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La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille

Contrairement à toute attente

26 Décembre 2010, 21:40pm

Publié par Daniel

ils étaient 2 hier matin pour affronter le froid et le vent : Louis G. et Alain.

Et, je l'avoue, nous étions 3 ce matin pour affronter le froid et la neige : Anne, Louis encore,  et moi. Renseignement pris, il a un peu neigé hier soir, de quoi saupoudrer les talus et les murets dans les Termes. La route crissait légèrement sous nos pneus, mais heureusement pas de verglas. Nous avons fait le maximun, café à Peypin servi dans des petits verres à la grande joie de Louis, et retour par la vallée, bien emmenés par Anne complètement libérée de la peur du dérapage.

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Un ESPIGOULIER… Sinon rien !

11 Décembre 2010, 19:01pm

Publié par Jean-Pierre

Vue de La Saint Baume grande 

Un réveil qui sonne tôt, MARSEILLE engourdie par une température proche du zéro, en ville, et négative pour les «extérieurs», les premiers cyclistes qui tentent de se réchauffer, comme ils le peuvent, dans l’espoir de retrouver, au plus vite, un soleil promis par la météo et un ciel sans nuages, d’un azur d’une pureté absolue, magnifique : malgré le sommeil, encore palpable, et le froid, cette journée s’annonce superbe… Enfin, à St Menet, lieu de rassemblement du jour, la bonne vingtaine de cyclos présents – Denis nous dira sûrement le nombre exact de participants ; c’est lui qui tient la feuille de présence ! – ne parle que du froid, en fait !

Aujourd’hui, le peloton bleu et blanc devrait gravir l’Espigoulier, versant AURIOL, d’après le programme… Mais l’on sait qu’après le café, les humeurs l’emportent souvent sur la «paperasse» !

Donc, sous le GARLABAN qui sourit de tout son calcaire, le cordon bleu et blanc s’étire longuement, chacun roulant selon ses envies ou ses plaisirs… Et sa température aussi, car à rouler dans l’ombre, l’atmosphère ne se réchauffe guère, pour l’instant ! Sur la belle route, sous le versant oriental du GARLABAN, tranquille et champêtre, le soleil, enfin, nous réconforte grandement mais la vallée de l’Huveaune enverra, à AURIOL, un peloton complètement frigorifié tenter de se réchauffer dans un très bel hôtel-restaurant, au début du village.

Le temps du «petit noir» et de souhaiter un bon anniversaire à Nadine, tout le monde est prêt à en découdre… Mais visiblement plus avec l’Espigoulier ; allez savoir pourquoi ? En effet, s’il fait encore très froid à AURIOL, véritable glacière naturelle, la généreuse illumination, au-dessus du val, laisse augurer un grand bonheur dans l’ESPIGOULIER, notamment dans la descente, plein sud.

Tout le monde ayant décidé de filer vers St ZACHARIE et le Petit GALIBIER, j’arrive à informer le dernier du groupe de ma décision de continuer tout seul vers l’objectif pour lequel je m’étais levé si tôt !

Je ne peux donc plus relater l’aventure communautaire et m’avance, ainsi, vers les pentes de la Ste BAUME. Bien installé à présent, le soleil me permet d’ôter ma veste, tranquillement, avant de savourer les somptueux paysages de ce versant très forestier. En 30X19 ou 21, les premières bosses passent bien et la corniche rocheuse resplendit sous un soleil toujours radieux, avant les deux ponts puis la reprise un peu sévère. Après, ce n’est rien que du bonheur, malgré quelques reprises, somme toute assez conséquentes, sous les DENTS de ROQUEFOURCADE, qui barrent le nord de leurs trois molaires phénoménales, ou la Tour CAUVIN, qui montre sa puissance, un peu plus à l’est.

Après La COUTRONNE, l’horizon se découvre à chaque tour de pédale, et, peu avant le Col de ROUSSARGUE, l’œil se régale d’un panorama exceptionnel sur les neiges alpines, étincelantes, la Montagne de lure, la Ste VICTOIRE et le Mont VENTOUX, dont l’on découvre la quasi totalité.

