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La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille

La désidentité ou l'innocence

18 Novembre 2009, 21:59pm

Publié par Daniel

Imaginez…  un monde sans cartes d’identité, sans fiches, sans noms et sans raisons sociales. Un monde où l’individu, parce qu’il ne serait plus rien, serait rendu à lui-même et à la nature.


Imaginez… l’état sauvage. Imaginez-vous simplifié, au point de n’être plus qu’une infime particule de l’univers, comme un rocher de la montagne ou un vent de la vallée. Plutôt un vent, un suave courant d’air, car vous êtes toujours en mouvement. Enfin, ce sont vos jambes qui sont en mouvement. Elles tournent indéfiniment  sous votre corps immobile pour que la petite machine qui réagit entre vos muscles vous emporte à la vitesse de votre fatigue.

Imaginez… que vous êtes sur un vélo, sur une route qui ne finit jamais définitivement. Imaginez tout le chemin parcouru comme une joie et celui qui reste à parcourir comme un plaisir. Imaginez aussi le repos et le repas comme des plaisirs qui vous permettent de continuer à n’être plus rien, mais dans la grâce.

Car, dans le fond, vous n’êtes presque rien, mais sans la grâce et sans l’innocence. Dans le fond, c’est-à-dire dans le monde où vous êtes identifié, catalogué, chosifié, prisonnier d’un enfer de règles et de regards. Ce monde du fond, ne l’imaginez pas, vous y êtes ; identifié, vous l’êtes à jamais jusqu’à l’anecdotique : taille, couleur, bruit et odeur, tout peut y passer.

Alors, quand vous êtes dehors sur votre vélo, parti pour longtemps, emportez votre carte d’identité nationale. On ne sait jamais, vous êtes dans un monde imaginaire, mais personne n’est au courant.

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Le cinglé d'Allauch-Village

5 Novembre 2009, 19:21pm

Publié par Daniel

                          Ce que vous voyez en haut est probablement un entonnoir renversé


Je dois vous expliquer pourquoi je mérite d'entrer dans cette confrérie avec, au moins, le titre de Fadoli.
Tout à l'heure, c'est-à-dire à 10h00 ce jeudi, il faisait très beau. Mais cinquante minutes plus tard, en haut des Termes, il faisait très pas beau. Les cumulus s'étaient accumulés à la vitesse d'un cheval au galop (pardonnez-moi cette image qui n'est pas dans le bon registre culturel). Surprise totale pour les abonnés à Météofrance.
Aux premières gouttes, le peloton assez fourni du jeudi s'est littéralement désagrégé. Fascinante propriété qu'a notre groupe de se diluer aussi vite que le sucre Gi... Gérard et moi avons raccompagné Yves à Peypin (bilan pour Yves : 4 km et 50 m de dénivelée). Puis nous avons poursuivi vers Aubagne. Je dois reconnaître que ce qui tombait sur nos têtes était bel et bien de la pluie, à l'échelle normande. Et la journée paraissait vraiment foutue.
Ben non ! Sur la route des Poubelles (après Pont-de-l"Etoile), le ciel a commencé à se dégager à la vitesse... Imaginez notre frustration. A Eoures, Gérard était trop près de chez lui pour persévérer un peu. Comme je n'avais, moi,  aucune raison de me précipiter à la maison, j'ai décidé de profiter de l'embellie. Me voilà donc lancé dans la peu sévère ascension d'Allauch par le versant sud. Arrivé au Logis Neuf, je n'étais pas comblé mais il était trop tard pour que je remonte les Termes. C'est vrai, quoi, moi aussi j'ai du mal à sauter un repas. Donc, résignation. Et puis pulsion : A la Croix Rouge, je tourne à gauche pour ma deuxième ascension d'Allauch-Village, par le versant ouest.
Sans doute, j'aurais dû manger à Allauch et tenter après la troisième ascension par le versant nord, mais Allauch n'est pas répertorié dans nos sites gastronomiques. Je suis donc bêtement rentré chez moi par St Menet. J'ai quand même fait un détour à Ste Marguerite pour arrondir mon compteur à 80 km.
N'ayant peur de rien, mais du temps à perdre, je vous livre mon parcours et son profil.
Evidemment, en ne tenant pas compte du détour extrême par les Termes, ce parcours est assez urbain. Mais c'est tellement rassurant de randonner près de chez soi.

