La Roue Ensoleillée, le blog des cyclotouristes de l'ASPTT Marseille
Puisque nous sommes des cyclotouristes, notre activité est un subtil compromis entre le sport et la convivialité. Donc de la randonnée, petite, grande et très grande, de la culture sans excés et de la bou..., pardon gastronomie, avec excès.
Le Patatoïde Provençal
Les créateurs d'épreuves cyclotouristes adorent les figures géométriques. Les flèches relèvent plutôt de la balistique, mais nous avons les rayons, les diagonales, les triangles et même les tours, qui épousent d'autres formes géométriques que le cercle, par exemple l'hexagone.
Notre vieux Triangle Provençal, après presque 30 ans d'existence, est tout érodé et cabossé, comme nous le montre ce parcours calculé avec openrunner, mais j'ai pour lui beaucoup d'affection.

C'est pourquoi, je suis très content de l'avoir vu renaître hier, même dans un format patatoïde. Et je dis bravo à Thierry et Jacques pour avoir été plus géomètriques en partant de Marseille. Je laisse le clavier à Thierry :
Col du pointu, nous sommes Jacques et moi au sommet, il est 10h30 et deux interrogations nous taraudent ; attendre ou pas les autres ? Vont-ils faire réellement le tour complet ou pas ?
Je me souviens à ce moment de ma déception lors du dernier triangle raccourci à Cereste, me vient aussi en tête mon invitation et repas du soir à 18h30 avec des amis. Il reste 50 kms pour Manosque, on peut donc encore y manger pour 12h30. Notre but commun avec Jacques, faire le parcours complet et retour avant 18H, résultat de la réflexion malgré le désir de rouler avec les copains, on ne peut plus attendre. nous savons qu'un déjeuner à manosque sera synonyme d'un retour dans les temps.
11h Castelet,
11h30 Céreste,
12h30 Manosque enfin à table ! un coup de fil de denis "A Céreste le groupe derrière finit son repas".
13h40 Vinon bain à la fontaine
14h30 Rians bain à la fontaine
15h15 Pourrière rinçage au bar
16h30 Auberge neuve bain à la fontaine
17h Logis-neuf Rinçage au bar
17h45 retour à la maison, contents d'avoir fait les 220 kms de ce monumental triangle provençal. Malgré les 35° de l'après-midi nous sommmes rentrés à l'heure grace aux fontaines, aux relais incessants et aux 25km\h de moyenne.
Bravo Anne !Bravo le groupe des 7! et merci Daniel .
Nous les 7, sommes arrivés à 11h55 à Céreste, ou nous nous sommes un peu attardés pour manger et récupérer. Le retour, par Manosque, Vinon, ginasservis et Rians s'est fait sans forcer mais avec force bidons. C'est à 18h10, au cercle de Cadolive, que nous avons englouti la BBF et le jus de fruit.
Pour compléter les mensurations, nous avons tutoyé les 200 bornes (197 exactement), dépassé les 2200 m de dénivelée et frisé les 21,5 de moyenne, mais ce n'est pas cela qui compte. Pourquoi pas un week-end Alpes de Soleil en 2010 ?
Les grands randonneurs, anonymes dans le peloton du samedi

Et d'autres photos des 7 :





Il y a quatorze ans à peine
C’était mon premier Triangle Provençal. Après une dizaine d’années de disparition et une réapparition accidentelle il y a trois ans sous une forme atténuée, le Triangle est revenu cette année dans ses mensurations d’origine, c’est à dire au départ de Cadolive. Les deux plus vaillants, Thierry A. et Jacques M. sont même partis de Marseille et je suppose qu’ils y sont retournés (nous attendons leurs impressions sur le blog).
Ce qui fait que nous nous sommes retrouvés, les 7 autres, dans l’ambiance purement cyclotouriste de mes débuts. L’excellente équipe se compose comme suit : 6 Lozériens, 5 Corses, 2 Audois et 6 habitués du Triangle : Jean R., Michel G., Bernard D., Denis B., Daniel D. et moi. Seul Noël S. ne date pas de l’époque mais il est parfaitement intégré.
La fontaine de Castellet
Au bout de 45 km, quelqu’un fait remarquer qu’il n’en reste plus que 150. Soit une sortie classique, donc aucune raison de paniquer. Et puis que dire de nos ancêtres qui ne lésinaient pas devant les brevets de 300km, 400km, flèches, diagonales et PBP ? D’ailleurs tout le monde s’est très bien comporté sur l’ensemble du parcours. Seul notre retour à Cadolive a été légèrement retardé par les bains pris dans chaque fontaine rencontrée.
La fontaine de Vinon
Dimanche, Ils étaient à la concentration VTT du Rove