La veste remise, en haut de l’ESPIGOULIER, il ne fait même pas froid et je marque une pause d’une bonne dizaine de minutes pour apprécier la vue sur MARSEILLE, prise dans un petit écran nébuleux, la mer et, bien sûr, le massif de BERTAGNE qui domine le paysage de masse rocheuse, imposante et élégante à la fois.

Voilà, je n’aurai plus rien d’autre à raconter, sinon une superbe descente au soleil, même pas froide, des regards jetés aux magnifiques Crêtes de la Galère, à main droite… Et une ultime glaciation dans la Vallée de St PONS, bien frigorifiant en cette saison.

En conclusion, je dirai que si je ne suis pas un «Pénitent de la Ste BAUME»… Je veux bien être considéré comme un franc-tireur impénitent ! A bientôt sur les routes !

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Assemblée générale 2010

10 Décembre 2010, 17:29pm

Publié par Daniel

Une AG ASPTTique se passe en 3 phases.

 

Pour commencer, il y a les inscriptions, à la pizza bien sûr, mais aussi à la section cyclotouriste pour l'année 2011. Cette fois notre trésorier nous a mâché le travail. Il n'y avait plus qu'à payer.

 

Le coin adhésion                                                                                                  et, bon... le coin salon

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Ensuite, il y a un long face à face.

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Comme vous le voyez, cette phase est très studieuse... sauf, curieusement, dans le coin financier.

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Enfin arrive le moment tant attendu de la remise des trophées. Que les autres lauréats ne m'en veuillent pas, cette année j'ai choisi le plus représentatif, pour son importante contribution au blog et la revue.

 

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En fait, il y a une quatrième phase, assez longue elle aussi, où nous faisons rien qu'à manger, boire et (hélas) chanter. Malheureusement, je ne dispose d'aucun document vidéographique.

 

Donc, restez concentrés et lisez tous les détails dans le compte-rendu de l'AG et le rapport d'activité de notre Secrétaire.

 

Pour voir le classement complet des challenges, c'est ici.


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Lumière des jours enfuis

1 Décembre 2010, 20:17pm

Publié par Daniel

les yeux du tempsJe vais vous faire une confidence légère : tout le monde pense que je suis un monomaniaque du vélo et ce n’est pas faux, mais même les passionnés extrêmes peuvent avoir des passions secondaires ; c’est mon cas.

Et cette passion secondaire, je peux en parler sans honte, elle n’est pas plus scabreuse et originale que celle du vélo. Depuis que je sais lire les phylactères de ce qu’on appelait à l’époque les « illustrés », ainsi que les volumes verts de la Bibliothèque Verte, je lis, que dis-je je lis, je dévore tous les ouvrages qui appartiennent à ce genre littéraire souvent méprisé : la science-fiction. Bien sûr, ma voracité a vite dépassé le littéraire pour se perdre aussi dans le 7ème art  qui, depuis quelques années, a bien vu que ce secteur lui permettait d’exploiter au mieux sa puissance technologique.

En quoi cet aveu sans risque peut-il vous intéresser ? Honnêtement, je me le demande…

Qu’ils lisent peu ou prou, la plupart des lecteurs ne connaissent pas les auteurs de SF. Ils vous citeront H.G. Wells et Jules Verne puis, triomphalement, en sautant de nombreuses années de production littéraire, Ray Bradbury, ce cas presque unique de récupération par la Big Littérature.

Heureusement, le passionné fonctionne dans son milieu comme un mollusque bivalve, il avale et filtre tout ce qui passe à sa portée, le bon grain comme l’ivraie, sans se soucier de sa digestion. Cette attitude peu subtile permet de découvrir des œuvres et des écrivains rares avec, vous l’imaginez, un plaisir rare. Ce fut mon cas lorsque je lus en gourmet cette nouvelle de Bob Shaw dont je viens de voler le titre magnifique (en anglais, Light of other days). Je ne suis d’ailleurs pas le premier à lui avoir volé son titre. Peu d’années après la mort de Bob Shaw, le bien plus célèbre Arthur C. Clarke a donné exactement le même titre à un de ses romans qui proposait une histoire intéressante mais tellement plus classique de camescope spatio-temporel. Je dis classique parce qu’il avait eu recours, comme tout le monde, au tour de passe-passe sience-fictionnesque du « trou de ver ».