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Le centième article : boire et déboires

1 Novembre 2009, 17:18pm

Publié par Daniel

Je suis ravi qu’Anne ait écrit le 99éme article (buvons le fruit de la treille !) ; le centième me servira donc à rendre un petit hommage à sa contribution toujours judicieuse et élégante. Il me permettra aussi d’établir une sorte de bilan tout à fait de circonstance puisque cela coïncide avec la clôture des challenges.

Je vous rappelle que notre bureau a décidé d’accorder des points « bon sociétaire » aux contributeurs du blog. Je vous donne donc mes chiffres, en espérant n’avoir oublié personne ni aucun article (ce qui est hélas souvent le cas quand on essaie d’être exhaustif) :

Anne                                     10 articles

Jean-Pierre                          5

Olivier                                   5

Thierry                                  2

Denis                                    1

Yves                                      1

Alain                                      1

Jean R                                  1

Photos et vidéos (là, c’est global) : Thierry, Jean R, Jean-Pierre, Yves, Jean V, Louis et Pascal G, Gérard, Olivier, Guy.

Vous êtes invités à vérifier que je ne me suis pas trompé.

Je vais vous surprendre, je trouve plutôt positif que 25% des articles ne soient pas de moi. Ce qui l’est moins, c’est qu’il y ait seulement 4 rédacteurs attitrés (5 articles et plus). Le faible nombre de « plumes » est un problème commun au blog et à la revue papier. Evidemment, les choses sont ainsi depuis la création de la Roue, mais comme j’y suis devenu sensible, j’ai l’impression que la situation s’est aggravée. Et je ne crois pas que ce soit dû à la concurrence que le blog fait à la revue.

Je pourrais certes écrire beaucoup moins, ce qui rééquilibrerait la proportion d’articles, mais je déteste voir le blog s’endormir car le sommeil est le plus souvent contagieux.

Alors que dire ? Seulement cela : pendant 25 ans, c’est-à-dire jusqu’à ce que je me charge de la Roue, je n’ai écrit que 5 ou 6 articles, contribuant ainsi à l’inertie générale. J’étais donc comme vous, paresseux, et je m’en remettais aux « professionnels », ceux qui écrivent facilement et qui en ont envie. Il est vrai que j’ai changé d’attitude contraint par mes obligations de « responsable de la Roue », mais je me suis aperçu que ce qui me semblait être presque un métier, est en fait à la portée de tout le monde, exactement comme le vélo, avec plus ou moins de souffrance. Et plus on est entraîné, moins on souffre, je vous le garantis.

Et aussi cela : je pense qu’il n’y a pas un monde entre la parole et l’écrit, même si l’écrit est toujours mieux construit et donc, du coup, plus constructif. D’où cette question un peu provocatrice (pardonnez-moi) : pourquoi les nombreux forts en gueule du club sont-ils souvent si faibles en  plume, alors qu’ils ont tant de choses à dire ? Y aurait-il un rapport entre l’angoisse de la page blanche et la peur du silence ? Quant aux faibles en gueule, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’exprimer à l’abri des décibels ?

Bien entendu, il ne s’agit que de vélo et de la vie et des anecdotes du club. La vie peut bien continuer sans blog et sans revue, sans péril pour personne. Et puis la tradition orale a aussi son charme… Comptons sur les conteurs !

Pourquoi faire 200 bornes, pourquoi monter des cols, pourquoi rouler parfois sous la pluie et dans le froid… C’est à chacun de répondre. De la même façon, pourquoi une communication écrite (moderne ou traditionnelle), ce n’est pas qu’à moi de répondre.

 

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Se méfier des itinéraires bis

1 Novembre 2009, 09:37am

Publié par Anne

 







Nous avons attendu, attendu
Ils ne sont jamais venus
JD

Nous étions nombreux au café à Gémenos et je me suis hâtée vers Saint-Jean-de-Garguier pour ne pas être à la traine. Je ne l’ai pas été car nous avons beau avoir attendu un peu plus loin, nous n’avons pas été plus de six. Crevaison ou engouement général pour l’Espigoulier ?  (c'est vrai qu'il faisait bon). Pour en avoir le cœur net, il a suffi de monter la Sainte-Baume par Auriol et croiser tout le reste du peloton.


Cette étrange sortie s’est tout de même terminée sur un élément positif : je vous recommande les raisins bios de mes vignobles abandonnés du chemin des poubelles, encore actifs en cette veille de Toussaint.

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