T.S.V.V. (Tour de la Sainte-Victoire… Venté !)
Ce samedi, 7 avril, la météo, après nous avoir promis quelques averses, nous annonçait un temps sec mais bien «aéré» par un vent d’est musclé… Les prévisions étaient justes… d’où mon titre !
A part Jipi, tout de même sorti, personne ne semble trop craindre le vent dans notre section car, à Gréasque, 30 joyeux drilles – merci Denis pour le chiffre ! – souhaiteront, avec certes un petit retard, un excellent anniversaire à Max, toujours bon pied bon œil malgré ses 81 printemps !
Pour l’instant, le vent est bien favorable, nous nous plaindrons plus tard ! Il ne fait pas froid du tout, et, en cette saison, la panoplie complète du cyclo s’affiche : qui en court, qui en long, veste d’hiver, corsaires, tout y passe ! Même voilé, le soleil est bien présent et c’est bien plaisant de rouler ensemble sur les routes du pourtour aixois, même si nous les connaissons par cœur. Au pied de l’autoroute, les wagons matinaux se détachent du train bleu à la journée, parti à l’assaut du Tour de la Sainte-Victoire, pour ceux qui n’auraient pas suivi !
Le changement important des voies de circulation, à Châteauneuf-le-Rouge - où une minuscule piste cyclable tutoie d’un peu trop près de magnifiques réverbères ! – sème la première panique parmi les 18 participants de cette bien belle classique. Tout rentrera dans l’ordre et la bosse de Beaurecueil, vent de dos, passera comme lettre à la poste – mieux, pourraient dire quelques mauvaises langues !
Jipi un peu à la traîne dans la descente ; normal, mais il est si bien dans cette belle campagne, au pied de la muraille impressionnante de la Sainte-Victoire ! Toujours un peu rapide pour lui, le train. Beaurecueil, pas d’arrêt à la belle fontaine qui distille pourtant une eau si fraîche. Sur la magnifique route Cézanne, qui longe la face sud de cette belle montagne, qu’il fait bon rouler sous la sylve enchantée, toujours avec l’aide d’Éole… Profitons-en, cela ne durera guère ! Au Tholonet, village magnifique s’il en est, seuls Paulo et Denis daignent me tenir compagnie pour recueillir l’eau du Verdon : même plus soif les cyclos… il faut dire que vent de dos l’on consomme nettement moins !
Aix-en-Provence : regroupement au rond-point du stade où nous mangeâmes maintes fois, lorsque le TSV en sens horaire n’était en nul point envisageable ! Maintenant, nous le faisons une fois d’un côté, une fois de l’autre ; les 15% du col de Claps : même pas peur ! Et c’est parti pour le versant nord, là où ça grimpe bien et là où ça va souffler, copieux, de face, Éole va se régaler. Mais qu’elle est belle cette campagne qui borde cette face si austère, tant pis si nous devons sortir les braquets de montagne bien avant les véritables ascensions. Bien sûr, le peloton s’étire en plusieurs paquets, des éléments isolés «naviguant» entre chaque groupe.
A Vauvenargues, le vent est très fort, Jipi va ramer mais, dans le cadre sauvage de la Vallée de la Cause – ce n’est sûrement pas pour rien qu’il y a le «Sentier des Plaideurs» à Vauvenargues ! – la soufflerie se sentira un peu moins et il pourra apercevoir les derniers éléments dans les lacets du court mais très intense Col de Claps. Mais que c’est beau ! Quasiment pas de voitures : ça repose, si j’ose dire ! Ensuite, dans une portion pourtant moins pentue, de grosses rafales tenteront en vain dévier les cyclistes de leur trajectoire. Plateaux, pignons et chaînes de se retrouver très à gauche bien avant la dernière montée sévère qui nous hisse sous les deux derniers lacets, bien plus faciles, du Col des Portes, à l’ambiance sauvage, presque montagnarde à 631 mètres d’altitude ! Joie de l’effort accompli, regroupement général. 11 H 55 : où mange-t-on ? Sempiternelle question ! L’unanimité ne semble pas au rendez-vous, fourchettes à Trets ou casse-croûte à Pourrières ? Jack ou Denis réservent à Trets une douzaine de couverts ; nous verrons bien !
Le vent va encore nous freiner «efficacement» mais, dans un secteur globalement descendant, nous ne trouverons pas cela des plus gênants. Ce côté est encore sauvage, évité par la circulation motorisée. Plusieurs stèles commémoratives témoignent d’un important maquis.
La silhouette familière de la ferme du Puits de Rians nous avertit que la descente des 17 Tournants approche… Mais nous devrons auparavant avaler une dernière petite bosse par vent encore défavorable. En haut, les efforts sont finis. Nous nous laissons glisser à travers un décor bien rocailleux pour nous regrouper à la fontaine de Pourrières… où la décision définitive du lieu de la pause méridienne devra bien se prendre !
Finalement, nous irons tous à Trets… Hissez les voiles, cyclos, Éole redevient notre ami ! Et bientôt une belle tablée bleue et blanche se dressera sur la terrasse du Café de la Gare, en plein soleil… Ce bonheur absolu sera bien contrarié par des rafales démoniaques qui enverront valser couverts, verres et tutti quanti… sans oublier un ou deux pigeons qui ont très mal choisi leur lieu de déjections !
Enfin, cet arrêt d’une bonne heure trente n’aura pas changé ni la force ni la direction du vent et le Jaillet se montera presque sans pédaler… J’exagère un peu, Marseille oblige, mais ce fut tout de même impressionnant ! Traditionnelle séparation en deux groupes sur ce somment si souvent fréquenté… Pour ceux du Revers du Terme de Peypin, toujours la soufflerie dans le dos et rentrée sans problème, mis à part un petit ralentissement à Plan de Cuques à cause… d’un carnaval, évènement bien sympathique !
En résumé, une bien belle édition 2018 de cette sortie qui attire toujours bien du monde quelle que soit la saison. 130 kms à mon compteur avec un dénivelé se situant aux alentours de 1500 mètres et l’impression d’avoir passé une superbe journée malgré le vent, mon «ennemi public n°1» !
Les participants : Béatrice, Anne, Gérard, Bernard, Noël, Denis, Michel GU., Jacques M., Jacques S., Antoine, René, Jean-Louis, Joël, Pierre, Christian P., Paulo, Yves et Jipi.