Voici quelques photos de magnifiques points de vue et athlètes lors de la concentration VTT du ROVE, le dimanche 17 mai où j'ai réussi à me fracasser le genou droit avec le cintre, sans parler des arbousiers et autres épineux qui m'ont déchiré les mains et les mollets!!!
Jacques a fait le 40 km sans problème pendant que j'avalais le 30 et un pastaga bien mérité.
Je soigne ma tendinite à l'algipan et me repose en vue de la semaine corse.





Et nous, en ce jeudi de l'ascension, nous étions à Roquefavour, à la concentration du Souvenir Pantanella organisée par nos amis de l'Excelsior. Nous étions une quinzaine à profiter de leur accueil toujours aussi chaleureux. Personne n'ayant pensé à prendre son APN, je n'ai malheureusement pas de photos à vous proposer. Je vous laise imaginer 15 schtroumpfs picorant avec délicatesse dans le buffet garni. (Daniel)
Un jeudi d'Avril dans la montée de Nans
Le logiciel vidéo libre qui convertit tout en n'importe quoi existe, il s'appelle Format Factory et je lui fais volontiers de la publicité. Je pourrais effectivement ouvrir un compte chez un autre hébergeur vidéo, mais je préfère utiliser l'interface d'over-blog avec wat, même si wat a des soucis avec le format MOV de l'appareil de Thierry. Pour moi, c'est plus commode.
Je peux donc combler mon retard dans la publication des vidéos, en vous en proposant deux, savamment filmées par Thierry, un jeudi, dans la montés de Nans à Plan d'Aups. Vous aurez ainsi une bonne idée du rythme infernal du groupe du jeudi, après manger. Notamment, dans la première vidéo, notre jeune vidéaste réalise un travelling en avant... presque humiliant.
Le tour de Lozère multimedia
Ce court article pour vous dire que j'ai enrichi l'album Lozère avec une bonne partie des photos de Thierry. J'ai même essayé d'intégrer une de ses vidéos prise au col Salidès. Cette fois, j'arrive à charger le fichier mais, nouveau problème : impossible de le visualiser (échec d'encodage). Avec les outils informatiques, il faut beaucoup de patience.
Tout arrive. En convertissant le fichier d'origine (MOV) en AVI mpeg4, j'obtiens enfin un résultat. Pour la conversion, j'ai utilisé une version d'évaluation qui met un filtre pas trop désagéable. Je compte trouver mieux.
Les Gorges du Verdon
Nous n'étions que 8 pour ces Gorges du Verdon 2009, mais que du solide : Anne, Jean R, Max, Yves, Michel G, Gérard, Noël et Daniel D. Rien que des Lozèriens, mis à part Gérard, et un néophyte du Verdon : Noël.
Le nouveau début de parcours, essayé l'année dernière (mais pas par moi), est très judicieux. De Montagnac, il nous amène au plus court au-dessus du lac de Sainte-Croix et nous évite quelques raidillons. Cela dit, comme dans les autres éditions, il faut beaucoup monter et beaucoup descendre, toute la journée. Je donne les mensurations : 137 km, 2300 m de dénivelée et temps parfois couvert.
La meilleure façon de raconter cette sortie, c'est d'en faire un chemin de Sainte-Croix, avec stations. J'en profite pour désamorcer d'entrée une polémique des Points Sublimes : celui du Tarn est certes unique, mais dans notre Verdon provençal, il y en a plusieurs !
Première station, premier PS (Point Sublime), après la fontaine et le col d'Illoire :

Seconde station, second PS, avant le tunnel du Fayet :

Troisième station, troisième PS, sur le pont sur l'Artuby :


Ceci n'est pas une station, mais une pause repas, dans l'incontournable village de Trigance. Avant le redémarrage, chacun vaque à ses occupations :


Quatrième station, quatrième PS, le PS éponyme, mais finalement assez quelconque :

Dernière station (de plus en plus confortable), dernier PS, dans la descente sur Moustiers, le retour au lac de Sainte-Croix :