L’idée géniale de Bob Shaw, et qui tient à l’aise dans le cadre d’une nouvelle, c’est l’invention fortuite par l’humanité du verre lent. Oubliez le jeu de mot franchouillard, Shaw est un écrivain irlandais. Ce verre est dit « lent », parce qu’il restitue la lumière aussi bien que n’importe quelle vitre, mais en la ralentissant plus ou moins. Ne me demandez pas comment il se fait que les photons voyagent dans le verre lent à une vitesse paramétrable, bien inférieure à celle de la lumière. Imaginez plutôt l’application. Vous passez devant vos fenêtres en verre lent du  RDC, vous rentrez chez vous, vous attendez 2 minutes avant de regarder par la fenêtre et, ô joie, vous vous voyez passer comme pour de vrai. Et imaginez la suite. Vous installez un grand panneau panoramique de verre lent en bonne place devant un paysage de montagne, avec un retard réglé à la fabrication à un an, vous le laissez ingurgiter tranquillement un an de photons montagnards, vous le reprenez si personne ne vous l’a piqué pour l’accrocher au plus grand mur de votre salon et vous avez pendant un an, dans votre appartement du centre ville,  une vue imprenable et hyper réaliste sur le Mont Blanc par exemple, avec l’enchaînement des saisons et tout. Bien sûr, si vous préférez les paysages marins, vous pouvez vous offrir le Vieux Port. Et si vous êtes assez riche pour vous payer un deuxième panneau, vous pouvez faire tourner toute sorte de paysages d’agrément au mur de votre salon.

Vous l’avez compris, le verre lent ne sert pas à grand-chose. A l’époque de la vidéo numérique high et hyper, c’est un procédé de stockage peu pratique, volatile et non rejouable, comme le temps qui passe ; en plus, il faut prendre rendez-vous pour en profiter… Magnifique, non ?

Et j’ai enfin atteint le point critique de mon article. Quel est le rapport avec ma passion première et donc avec notre blog ?

Tenez-vous bien, dans le sillage de Bob Shaw, je viens « d’inventer » les lunettes de cycliste à verres lents, enfin l’idée. Pas pour rouler, évidemment, parce que, même avec des verres qui ne retardent que de quelques secondes, le dispositif serait assez casse-gueule. Justement, dans la nouvelle de Shaw, la propriété de ralentissement de ce verre avait été découverte grâce à de nombreux accidents de voitures équipées de pare-brise spéciaux anti-chaleur. On voulait quelque chose d’industrialisable et on bascule dans la poésie.

Mieux qu’un procédé 3D, mes lunettes à verres lents me permettraient de revivre, l’automne venu, dans mon canapé, mes belles ascensions de la belle saison, pour peu que j’arrive à coincer les verres lents dans mon casque au-dessus des vraies lunettes, lors de mes randonnées. Je ne dis pas que c’est mieux que la photo, mais au moins la prise de vue se fait sans arrêt et redémarrage. Bien que passionné, j’ai l’esprit pratique.

Enfin, ma dernière heure venue, ou plutôt quand j’aurai pris rendez-vous avec la mort, comme le vieil ami de Charlton H. dans « Soleil Vert », au lieu de subir des vidéos gnangnan en cinémascope sur une musique lénifiante, je demanderai qu’on me mette sur le nez les lunettes à verres lents de l’ascension du Cormet de Roselend  par moi, si je l’ai pu une dernière fois, ou par un ami cyclo. Qu’espérer de mieux que de mourir en traversant le décor du Cormet de Roselend ?

Je termine par un appel aux ingénieurs, et même (surtout) aux ingénieurs du dimanche. Mettez-vous sans tarder sur le chantier du verre lent. Les inventions heureuses sont si rares… qu’il nous faut les imaginer.

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