Une journée miraculeuse…
C’est bien ce qu’ont pu se dire, ce samedi 15 octobre 2016, les nombreux cyclos présents à Magnac, au Col de la Gineste et en maints autres endroits de ralliement, en assistant au lever d’une fabuleuse journée d’été indien après avoir passé la semaine dans le froid puis dans l’humidité ! Bien sûr, tout le monde ne participera pas à la grande randonnée de prévue, l’un de nos derniers Grands Rendez-vous de la saison, la deuxième édition de «Notre-Dame du mai», la première ayant été effectuée le 31 mai 2014… Certains petits plaisantins se demanderont bien pourquoi aller à N.D. du Mai en octobre !
Une fois n’étant pas coutume, deux lieux différents de pause café seront investis par les Bleus et Blancs mais un groupe d’une vingtaine de personnes sirotera son jus à la Farandole, se dorant au soleil et se laissant griser par les effets humides et iodés d’une petite houle. En plus des cafés, des viennoiseries seront offertes par deux d’entre nous qui fêtent leur anniversaire.
Nous resterions là bien longtemps mais il nous faudrait un peu rouler, tout de même ! 14 candidats à la grande aventure de se présenter, 6 «récidivistes» et 8 «petits nouveaux»… Et vogue au bord de la grande bleue qui bénéficie d’une lumière radieuse ! Après deux jours de tempête, ce jour sans vent semble un miracle...
Je ne détaillerai pas trop cette balade car je l’ai déjà fait dans mon premier article mais sa particularité réside dans le fait que nous longeons la mer au plus près jusqu’au Brusc, en face de l’Archipel des Embiez. Certains estimeront que la circulation est trop dense, certes, mais quel bonheur de border les flots, voir des plages de sable très peu peuplées, admirer le petit port de la Madrague, celui de Bandol avant ses plages, traverser à pied le majestueux Vieux-Port de Sanary avec ses ruelles si animées puis arpenter la splendide piste cyclable au bord de l’eau qui nous dépose au Port du Brusc, lui aussi pittoresque avec ses barques de pêches, ses tas de filets et ses bateaux de plaisance.
L’heure a tourné, un peu trop – il est vrai que deux crevaisons nous ont retardés un peu plus que de raison – et ceux qui n’ont pas apporté leur nourriture, on va dire la quasi majorité, doivent effectuer quelques emplettes car, encore une particularité de la sortie, le pique-nique se passera en pleine nature, sur les rochers, sans bar ni restaurant… Jipi aurait souhaité que tout le monde s’arrête au port où l’on trouve plusieurs commerces mais les «véloces» ont jeté leur dévolu sur la première boulangerie qu’ils ont découvert… Enfin, ravitailler le groupe prendra quelque temps et, vers 12 H 30, nous attaquons la «pièce maîtresse», la grimpée vers Notre-Dame-du-Mai qui chevauche, à 352 mètres d’altitude, la crête du Cap Sicié. Après un coup de collier assez sévère, l’ascension se passe gentiment sous l’épais et bénéfique ombrage des chênes-verts. Vers le haut de la bosse, des premières vues sur la Côte vers Bandol nous ravissent déjà mais, pour savourer à pleins yeux un des plus vastes panoramas de la région, nous devrons nous hisser durement, centimètre par centimètre, sur un kilomètre d’une route grumeleuse… Les Garmin iront jusqu’à 18% et nous jusqu’au bout de nos forces mais tout le monde passera !
Là-haut, près d’un immense pylône, se tient la petite chapelle qui semble embrasser la mer. La rade de Toulon, les Embiez, le Cap Sicié, la Côte jusqu’à Marseille, la Presqu’île de Gien et les Îles, sans parler des massifs. Et ce ciel ! Pas un brin d’air. Quel bonheur de déguster ses sandwiches devant un tel spectacle ! D’ailleurs, le calme de la troupe m’a un peu surpris. C’est trop beau.
Ici aussi nous resterions bien quelques heures… mais nous ne sommes pas tout à fait du quartier ! Merveilleuse descente vers La Seyne, par la Corniche varoise avec ses vues sur les Deux-Frères, la Presqu’île de St-Mandrier et la Rade de Toulon. Café sur la même terrasse qui nous vit sursauter, deux ans auparavant, à cause d’un tonitruant coup de tonnerre. Quelques-uns, peut-être pressés, prennent les devants et le train bleu défile à une allure plus raisonnable vers Bandol, traverse son vignoble qui n’a pas encore revêtu sa somptueuse robe automnale, profite un peu de l’ombre de la belle place du Brulât puis gravit la rude bosse du même nom… en ordre maintenant bien dispersé. Regroupement au sommet. Michel va nous quitter, Jean-Louis un peu plus loin. Traversée pour le reste du peloton du plateau boisé du Camp avant une dispersion au pied de la Côte des Bastides, il est vrai non prévue au programme. Le groupe restant s’y divisera en deux parties, l’une terminant le parcours officiel via le Col de l’Ange et l’autre escaladant les Bastides, Jean-Pierre, Joël et votre serviteur s’en allant ensuite admirer la lumière du soir irradier Marseille après avoir franchi la Gineste !
Une très belle journée pour tous, un immense bonheur de rouler en ce jour fabuleux et vivre une bien belle aventure ensemble. J’espère qu’il y en aura bien d’autres, bientôt...
Les «récidivistes» : Antoine, Jean-Pierre BO., Paulo, Anne, Noël et Jipi.
Les «petits nouveaux» : Denis, Jacques S., Gérard, Joël, Jean-Louis J., Michel GU., Jean Y., Daniel.
Mes chiffres : 148,5 kms en 7 H 48 à 19 km/h.