Voeux présidentiels !

joyeux noel et bonne année à tous et toutes, pleins de kilometres ,quelques velos et beaucoup de bonheur !!
thierry
La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille
Puisque nous sommes des cyclotouristes, notre activité est un subtil compromis entre le sport et la convivialité. Donc de la randonnée, petite, grande et très grande, de la culture sans excés et de la bou..., pardon gastronomie, avec excès.

joyeux noel et bonne année à tous et toutes, pleins de kilometres ,quelques velos et beaucoup de bonheur !!
thierry
Tout ce qu’on a dit et tout ce qui s’est passé (ou presque), vous le retrouverez en cliquant sur ce lien : compte-rendu de l’assemblée générale de section.
La très bonne surprise a été de retrouver parmi nous notre camarade Michel Augereau, l’autre Normand. Je rappelle que Michel et moi constituons à nous deux la minorité normande de la section et que nous avons du mal à faire le poids, par exemple face à l’imposante ethnie audoise.
La suite de cette AG a lieu jeudi soir, avec la première réunion du comité de section fraîchement (mais chaleureusement) élu. Nous nous répartirons l’écrasant boulot de l’exercice 2010 pour le plus grand bonheur des adhérents.
Et vous savez quoi ? Nous, les comitmen, allons à nouveau nous gaver de pizza.
Ouai-ai-ai !


