La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille
Puisque nous sommes des cyclotouristes, notre activité est un subtil compromis entre le sport et la convivialité. Donc de la randonnée, petite, grande et très grande, de la culture sans excés et de la bou..., pardon gastronomie, avec excès.
Vive la farandole !
Une partie d'entre nous lançant les cornes de leurs VTT à l'assaut de celles, bien plus affûtées des taureaux Camarguais, le peloton bleu et blanc de Magnac ne ressemblait en rien à une farandole, même en s'étoffant de ci, de là, de quelques éléments...
Ce titre veut simplement rendre hommage au traditionnel troquet ciotadin -LA FARANDOLE pour ne le point nommer - où nos cyclos aiment à s'y arrêter boire le café et palabrer un brin. En effet, la tête en l'air que je suis a oublié, en partant, son portable sur la table. Le gentil barman a pris la peine de consulter la mémoire de mon appareil et a réussi à téléphoner à mon domicile, afin que je sache où il soit et que je puisse le récupérer. Je pense que ce geste ô combien charmant méritait d'être connu et, de grâce, ne changeons pas de crémerie à la Ciotat !
Sinon, à part un peu de vent d'est dans la Gineste, la balade fut des plus agréables par un temps clément : il est vrai que la Gineste, le Pas de Bellefille, les Côteaux Varois enchantent toujours les cyclos qui passent par là. Quant au Brulât, et ce sera mon mot de la fin, il reste une des bosses les plus coriaces de la région, tout au moins au niveau du pourcentage... D'accord, en haut de ce dernier, j'ai dit à Denis que je n'avais pas mis le 30X23 car je le réservais pour les côtes mais ce n'était que pure plaisanterie, galéjade, bien sûr !
Les deux Saintes
Appréciez le mal que je me donne pour améliorer la vie de mes camarades cyclos de l'ASPTT Marseille. Le week-end dernier (fortement pluvieux), je me suis attaqué au délicat problème de la prévision de cumul de dénivelée sur les parcours proposés. C'est là que j'ai découvert qu'openrunner avait une fonction (jusqu'à maintenant inaccessible par moi) de calcul de profil, comme le montre l'exemple ci-dessus. Les infos de cumul sont tout en bas sur la dernière ligne.
Pourquoi ne l'ai-je pas vu plus tôt, me direz-vous ? Tout simplement parce que je n'arrivais pas à sauver mes parcours, pour une raison qui m'échappe (peut-être un problème de blocage de pop-up). Or après s'être créé un compte sur openrunner (l'inscription est gratuite), il faut sauver ses parcours et les recharger pour voir apparaitre, dans la partie détail, sous la cartographie, la merveilleuse fonction de calcul de profil. Un seul click et un peu de patience suffisent. J'en suis désolé pour Max, mais il peut ranger définitivement son papier millimétré jaunissant.
Et en quoi me suis-je donné du mal, me direz-vous encore ? Non pas en jouant avec openrunner (cela occupe un samedi pluvieux) mais en le validant sur des parcours dont j'avais noté les données de mon altimètre, puis sur un parcours original suffisamment long et extrêmement vallonné que j'ai parcouru (à vélo) avant-hier. L'excellent logiciel m'annonçait 2400 m. et mon altimètre m'en a donné 2600. Dans un cas aussi difficile, je trouve qu'un écart de 8% est acceptable. Il devrait permettre à tout organisateur d'éviter les remarques acerbes sur les sous-estimations de dénivelée.
Sur ce profil, vous pouvez aisément reconnaître (dans l'ordre) les bosses principales : les Termes, le revers du Juillet, Puits-de-Rians, le col de Portes (631 m), le Grand Sambuc (615 m), les bosses avant Ginasservis, la bosse d'Esparron, la montée de la Sainte Baume par Rougiers (742 m) et le final par l'Espigoulier (725 m).
Cela n'a rien à voir avec les performances d'openrunner, mais ce parcours difficile emprûnte des routes très calmes et pleine de grâce. N'ai-je pas dérangé un peloton de biches... juste derrière l'usine de Cadarache. Heureusement pour elles, les chasseurs s'étaient arrêtés de l'autre côté de la colline pour boire l'apéro. Enfin, ne perdant jamais de vue dans l'effort mon confort et mon réconfort, j'ai mangé (très bien) chez Marceau, à Ginasservis, une adresse connue et recommandable.
Evidemment, j'ai mis plus de temps à digérer les bosses que les ravioles de Marceau. Le lendemain, à la sortie du jeudi, j'avais, comme on dit, les grosses cuisses. (En ce qui me concerne, ce n'est vraiment qu'une image).
Le Siou Blanc « à l’envers »
Nous étions une vingtaine hier au départ de Saint-Menet avec, en bonne place dans le peloton, la troisième génération de la dynastie de Jean R. Il parait que certains retraités n’ont pas pu venir pour cause de bricolage et je partage à cet égard la perplexité d’Olivier. Evidemment, si c’est de la maçonnerie, c’est une excuse en béton mais par contre si c’est de la menuiserie ...
Nous étions 13, dont Bernard, à nous lancer à l’assaut du Siou Blanc par Signes.
Heureusement pour Bernard, le panneau interdisant l’accès au massif jusqu’au 15 septembre a dissuadé le plus raisonnable d’entre nous qui a fait demi-tour. Malgré une forte perte d’entrainement, l’ascension s’est bien passée pour moi car j’ai adopté l’allure appropriée et bien sûr le développement adéquat, celui qui permet de durer – le développement durable, quoi.
Au café à Signes, nous avons rencontré une ancienne du club, toujours fidèle aux couleurs de l’ASPTT. Puis nous avons affronté le reste de la montée de Signes qui parait-il a perdu en dénivelée depuis que la route à été refaite mais qui reste quand même redoutable sur la digestion. Elle se prête bien parait-il à « l’affût ».
Rappelez-vous, dans l’article précédent, notre rédacteur en chef établissait une analogie intéressante entre sport cycliste et chasse. En effet, cette dernière, elle aussi, est basée sur l’échappée (du lapin) et la poursuite (par le chasseur). J’ai appris aujourd’hui qu’on pouvait également pratiquer le cyclotourisme « à l’affut » : repérez l’un de vos compagnons qui fait tout son possible pour vous rattraper ; à l’occasion d’un virage, planquez-vous dans le décor et observez votre poursuivant se démener vers une cible qui lui a été retirée à son insu. Plus d’un l’ont pratiqué avec beaucoup de bonheur.









