Du mulet au cheval de course…
Titre en l’honneur de Claude Tinazzi, orfèvre en matière de réglage des vélos : vous lui portez votre mulet – emprunt au jargon de la Formule 1, la course automobile, pas les hôtels bon marché ! – et il en fait un cheval de course ! Merci Claude, il marche comme un avion, mon vélo numéro 2… il ne me reste plus qu’à en faire autant !
Bon, après cette introduction, passons à la journée… et quelle journée ! Samedi 11 octobre, départ 8 H 00 Stade Magnac pour un 90 km musclé ! Déjà pas mal de cyclos au rendez-vous, pas un nuage dans un ciel d’une pureté incroyable, aucune fraîcheur matinale…et Éole en grève !
La Gineste dans ces conditions, c’est un cadeau… tout comme la descente sur Cassis qui se dore au soleil, les vignobles des Janots puis la longue descente sur la Ciotat. On connaît, bien sûr, mais on ne s’en lassera jamais…
La Ciotat. Un monde fou dans l’eau. Une petite houle qui ourle la Grande bleue de quelques vaguelettes. Au bord des flots, le café aura presque un goût iodé ! On n’est pas bien là ? Si, et même on y resterait !
Comme il en est désormais coutume, après ce bon moment de convivialité, le peloton se scinde en plusieurs morceaux. Celui d’aujourd’hui n’échappera pas à la règle… et des 18 machines, 36 jambes, 36 roues – pour les patins de frein c’est plus compliqué ! – il ne restera plus que 5 volontaires pour effectuer le « parcours officiel », certes arrangé de manière à décrire une boucle !
Je pense que tout le monde se sera régalé avec ce temps incroyable – ce n’est plus un été indien, c’est bien plus que cela ! – et je vais donc continuer ma narration avec le groupe de 6 dont j’ai fait partie. Rejoindre Ceyreste par la gare de La Ciotat, une idée de Denis : très chouette, petites artères, pas mal de bosses ; parcours à se rappeler. Suite hyper connue, exacerbée aujourd’hui par la clémence céleste mais nous retiendrons que ce n’était pas le jour de Denis : mini-crevaison qui l’obligera à gonfler plusieurs fois puis changer la chambre sans découvrir le trou… avant de coincer la chaîne dans le descente vers le Col de l’Ange !
Denis et moi décidons de déjeuner à Gémenos. Terrasses pleines de partout… le soleil a fait dégager les chaumières !
Peu avant 14 H 00 nous remettons le couvert et roulons ensemble jusqu’à Beaudinard puis Aubagne où nous nous séparons. Pour ma part, je profite de cette aubaine météorologique pour m’offrir une seconde Gineste, via les Vallons d’Aubagne, La Bédoule et la Gare de Cassis… Gare de Cassis après celle de la Ciotat : une sortie sponsorisée par la SNCF ?
D’aucuns photographient notre rade merveilleuse : nous avons de la chance de vivre à Marseille, vraiment ! Merci à toutes et tous pour la belle compagnie.. ; et une dernière fois à Claude pour la véritable machine de guerre qu’il a fait de mon mulet ! A samedi prochain, pour la Trévaresse… on croise les doigts pour disposer des mêmes conditions climatiques !
J’oubliais les chiffres : 18 cyclos dont 3 cyclotes, record de la saison à battre, le dernier ne datant que la semaine dernière ! Nous sommes partis sur de bon rails – l a SNCF, encore ! On continue ! Pour ma part : 96 kilomètres et pour la dénivelée 1 421 m positifs, mon record de l’année !