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La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille

Rahmat Allah !

28 Février 2010, 16:47pm

Publié par Daniel

mimosas 10 02Telle est, ne vous en déplaise, l’étymologie de la très touristique Ramatuelle. Et ce toponyme arabe qui signifie « grâce de Dieu » me paraît applicable à tout le massif des Maures, petite montagne sombre et secrète qui domine de pas trop haut une côte très découpée et quelques îles assez proches. L’appellation « les Maures » est elle-même apparemment explicite puisqu’il y a eu là une implantation sarrazine aux VIIIème et IXème siècles, mais elle pourrait venir aussi de la couleur foncée des roches cristallines et des forêts de chênes du massif. Les Maures, selon la deuxième hypothèse, serait donc la « montagne noire », ou plutôt, pour respecter complètement l’analogie, la « montagne basanée ». Au cœur de cet océan de calcaire qu’est la Provence, où règnent la lumière et les contrastes, il y a quelque chose de reposant à se retrouver de temps en temps, comme à l’ombre, dans un environnement moins clair mais plus subtil.


Je ne dois pas être le seul à aimer les montagnes basanées et je trouve cela réconfortant : nous étions 20 privilégiés à nous offrir cette énième édition des Mimosas. Le principe de cette sortie d’entre-deux saisons est taillé dans le cristal : départ du Lavandou, montée par Bormes, les cols de Caguo-Vent et de Gratteloup ; traversée intérieure du massif sud, par les cols de Babaou (je préfère l’écrire que le dire) et Taillude ; redescente dans les espaces hyper-touristiques de Grimaud et Ramatuelle ; ultime ascension du délicieux col de Collebasse (129 m) ; pique-nique toujours bien amélioré (je ne vous dis pas comment) sur la plage de Gigaro ; rapatriement, plutôt que retour, au plus vite et à la Rahmat Allah, par la route des vacanciers heureusement encore au taff.

Cette année, le ciel s’est considérablement voilé (ce n’est pas un trait d’esprit, je le jure) pendant notre pause repas et nous avons ressenti plus fort l’humidité de la plage, mais grâce aux améliorations diverses du pique-nique, nous l’avons très bien supportée. Cela dit, nous ne sommes pas restés complètement aveugles aux menaces du ciel ni sourds aux exhortations de notre Charismatique Commandant de Route, nous n’avons pas traîné plus qu’il ne fallait. Timing parfait, puisque nous avons eu le temps de tout avant la pluie, même Denis, qui a su revenir à la maison, porteur d’une gerbe de mimosas.

Mensurations de cette sortie : 100 km, 1350 m de dénivelée et 8 bouteilles… (non, je déconne). Et surtout, redressement spectaculaire de la participation.

Remerciement tout particulier à Jacques-André et à la dame de la Croix-Valmer pour avoir assuré la logistique du pique-nique, ainsi bien sûr qu’à notre CCR, pour son sens inné de la prévention ( rahmat Max !)

 


mimosas 10 03 mimosaa 10 01














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Le souffleur de Berre

21 Février 2010, 12:08pm

Publié par Daniel


eole-boucleQuand on ne connait pas la Provence, on croit que c’est une terre de soleil où souffle un vent qui porte un nom de poète.

Quand on découvre la Provence, on se contente vite d’un manichéisme météorologique, avec  le Mistral qui nettoie le ciel et le vent d’est qui le salit.

Quand on s’installe en Provence, on apprend vite une nouvelle règle de trois (6 – 9), ainsi que la théorie du « pain cuit », si le mistral se lève la nuit.


rose des vents pMais quand on y vit jour après jour, et surtout quand on s’y ballade à vélo, on se rend compte que cette terre de soleil est en fait une terre de vent, et qu’il faut toute la subtilité de la culture provençale pour appréhender le phénomène.  Il y aurait donc 32 vents en Provence, et autant de noms, sinon plus, comme nous le montre cette rose des vents, tellement plus esthétique que les flèches de météofrance.

 


Cette année, pour notre rituel tour de l’Etang de Berre (130 km et 850 m de dénivelée), nous avons donc dû affronter cette variante de Mistral appelée Travésso, voire Manjo-fango, un fort vent d’ouest qui nous a chahutés dans la montée du Rove, freinés dans la plaine de Gignac, avant de devenir progressivement notre ami lors du contournement du grand  lac.

Pas de fait de course notable lors de cette agréable sortie sur la journée. Les quinze participants du tour complet ont été vaillants, solidaires et efficaces. J’évoquerai seulement trois faits « sociaux » : pour fêter son premier anniversaire de quinquagénaire, Marc nous a offert le café le matin  (derechef, puis-je dire, puisque qu’il l’avait déjà offert aux habitués du jeudi) ; pour fêter son nouveau cadre CKT noir, blanc et rouge, Denis nous a offert le café le midi ; et, par la force des choses, nous avons changé de bistrot du midi, au port de Saint Chamas, mais je crois que notre quête du bistrot idéal est loin d’être terminée.

Je vous laisse admirer les quelques clichés que j’ai pu prendre sur la terrasse de cet établissement. Tout le monde y est reconnaissable, sauf  Patrick, bien sûr, notre photophobe qui se veut aussi inconnaissable que la chose-en-soi.