La tribune des officiels face à un auditoire bien sage




Malgré ces sourires larges comme des produits d'appel, ce ne sont pas eux les lauréats.
Notez la convergenge des couleurs et des motifs des pulls, quoique le pull présidentiel soit moins géométrique.
En tout cas, c'est très photogénique.
Les parcours doivent-ils être observés à la lettre ? Certainement dans l’idéal, d’autant qu’ils sont élaborés avec amour et compétence. Mais dans la vraie vie, il y a toute sorte de facteurs qui concourent à nous en empêcher. Et, depuis quelques semaines, semble se dégager dans nos sorties une nouvelle tendance : la tendance chorégraphique.
Je vous avais déjà relaté un croisement dans la montée de la Sainte-Baume par Auriol. Il y en a eu un autre, celui-là inattendu, sur la route de Saint-Pierre les Aubagne, où nous avons vu revenir, à notre grande surprise, quelques-uns de nos camarades qui nous avaient précédés. Quelques kilomètres plus loin, le reste du peloton, que nous ne pensions pas non plus revoir avant le samedi suivant, nous rattrapait dans le Col de l’Ange. Il est vrai que ce jour-là, le temps était incertain.
La sortie d’hier n’a pas été triste non plus : une partie de ceux qui n’avaient pas fait le Régage (soient qu’ils souffraient de divers empêchements, soit qu’ils étaient à la bourre et, qu’à leur grande honte, ils n’avaient pas consulté le calendrier), ont quitté le café au moment où les autres y arrivaient. Mais dans le Juillet, nous, qui avons bu à la santé de Charline, avons re-croisé trois camarades du groupe bis. La sortie s’est finie en beauté par la rencontre de l’un des nôtres, qui revenait d’une sortie alternative pour cause de décalage horaire.
C’est jeudi, jour de vélo, et il pleut. Rien n’est plus certain et lancinant que cette pluie qui picore mon toit. Je ne peux même pas dormir, ma chambre étant sous le toit. Un étage plus bas, il y a moins le bruit de la pluie, mais c’est toujours un matin sombre, humide et froid qui pourrait m’envoyer dans une nostalgie de plus ou moins bon aloi.
Mais tel n’est pas le sujet. Je ne suis pas lancé dans un mauvais trip, juste dans des réflexions. Tout le monde ne l’a peut-être pas remarqué, mais la revue du club, Hipporama, a cessé d’émettre. Je vais être sincère (comme toujours J ), cette revue ne m’a jamais vraiment intéressé. Pour moi, c’était de la comm au ras des pâquerettes, presque entièrement consacrée aux dirigeants, aux mondanités et aux podiums. Justement, comme notre section de cyclotourisme ne produit pas de résultats, au sens sportif du terme, nous n’y figurions que très rarement. Et les choses se sont aggravées quand le club a décidé de confier à des pros la conception même du journal. Il est vrai que c’était aussi notre responsabilité de l‘alimenter en articles de qualité hipporama, c’est-à-dire quelques lignes platement consensuelles sur des évènements intéressant le Club.
Je vais vous dire comment je lisais Hipporama première période. Je le feuilletais jusqu’à ce que je trouve l’hypothétique rubrique cyclotourisme. Evidemment, j’étais souvent déçu, mais je revenais parfois sur un article ou deux concernant les autres sections. Un ou deux jours après, la pauvre revue était victime du classement vertical. Dans la deuxième période, j’étais, comment dire… plus expéditif. Voilà pourquoi, en 28 ans, je n’ai gardé que ce numéro, dont je tiens à vous montrer la couverture.
Cet exemplaire n’est pas du tout exemplaire, puisque nous faisons la une, et quelle une ! A l’intérieur, vous pourrez (si vous l’avez conservé) feuilleter désespérément les 40 pages, vous ne trouverez que ces quelques lignes, relatives à notre activité : « Photo couverture : Nos cyclos en route pour Ronce-les-Bains où ils se sont classés 6ème sur 71 aux jeux nationaux ASPTT ». C’est tout, alors que la une semblait tellement promettre. Je complète donc pour vous : c’était en 1994, le départ de notre semaine itinérante, par la route du Rove ; la photo est de notre ami Pierre Flecher et vous pourrez lire (si vous l’avez conservée), dans la Roue Ensoleillée n° 95, le récit amusant et détaillé de cette semaine, sous la plume d’Olivier B.
Voilà où je voulais en venir : la conservation. Les dirigeants de nos musées s’appellent des conservateurs. Rien à voir avec l’industrie alimentaire ni avec certaines options politiques. C’est qu’il y a un sens noble du mot conserver : préserver autant que possible les traces, témoignage ou objet, du passé. Il ne faut pas être prétentieux, l’histoire de notre section cyclotourisme n’appartient pas à l’Histoire, ce n’est qu’une suite de petites histoires accumulées au fil des années et qui n’intéressent que nous. Mais si elles n’étaient pas écrites et consignées dans cette espèce d’album de souvenirs qu’est la Roue, il y a longtemps que nous aurions perdu nos repères et que nous mélangerions tout. La Roue, enfin pour ceux qui la conservent (mais je suis sûr qu’il y en a plus d’un), c’est le fil (noir & bleu) du temps, c’est notre musée.
La revue Hipporama n’est pas morte parce qu’elle coûtait trop cher, elle est morte parce qu’elle s’était transformée en simple plaquette publicitaire. A ce jeu, elle ne pouvait rivaliser avec un site internet, bien plus dans l’instant et bien plus chatoyant. Malheureusement, cette mort est aussi un signal négatif, puisqu’elle semble pointer un support, le papier, comme quelque chose de coûteux, dépassé et peu écologique.
Les modernistes à tout crin pourront me taxer de ringardisme, même si je suis depuis longtemps un utilisateur acharné d’internet et du numérique, mais l’objet de papier (livre ou revue) est pour moi irremplaçable. Il apporte quelque chose de charnel (toucher, odeur, rythme du feuilletage) qui fait de la lecture un acte plus complet de l’esprit. L’écran et la souris font disparaître l’objet livre et, j’en suis sûr, cela nous manque. C’est bien pour cette raison que le marketing numérique essaie de promouvoir l’e-book, le livre rechargeable. Reste à lui donner, tout est possible, la consistance et l’odeur du papier, et pourquoi pas, une âme.
Certains me diront que le papier s’est lui-même imposé aux dépends de la pierre et de la cire. Je rappelle qu’on continue à écrire dans la pierre ou sur d’autres trucs. Rien n’est joué, de même que dans l’audio, le vinyl n’a pas encore perdu la guerre.
Alors continuons à amasser nos Roues Ensoleillées et à les laisser se couvrir de poussière. On verra qui, du blog (mon blog - comme vous le pensez J) ou d’elles, résistera le mieux au temps. Bien sûr, je ne prends pas les paris, j’ai passé l’âge de ce genre de défi.