Je dois signaler que, pour une fois, le groupe bleu et blanc de l'ASPTT marseille a fait une rencontre cycliste, alors qu'il y avait surtout des pelotons de motards (je n'ai pas vu de Bioul). Et c'est avec une cyclote solitaire niçoise, tout de noir vêtue, qui progressait dans un style différent mais globalement à la même vitesse que nous. Ce qui fait qu'après plusieurs brèves rencontres, le plus convivial d'entre nous l'a intégrée à notre tablée de Trigance. Discrétion ou manque d'à propos, je n'ai malheureusement pas de cliché de la mystérieuse Dame en noir. Nous avons tous été impressionnés par l'efficacité de son coup de pédale.
Riboux 2009
Pélerinage au Bleymard
The stories of the street are mine
The Spanish voices laugh
L. Cohen
Traduction approximative :
Les histoires de la route sont les miennes
Les voix du sud-ouest rient
C’est là que, en 1985, j’ai concrétisé ma vocation pour le cyclotourisme, née une dizaine d’années plus tôt en voyant passer une marée de vélos à Aubagne un jour de marché. Le centre UCPA du Bleymard organisait une « semaine itinérante » pour débutants, soit une trentaine de kilomètres par jour, avec tentes et ravitaillement dans les sacoches. Cette fois-ci les kilométrages allaient de 90 à 140 par jour, mais le plaisir de faire partie d’un peloton est toujours le même.
Les faits les plus marquants de ce tour de Lozère ont été le papier millimétré de Max et ses anecdotes palpitantes sur les annales du club (les sorties féminines du samedi après-midi, le « bout du monde », ...). Il faut que tout cela soit écrit, ce serait dommage que seule une tablée en profite.
Et effectivement, l’hôtelière du dernier hôtel était fascinante, avec son « tout vous convient ?, oui ! » suivi d’un départ précipité. D’ailleurs, elle nous l’a dit elle-même lorsque nous lui avons transmis le bonjour du jovial restaurateur qui nous avait accueilli à midi et qui disait connaître le patron de l’hôtel du soir, elle n’aime pas les gens qui causent ... Mais elle a finalement déclaré qu’elle était contente de nous et c’est réciproque.
Un seul reproche à faire à cette organisation impeccable : nous n’avons pas eu l’occasion de déguster de l’aligot. Or, revenir de Lozère sans avoir mangé d’aligot, c’est un peu comme revenir de Norvège sans avoir mangé de rømmegrøt.
Je mets l'album Lozère en ligne avec les photos de Jean. Bien sûr, j'ajouterai celles qui me parviendront ensuite. (D)
Le tour de Lozère en quatre jours
Quand le club est en voyage (presque le tiers de l'effectif), le blog est en vacances ! Désolé pour cette interruption, je me remets au boulot.
Nous avons donc fait un vrai tour de la Lozère, en partant de St-Jean-du-Gard qui est dans le Gard.
16 participants : Anne, Jean C, Jean R, Max, Michel G, Bernard, Jean-Louis G, Yves, Serge B, Jean Y, Noël, Michel T, Marc, Patrick P, Thierry et Daniel D. (sur la photo du départ, il en manque 2 et il y a quelques sourires crispés - il fait très frais).
2 accompagnatrices : Sylvie et Eva.
Jeudi 30 avril : de St-Jean-du-Gard à Bagnols-les-Bains (102 km et 2200 m de dénivelée)
Nous traversons les Cévennes par la montagne du Bougès et le Mont Lozère. C'est court, mais il y a 3 honorables difficultés :
- le col de Jalcreste (832 m) où nous mangeons très confortablement ce que nous avons emporté de Marseille ;
- le col de la Croix de Berthel (1088 m) par sa pente sud ;
- le col de Finiels (1541 m), sur le dos bien arrondi du Mont Lozère où la neige est encore bien présente.
Nous faisons étape dans une station thermale où la saison n'a pas encore commencé. Nous sommes déçus, le casino est fermé.
J'ai bien aimé le temps plutôt ensoleillé et les 12 km d'ascension du Mont Lozère (versant sud) dans un décor chaotique et peu boisé (les arbres sont en haut).
Vendredi 1er mai : de Bagnols-les-Bains à St-Chély-d'Apcher (132 km et 2200 de dénivelée)
Nous contournons Mende par le Sud et nous parcourons la Margeride en long et en large.
Cette fois, nous avons mangé en 2 groupes : les prévoyants qui ont tout acheté à Barjac et les optimistes qui ont cru au petit commerce de St Amans. Mais nous nous sommes tous retrouvés au bistrot-épicerie-traiteur providentiel de St Amans.
