Les sept mercenaires
C'est un petit groupe de 7 qui s'est élancé de Montagnac, pour ce qui s'est avéré être le hold-up de la semaine.
Apres maintes tergiversations météorologique de ma part, j'ai finalement choisi de ne pas me dégonfler et de partir au rendez vous.
Malgré un optimisme sans faille de la part de certains de mes 6 camarades, faire le parcours au sec avec des prévisions de météofrance pour le moins hasardeuses et fluctuantes, cela n'était pas gagné d'avance. Orageux, nuageux, puis finalement à nouveau orageux, bref une vraie tendance instable et incertaine, entre jeudi et vendredi soir les prévisions ont souvent changé. D'autres étaient même prêts à en découdre avec "quelques gouttes" car bien équipés! Maman au secours! Il faut les excuser, ils ne doivent pas savoir, dans le Verdon s'il pleut ce ne sont rarement que "quelques gouttes" mais plutôt un déluge qui tombe et croire être équipé pour un orage dans le Verdon, c'est de la douce folie. Les optimistes aveugles sont inconscients et dangereux mais grâce à eux, les pétochards et autres pleutres comme moi peuvent espérer vivre des grands moments de bonheur. Merci à ces fous ! Réussir à faire la boucle au sec alors qu'il était fort probable d'y rencontrer la pluie relève du forfait.
Samedi le spectacle offert par cette sortie, dans le Verdon ensoleillé, était su-bliiime, j'étais proche de l'extase.
Dans ce décor incroyable, cette sortie est certainement la plus belle de toutes nos sorties annuelles!! Pourtant j'en ai bavé, surtout le matin, la faim toujours la faim.
Notre butin : 140 Km, environ 2500 mètres de dénivelé et du bonheur dans les yeux pour très longtemps.
Thierry
Les Gorges du Verdon, 140 km et 2600 m de dénivelé
Le long pont de l’Ascension, une météo annonçant l’orage sur La Palud, la demie finale de rugby mettant en lice le RCT et Clermont Fd et surtout la der des der de l’OM qui fêtera son titre de champion de France 2010 au vélodrome ont fait que nous étions sept à nous être présentés à Montagnac. Non pas sept mercenaires mais sept cyclos confirmés qui faisaient fi de toutes ces manifestations météorologiques ou sportives.
Huit heures sonnaient au clocher de l’église quand nous faisons nos premiers tours de roue ; Daniel prend le commandement car avec lui pas besoin de sortir la carte Michelin, il connaît le parcours parfaitement, il suffit de le suivre ou du moins d’essayer. Je ne vous fais pas l’affront de vous conter le parcours car certains l’ont déjà effectué à vélo, d’autres ont dû le parcourir par les sentiers pédestres et les moins vaillants en voiture, ces majestueuses gorges aux eaux émeraudes, le lac de Sainte Croix aux eaux turquoises, couleur canard WC dirait l’auteur des «Chtis ». Aux points stratégiques nous faisons des haltes pour admirer la beauté des paysages et faire quelques photos. A sept, il est très facile de faire le point, savoir qui est devant et qui ferme la marche, compter jusqu’à sept pour nous les primaires c’est encore faisable. Les ascensions sont toujours aux mêmes endroits et, à la vitesse indiquée au compteur Sigma, elles valent bien un bon col des Alpes si ce n’est qu’elles sont plus brèves. Le soleil est là mais la température est frisquette, manches longues et coupe-vent, parfois jambières nécessaires. Nous les ôterons lors de la pause déjeuner. Fidèles aux traditions nous déjeunons à Trigance mais pas en terrasse car les touristes sont là. Nous nous réfugions à l’intérieur après achat de provisions à l’épicerie ou à la boulangerie mitoyenne. Seuls deux SDF préfèrent le banc communal. Une petite heure de halte, bien rassasiés, les nuages s’annoncent mais rien de bien grave il faut mettre les bouts. Dans un coin de nôtre petite tête trotte toujours les prévisions de météo France.
Aux Soleils nous tournons le dos aux nuages qui s’amoncellent, devant nous le ciel est clair. Restons optimistes. La deuxième partie, rive droite est plus facile. Nous faisons de nombreuses pauses pour imprimer nos rétines de ces panoramas somptueux. Quelques mots avec les touristes arrêtés aux points stratégiques et parmi eux des cyclos d’autres coins de France qui sont admiratifs de notre performance. Patrick G souhaite faire la route des crêtes mais il n’a pas de réponse positive à son invitation. Ce sera pour une autre année ou seul. Il continue avec le groupe. Nous passons Moustiers sans acheter de faïence, passons Riez où les « Sigma » ne donnent plus aucune indication cause antennes de RMC (tiens un homonyme), nous retrouvons le plateau, les chants des grillons annonçant l’été, les champs de luzerne et de blé verdoyants, que du bonheur d’être en pleine campagne loin du bruit des grandes villes.
16h40, 140kms, 2600m de dénivelé positif car au départ nous avons fait une petite boucle supplémentaire, nous revoici au point de départ et en terrasse du même bistrot où quelques heures auparavant nous avions pris notre petit noir. Ouf nous n’avons pas sorti nos imperméables, le vent a été insignifiant, la rando s’est déroulée sans aucun incident mécanique, une journée à marquer d’une pierre blanche. Il est regrettable que certains aient décliné cette invitation. Devant une BBF ou autre breuvage nous débriefons la journée. A l’intérieur du bar sur écran géant le RCT mène à la pause. Chacun va s’en retourner vers Marseille et ses majestueux bouchons alors qu’à Montagnac s’annonce une soirée festive. Il en est ainsi. Prochain défi sur la journée, le tour du Mont Ventoux, zappez la météo et venez nombreux sauf d’autres obligations.
Dans ces gorges (pas « gorges profondes ») ont pédalé notre président Thierry, notre doyen du jour Louis, notre meilleur baroudeur Daniel, le grand Marc venu en voisin, le jeune papi Noël, le matheux Patrick et le commentateur « RMC » Denis que certains veulent bâillonner. Laissez nous la liberté de nous exprimer, nos libertés s’amenuisent ne légifèrent-ils pas sur tout ? En ce moment les apéros massifs ? Je change les piles et RDV en Aveyron. Courage l’été est annoncé avec un mois d’avance.
Denis
Pour voir les photos et vidéos de cette sortie, nous vous invitons à cliquer sur ce lien : les Gorges du Verdon 2010.