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Iloiement

11 Février 2010, 15:12pm

Publié par Daniel

ileverte

Il est jeudi, il fait très froid et il y a encore beaucoup de vent.  La tempête souffle sur son toit et il a presque peur pour ses tuiles.

Qu’ils le vérifient eux-mêmes (avec google), l’iloiement est un néologisme pratiqué non seulement par les sociétaires facebookiens, mais aussi par des philologues forcément distingués.

En ce qui le concerne, il l’utilise dans un souci de distanciation, tellement il a honte d’être resté à l’abri de ses tuiles et de ses murs, alors que le ciel était d’un bleu si pur. Et puis, il se sent moins seul en s’objectivant dans un iloiement qui n’a rien à voir avec celui de l’épicier. Evidemment, il en est sûr, tout le monde est sorti dans la tornade glacée, le laissant seul à ses cauchemars remplis de Lapierre ou de Litespeed emportés par le vent. Et le voilà en retard dans sa préparation, lui qui a des projets fous pour l’été prochain…

Mais quoi, il parle de retard alors qu’il ne compte jamais rien. Car quand on aime, on ne compte pas, même les kilomètres qui manquent. Et sournoisement, il est passé à l’onoiement. Cela vaut mieux, car quand on arrive sur un il, c’est souvent en naufragé.

Qu’ils conjuguent avec lui : jejoiement, tutoiement… Oui, il croit que le nounoiement existe aussi.

(En photo, l'Ile verte, à portée de tempête de la route des crêtes) 


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Tempête sur les Crêtes

7 Février 2010, 11:19am

Publié par Daniel

Nous avons tout eu, la pluie, le soleil et le vent, et parfois tout en même temps.
Cela a commencé par une matinée humide sous un ciel menaçant. De très faibles pluies nous ont attaqués en chemin, pas suffisantes pour nous faire faire demi-tour, mais suffisantes pour rendre les routes bien grasses.
Nous avons pu prendre au sec le café offert par Daniel F, le néo-quinqua généreux du jour. Il faut se faire une raison, il n'y a plus que 5 quadra au club, mais fermons la parenthèse, une nouvelle perte de quadra n'est pas attendue avant 2013.
C'est alors que 2 ou 3 violentes bourrasques de vent ont emporté les papiers et sacs déballés sur les tables de la terrasse. Quelques vélos trop négligemment garés ont même été bousculés. Malgré ces signes inquiétants, nous sommes presque tous repartis vers notre premier sommet : Le Camp. Dans la montée, nous avons pu admirer un arc-en-ciel au-dessus de Cuges. Et, en haut, le partage du peloton s'est fait à peu près équitablement entre les audacieux et ceux... qui avaient tellement d'autres choses à faire.
Après les embrassades, et sans doute quelques chambrages, 13 téméraires se sont donc lancés, par un itinéraire, comment dire... simplifié, vers Le Beausset, Saint-Cyr et Les Lecques, notre traditionnel lieu de pique-nique. Cette année, pas question de s'installer sur la plage. 3 camarades sont restés en plein-air, je ne sais où ; les autres se sont abrités du vent à la terrasse d'un bistrot pour ingurgiter confortablement les provisions, devant une demi bien frais pour certains, ou un chocolat bien chaud pour la plus maligne.
Et nous sommes repartis sans traîner vers la Ciotat, vent forcissant dans le nez (mais c'était plutôt force 7 que force 6). Le gentil néo-quinqua nous a offert une promenade touristique par le vieux port de La Ciotat, avant de nous entraîner dans la rude montée des Crêtes. Personne n'a flanché, 13 au niveau de la mer et 13 en haut des fameuses falaises de 400 m.
Je dois dire que cette année le vent s'est joué de la protection des falaises. Il nous a fallu dans certains virages mettre pied à terre pour éviter la sortie de route, en montée.
Tout le monde, même Patrick, s'est gentilment prêté au jeu de la photo sommitale malgré des conditions limites. Je remercie donc tout le monde, même... Comme vous voyez, Bécassine  s'est invitée, à la grande surprise de Polo, pour donner l'orientation de la tempête. Et le photographe, comme d'hab, n'a été que l'ombre de lui même.

cretes 2010 [1280x768]
Dans la descente, en haut de la troisième rebosse (pensez à replat...), il y a un passage complètement exposé à la puissance de tous les vents. Il ya eu dans le passé, à cet endroit, quelques sorties de routes amusantes pour les prudents. Cette année, tout le monde a été prudent en s'offrant une marche de 150 m, les mains aggrippées au vélo, avant la plongée sur Cassis.  Mais même à pieds, j'ai eu beaucoup de mal à résister à mon vélo, qui avait tendance à se prendre pour un cerf-volant. Un expert me dirait que c'est dû aux rayons plats des roues Mavic Ksyrium.
Retour à la maison, par la Gineste pour les plus fous, et par la Bédoule pour les autres. Dans cette dernière montée, Anne nous a montré, une fois de plus, les vertus de l'effort bien géré.
Quelques 120 km, 1500 m de dénivelée, des tronçons à 13% et un vent de force 8 pour 13 participants, voilà qui est de bon augure pour la saison 2010.

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