Plusieurs cols :
- le col de la Loubière (1181 m), un petit col forestier sans prétention ;
- le col du Cheval Mort (1454 m), au décor âpre et froid (sur la droite, une route toute droite monte dans la forêt vers le Truc de Fortunio et son intéressant point de vue que les uns après les autres, nous avons ignoré - mais le temps était bouché) ;
- le col des Trois Soeurs (1470 m) et son camarade le col de la Croix-de-Bor (1450 m), dans un décor typique de la Margeride, bois, pâturage, blocs de granit et, partout, des jonquilles ;
- le col de la Baraque-des-Bouviers (1418 m), un long faux-plat très inopportun.
Je n'ai pas bien aimé le temps de plus en plus couvert et le vent froid du Nord, mais cela va avec la Margeride que j'ai bien aimé comme d'habitude. Et toujours pas de pluie.
Nous dinons et dormons dans une petite ville industrielle du nord de la Lozère où il n'y a pas grand chose à voir le soir.
Samedi 2 mai : de St-Chély-d'Apcher à Meyrueis (143 km et 1750 de dénivelée)
Cette étape nous ramène dans le sud du département à travers l'Aubrac, le causse de Sauveterre et les gorges du Tarn et de la Jonte.
A Nasbinals, en faisant les courses, nous avons le temps d'admirer sa très robuste église. Puis, nous nous enfonçons dans les immenses pâturages du plateau, vers le col de Bonnecombe (1350 m). C'est une route sinueuse qui passe entre des collines bien rondes et rases. La végétation n'est pas trop diversifiée, mais il y a des cours d'eau dans tous les sens, et bien sûr, des lacs. Et des jonquilles.
Nous mangeons un peu plus bas que Bonnecombe, au col de Trébatut, dans une auberge qui nous aurait volontiers proposé de l'aligot, si nous n'avions pas tout acheté à Nasbinals.
Après manger, une longue et belle descente nous ramène dans la vallée de l'Olt, avant d'attaquer la remontée sur le causse de Sauveterre par le Sabot de Malpeyre (un gros rocher figuratif). Le groupe de queue prend le temps d'engranger le col de Longue Louve (864), qui figurait bel et bien au parcours officiel. Et, en touristes conciencieux, nous nous retrouvons presque tous pour admirer le Point sublime des Gorges du Tarn.
Après la sévère plongée sur Les Vignes, le reste du parcours, au relief agréable, s'est fait en petits paquets, des plus rapides aux plus contemplatifs.
J'ai beaucoup aimé le vent du Nord et le temps qui se découvrait progressivement. Et l'Aubrac, dont je suis fan.
Meyrueis est un gros village très vivant et déjà encombré de touristes. Comme les autres, j'ai été subjugué par la patronne castratrice de notre Hôtel, mais je laisse à quelqu'un d'autre le plaisir d'évoquer cet étrange personnage.
Dimanche 3 mai : de Meyrueis à St-Jean-du-Gard (92 km et 1550 m de dénivelée)
C'est sous un ciel parfaitement bleu que nous monterons tranquillement, par paliers, jusqu'en haut de l'Aigoual (1567 m).
Après Bramabiau, ont lieu les deux seuls incidents mécaniques de cette randonnée. Anne crève et Jean R en profite pour s'apercevoir qu'il manque une vis à son petit plateau (celui de Jean), ce qui sera sans conséquence.
En haut, ni pluie ni brouillard, c'est la grande faveur que nous fait l'Aigoual pour nous permettre d'admirer les Cévennes jusqu'à l'horizon et un peloton de véhicules millésimés qui nous ont précédés. Malheureusement, le snack n'est pas ouvert. Pour manger le midi, tout repose donc sur le village du Pompidou sur la Corniche des Cévennes, mais après deux bonnes ascensions, le col Salidès (1011 m) et le remontée sur la Corniche. Las, nouvelle déception, il y a bien un restaurant ouvert au Pompidou, mais il ne sert pas à manger aujourd'hui. Certains s'installeront quand même pour manger ce qu'ils ont dans leurs fontes, ceux qui n'ont pas grand chose continueront plus ou moins tranquillement jusqu'à St-Jean-du Gard, pour un repas tardif (à 14h et plus).
J'ai aimé l'Aigoual par beau temps et toujours, dans une végétation pourtant bien diversifiée, la présence des jonquilles. Et manger une salade des Cévennes à 14h30...
L'album lozère est en préparation. J'attends les clichés de mes camarades photographes...





