ce sont les premiers, Patrick qui se met à la planche pour chasser sa sinusite, Olivier qui gère son ascension sur une route graveleuse sans nids de poule. Je poursuis mon effort sur cette route forestière bordée de chênes verts. Quelques habitations, presque pas de voitures, du soleil et pas de vent. Que du bonheur. Ah j’oubliais oui ça grimpe avec des pourcentages entre 7% et 9% et il faut appuyer sur les pédales. Nous partons de 160m d’altitude pour atteindre 640m au premier sommet, plus haut que le col de l’Espigoulier, et nous arriverons même plus loin aux alentours des 690m c’est mon Garmin qui en fait foi. Voilà Daniel qui passe donc les autres sont derrière. Rassemblement effectué aucune décision ferme ou définitive n’est prise pour savoir ce midi où nous becterons. Nous cheminons tranquillement pour terminer la boucle. Il y a tout de même 26 kms de Solliès à l’embranchement de Signes. Laurent notre petit nouveau gère au mieux son parcours. Claudine est bien là aussi mais connaît le parcours pour je pense l’avoir effectué avec un autre club. Quand nous arrivons je vois des maillots bleus qui filent direction Le Camp. Les autres nous attendent au carrefour. La majorité veut aller tester la boulangerie du Camp. Je me souviens qu’Olivier qui s’était avancé souhaitait déjeuner à Signes, joli petit village provençal au pied de la Sainte Baume. Jipi préfère également la quiétude de ce lieu. Nous sommes donc trois à nous rassasier à Signes. J’attends les commentaires et appréciations du nouvel établissement testé. Malgré une arrivée tardive sur Signes la boulangerie est toujours ouverte et nous régale d’une quiche au saumon, d’un croque monsieur et de cressins le tout pris au bar des chasseurs avec un petit rosé de Provence, ça va de soi.
Nous remontons sans difficulté la bosse et sans encombre. Sans vent mais avec une petite fraicheur nous filons vers Le Camp. Cette dernière étape se fait à un bon rythme. Nous décidons de passer par le grand Caunet. A trois les décisions à la majorité sont vite prises. S’il y en a un qui ne veut pas rentrer par la même route il se retrouve seul, ce qui arrive à Jean Pierre qui bien en jambes file vers La Bedoule et la Gineste. Olivier et moi même rentrons au plus court par Gemenos et Aubagne.
Renseignements pris aucun incident n’a été signalé et chacun a pu retrouver son chez soi après une très belle journée. Cette randonnée nous voit effectuer 150kms et un dénivelé de 1710m. Rendez vous pour le tour des Alpilles. Regardez avant de partir la température car une année il a fait très froid. C’est le printemps et non l’été. Les matinées sont encore fraiches. A très bientôt les amis pour de nouvelles aventures.
Je suis blanc Trois gouttes d’eau… et les cyclos rentrent au dodo !


















Pas de rivières, pas de péniches sur le parcours. Cherché sur la carte IGN : aucun massif ni hameaux ou fermes ne porte ce nom. Internet est muet. Chaque cyclo dit la sienne… Résultat : le nom de ce tour reste une énigme pour tous les cyclistes du cru qui, pourtant, en connaissent l’itinéraire par cœur… Pour avoir, maintes fois, «bataillé» sur ces routes ! Et si c’était cela, la véritable étymologie de ce nom ?
